Plan Métro publicitaire JAZ cinquantenaire RATP 1950

Plan publicitaire pour JAZ du métropolitain parisien en 1950 , fermé et ouvert . D’autres marques , comme Perrier , la Reine des Crèmes ou la RATP elle même , ont offert ce même plan commémoratif à leurs clients . Format 19 x 15 cm . jaz-ticket-métroNous avions décrypté les tickets de métro publicitaires Jaz dans un article complet . On constate que le plan de 1950 reprend , assez logiquement , le slogan des tickets de 1949 : Ne ratez pas votre Métro Réveillez -vous au Jaz avec toutefois un petit rajout : le Réveil de Paris alors que Jaz a très peu revendiqué son origine parisienne hormis avec une Tour Eiffel couronnant le mot PARIS sur la boîte du DRILIC et autres Jazistor de 1964  à 1972 . On retrouve un autre slogan Jaz à l’intérieur du plan : Il y a un JAZ pour chaque pièce de votre appartement JAZ  PENDULETTES et REVEILS  .

Le plan du Cinquantenaire utilisé par Jaz , entre plat de spaghetti et chevelure de Méduse et autres Gorgones , est le premier plan officiel de la RATP . Nous allons donc dans cet article décrire le contexte dans lequel il s’inscrit : ceux qui veulent approfondir le sujet se procureront l’ouvrage suivant :

l’Histoire du Métro parisien racontée par ses plans , ou sa version anglaise Paris Underground , du même Marc Ovenden aidé de Julian Pepinster & Pascal Pontremoli pour celle éditée par La Vie du Rail en français . On y trouve notre plan , évidemment , parmi ses 176 pages .

Plan de 1901 : une seule ligne verticale  . Plan par Cartes Tartide en 1905 , offert par Alhambra : la carte s’est bien étoffée en peu de temps .

La CMP , ou Compagnie du Métropolitain de Paris , juge superflu un plan officiel pour le métro à ses origines ; à sa décharge , reconnaissons qu’il n’y a d’abord qu’une seule ligne , si bien que les plans seront longtemps d’initiatives privés , supports de publicités qu’il faut confier à des cartographes plus ou moins doués , mais tous les plans ne sont pas offerts : un marché se créé .1913Ce plan était vendu en 1913 . Les huit lignes sont  reprises sur les côtés ,  présentées en thermomètres comme dans les rames ou les autocars  .vieux-plan-metro-parisien« thermomètre » apposé dans une rame , avant guerre .1930 Cartes Taride , un des plus célèbres éditeurs géographes français , publie ce plan en 1930 .Ce grand spécialiste sera choisi pour le plan officiel lorsqu’il voit enfin jour .

Couvertures du plan offert à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1937                                                                                                                                                                        plan 1935Plan de 1936  actualisé de la nouvelle ligne 11                                                                     A partir du moment où l’on commence à penser à un plan officiel pour faciliter la vie des utilisateurs du Métro , au fur et à mesure que le réseau s’agrandit , se complexifie , il faut actualiser les plans officiels , mais aussi les autres qui continuent leur vie indépendante .                                                                                                                                                       Station AllemagneBien évidemment , il en va de même quand des stations changent de nom , afin que les voyageurs puissent s’y retrouver. Ci-dessus , la station Allemagne devenue Jaurès , juste après l’entrée en guerre en 1914 :  il en fut de même pour la rue éponyme . La station Berlin est rebaptisée Liège pour les mêmes raisons .  Après la seconde guerre , quelques stations prennent le nom de résistants , mais la raison du changement de la station Obligado est moins connue . Il ne s’agit évidemment pas de la formule de politesse espagnole Obrigado , mais d’une bataille navale remportée en 1845 contre l’Argentine . En 1947 , la charismatique Eva Peron visite Paris avec une aide alimentaire généreuse pour la reconstruction française , dans son sillage : Obligado devient donc Argentine en 1948 , pour cesser de froisser la fierté de Buenos Aires .

