DERVIC 1950

Dervic (2) (Copier)DERVIC , pendulette , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre K , 8 jours ,  11 pierres , échappement à ancre . Boîtier en métal chromé , pieds en métal doré , chevalet , cadran métal doré, vitre en verre plat , aiguille pontife pour l’heure , aiguilles et chiffres lumineux , mention made in France en bas de cadran , chemin de fer à l’intérieur de la zone des chiffres . Format 180 x 12 mm , poids 445 gr . Uniquement présent au Tarif FB50 de novembre 1950 , référencé 561-11 . Le DERVIC est l’ultime variante du réveil NERVIC , dont il se distingue aisément par les deux clefs au dos et la troisième aiguille au cadran, puisque le DERVIC n’est pas un réveil mais une pendulette à poser .   Dervic (6) (Copier)Dervic (1) (Copier)Dervic (5) (Copier)Dervic (3) (Copier)Dervic (4) (Copier)

Jaz et l’Ecole Nationale d’Horlogerie de CLUSES

Consultez d’abord notre article sur l’histoire de l’implantation de l’horlogerie dans la Vallée de l’Arve , pour mieux appréhender cet  article.

 

HISTOIRE ILLUSTRÉE de l’ENH de CLUSES

Ecole Nationale d'horlogerieLe 31 mars 1848, un décret du gouvernement Sarde crée l’Ecole Royale d’Horlogerie à Cluses. L’école est installée dans l’ancien couvent des Cordeliers, à l’emplacement de l’actuelle mairie de Cluses. Surnommée familièrement L’Horlo, l’Ecole Royale puis Ecole Impériale et enfin la très réputée Ecole Nationale d’Horlogerie de Cluses ou E. N. H. C. , devenue Lycée Charles Poncet, a fêté en 2018 ses 170 ans d’existence.

Son premier directeur sera Achille BENOIT, qui en 1835 avait fondé la Manufacture Royale d’Horlogerie de Versailles. Très naturellement l’implantation d’une école horlogère devait se faire dans cette vallée.  En 1863, Napoléon III reconnaît l’existence de l’école qui devient impériale, sous la responsabilité de l’État. L’enseignement y devient gratuit, le recrutement devient possible dans l’ensemble du territoire national, ce qui s’inscrit dans la réforme général de son ministre Victor Duruy: développer une instruction primaire gratuite laïque et obligatoire.

enh De 1880 à 1886, c’est la construction de la nouvelle école.a-l-ecole-d-horlogerie-de-cluses-en-1911-avec-au-premier-plan-un-tour-manuel-tandis-que-les-eleves-travaillent-sur-un-tour-electrique-de-decolletage-1538384351ENH en 1911 : élève travaillant au premier plan sur un tour manuel , les autres sur des tours électriques

1886-1914 : Période forte de l’Ecole Nationale d’Horlogerie, marquée par sa participation à de nombreuses expositions internationales de Londres, Paris, Chicago, Bruxelles, Anvers, Milan et Turin où elle est récompensée par de nombreux prix. Sa renommée s’étend à la France entière et au delà avec un recrutement international sur concours d’entrée.

1905-1934 : Charles PONCET, originaire d’Arâches juste à côté de Cluses, dirige l’Ecole dont il a été l’élève . Homme aux qualités et dynamisme exceptionnels, il laissera son nom au lycée et à la rue qui passe devant l’école.

Pour le cinquantenaire de l’annexion de la Savoie, le Président de la République est en visite en Savoie, comme Napoléon III en 1860.

fallières sort de l'école1910 le président Fallières sort de L’ENH de Cluses

1918-1940: Les besoins de l’armement, lors de la Première Guerre Mondiale, amènent la naissance d’une industrie nouvelle dans la vallée: le décolletage. C’est ainsi que l’Ecole s’adapte et développe une section de mécanique de précision créée en 1892, qu’elle met en place une section d’appareillage en 1937, puis une section technique qui permet l’admission à l’institut de chronométrie de Besançon en 1940. Pour accueillir tout ce monde, il faut des bâtiments.

infirmes à Cluses

En 1920-23 est construit « la Chapelle », en réalité un atelier pour les handicapés de guerre. L’Ecole Nationale d’Horlogerie de Cluses accueille ses premiers mutilés de guerre, dès 1915, pour l’apprentissage d’un nouveau métier. Ils seront plus de 350 à se former au métier d’horloger-réparateur ou de mécanicien de 1915 à 1929.

EPSON MFP image En 1928 s’ouvre l’internat,  à droite en fin de construction.

1937 CLUSES école1937 l’Ecole s’agrandit encoreinternat L’internat comprend 270 internes en 1939.        Cluses terrain desport et montagnesEtablissement moderne, doté de terrains de sport dans un cadre idyllique.

1940-1945 : Les premières années de guerre se passent tant bien que mal pour et l’Ecole, malgré la mobilisation de certains professeurs et l’afflux d’élèves de Morez et de Besançon qui se trouvait alors en zone occupée, parce que ce sont d’abord les italiens qui occupent la Savoie, enfin ils essayent.

cluz41944 Soldats allemands aux jumelles depuis les fenêtres de l’ENH   19444 cluses école1944 Troupes d’occupation dans la cour de l’ENH

Mais en 1943, la Wehrmacht remplace les italiens et réquisitionne une partie des locaux,  jusqu’en mai 1944 date à laquelle la réquisition devient totale et arrive la Gestapo. Le directeur, doit renvoyer les élèves dans leurs foyers.

cluses libération Le 18 août, l’Ecole est libérée par les résistants cluses promotionPromo 1947, la plupart des élèves sont de moins en moins là pour l’horlogerie mais de plus en plus sur le décolletage.

1948 1952 promo Promo 1948/1952 qui comprend trois femmes, enfin! l_ecol121948 la façade de l’Ecole ornée d’une grande horloge provisoire.Marc diplomé ENHC

ENH montre de finMontres de fin d’études, entièrement réalisées par des élèves en quatre ans             CLUSES1953-1991 : L’année 1953 voit la construction des ateliers, dernier agrandissement de ce qui est dorénavant un grand complexe.

Peu à peu la centenaire E. N. H. C. devient un lycée polyvalent. La dernière promotion d’horlogers formés à Cluses quittera l’école en 1988, il ne restait que cinq élèves… signe des temps et de l’évolution des techniques! En revanche, le lycée voit ses effectifs exploser, avec plus de 1200 élèves. L’horlogerie n’est plus son domaine de prédilection, l’établissement est désormais un lycée technique. Mais longtemps être diplômé de l’ENHC restera un honneur convoité et une garantie d’excellence connue de tous.

 

l’ENH de CLUSES et JAZ

ClusiensBulletin des Anciens de Cluses Octobre 1950

Comme toutes les écoles professionnelles de haut niveau, l’Ecole Horlogère de Cluses, éditait un bulletin où cette liste de 21 Clusiens a été publiée: cette abondance d’élèves valut à Jaz le surnom, aujourd’hui politiquement incorrect, de Cluses-Cluses Clan.

promotion 1934La promotion 1934 de l’Ecole de Cluses, dont faisait partie Monsieur P. DELCASSAN, préparateur fabrication chez Jaz en 1950. 1937 les premières annéesPromotion 1937 les premières années. Bien que l’ENH soit mixte, on identifie qu’ une seule élève sur la photo, en raison de son genre, jouit d’une position centrale sur la photo. O. Maillard, chef d’atelier montage pour Jaz, est dans ces rangs. 

1937 atelierUn Atelier d’Horlogerie en 1937 . Toujours au centre , on identifie une élève à sa longue chevelure. D’autres photos nous montrent, hélas, un maximum de deux filles par année.

Planches d’élèves

 

 ÉLÈVE CARPANO

 1: M.VOIRIN        2: M.SATO de Tokyo-Clock     3: M.CARPANO

Le principal centre horloger Jaz, de Wintzenheim en Alsace, était dirigé depuis 1952 par Marcel Carpano, qui a étudié à Cluses de 1926 à 1929, cycle couronné par une Médaille d’Argent en 1929. Un centre rend hommage à Cluses aux CARPANO, importantes figures de l’horlogerie. Consultez l’article que nous avons consacré aux CARPANO et CLUSES.

 

ÉLÈVE GAILLARD

gaillard 1957_(3)[1]Avoir été un élève de l’Ecole de Cluses, en être diplômé, et beaucoup mieux, avoir été Médaille d’Argent de sa Promo, comme Monsieur Gaillard  et Monsieur Carpano, est un honneur et une garantie pour la clientèle que l’on affiche sur sa boutique, de générations en générations, pour cette dynastie d’horlogers.

 

ÉLÈVE  LAVIGNE

Lavigne ClusesEn-tête d’un horloger ancien de l’ENH, Médaille d’Argent lui aussi, installé à Cannes, mais attention il existait plusieurs Ecoles Nationales D’horlogerie en France: à Cluses, Anet, Mortaux, Lyon.

ÉLÈVE GALOU
galou élève de Cluses
 ÉLÈVE DÉPÉRY

Dep Savoy chrome Durée Elégance Précision, tel était le slogan publicitaire de la société DEP, seul  fabricant clusien de réveils et pendulettes, entre 1918 et 1953. François Dépéry, à la sortie de l’Ecole Nationale d’Horlogerie de Cluses, reprend l’entreprise familiale qu’il fait prospérer avec son frère Narcisse, dont une gamme portait le nom de SAVOY.

CLS20Grand défilé de la Libération d’Annecy rue Royale, le dimanche 20 août 1944, outre les trois résistants à son bord, c’est la Delahaye 135 qui suscite notre intérêt: achetée en 1937 par Cyriel Dépéry, jeune membre de la famille des industriels de Scionzier et résistant dans l’Armée Secrète. Cette voiture exceptionnelle a été la vedette de la vente Artcurial à Rétromobile 2014, revendue un demi million d’euros, elle était déjà à l’époque un véhicule de grand luxe, preuve de la réussite industrielle de DEP.