Puis viennent la guerre et ses restrictions de papier , l’uniformisation des teints grisâtres , mais surtout un fonctionnement du métro au ralenti : d’où de nouveaux plans aussi allégés que les rations alimentaires , et même rédigés en allemand pour le tourisme de ces “messieurs un peu trop envahissants” ou en uniformes qui ont un accès gratuit à la Première Classe .carte de stingemoreLondon Underground Map par F.H. Stingemore en 1927 : style plat de spaghetti coloré comme les plans parisiens . beckÀ partir des années 1920, le réseau du métro de Londres devient lui aussi très complexe . Le célèbre designer industriel Harry Beck va s’y atteler avec succès . Il était spécialisé dans les schémas électriques qui vont visiblement l’inspirer .beck london Son plan est extrêmement simplifié , comprenant seulement les stations avec leurs noms et des segments de droites les reliant ; même le tracé de la Tamise ondule verticalement , horizontalement ou à 45 degrés , loin du véritable lit sinueux et ondulant du fleuve londonien . En conséquence le terme de carte souterraine , ou Undeground Map , n’est pas approprié puisqu’il ne s’agit pas d’une carte mais d’un schéma et qu’elle pas vraiment souterraine dans la mesure où 55% des 270 stations du réseau et 402 km de voies étant en surface , ce que l’on nomme à Paris : le métro aérien .

Amsterdam à gauche et Stockholm à droite , un plan de New York ne serait pas un exemple valide , les rues y sont effectivement à angles droits et le Subway également . On le voit avec ces exemples , le plan du métro de Londres de Beck influença grandement le graphisme des cartes de réseaux de transport du monde entier qui reprennent tous ses principes .plan du métro parisien par beckProjet de plan du métro parisien par Beck lui -même en 1951  : on notera la Seine en trombone bleu , qui fait une seule petite bosse pour les îles de la Cité et Saint Louis , à juste titre d’ailleurs :  il n’y a qu’une seule station pour les deux . Plan rejeté par Paris  … chardon lagacheLa raison du refus de ce « schématisme » par les parisiens est assez rationnel toutefois : les piétons utilisent également les plans du métropolitain en surface pour trouver les rues . KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERACe paysan avec sa vache ne va pas prendre le métro : il cherche l’adresse de livraison de son bovin . Le plan se doit donc d’être géographique , quitte à être plus difficilement lisible pour la partie métropolitain .

800px-Bienvenue Fulgence Bienvenüe devant un de ces plans Taride à l’entrée d’une station de style Art Nouveau par Hector Guimard  : suite d’un accident de chantier , on constate que le fondateur du métro est amputé du bras gauche . En 1942 , la station Montparnasse est renommée  Montparnasse- Bienvenüe en sa mémoire . Le choix porte sur cette station pour sa grande taille , mais aussi parce que Bienvenüe était d’origine bretonne et que depuis l’arrivée du train en Bretagne , le quartier Montparnasse est celui des bretons de Paris . Il pose – ci- dessus -devant un plan extérieur de style deux fois Nouille : plat de nouilles pour la cartographie et de style Nouille pour son entourage en fonte , puisque c’est ainsi que se voit nommer le style Art Nouveau par ses détracteurs trouvaient les lignes trop molles . Mais il faut savoir qu’il s’agit d’une de ses dernières photos de Bienvenüe qui meurt en 1936 .Métro_Rome_Guimardà l’origine Hector Guimard avait livré ses stations ,  comme celle-ci de la rue de Rome , sans plan … et pour cause , on vient d’expliquer qu’il n’y avait pas de plan du tout au début et ensuite pas de plan officiel avant bien longtemps .

ACCES GUIMARD, RUE DE LOBAU : PROTOTYPE DE PORTE PLAN LUMINEUX
ACCES GUIMARD, RUE DE LOBAU : PROTOTYPE DE PORTE PLAN LUMINEUX