Jean Edmond DeperyNotre dépouillement des dossiers militaires de Haute Savoie, fait apparaître la famille Dépéry comme une impressionnante lignée d’horlogers avec plus de trente appelés – tous frères pères cousins et neveux – qui se déclarent comme tels aux conseils de révisions. Même Claude, né en 1886 de père inconnu et portant le nom de sa mère, est horloger à Genève. Une analyse plus fine de la manière dont ils se déclarent aux autorités reflètent l’évolution de l’industrie dans toute la vallée. Ci -dessus, Jean Edmond est d’abord déclaré comme horloger-cultivateur, synonyme de paysan horloger. Ce couplage professionnel pourrait sembler aussi incongru que celui de chirurgien-danseur, si l’on ne connait pas l’histoire de l’horlogerie en Franche Comté ou en Savoie. Pour avoir une activité hivernale, les paysans se faisaient horlogers. Jean Edmond est le dernier des paysans-horlogers de la famille, tous les autres se voient comme des horlogers puis, à partir des années 20, certains se présentent comme décolleteurs ou mécanicien de précision.

depery 1887 pierre lon crtinDeux exceptions toutefois: Marie Emile Dépéry, né en 1891, qui se déclare facteur des PTT en 1937, mais l’honneur est sauf, puisqu’il avait été initialement enregistré comme horloger. Pour Pierre Léon, l’exemption allait de soi puisqu’il est signalé sourd muet, ce qui n’aurait pas forcément dû l’écarter de l’horlogerie, sauf qu’on diagnostique aussi: idiotie, quand il est question de crétinisme. N’y voyez rien de péjoratif, il s’agit d’une infirmité.

Crétin des Alpes n’est pas qu’une des insultes fleuries du Capitaine Haddock, c’est une terrible maladie: le crétinisme, ensemble de troubles physiques et de retard mental provoqué par une grave insuffisance thyroïdienne non traitée. L’absence d’iode dans  l’alimentation alpine faisait, qu’en 1850, cette région recense environ 20 000 crétins et 100 000 goitreux, sans compter ceux du Valais Suisse. L’histoire du crétinisme et de son éradication est celle d’un épouvantable retard qui devrait nous interpeller de nos jours. Celui d’une recherche médicale qui, par ses hésitations, ses disputes, ses certitudes aveugles et ses susceptibilités mal placées, a sacrifié à sa prudence et à ses dissensions, trois générations de crétins alors que l’on se doutait que la solution était d’ajouter de l’iode au sel, comme c’est le cas dans votre paquet de sel: vous pouvez vérifier. D’ailleurs la consommation de sel diminuant, la dose d’iode va être augmenté dans votre salière, comme en Suisse récemment.

Si DEP n’existe plus, la famille reste avec Jean Dépéry à la pointe de l’horlogerie européenne. En 1997, il fonde une très prestigieuse marque de montres qu’il nomme modestement du nom d’un des clients historiques de sa famille: Emile CHOURIET. Né en 1949, il ne pouvait bénéficier comme ses ancêtres d’une formation à l’ENH de Cluses qui ferme ses portes en 1989, il étudie donc la micro-technique à l’université de Neuchâtel et devient un ingénieur de génie en mouvements d’horlogerie.

 

ÉLÈVE DANCET

 

FERDAX, le célèbre déclencheur automatique pour appareil photo, est fabriqué au sein du triangle du décolletage formé par les communes de Cluses, Scionzier et Marnaz, par la famille DANCET. FERDAX est la contraction de François FERnand DAncet.Marnaz_(François_Dancet)L’usine a été fondée en 1872 par François Dancet (1860-1926). Après sa mort, son  fils François Fernand Dancet (1892-1967) qui a été formé à l’Ecole Nationale d’Horlogerie de Cluses – promotion 1912 – reprend l’entreprise et ne  produit plus uniquement des pièces d’horlogerie, mais aussi des pièces détachées pour l’industrie automobile, les bicyclettes, l’aviation, les appareils d’électrotechniques, l’optique de précision, la téléphonie, la télégraphie, les appareils de mesure , etc. Le déclencheur FERDAX est le seul produit fini qu’il distribue directement, à partir des années 40.

 

ÉLÈVE VAILLANT

 

Le pneu clou a été inventé à Cluses par un ancien élève de l’ENH, issu d’une famille de quincaillier. Après sa sortie de l’Ecole Nationale d’Horlogerie de Cluses, Joseph Vaillant s’engage dans l’aviation en 1917. En 1920, il installe un garage automobile à Cluses, qui se voit adjoindre progressivement un atelier de décolletage, comme ses anciens camarades de promotion.

Si ses copains fabriqueront des moulinets de pêche, des réveils et des appareillages, Joseph Vaillant lui se lance, dès 1937, dans les crampons pour chevaux les MORDAX. Il rend les ferrures antidérapantes, été comme hiver, sur le bitume comme sur le verglas, pour le confort et la sécurité des Vercors de Barraquand, race alpine de cheval.

Joseph Vaillant eût deux autres initiatives d’inégales valeurs: prénommer son fils Michel quand on se nomme Vaillant, et sécuriser sa propre voiture, comme il en avait eu l’idée pour son équidé. L’adaptation sur pneus de ses crampons pour fers à chevaux nécessita de longues mises au point et le brevet fût déposée au début de l’année 1952. La voiture remplaçant le cheval partout dans le monde, le succès sera immense.

De part leur conception, les clous Vaillant sont inarrachables. L’efficacité du système a été mise en évidence dès la première année par de remarquables résultats obtenus dans les rallyes hivernaux: Argentero sur Peugeot 203 – 10ème au Mont-Carlo 1952 .
téléchargement (1)Les clous pour pneus constitueront l’essentiel des préoccupations des Ets Vaillant pendant près de 50 ans.
Les années 1990 à 2000: les crampons Vaillant sont toujours fabriqués… pour les chevaux de loisir et de concours hippiques: les Mordax reviennent en force!

Les Clous Vaillant sont à la base de tous les procédés de cramponnage des pneus qui sont encore utilisés actuellement dans le monde.

 

ÉLÈVE Paul JACOB

petite-velo-mhd-clusesCe vélo miniature, inscrit au Livre Mondial des Record, est une des attractions de l’Espace Carpano ou Musée de l’horlogerie du décolletage à Cluses. Photo ©Frédéric Boiteux Cluses Images Numériques

Paul Jacob étiquetteL’étiquette relative à ce vélo est entachée d’erreur: si ce vélo a bien été réalisé par un élève de Cluses, nommé Paul JACOB, ce dernier n’a rien à voir avec les fondateurs de Jacob-Delafon. L’étude de l’arbre généalogique de cette célèbre famille de céramistes, le dossier de Légion d’honneur d’Emile JACOB et les ouvrages spécialisés sur la céramique ne laissent aucun doute à ce sujet. Les seuls membres de la famille prénommé Paul et correspondants aux dates données pour ce réveil sont: Paul Emile Auguste JACOB 1878+1959 agent commercial pour Jacob-Delafon à Marseille et René Paul Emile JACOB  1893+1941 pilote et directeur du laboratoire Jacob Delafon de Belvoye, dont les carrières sont bien connues au sein des entreprises familiales, qui ne sont d’ailleurs pas co-fondateurs de Jacob-Delafon puisque ce rôle échoit à Emile. Logiquement, il n’y a aucun horloger dans cette dynastie d’industriels céramistes dont les différentes usines absorbaient, dans différentes fonctions, tous les rejetons mâles sur plusieurs générations.                                                                                                                                          Dans le même ordre d’idée, contrairement aux affirmations de journaux et sites savoyards, jamais Achille Benoît directeur de l’Ecole de Cluses, n’a été ni Sénateur ni même pressenti comme Ministre de L’Instruction.

34598-original

 

Boîte prototype par Enric CROUS-VIDAL circa 1951 /1952

boîte prototype CROUS - VIDAL (1)Boîte prototype par Enric CROUS -VIDAL , consultez l’article que nous consacrons à cet artiste . Format 14,1 x 12,3 cm , épaisseur 6,7 cm d’épaisseur  , poids 90 gr .

Boîtes de DUPLIC et TORPIC  1951 et 1952 , directement inspirées de ce prototype. Sans doute pour des raisons de coût , le principe du motif décoratif en biais et le motif central avec deux jaseurs , en miroir inversé, a été simplifié en motif horizontal qu’il suffisait de découper à volonté sans cadrage et ajustement complexes sur la boîte .    boîte prototype CROUS - VIDAL (2)Technique employée : peinture en reliefs au pinceau et pochoirs , sur papier épais .boîte prototype CROUS - VIDAL (3)boîte prototype CROUS - VIDAL (4)Nous l’avons constaté sur d’autres prototypes réalisés par Crous-Vidal pour des marques de parfums comme Revillon : il appose fréquemment son travail sur des boîtes déjà existantes de la marque concernée.  Ce type de décor a été très peu employé et pendant un temps très court :  1950 /1951 . Cette chronologie correspond d’ailleurs aux boîtes des DUPLIC et TORPIC , évoquées plus haut .boîte nervic trancheDe ce style nous n’en connaissons que cette boîte pour NERVIC .boîte prototype CROUS - VIDAL (5)boîte prototype CROUS - VIDAL (6)boîte prototype CROUS - VIDAL (7)

Miroir publicitaire sur socle rétro-éclairé 1950

miroir éclairéMiroir publicitaire rétro-éclairé .                                                                                                                                                                                                                                         Miroir publicitaire , sur socle en plastique crème , rétroéclairé par une lampe sur secteur 110 volts  . Le jaseur boréal était , depuis 1941 , le symbole de la marque.Miroir VégaMiroir éteint , format du miroir 20 x 26 cm ; Voir la version à suspendre . Les photos sont une courtoisie de Monsieur Jean- Stéphane Véga , créateur du premier site Jaz , que nous remercions chaleureusement pour sa collaboration déterminante .Miroir Véga dosmiroir étiquetteL’étiquette nous indique le fabricant à savoir : Marcel Jost , de Illkirch dans le Bas-Rhin , que nous connaissons déjà pour d’autres miroirs publicitaires . Ce fabricant alsacien  du Bas -Rhin se trouvait donc à 75 kms de l’usine Jaz du Haut Rhin à Wintzenheim . Miroir Véga autre profilMiroir Véga profil

Plan Métro publicitaire JAZ cinquantenaire RATP 1950

plan 1950 bPlan Métro rectoplan 1950Plan Métro /Autobus  verso                                                                                                        Plan publicitaire pour JAZ du métropolitain parisien en 1950 , fermé et ouvert . D’autres marques , comme Perrier , la Reine des Crèmes ou la RATP elle même , ont offert ce même plan commémoratif à leurs clients . Format 19 x 15 cm . jaz-ticket-métroNous avions décrypté les tickets de métro publicitaires Jaz dans un article complet . On constate que le plan de 1950 reprend , assez logiquement , le slogan des tickets de 1949 : Ne ratez pas votre Métro Réveillez -vous au Jaz avec toutefois un petit rajout : le Réveil de Paris alors que Jaz a très peu revendiqué son origine parisienne hormis avec une Tour Eiffel couronnant le mot PARIS sur la boîte du DRILIC et autres Jazistor de 1964  à 1972 . On retrouve un autre slogan Jaz à l’intérieur du plan : Il y a un JAZ pour chaque pièce de votre appartement JAZ  PENDULETTES et REVEILS  .

Le plan du Cinquantenaire utilisé par Jaz , entre plat de spaghetti et chevelure de Méduse et autres Gorgones , est le premier plan officiel de la RATP . Nous allons donc dans cet article décrire le contexte dans lequel il s’inscrit : ceux qui veulent approfondir le sujet se procureront l’ouvrage suivant :

l’Histoire du Métro parisien racontée par ses plans , ou sa version anglaise Paris Underground , du même Marc Ovenden aidé de Julian Pepinster & Pascal Pontremoli pour celle éditée par La Vie du Rail en français . On y trouve notre plan , évidemment , parmi ses 176 pages .

Plan de 1901 : une seule ligne verticale  . Plan par Cartes Tartide en 1905 , offert par Alhambra : la carte s’est bien étoffée en peu de temps .

La CMP , ou Compagnie du Métropolitain de Paris , juge superflu un plan officiel pour le métro à ses origines ; à sa décharge , reconnaissons qu’il n’y a d’abord qu’une seule ligne , si bien que les plans seront longtemps d’initiatives privés , supports de publicités qu’il faut confier à des cartographes plus ou moins doués , mais tous les plans ne sont pas offerts : un marché se créé .1913Ce plan était vendu en 1913 . Les huit lignes sont  reprises sur les côtés ,  présentées en thermomètres comme dans les rames ou les autocars  .vieux-plan-metro-parisien« thermomètre » apposé dans une rame , avant guerre .1930 Cartes Taride , un des plus célèbres éditeurs géographes français , publie ce plan en 1930 .Ce grand spécialiste sera choisi pour le plan officiel lorsqu’il voit enfin jour .

Couvertures du plan offert à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1937                                                                                                                                                                        plan 1935Plan de 1936  actualisé de la nouvelle ligne 11                                                                     A partir du moment où l’on commence à penser à un plan officiel pour faciliter la vie des utilisateurs du Métro , au fur et à mesure que le réseau s’agrandit , se complexifie , il faut actualiser les plans officiels , mais aussi les autres qui continuent leur vie indépendante .                                                                                                                                                       Station AllemagneBien évidemment , il en va de même quand des stations changent de nom , afin que les voyageurs puissent s’y retrouver. Ci-dessus , la station Allemagne devenue Jaurès , juste après l’entrée en guerre en 1914 :  il en fut de même pour la rue éponyme . La station Berlin est rebaptisée Liège pour les mêmes raisons .  Après la seconde guerre , quelques stations prennent le nom de résistants , mais la raison du changement de la station Obligado est moins connue . Il ne s’agit évidemment pas de la formule de politesse espagnole Obrigado , mais d’une bataille navale remportée en 1845 contre l’Argentine . En 1947 , la charismatique Eva Peron visite Paris avec une aide alimentaire généreuse pour la reconstruction française , dans son sillage : Obligado devient donc Argentine en 1948 , pour cesser de froisser la fierté de Buenos Aires .

Puis viennent la guerre et ses restrictions de papier , l’uniformisation des teints grisâtres , mais surtout un fonctionnement du métro au ralenti : d’où de nouveaux plans aussi allégés que les rations alimentaires , et même rédigés en allemand pour le tourisme de ces “messieurs un peu trop envahissants” ou en uniformes qui ont un accès gratuit à la Première Classe .carte de stingemoreLondon Underground Map par F.H. Stingemore en 1927 : style plat de spaghetti coloré comme les plans parisiens . beckÀ partir des années 1920, le réseau du métro de Londres devient lui aussi très complexe . Le célèbre designer industriel Harry Beck va s’y atteler avec succès . Il était spécialisé dans les schémas électriques qui vont visiblement l’inspirer .beck london Son plan est extrêmement simplifié , comprenant seulement les stations avec leurs noms et des segments de droites les reliant ; même le tracé de la Tamise ondule verticalement , horizontalement ou à 45 degrés , loin du véritable lit sinueux et ondulant du fleuve londonien . En conséquence le terme de carte souterraine , ou Undeground Map , n’est pas approprié puisqu’il ne s’agit pas d’une carte mais d’un schéma et qu’elle pas vraiment souterraine dans la mesure où 55% des 270 stations du réseau et 402 km de voies étant en surface , ce que l’on nomme à Paris : le métro aérien .

Amsterdam à gauche et Stockholm à droite , un plan de New York ne serait pas un exemple valide , les rues y sont effectivement à angles droits et le Subway également . On le voit avec ces exemples , le plan du métro de Londres de Beck influença grandement le graphisme des cartes de réseaux de transport du monde entier qui reprennent tous ses principes .plan du métro parisien par beckProjet de plan du métro parisien par Beck lui -même en 1951  : on notera la Seine en trombone bleu , qui fait une seule petite bosse pour les îles de la Cité et Saint Louis , à juste titre d’ailleurs :  il n’y a qu’une seule station pour les deux . Plan rejeté par Paris  … chardon lagacheLa raison du refus de ce « schématisme » par les parisiens est assez rationnel toutefois : les piétons utilisent également les plans du métropolitain en surface pour trouver les rues . KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERACe paysan avec sa vache ne va pas prendre le métro : il cherche l’adresse de livraison de son bovin . Le plan se doit donc d’être géographique , quitte à être plus difficilement lisible pour la partie métropolitain .

800px-Bienvenue Fulgence Bienvenüe devant un de ces plans Taride à l’entrée d’une station de style Art Nouveau par Hector Guimard  : suite d’un accident de chantier , on constate que le fondateur du métro est amputé du bras gauche . En 1942 , la station Montparnasse est renommée  Montparnasse- Bienvenüe en sa mémoire . Le choix porte sur cette station pour sa grande taille , mais aussi parce que Bienvenüe était d’origine bretonne et que depuis l’arrivée du train en Bretagne , le quartier Montparnasse est celui des bretons de Paris . Il pose – ci- dessus -devant un plan extérieur de style deux fois Nouille : plat de nouilles pour la cartographie et de style Nouille pour son entourage en fonte , puisque c’est ainsi que se voit nommer le style Art Nouveau par ses détracteurs trouvaient les lignes trop molles . Mais il faut savoir qu’il s’agit d’une de ses dernières photos de Bienvenüe qui meurt en 1936 .Métro_Rome_Guimardà l’origine Hector Guimard avait livré ses stations ,  comme celle-ci de la rue de Rome , sans plan … et pour cause , on vient d’expliquer qu’il n’y avait pas de plan du tout au début et ensuite pas de plan officiel avant bien longtemps .

ACCES GUIMARD, RUE DE LOBAU : PROTOTYPE DE PORTE PLAN LUMINEUX
ACCES GUIMARD, RUE DE LOBAU : PROTOTYPE DE PORTE PLAN LUMINEUX

En 1934 , on ajoute un premier plan rétro-éclairé -d’où son épaisseur et adjoint d’une horloge Brillié – de style Art Déco , bien massif et carré ,  se mariant fort mal avec le style Art Nouveau de Guimard , pas plus qu’avec la boîte aux lettres victorienne d’ailleurs ou même l’Hôtel de Ville néo-renaissance , à l’arrière plan . Ce prototype des années trente n’a pas été retenu , bien heureusement , et on a eu l’idée de compléter l’oeuvre de Guimard par un plan de même style devant lequel pose donc Bienvenüe plus haut .médaille 1900 1950 (1)Le sculpteur Joachim Costa semble faire sortir une rame comme un glaive tranchant de la manche gauche de Bienvenüe , pour sa médaille du Cinquantenaire du Métro en 1950 . En arrière fond , un plan de métro plutôt organique et une inquiétante Seine serpentine , spectaculaire et efficace sur une si petite surface , à savoir 50 mm pour 50 ans , où cette fois l’île Saint Louis apparaît . Notons bien : ce que célèbrent , cette médaille et le plan commémoratif de Jaz , ce sont les cinquante ans du métro pas ceux de la RATP , laquelle était encore bien jeune en 1950 puisqu’elle voit le jour l’année précédente comme la Régie Renault et la SNCF . On évite souvent de le rappeler , mais le métro parisien est d’origine belge ! Si les tunnels, viaducs et stations  sont confiés à la Ville , en revanche ceux des accès , des voies et l’exploitation le sont à un concessionnaire , à savoir la Compagnie générale de traction , propriété du baron belge Édouard Louis Joseph Empain .