En 1934 , on ajoute un premier plan rétro-éclairé -d’où son épaisseur et adjoint d’une horloge Brillié – de style Art Déco , bien massif et carré ,  se mariant fort mal avec le style Art Nouveau de Guimard , pas plus qu’avec la boîte aux lettres victorienne d’ailleurs ou même l’Hôtel de Ville néo-renaissance , à l’arrière plan . Ce prototype des années trente n’a pas été retenu , bien heureusement , et on a eu l’idée de compléter l’oeuvre de Guimard par un plan de même style devant lequel pose donc Bienvenüe plus haut .médaille 1900 1950 (1)Le sculpteur Joachim Costa semble faire sortir une rame comme un glaive tranchant de la manche gauche de Bienvenüe , pour sa médaille du Cinquantenaire du Métro en 1950 . En arrière fond , un plan de métro plutôt organique et une inquiétante Seine serpentine , spectaculaire et efficace sur une si petite surface , à savoir 50 mm pour 50 ans , où cette fois l’île Saint Louis apparaît . Notons bien : ce que célèbrent , cette médaille et le plan commémoratif de Jaz , ce sont les cinquante ans du métro pas ceux de la RATP , laquelle était encore bien jeune en 1950 puisqu’elle voit le jour l’année précédente comme la Régie Renault et la SNCF . On évite souvent de le rappeler , mais le métro parisien est d’origine belge ! Si les tunnels, viaducs et stations  sont confiés à la Ville , en revanche ceux des accès , des voies et l’exploitation le sont à un concessionnaire , à savoir la Compagnie générale de traction , propriété du baron belge Édouard Louis Joseph Empain .

Ce sont dans les bureaux d’études que sont mises au point les techniques de construction du métro de Paris , financées par un emprunt lancé et souscrit en Belgique , sous la direction du Baron Empain , premier du nom , ancien aide de camp du Roi des Belges qui l’anoblit en 1907 . Paris avait été la première métropole à envisager un chemin de fer urbain en 1845 , elle sera quasiment la dernière à s’en doter pour l’Exposition Universelle de 1900 , afin de ne pas renouveler les embouteillages de l’Expo 1889 . L’attente aura du bon puisqu’il sera électrique et souterrain , l’entrepreneur ayant acquis en outre une belle expérience sur d’autres chantiers . Toutefois en 1901 le marché de la ligne Nord-Sud lui échappe , confié à J-B Berlier qui lui doit tout construire , même les infrastructures . Celui-ci fait moins chiche qu’Empain , qui ayant tout misé sur ses belles entrées par Guimard ,  rognait sur le reste . La ligne Nord -Sud qui se développe de 1910 à 1916 est mieux décorée de riches mosaïques , de beaux éclairages et belles rames aux couleurs claires . La CPM du Baron Empain va même devoir , comme le faisait déjà Nord-Sud de Berlier  , offrir des plans de poches officiels . Edouard_Empain_chromo_Liebig Le Baron Empain qui avait été général , se consacre effectivement aux transports en commun avec des réseaux de tramways en Belgique et dans divers pays ainsi qu’au métro de Paris que sa société , la CMP  ou Compagnie du Chemin de Fer Métropolitain de Paris construit et exploite jusqu’en 1949 . A sa mort son patrimoine comporte 12 sociétés de traction dont le métro parisien , 16 sociétés de fourniture de gaz et électricité , 10 sociétés de portefeuille Electrorail , 4 banques , 6 sociétés immobilières , 3  sociétés hôtelières , 6 sociétés de commerce , 7 sociétés chimiques , 14  sociétés de verrerie , 17 sociétés de construction électrique, mécanique et travaux publics et 3 charbonnages . Si on le voit enturbanné c’est que , distingué égyptologue , il fonde la ville idéale d’Héliopolis , aujourd’hui quartier du Caire , où il est enterré . Mes-63-jours-d-horreur-Quand-le-baron-Empain-racontait-son-calvairePour la plupart des français , le nom de baron Empain est lié à son petit fils , Edouard -Jean Empain , tristement célèbre pour son enlèvement suivi de séquestration et d’une horrible mutilation en 1978 . Il sera libéré , avec de quoi s’acheter un ticket , près d’une station de métro qu’il n’avait jamais pris mais que sa famille avait construit . Son groupe , Empain-Schneider , pèse alors des milliards avec plus de 150.000 employés et 300 sociétés dont Framatome et les centrales nucléaires , Creusot-Loire ou encore Spie Batignolles le numéro un français des travaux publics qui aménage des ports , fore des tunnels et  installe des oléoducs . Ce sont également les chantiers navals de Dunkerque premiers producteurs mondiaux de méthaniers , la Société métallurgique de Normandie , les fabrications d’armes du Creusot , les machines-outils d’Ernault-Somuss , Creusot – Loire Entreprise qui vend des usines clés en main dans le monde entier mais encore Merlin-Gerin dans le matériel électrique , Jeumont-Schneider dans l’électromécanique et enfin Jaz dans l’horlogerie qu’il avait racheté à la demande de l’Etat Français pour sauver le jaseur en perdition et qu’il revendra à Matra en 1979 .plan-de-metro1999 Il faudra attendre 1999 pour que la RATP adopte un plan à la Beck .                                        Les plans continuent de se développer , s’améliorer , d’autant plus que le réseau n’a jamais été figé . Même de nos jours il continue à progresser avec la station de RER  nommée Rosa Parks , en hommage à la femme afro-américaine surnommée « mère du mouvement des droits civiques » par le Congrès des USA  , judicieusement choisie puisque devenue célèbre en , en Alabama pour avoir refusé de céder sa place à un passager blanc dans l’autobus . Douloureuse situation qui n’est pas sans rappeler celle de Cyrla Szulewicz , employée chez Jaz et mère de Georges Perec qui devait , comme les autres juifs et les « nègres » , ne prendre que la dernière voiture dans le métro parisien pour se rendre à l’usine de Puteaux , avec terminus à la Porte Maillot ou Pont de Neuilly ce qui laisse encore quatre kilomètres à parcourir dans les deux cas  .