Ce sont dans les bureaux d’études que sont mises au point les techniques de construction du métro de Paris , financées par un emprunt lancé et souscrit en Belgique , sous la direction du Baron Empain , premier du nom , ancien aide de camp du Roi des Belges qui l’anoblit en 1907 . Paris avait été la première métropole à envisager un chemin de fer urbain en 1845 , elle sera quasiment la dernière à s’en doter pour l’Exposition Universelle de 1900 , afin de ne pas renouveler les embouteillages de l’Expo 1889 . L’attente aura du bon puisqu’il sera électrique et souterrain , l’entrepreneur ayant acquis en outre une belle expérience sur d’autres chantiers . Toutefois en 1901 le marché de la ligne Nord-Sud lui échappe , confié à J-B Berlier qui lui doit tout construire , même les infrastructures . Celui-ci fait moins chiche qu’Empain , qui ayant tout misé sur ses belles entrées par Guimard ,  rognait sur le reste . La ligne Nord -Sud qui se développe de 1910 à 1916 est mieux décorée de riches mosaïques , de beaux éclairages et belles rames aux couleurs claires . La CPM du Baron Empain va même devoir , comme le faisait déjà Nord-Sud de Berlier  , offrir des plans de poches officiels . Edouard_Empain_chromo_Liebig Le Baron Empain qui avait été général , se consacre effectivement aux transports en commun avec des réseaux de tramways en Belgique et dans divers pays ainsi qu’au métro de Paris que sa société , la CMP  ou Compagnie du Chemin de Fer Métropolitain de Paris construit et exploite jusqu’en 1949 . A sa mort son patrimoine comporte 12 sociétés de traction dont le métro parisien , 16 sociétés de fourniture de gaz et électricité , 10 sociétés de portefeuille Electrorail , 4 banques , 6 sociétés immobilières , 3  sociétés hôtelières , 6 sociétés de commerce , 7 sociétés chimiques , 14  sociétés de verrerie , 17 sociétés de construction électrique, mécanique et travaux publics et 3 charbonnages . Si on le voit enturbanné c’est que , distingué égyptologue , il fonde la ville idéale d’Héliopolis , aujourd’hui quartier du Caire , où il est enterré . Mes-63-jours-d-horreur-Quand-le-baron-Empain-racontait-son-calvairePour la plupart des français , le nom de baron Empain est lié à son petit fils , Edouard -Jean Empain , tristement célèbre pour son enlèvement suivi de séquestration et d’une horrible mutilation en 1978 . Il sera libéré , avec de quoi s’acheter un ticket , près d’une station de métro qu’il n’avait jamais pris mais que sa famille avait construit . Son groupe , Empain-Schneider , pèse alors des milliards avec plus de 150.000 employés et 300 sociétés dont Framatome et les centrales nucléaires , Creusot-Loire ou encore Spie Batignolles le numéro un français des travaux publics qui aménage des ports , fore des tunnels et  installe des oléoducs . Ce sont également les chantiers navals de Dunkerque premiers producteurs mondiaux de méthaniers , la Société métallurgique de Normandie , les fabrications d’armes du Creusot , les machines-outils d’Ernault-Somuss , Creusot – Loire Entreprise qui vend des usines clés en main dans le monde entier mais encore Merlin-Gerin dans le matériel électrique , Jeumont-Schneider dans l’électromécanique et enfin Jaz dans l’horlogerie qu’il avait racheté à la demande de l’Etat Français pour sauver le jaseur en perdition et qu’il revendra à Matra en 1979 .plan-de-metro1999 Il faudra attendre 1999 pour que la RATP adopte un plan à la Beck .                                        Les plans continuent de se développer , s’améliorer , d’autant plus que le réseau n’a jamais été figé . Même de nos jours il continue à progresser avec la station de RER  nommée Rosa Parks , en hommage à la femme afro-américaine surnommée « mère du mouvement des droits civiques » par le Congrès des USA  , judicieusement choisie puisque devenue célèbre en , en Alabama pour avoir refusé de céder sa place à un passager blanc dans l’autobus . Douloureuse situation qui n’est pas sans rappeler celle de Cyrla Szulewicz , employée chez Jaz et mère de Georges Perec qui devait , comme les autres juifs et les « nègres » , ne prendre que la dernière voiture dans le métro parisien pour se rendre à l’usine de Puteaux , avec terminus à la Porte Maillot ou Pont de Neuilly ce qui laisse encore quatre kilomètres à parcourir dans les deux cas  .

Jazette Avril 1946 . Les ouvriers se rendaient donc en autobus à l’usine ou grâce au tramway inter-communes de l’avenue Wilson . Il faudra attendre les années 60 pour que métro et RER gagnent la banlieue Ouest , mais Jaz s’était vue expropriée entre temps . Voir notre article ( à venir) sur l’usine de Puteaux . affiche rené ravoJaz avait donc fait éditer des tickets et des plans de métro en 1949 et 1950 , c’est dans le cadre de cette offensive publicitaire vers le métropolitain et ses usagers que Jaz lancera une campagne publicitaire dans les couloirs de métro avec ces affiches de René RAVO.

 

 

ADDENDA pour approfondir le sujet
Beck révisé

Les plus curieux iront consulter les deux documents suivants :  cet article Better than Beck sur les tentatives d’améliorer le schéma de Beck pour le métro londonien où Jug Cerovic , un designer parisien excelle : beau retour des choses . Plans de métroComment parcourir les rues de l’ancienne Königsberg en ne passant qu’une seule fois sur chacun des sept ponts qui enjambent la rivière Pregolia ? Combien de couleurs faut-il pour colorier une carte géographique sans que deux pays limitrophes arborent la même teinte ? Toutes ces énigmes qui réjouissent les amateurs de jeux mathématiques , ont un point commun : elles peuvent être résolues grâce à la théorie des graphes . Malgré son caractère ludique apparent , la théorie des graphes est une des plus ingénieuses et des plus utiles qui soient . Pensez que , grâce à elle , on peut résoudre des problèmes aussi complexes que la planification des circuits de ramassage d’ordures, l’optimisation des process de fabrication industrielle , la conception des circuits électroniques , rendre un plan de métro lisible , la modélisation de structures moléculaires ou la distribution des pièces dans un bâtiment public . Cet ouvrage présenté par Cédric Villani , décoré de la Médaille Fields l’équivalent du Prix Nobel , entré récemment en politique , explique tout cela sans formule mathématique absconse, mais avec de simples dessins composés de points et de traits .

Robert Bousquet l’Horloger de Roubaix

Cet article est basé sur les travaux des Ateliers Mémoire de Roubaix et la plupart des documents sont issus des archives de Madame Edyth Bousquet , fille de cet horloger-bijoutier hors normes  : nous les en remercions . Ces ateliers sont remarquables par leur qualités documentaires et pionniers par l’intérêt qu’ils portent aux commerces , les grands oubliés des monographies communales . Nous essayons pour notre part de contribuer à cette branche de l’Histoire avec notre rubrique des horlogers affiliés à Jaz . On y verra aussi un exemple remarquable et détaillé de l’évolution d’un commerce de détail en horlogerie- bijouterie , des origines jusqu’au delà de sa fermeture , comme il y en a tant eu en France au XX° siècle . Enfin , vous le verrez en fin d’article , il nous permet d’éclairer toute une page d’une Jazette de 1946 .

Robert Bousquet voit le jour à Paris en 1909 . Devenu apprenti en horlogerie bijouterie , après ses études il épouse Ludivine Nys , elle même  secrétaire sténo dactylo dans un restaurant parisien , en 1930.

Bousquet première boutique Son épouse étant originaire de la rue du Collège à Roubaix , il décide d’ouvrir sa propre bijouterie horlogerie en Février 1932 , au 42 rue de la Vigne , dans un petit commerce qui était auparavant un petit magasin de meubles. Le couple Bousquet – Nys choisit son enseigne  en raison de la toponymie de leur rue : Au Carillon de la Vigne .bousquet café et voitureIls ont le sens de la communication et offrent le café à tous les visiteurs , en n’omettant pas de bien l’afficher en façade de la boutique . Ils vont jusqu’à fixer un carillon factice géant sur la galerie de sa voiture . foire de Lille 1946En 1946 , sur leur stand à la Foire Commerciale Internationale de Lille , le couple Bousquet pose  sous une rangée de murales électriques , derrière un long carillon en bois . Ils organiseront leur propre Salon du Bijou à Roubaix , cette même année , comme Jaz s’en fera l’écho dans la Jazette n°10 .

Grâce à notre importante banque de données sur l’horlogerie française de gros , réveils et pendules , nous avons réussi à identifier les grande garnitures à droite de leur stand .mequinionNous les attribuons par analogie de style , que confirme des aiguilles et index identiques , à des créations du célèbre artiste Art Déco Roger Mequinion , nouvelle valeur montante des salles des ventes , en revanche l’horloger- fabricant  reste encore inconnu .Foire Lille 1946

Le savoir faire professionnel de Robert est reconnu de sa clientèle. Les affaires fonctionnent de façon très satisfaisante, si bien que son jeune frère Henri est appelé en renfort ; il vient l’aider au SAV horlogerie dans la boutique et emménage dans une maison voisine.

Edyth , la fille de Ludivine et de Robert naît en 1952 .bousquet boutiqueD’évidence sa petite boutique n’est plus adaptée à son activité sans cesse croissante . Le café de l’Univers , célèbre à Roubaix , qui se libère sur la Grande Place est une opportunité qu’il ne laisse pas échapper et qu’il investit en 1953 .

SONY DSCLe magasin est installé au rez de chaussée ; au 1° étage sont aménagés bureaux et archives comptables ; au 2° étage se trouve l’atelier d’horlogerie , heureusement desservi par un monte charge .

Le couple conserve son appartement rue de la Vigne , le temps d’aménager le 1° étage du bâtiment de la Grand Place . Ludivine et Robert n’y emménageront que bien plus tard , en 1957 .vitrines BousquetD’une surface de vente de 95 m2 , la vaste boutique lui permet d’étendre sa gamme d’orfèvrerie , de joaillerie , de cadeaux et d’y joindre les trophées sportifs . Il développe également ses sélections en proposant des montres de marques prestigieuses , comme Lip , Tissot , Seiko , Breitling , Omega , ainsi que des réveils et horloges Jaz .SONY DSCDépositaire exclusif des produits Jaeger-LeCoultre , il présente un choix énorme avec 1000 montres exposées dans ses quinze vitrines ! Robert Bousquet reçoit la croix de chevalier de l’Ordre du Mérite Commercial en 1954 .RB BRLe titre de Bijoutier de Roubaix pourrait paraître prétentieux , en fait cela permet juste un petit ambigramme à symétrie axiale ou effet miroir , accentué par une couronne , entre les propres initiales de Robert Bousquet et celles de Bijoutier de Roubaix . bousquet voiture On voit son véhicule stationné devant son magasin et en vignette . Mais il reste modeste dans ses choix puisqu’il choisit une Henry J. par Kaiser qui est une des rares américaines bon marché .club du commerce Il crée le « Club du Haut Commerce de Roubaix » qui regroupe les principaux commerçants du centre ville et en devient le président.exactitude bousquetImaginatif , Robert Bousquet créé le concours de l’exactitude , à la fin des années 50 soit 40 ans avant celui de Vedette . Ce concours, réservé aux écoliers de Roubaix, consiste en une rédaction de textes sur l’exactitude . Très populaire auprès des roubaisiens , il est reconduit d’année en année , de 1956 à 1963 . Il distribue lui même des bulletins de participation aux élèves enthousiastes et décore une de ses vitrines aux couleurs de LIP , de son  concours et des ses cadeaux comme  l’hélicoptère de la Sabena au dessus de l’Atomium du  prospectus de l’Exposition Universelle de 1958 à Bruxelles où Jaz sera récompensé de la médaille d’Or ..sabena bousquetLes lots sont nombreux : une montre en or , un livret de Caisse d’Epargne de 10.000 anciens francs , un voyage pour visiter l’usine Lip à Besançon et y rencontrer M. Fred Lip en personne , un déplacement en hélicoptère de la compagnie Sabena à l’Exposition Universelle de Bruxelles de 1958 et de nombreux autres cadeaux de valeur pour les gagnants suivants.bousquet 1 Bousquet est vice président de la chambre de commerce de Roubaix et membre agréé du Haut Commerce de France; il fait partie de l’Elite des horlogers bijoutiers de France , une création de Paul Nicolas , par ailleurs directeur de Jaz .bousquet sportif En haut : Monsieur Bousquet avec d’autres dirigeants de club sportifs: il était lui même président du lutteur club de Roubaix. En bas : Robert Bousquet à gauche avec des lutteurs sur fond d’horloges murales dans sa boutiqueSONY DSC Robert Bousquet avait une qualité rare dans son métier : l’humour , si bien qu’il n’hésite pas un seul instant , lorsque le journal régional , Nord Eclair , lui propose de rédiger un article « Poisson d’Avril » pour les lecteurs du quotidien en avril 1965 .

Le scénario est celui-ci : un bus effectue des manœuvres en marche arrière pour éviter un chantier de travaux mais le moteur s’emballe ; le bus recule très brutalement et vient fracasser la vitrine de la bijouterie , par chance à un endroit qui permet tout de même de bien voir la boutique et ses publicités  .SONY DSCLe 1er Avril 1966 , nouveau scénario : quelques mois avant la coupe du monde de football , qui a lieu à Londres cette année là , le trophée Jules-Rimet est dérobé lors d’une exposition à Westminster . Scotland Yard retrouve le précieux objet convoité et décide de l’exposer à la bijouterie R. Bousquet sous haute surveillance policière britannique . La base de l’histoire est vraie mettant toute l’Angleterre est en émoi et Scotland Yard chargé de l’affaire. La chute de l’histoire est plus  rocambolesque que le poisson d’Avril de Bousquet : Le 20 mars 1966 , un petit chien nommé Pickles  retrouve le précieux objet lors de sa balade nocturne dans un cottage de South Norwood , quartier au sud-est de Londres.

Le petit bâtard noir et blanc est fêté comme un héros et son propriétaire , David Corbett , se voit offrir un billet pour la finale et un an de croquettes ; à droite devant la tombe de Pickles , de nos jours .  Voyez cet article du Parisien : l’histoire finit mal pour le chien et la Coupe et ses 3,8 kg d’or , encore volée en 1983 au Brésil , puis jamais retrouvée.

En 1967, toujours dynamique et en avance sur son temps , il prolonge l’ouverture de son magasin en nocturne jusqu’à 21h30 le mercredi , comme la plupart des commerçants du centre ville .René BousquetRobert est un homme de communication . Lors du salon des arts ménagers , à la foire de Lille, il présente son stand à la célèbre Jacqueline Joubert , speakerine de l’ORTF et mère de Antoine de Caunes . Sur la photo de droite , il fait admirer un de ses bijoux à la chanteuse Jacqueline Boyer , fille des chanteurs Jacques Pills et Lucienne Boyer  , qui  remporte le Concours Eurovision de la chanson pour la France,  avec la chanson Tom Pillibi en 1960 . SONY DSCDocuments archives municipales de Roubaix

En 1971, Robert Bousquet tombe malade , est hospitalisé à la clinique St Jean de Roubaix et part ensuite en convalescence dans le sud de la France . A la fin des années 70 , Max Revel est nommé président du conseil d’administration de la S.A. Bousquet , qui en 1981 dépose une demande de permis de construire pour la transformation du magasin.bousquet 1981Les façades vont être rénovées avec des huisseries neuves et des rideaux de fer anti effraction . On notera l’emploi de matériaux luxueux comme la pierre de la carrière de Corton en Côte d’Or , une miroiterie fumée bronze , des peintures laquées noires et des vitrines en acajou verni . Le résultat est magnifique mais a coûté 210.000 francs . Est ce dû à cet investissement de rénovation trop important ou au début d’une situation économique locale difficile ? Toujours est il que le magasin cesse son activité au début des années 90 . la griffe d'orLa Griffe d’Or reprend le magasin au milieu des années 90 , altérant l’aspect chic du magasin mais il vrai qu’ il s’agit d’une simple boutique de cadeaux , petits bijoux , montres bas de gamme et listes de mariage . Le succès n’est pas au rendez-vous et le commerce ferme , très peu de temps après son ouverture. karitéEn revanche l’enseigne «  Karité » institut de beauté spécialisé en centre de minceur , d’esthétique, de bien-être, de relaxation , qui a repris les lieux en 1998 est toujours en activité de nos jours .Jazette n°10 Avril 1946 page 4Jazette n°10 Avril 1946 page 4

Ce long préambule nous permet d’éclairer cette dernière page de la Jazette d’Avril 1946 . Nous savons dorénavant qui est cet horloger haut en couleurs qu’est Robert Bousquet , signataire de cette lettre à Paul Nicolas ; La silhouette est donc celle de Yvonne Dys , comédienne, qui aura également une petite carrière télévisuelle et cinématographique , dont on comprend mieux la présence quand on se rend compte qu’elle porte le nom de jeune fille de Madame Bousquet et l’on voit déjà apparaître le frère en gardien de nuit . Ce petit Salon du Bijou à Roubaix , en 1946 , n’a pas marqué les mémoires , pas même  l’histoire locale puisque les Ateliers de Mémoire n’en parlent pas . Mais il montre le dynamisme de ce commerçant hors normes qui réussit à faire venir Victor Provo , maire de Roubaix de 1942 à 1977 et futur Sénateur du Nord . Dès son retour de camp de prisonniers en 1940 , il  rejoint la Fédération socialiste clandestine du Nord . La Résistance, à laquelle il a immédiatement adhéré,  lui demande d’accepter le poste de Maire dont il fait un foyer actif de la clandestinité . Reconduit à ce poste par les instances de la Résistance à son poste de maire en 1945 , il se présentait donc le lendemain de l’inauguration du salon pour la première fois devant les électeurs : preuve que rien ne résistait à ce Bousquet , même pas les grands résistants .

 

Usine de Puteaux 1919 à 1964

Carte_France_geo_dep2Les implantations géographiques de Jaz sont de deux ordres : les sites de productions et les bureaux d’administration . Les lieux de productions comprennent : l’usine de Puteaux , l’usine SAP de Colmar , l’usine-laboratoire de Nanterre , l’usine de Wintzenheim , la petite usine d’Annecy , le site des montres à Villers le Lac pour la France . Pour l’étranger : l’usine indienne SIFCO Jaz/Favre-Leuba , l’usine brésilienne IBREL de Manaus et l’usine Jaz espagnole .