Jazette Avril 1946 . Les ouvriers se rendaient donc en autobus à l’usine ou grâce au tramway inter-communes de l’avenue Wilson . Il faudra attendre les années 60 pour que métro et RER gagnent la banlieue Ouest , mais Jaz s’était vue expropriée entre temps . Voir notre article ( à venir) sur l’usine de Puteaux . affiche rené ravoJaz avait donc fait éditer des tickets et des plans de métro en 1949 et 1950 , c’est dans le cadre de cette offensive publicitaire vers le métropolitain et ses usagers que Jaz lancera une campagne publicitaire dans les couloirs de métro avec ces affiches de René RAVO.

 

 

ADDENDA pour approfondir le sujet
Beck révisé

Les plus curieux iront consulter les deux documents suivants :  cet article Better than Beck sur les tentatives d’améliorer le schéma de Beck pour le métro londonien où Jug Cerovic , un designer parisien excelle : beau retour des choses . Plans de métroComment parcourir les rues de l’ancienne Königsberg en ne passant qu’une seule fois sur chacun des sept ponts qui enjambent la rivière Pregolia ? Combien de couleurs faut-il pour colorier une carte géographique sans que deux pays limitrophes arborent la même teinte ? Toutes ces énigmes qui réjouissent les amateurs de jeux mathématiques , ont un point commun : elles peuvent être résolues grâce à la théorie des graphes . Malgré son caractère ludique apparent , la théorie des graphes est une des plus ingénieuses et des plus utiles qui soient . Pensez que , grâce à elle , on peut résoudre des problèmes aussi complexes que la planification des circuits de ramassage d’ordures, l’optimisation des process de fabrication industrielle , la conception des circuits électroniques , rendre un plan de métro lisible , la modélisation de structures moléculaires ou la distribution des pièces dans un bâtiment public . Cet ouvrage présenté par Cédric Villani , décoré de la Médaille Fields l’équivalent du Prix Nobel , entré récemment en politique , explique tout cela sans formule mathématique absconse, mais avec de simples dessins composés de points et de traits .

L’U.C.I.A. importateur de Jaz en Indochine circa 1951

LUCIA.jpg Revue indochinoise de 1951  21 x 27 cm                                                                                                                                                                                                                             de haut en bas , un RAPIC  réveil de voyage rare en France , mais exportés en Belgique et donc en Indochine ,  ROULIC  tirage limité , tous deux disponibles de 1950 à 1953 , et un JAZIC à trotteuse centrale ce qui était une innovation dans les années 50 . Erreur de l’illustrateur ou modèle réservé à l’export nous ne savons pas , ce JAZIC nous est connu mais sans trotteuse contrairement à celui-ci . En outre le slogan : la Qualité paie toujours n’a pas été utilisé en France métropolitaine .

grands magasins réunis HanoïL’UCIA acronyme de L’Union Commerciale Indochinoise et Africaine qui détenait entre autres de grands magasins , comme ceux ci-dessus  situés rue Paul-Bert à Hanoï . En 1918 l’Union Commerciale Indochinoise absorbe la Société d’Etudes et de Commerce au Maroc et se transforme en Union Commerciale Indochinoise et AfricaineGMR HanoîLes Grands Magasins Réunis de Hanoï connu par l’acronyme GMR font l’objet d’un restylage Art Déco dans les années 20/30 : on y trouvait réveils Jaz et montres Oméga bien sûr .