VENDRE n°5 Mars 1924 ours page 312Texte de Ivan Benel , co-fondateur de Jaz , dans Vendre Mars 1924                                                                                                                                                                     Fondée en 1919 , Jaz ne commencera à produire qu’en 1921 , le temps de recevoir les rapports des employés envoyés aux Usa pour étudier les méthodes industrielles américaines , de  concevoir les premiers calibres mécaniques et de construire son usine à Puteaux . Elle est située avenue Saint Germain , ensuite nommée Route nationale n°13 , puis au moment des travaux devenue avenue du Président Wilson , s’agissant de Woodrow WILSON , président américain , d’abord neutre et isolationniste , qui engage les USA dans le conflit mondial en 1917 , fonde la Société des Nations et obtient le Prix Nobel de la Paix , cette même année 1919 ; Avenue Wilson qui prendra le nom du Général de Gaulle après la seconde guerre mondiale .Jaz versus Allemagne N’oublions pas que la CIMH , raison sociale de Jaz , est née du traumatisme de la Grande Guerre , de son impact économique et humain , de la volonté de proposer un réveil qui écrase l’offre allemande en France et à l’international : JAZ a vraiment failli s’appeler OZARM , qu’il faut bien entendre comme le revanchard début de la Marseillaise : Aux Armes !

avenue du pdt wilson L’usine Jaz est juste à droite , hors champ . Encadré en rouge: le monument de la Défense de Paris ; Devant la statue , le tramway et la station où descendaient les ouvriers pour se rendre au travail , pour ceux qui venait des communes limitrophes de la couronne desservies par le tram électrique sur rail dont on voit un caténaire sur son pylône .

Les ouvriers qui venaient de Paris ou de l’Est Parisien prenaient le métro puis le bus ..ligne38_28a..ou le tramway , lignes 47/43 ou 85 depuis le métro Neuilly  . Ils bénéficiaient d’un tarif spécial coupon retour ouvrier à certains horaires . Puteaux  est une petite commune de 319 hectares – soit moins que le  VIII° arrondissement de Paris – avec une forte déclivité , l’altitude variant de 29 à 78 mètres . Jaz était implanté dans le Haut-Puteaux comme beaucoup d’usines , tandis qu’un autre groupe , encore plus important  d’industries longeaient les quais de Seine .Jaz entrée des ateliers Il existait également cette autre entrée pour les ouvrières , depuis le bas de Puteaux . L’usine , non- visible puisque non encore bâtie , se trouvera tout en haut à droite . La rue des Pincevins , longue de 523 mètres , est élargie et viabilisée en 1896 puis renommée Edouard Vaillant , le 3 juin 1925 . Elle ne fait plus de nos jours que 323 mètres de long .rue des Pincevins 1928L’oblitération est de 1928 mais la carte est bien antérieure , c’est précisément sur ce plateau , en haut de la rue des Pincevins , à gauche , que sera construite l’usine Jaz .prospectus-1923-page-21catalogue 1934-35 page 0 Jaz Tarif 1936 0L’usine est tout d’abord officiellement sise au 7 avenue du Président Wilson ( pas au 73 , erreur d’imprimerie) . En 1936 , en raison de ses agrandissements , elle est domiciliée au 46 rue Edouard Vaillant , la petite rue perpendiculaire descendante qui longeait l’usine , précédemment rue des Pincevins . pincevins (2)L’usine est donc édifiée sur la parcelle dite La Demi-Lune , avec entrée donnant d’abord  sur la rue des Pincevins .prospectus-1923-page ruesAinsi s’explique un changement d’adresse qui intriguait les collectionneurs : l’usine n’a pas bougé , c’est la domiciliation qui varie à angle droit !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Consultez notre article relatif aux autres usines horlogères ( article à venir ) 


Prospectus 1923 page 2Prospectus 1923 page 21 . Ce document , comprenant des informations techniques , est destiné aux professionnels de l’horlogerie , revendeurs , etc . Une page est consacrée à l’usine de Puteaux construite en 1919/1921 . Derrière un bâtiment rectangulaire de trois étages , fortement vitrée , on comptabilise la toiture en dents de scie de six sheds prospectus-1923-page-7Dans ce même fascicule , on trouve quatre vues de l’intérieur de l’usine Jaz de Puteaux prospectus-1923-page-41Comme la majorité des usines d’avant l’électrification , les machines étaient animés par des courroies : l’usine Jaz n’échappait pas à la règle de la transmission de l’énergie par ces bruyantes sangles et poulies , qui nécessitait des employés uniquement dédiés à leur entretien , réglages et réparations .prospectus-1923-page-51On notera la séparation des tâches dans les différents ateliers entre ouvriers et ouvrières
prospectus-1923-page-61Chez Jaz , les ouvrières , que nous voyons en blouses à leurs postes , ont été formées en interne à des tâches peu spécialisées et mal payées , comme en témoignent les différents mouvement sociaux qui secoueront la manufactures et dont nous nous ferons l’écho dans un prochain article . Ces vues , des grands ateliers Jaz à Puteaux , marquent une étape capitale dans l’histoire de l’industrialisation de l’horlogerie , puisque précédemment la fabrication de pièces fonctionnait traditionnellement selon le procédé dit de l’établissage : des artisans spécialisés travaillent à domicile et fournissent chacun un élément très spécifique . Les pièces sont ensuite collectées et assemblées par un « établisseur » , selon le principe de la production proto -industrielle , dont Frédéric Japy  est le promoteur . Pour chaque poste de travail , Japy conçoit une machine-outil adaptée et capable d’opérer une production en série . Ainsi , il augmente à faible coût les cadences de production , tout en réduisant la main d’œuvre nécessaire . usine JapyPour Japy , l’un des pionniers du paternalisme moderne , l’étape suivante consiste à regrouper ses ouvriers autour de sa fabrique pour minimiser les coûts de transfert . maisons JapyAprès avoir développé un système de division du travail pour son usine d’ébauches de montres , Japy décide en effet d’installer ses ouvriers au plus près de leur lieu de travail . Il fait construire une aile de logements attenante à l’usine et des pavillons . Les ouvriers mangent le soir à la table du patron . Pour Jaz , rien de tout cela , qui puise dans le bassin ouvrier de l’ouest parisien sa main d’œuvre , plus ou moins qualifiée .verso 1 & 2Extrait d’un petit prospectus de 1924 – que l’on trouvait plié dans les boîtes de Jaz donc destiné aux particuliers . Les différences avec l’image précédente sont minimes .           Les éléments qui amène l’implantation de cette usine à Puteaux sont multiples : un emplacement libre , suffisamment important et pouvant être agrandi puisqu’il le sera  , dans un tissu urbain peu dense mais proche de logements ouvriers , desservis par des transports en communs pour le personnel ou le train pour les fournitures , proche de Paris où se trouve les bureaux de la Direction et du Service Commercial .maison-carton-versoJaz avait distribué un petit triptyque en forme de maison , à destination du public , carton espagnol 2en Espagne même communication sur la nouvelle usine de Puteaux usine Jaz et DéfenseLa statue de Barrias est un excellent point de repère pour se situer à travers les années et les bouleversements urbains incessants sur Puteaux et Courbevoie . 10 millionLouis-Gustave Brandt , co-fondateur de Jaz , décroche décroche le dix millionième Jaz , en Juillet 1943 , à l’usine de Puteaux . On  le reconnait aisément à sa stature imposante derrière la chaîne de production , Paul Nicolas , qui aura à gérer pendant la guerre les pénuries d’électricité , de chauffage , de matières premières et les restrictions de l’occupant ( Extrait Jazette 1943 ) . Voir notre article , à venir , Jaz pendant la Guerre .puteaux-place-de-la-defenseUltime cohabitation entre la statue de Barrias et le CNIT , inauguré en 1958 par le Général De Gaulle .

Elle représente la Défense de Paris en 1870/71 . Plusieurs fois déplacée en fonction des chantiers de la Défense , s’est pourtant elle qui donne son nom au quartier d’affaires , le quatrième au monde en attractivité .usine jaz à PuteauxVue aérienne de Puteaux à gauche et Courbevoie à droite ; encadré l’usine Jaz ; en bas le Pont de Neuilly donne sur une large avenue qui n’existe plus , remplacée par le tunnel de la Défense en sous sol , coiffé par l’esplanade qui aboutît de nos jours à l’Arche de la Défense , implantée au delà du carrefour de la Défense .usine jaz à Puteaux détail Détail de la photo précédente ; l’usine se voit de profil usine Jaz et CNIT expliqué Changement d’angle : les sheds très blancs sont au premier plan le bâtiment à étages derrière . Le CNIT est en construction , l’usine Jaz entame ses derniers jours .usine Jaz et CNIT grossissementagrandissement : les sheds sont au premier plan .cnit_1956 ciel1956 , vu du ciel au bout de la pointe de la flèche l’usine Jaz , à l’angle des rues Edouard Vaillant et de l’Avenue du Président Wilson 1953 page 0Catalogue 1953 couverture . En bas l’usine historique de Puteaux considérablement agrandie depuis les vues de 1921/1924 . En haut l’usine à Colmar de la Société Alsacienne de Précision , plus connue sous son acronyme SAP , qui produisait des petits réveils estampillés CARAT. Société et usine reprise par Jaz en 1951 .usines jaz catalogues 1954 page 0Catalogue 1954                                                                                                                         Les catalogues étaient destinés aux revendeurs , toutefois ceux -ci  les montraient à leurs clients pour passer commande d’un Jaz qui n’était pas en stock chez l’horloger . Les particuliers pouvaient donc apercevoir brièvement cette page , où l’on voit en haut l’usine historique de Puteaux . Juste en dessous l’ancienne et massive usine SAP de Colmar qui fabriquait les réveils Carat à calibre AB devenus COLMIC , ALSIC et SAPIC  . En bas une vue depuis les champs de l’usine du Haut-Rhin en banlieue de Colmar . En 1954 , année de publication de cette photo , pour faire face au développement constant de son activité, Jaz s’implante à Wintzenheim sur un terrain de 40.000 m2 dont 20.000 m2 couverts avec de longs sheds , hérités de la soierie qui avait construit les bâtiments en 1920 .  Etrangement Jaz n’a jamais montré la moindre image de sa petite usine d’Annecy , avenue des Romains .1955 page 0Catalogue 1955 : les trois sites de production de Jaz sont indifférenciés sur cette page 1955 pub galbic et dimic1955 :exception dans la communication de Jaz , cette page montrant la presse de 1o00 tonnes dans a presse grand public . 1962-63 page 1Catalogue 1962 /1963 page 1                                                                                               La presse de 100 tonnes se trouvait à Puteaux au rez de chaussée , en raison de son poids et des vibrations qu’elle engendrait , même si les 100 tonnes citées ne sont pas son poids mais sa puissance d’emboutissage. On remarquera -plus haut- qu’en 1955 , la même presse était censée avoir une puissance de 160 tonnes . Paul NicolasPaul Nicolas à l’usine -mère de Puteaux  entre les bancs de test des Fanic et Talic                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         Hormis l’énergie et la matière première , Jaz contrôlait , de haut en bas , les divers stades de sa  production : c’est l’intégration verticale ; pas tout à fait totale , puisque Jaz n’était pas propriétaire de ses points de ventes , assurés par des horlogers concessionnaires non exclusifs , qui pouvaient vendre également des Vedette , des Oméga , des Bayard , etc . Mais Jaz n’a pas négligé l’intégration horizontale en absorbant ses concurrents , comme Carat , Japy et SMI à Marseille  .  1964-65 3Catalogue 1964/1965 page 3voie de l'horlogerieCertes l’usine Jaz de Puteaux a totalement disparu et le quartier est tellement bouleversé que les rues elles mêmes qui l’entouraient ont été supprimées . Néanmoins si vous observez attentivement cette vue satellitaire , vous verrez un entrelacs de chemins , tous nommés voie de l’horlogerie à son emplacement en son hommage et sa mémoire . voie de l'horlogerie                                                                                                                                                                             L’INDUSTRIE À PUTEAUX au XX° SIÈCLE                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             L’objet de ce petit panorama des industries à Puteaux est d’analyser le contexte de l’implantation de Jaz dans cette commune et d’en cerner les raisons sociales et logistiques .Puteaux carte                                                                                                                                                                                                                                                                                                La ville de Puteaux , commune de l’Ouest parisien , est riche d’un long et prestigieux passé industriel , en particulier dans les domaines de l’automobile avec De Dion-Bouton , mais aussi Unic Saurer et Daimler-Benz , de l’aéronautique Zodiac Aerospace , de l’armement avec les Ateliers de Puteaux  , des encres d’imprimerie Charles Lorilleux , des parfums Coty , etc .quai-national-les-cheminc3a9esLe nombre de cheminées donne une petite idée de la densité de l’industrialisation en bords de Seineputeaux-vue-generale-dirigeable Une vue générale dévoile une autre forêt de cheminées ; à noter la silhouette de la Tour Eiffel et les deux minarets du palais du Trocadéro de Davioud . En revanche pour le dirigeable , il s’agit un photo-montage fréquent vers 1910 ; on peut trouver la même carte postale , plus tôt , sans ce ballon , puis plus tard avec un avion .pub zodiacEt pourtant , il y avait bien des dirigeables à Puteaux , fabriqués par Zodiac , de l’autre côté de la place de la Défense , face à l’usine Jaz . Zodiac en teteL’adresse de Zodiac était tout d’abord 15 route du Havre , devenue 15 avenue de la Division Leclerc après guerre ; comme l’avenue de l’usine Jaz qui a changé de nom après chaque guerre . Expropriée pour être remplacée par le CNIT , l’adresse du transfert est mentionnée au tampon sur ce papier à en-tête , à savoir Courbevoie , une des communes limitrophes de Puteaux . Jaz fait un choix très différent en se relocalisant en Alsace dans deux usines près de Colmar . Voir notre article sur Jaz et les antonomases .

Sur ce plan apparaît la portion  triangulaire de l’usine Zodiac en jaune où le CNIT sera construit expliquant la forme très particulière de cet audacieux geste architectural .

usine-de-dion-bouton à PuteauxDe Dion-Bouton . En 1900 , cette marque est le plus grand constructeur automobile au monde , à l’origine de l’essor planétaire de cette industrie , fournisseur de moteurs pour 200 marques . Une première usine est implantée Quai national , devenu depuis Quai De Dion -Bouton , au bord de la Seine avant de construire une deuxième usine près de Jaz au Rond Point de la Défense pour un total de 4.500 ouvriers . Le nom De Dion est inscrit sur la Tour Eiffel parmi les 72 grands savants français .                                                                                                                                        puteaux-hauts-de-seine-ch-lorilleux-et-cie-usine-de-puteaux-vue-aerienneL’industriel Charles LORILLEUX (1827+1893) , fabricant d’encres d’imprimerie , a été maire de Puteaux . Comme Jaz plus tard il bâtira un deuxième site sur Nanterre puis 29 dépôts et agences, et 41 usines et succursales en France et à l’étranger.coty puteauxL’usine de parfums COTY , anciennement Le Jouet Français , dit l’Atelier des mutilés en raison des poilus réinsérés par la facture de jouets et automates  , en 1915 ,  et destinée à concurrencer les jouets allemands , comme Jaz dont les fondateurs avaient clairement formulé leur volonté de battre les horlogers d’outre-rhin  .                                               François COTY  ( 1874+1934) en inventant la parfumerie moderne , devient un des premières fortunes mondiales , au prix d’une condition ouvrière épouvantable dans ses usines de Suresnes et de Puteaux . Avant de mourir lessivé par la crise de 1929 , son mode de vie fastueux et un ruineux divorce .arsenal04 L’Arsenal national de Puteaux était désigné par les initiales APX , la plupart des armes et munitions de la première guerre mondiale y ont été fabriquées ou conçus par 6.000 ouvriers . En Angleterre c’est l’industrie alimentaire qui est pionnière dans la rationalisation des chaînes de production , pas du tout en France où ce secteur est très en retard . C’est l’industrie de l’armement qui va mener l’offensive en France , à la Manufacture Saint Etienne et dans les arsenaux nationaux . Faisant apparaître un corollaire souvent oublié dans ce processus : l’interchangeabilité et la standardisation des pièces détachées : cela paraît évident mais c’est nouveau . puteaux-sortie-des-ateliers-de-la-lampe-osram Le point commun , à toutes ces industries , est la production à la chaîne provoquant lentement une consommation de masses et non y  répondant , comme de récentes études l’ont démontré . Ce n’est pas la demande qui a provoqué la Taylorisation . En produisant des Ford A et Ford T en masse , la Fordisation ne répond pas à une demande pressante des américains moyens mais au contraire leur propose un produit , jusqu’alors tellement hors de portée , qu’ils n’en rêvaient même pas . Comme John Ford , Jaz applique le travail à la chaîne dès ses débuts , fort de l’expérience de son cofondateur Louis-Gustave Brandt , de la famille qui installe la première usine de production de masse pour des montres à Bienne en Suisse . Ivan Benel , l’autre cofondateur de Jaz , explique avoir envoyé des employés s’inspirer des méthodes américaines sur place à travers les USA .recto 6 & 7 Si Jaz imite Ford dans sa méthode de production et sa cible commerciale . Il y a une grosse différence sur l’attente de son offre , puisque l’horloger répond d’abord à une demande réelle des classes laborieuses qui ont vraiment besoin d’un réveil ponctuel pour aller au travail . Aussi pendant les cinq premières années sont proposés des réveils basiques et multitâches que l’on retrouve au bureau , à la cuisine , au salon , etc . La fiabilité des réveils produits fait le bonheur des acheteurs , pas celui du fabricant qui sature rapidement le marché . Il convient alors de provoquer une demande moins nécessaire en créant la mode dans l’horlogerie comme dans l’habillement  , l’ameublement par des offres de pendules et pendulettes décoratives pour chaque pièce de la maison , chaque style et toutes les classes sociales .machine à vapeur Dinin PuteauxJaz pouvait s’auto-alimenter en énergie comme les usines de batteries et de véhicules électriques DININ de Puteaux et leur machine à vapeur : c’était donc une usine électrique à vapeur .

 L’usine Ouest- Lumière en 1901

ouest lumière                     L’usine Ouest-Lumière en 1920                                                                                   Les usines pouvaient , aussi bien , se fournir auprès de l’usine d’électricité Ouest Lumière de la rue Volta , qui donnait sur le Quai national près de l’Usine Dion Bouton . Cette différence est à l’origine des définitions que les industriels  attribuaient eux mêmes à leurs établissements et qui nous semble incongrues de nos jours : usine à vapeur ou usine électrique , par contraste avec les anciennes usines hydrauliques des pipiers , des horlogers ou lunetiers toutes alimentées par La Bienne qui traverse Morez puis Saint Claude , par exemples .Voir notre article sur les usines Odo à Morez . Avant la nationalisation du secteur électrique par le Général de Gaulle en 1946 , ce ne sont pas moins de 1450 entreprises françaises privées qui coexistent pour assurer la production, le transport et la distribution d’électricité et de gaz aux industriels d’abord et aux particuliers , ensuite . Des usines fabricants de l’électricité fournissaient localement les usines qui n’étaient pas autonomes au niveau énergétique . 1917-cafes-torrifies-narcisse-rihal-torrifacteur-rue-de-paris-perles-javanaises-usine-a-puteauxLes cafés et Tapiocas Rihal avait donc une usine à vapeur à Puteaux  puteaux inodation 1910La fameuse inondation qui a frappé Paris en 1910 a touché tous les riverains de la Seine quai-national-puteaux-1910En s’installant sur les hauteurs de Puteaux , Jaz échappait aux inondations …Puteaux rail et péniches…mais ne profitait pas directement du transport commercial fluvial par péniches qui apportaient , entre autres , la houille aux usines électriques ou à vapeur qui , au final ou plutôt à la source, étaient toutes des usines à charbon . Sur cette carte postale : une grue de transbordement et la cheminée de l’Usine Électrique l’Ouest Lumière à l’horizon .usine-de-puteaux-fabrication-des-savons-mous-et-durs-des-huiles-de-pieds-de-boeuf-gelatineLe porteur de cette action était déjà contraint d’assumer l’activité de fabrication des savons mous et durs , des huiles de pieds de bœuf et autres denrées glamours comme la gélatine , on peut comprendre que l’imprimeur n’est pas voulu l’accabler d’avantage en optant pour Usine de Puteaux plutôt que de choisir le difficile à entendre : Usine Putéolienne .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       LES CONFLITS SOCIAUX chez JAZ ( article en préparation )

L’U.C.I.A. importateur de Jaz en Indochine circa 1951

LUCIA.jpg Revue indochinoise de 1951  21 x 27 cm                                                                                                                                                                                                                             de haut en bas , un RAPIC  réveil de voyage rare en France , mais exportés en Belgique et donc en Indochine ,  ROULIC  tirage limité , tous deux disponibles de 1950 à 1953 , et un JAZIC à trotteuse centrale ce qui était une innovation dans les années 50 . Erreur de l’illustrateur ou modèle réservé à l’export nous ne savons pas , cette variante du  JAZIC nous est connu mais sans trotteuse , contrairement à celui-ci . En outre le slogan : la Qualité paie toujours n’a pas été utilisé en France métropolitaine .

grands magasins réunis HanoïL’UCIA acronyme de L’Union Commerciale Indochinoise et Africaine qui détenait entre autres de grands magasins , comme ceux ci-dessus  situés rue Paul-Bert à Hanoï . En 1918 l’Union Commerciale Indochinoise absorbe la Société d’Etudes et de Commerce au Maroc et se transforme en Union Commerciale Indochinoise et AfricaineGMR HanoîLes Grands Magasins Réunis de Hanoï connu par l’acronyme GMR font l’objet d’un restylage Art Déco dans les années 20/30 : on y trouvait réveils Jaz et montres Oméga bien sûr .

ucia hanoi1920. Société Coloniale des Grands Magasins : Grands Magasins Réunis à Hanoï – La Coloniale des Grands Magasins a été fondée sous le patronage de LUCIA soit  l’Union
Commerciale Indochinoise et Africaine pour exploiter de grands magasins de détail dans
les colonies indochinoises. Elle a  tout d’abord, ouvert un magasin à Hanoï , puis s’est installée à Saïgon où elle a ouvert de nouveaux magasins luxueux .GMC SaïgonLes Grands Magasins Charner dit GMR étaient la vitrine de L’UCIA à Saïgon , qui vendaient les Jaz en Indochine

l'UCIA.jpg Le dos de cette publicité pour  JAZ montre l’ampleur de la diversité des importations  de L’UCIA .On rappellera notre article sur le Jaz de l’Empereur Bao Daï et l’article Jaz aux colonies françaises. 10 Hanoi Pagode de Mot cot Vuibert editeur

Publicités presse anglaise 1924 à 1950

Publicités parues dans la presse anglaise présentées sous forme de classement chronologique de 1924 à 1950 avec une parenthèse de dix ans , allant de 1939 à 1949 , correspondant à la période de la guerre où Jaz ne pouvait évidemment pas importer en Grande Bretagne .                                                                                                                                                                                                                                                                  Elles émanent quasiment toutes d’horlogers détaillants , nous n’en avons trouvé dans cette période que trois qui auraient été publiées par la firme Jaz elle même puisqu’aucun horloger n’y est mentionné . Une constante , à beaucoup de ces publicités , est un petit chef d’orchestre juché sur un réveil qui dirige , de trois quarts , un orchestre imaginaire avec un réveil Jaz accroché à la ceinture . Ce sujet n’apparaît dans aucune publicité française . Comme cet étrange personnage n’est pas explicité dans les publications , il ne peut justifier sa présence que par une autre légitimité qu’il tire probablement des publicités au cinéma diffusés sur les écrans anglais . Effectivement  Jaz doit son succès en France à des petits films d’animation , grâce au talent de Lortac .                                                                                                                                                                                                     Pour certaines enseignes remarquables , nous avons édité des articles spécifiques auxquels vous avez accès en cliquant sur les liens . Consultez notre article sur les réveils humains anglais ou knockers .

 

1924 Oct 22 The Courier pour Reich             1925 Nov 25 Yorkshire Evening Post

1925 dec 4 Yorshire Evening Post 1925  le 4 Décembre The Yorkshire Evening Post . Pas de mention d’horlogers détaillants , il s’agit donc d’une publicité de Gordon & Gotch l’agence de publicité en charge de Jaz en Grande Bretagne . Le texte est encore didactique car les réveils sont encore de nouveaux produits pour beaucoup : si vous actionnez l’alarme, elle doit sonner . Touchez le bouton elle s’arrêtera immédiatement . Comme en France la diffusion est assuré par les horlogers joailliers :  chez les bijoutiers de détail de premier plan .1925 janv 24 West Sussex County Times      1925 Janvier West Sussex County Times pour le joaillier TRELFER 9 East Str HORSHAM , fondée en 1881 cette maison existe encore en 2019 ; Cet étrange fer à cheval , assez peu esthétique est propre à Trefler qui ne l’utilisera qu’une fois . La garantie apportée par le vendeur est de trois ans ! En France Jaz n’était pas aussi généreux .1925 janv 26 the falkirk herald1929 Janv 26 The Falkirk Herald pour Morrison , Vicar Street à Falkirk qui n’assure que 12 mois de garantie 1925 sep 26 West Sussex County Times                            1925 sept 26 West Sussex County Times pour Trelfer 9 East Street 1926 29 février Bedfordshire Times                    Bedforshire Times , du 29 Février 1926 , publicité par John BULL Co ;1926 fev 5 Yorshire Evening Post pleine page                         1926 Fev 5 Yorshire Evening Post , publication de la marque                          1926 fev 12 Yorshire Evening Post pleine page         1926 Février 12  The Yorkshire Evening Post , publication par Jaz directement 1926 fev 27 the falkir herald          1926 Fev 27 The Falkir Herald page 10 pour Morrison 26 Vicar Street Falkirk 1926 oct 9 The Falkirk Herald detail            1926  samedi 9 Octobre The Falkirk Herald pour Wm. Morrison à Falkirk 1927 fev 3 The Berwick Advertiser            1927 Fév. 3    The Berwick Advertiser pour John Cameron à Coldstream 1927 fev 17 The Berwick Advertiser                 1927 Fév. 17    The Berwick Advertiser pour John Cameron à Coldstream
1927 janv 15 west sussex county times  1927 Janv.25 West Sussex County Times  pour Trelfer 9 East Street à Morsham . Garantie de deux ans .1927 janv 20 the Berwick Advertiser                1927 Janv.20 The Berwick Advertiser pour John Cameron à Coldstream 1928 nov 6 The mid sussex Times                             1928  nov. 6      The Mid Sussex Times  pour BUTCHER 1929 janv The Falkirk Herald detail                          1929 Janv. The Falkirk Herald  pour WM Morrison
1929 nov 19 The mid sussex Times                     1929 Nov .19 The Mid Sussex Times pour Butcher à Haywards Heath 1929 oct 3 West Sussex County Times            1929 oct. 3 West Sussex County Times pour B.H Trelfer , 9 East Street 1929 oct 04 Bedforshire Times                    Bedforshire Times , du 4 octobre 1929 par John Bull Co .1931 mars 6 the Devon and Exeter Gazette                           1931 The Devon & Exeter Gazette 20 Mars par l’horloger LISLES                        1931 mars 13 western times                            1931 Western Times 13 Mars par l’horloger LISLES1931 mars 20 the Devon and Exeter Gazette                    1931 The Devon & Exeter Gazette 6 Mars par l’horloger LISLES1931                       en  1931 un groom remplace le mini chef d’orchestre pour BUTCHER1932 fev 6 The mid sussex Times                               1932  Fév. 6 The Mid Sussex Times pour BUTCHER 1932 janv 5 The mid sussex Times une                                          1932  Janv. 5 The Mid Sussex Times pour BUTCHER
1932 janv 5 The mid sussex Times                          1932  Janvier       The Mid Sussex Times pour BUTCHER 1932 oct 18 mid Sussex Times                                                1932 Oct 18 The Mid-Sussex Times pour BUTCHER1932 oct 20 The mid sussex Times1932 Oct .201935 Mars 28 The Forfach dispatch   The Mid -Sussex Times pour Butcher                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        1935 Mars 28 the Forfach Dispatch                                                            ? pourquoi Jaz  parce qu’ils sont 1936 oct 27 The mid sussex Times                         1936 Oct 27 The Mid-Sussex Times pour Butcher 1936 sept 2 Glouceister Echo   1936 Sept 2 The Glouceister Echo pour DIMRA avec deux MODIC , silencieux et standard , et un REPLIC  .1938 oct 11 Brechin Advertiser detail                                1938 Oct. 11 pour Brechin Advertiser  pour James Duncan 1939 avril 11Brechin Advertiser                  1939 avril 11 in The Brechin Advertiser pour James Duncan 1939 fev 24 the western gazette dormeuse   1939 Fev. 24 The Western Gazette pour Sime & Son à Yeovil et Gillingham . Exit les chefs d’orchestre et les grooms , au profit d’une version moderne de la dormeuse , précédemment  très employée dans les publicités Jaz .1949 sept 27 Dundee evening Telegraph                    1949 Sept. 27 The dundee Evening pour LATTO 1950 jan 23 Gloucestershire Echo   1950 Janv. 23 The Gloucestershire Echo pour WAITES 349 High Street à Cheltenham