ucia hanoi1920. Société Coloniale des Grands Magasins : Grands Magasins Réunis à Hanoï – La Coloniale des Grands Magasins a été fondée sous le patronage de LUCIA soit  l’Union
Commerciale Indochinoise et Africaine pour exploiter de grands magasins de détail dans
les colonies indochinoises. Elle a  tout d’abord, ouvert un magasin à Hanoï , puis s’est installée à Saïgon où elle a ouvert de nouveaux magasins luxueux .GMC SaïgonLes Grands Magasins Charner dit GMR étaient la vitrine de L’UCIA à Saïgon , qui vendaient les Jaz en Indochine

l'UCIA.jpg Le dos de cette publicité pour  JAZ montre l’ampleur de la diversité des importations  de L’UCIA .On rappellera notre article sur le Jaz de l’Empereur Bao Daï et l’article Jaz aux colonies françaises. 10 Hanoi Pagode de Mot cot Vuibert editeur

Publicités presse anglaise 1924 à 1950

Publicités parues dans la presse anglaise présentées sous forme de classement chronologique de 1924 à 1950 avec une parenthèse de dix ans , allant de 1939 à 1949 , correspondant à la période de la guerre où Jaz ne pouvait évidemment pas importer en Grande Bretagne .                                                                                                                                                                                                                                                                  Elles émanent quasiment toutes d’horlogers détaillants , nous n’en avons trouvé dans cette période que trois qui auraient été publiées par la firme Jaz elle même puisqu’aucun horloger n’y est mentionné . Une constante , à beaucoup de ces publicités , est un petit chef d’orchestre juché sur un réveil qui dirige , de trois quarts , un orchestre imaginaire avec un réveil Jaz accroché à la ceinture . Ce sujet n’apparaît dans aucune publicité française . Comme cet étrange personnage n’est pas explicité dans les publications , il ne peut justifier sa présence que par une autre légitimité qu’il tire probablement des publicités au cinéma diffusés sur les écrans anglais . Effectivement  Jaz doit son succès en France à des petits films d’animation , grâce au talent de Lortac .                                                                                                                                                                                                     Pour certaines enseignes remarquables , nous avons édité des articles spécifiques auxquels vous avez accès en cliquant sur les liens . Consultez notre article sur les réveils humains anglais ou knockers .

 

1924 Oct 22 The Courier pour Reich             1925 Nov 25 Yorkshire Evening Post

1925 dec 4 Yorshire Evening Post 1925  le 4 Décembre The Yorkshire Evening Post . Pas de mention d’horlogers détaillants , il s’agit donc d’une publicité de Gordon & Gotch l’agence de publicité en charge de Jaz en Grande Bretagne . Le texte est encore didactique car les réveils sont encore de nouveaux produits pour beaucoup : si vous actionnez l’alarme, elle doit sonner . Touchez le bouton elle s’arrêtera immédiatement . Comme en France la diffusion est assuré par les horlogers joailliers :  chez les bijoutiers de détail de premier plan .1925 janv 24 West Sussex County Times      1925 Janvier West Sussex County Times pour le joaillier TRELFER 9 East Str HORSHAM , fondée en 1881 cette maison existe encore en 2019 ; Cet étrange fer à cheval , assez peu esthétique est propre à Trefler qui ne l’utilisera qu’une fois . La garantie apportée par le vendeur est de trois ans ! En France Jaz n’était pas aussi généreux .1925 janv 26 the falkirk herald1929 Janv 26 The Falkirk Herald pour Morrison , Vicar Street à Falkirk qui n’assure que 12 mois de garantie 1925 sep 26 West Sussex County Times                            1925 sept 26 West Sussex County Times pour Trelfer 9 East Street 1926 29 février Bedfordshire Times                    Bedforshire Times , du 29 Février 1926 , publicité par John BULL Co ;1926 fev 5 Yorshire Evening Post pleine page                         1926 Fev 5 Yorshire Evening Post , publication de la marque                          1926 fev 12 Yorshire Evening Post pleine page         1926 Février 12  The Yorkshire Evening Post , publication par Jaz directement 1926 fev 27 the falkir herald          1926 Fev 27 The Falkir Herald page 10 pour Morrison 26 Vicar Street Falkirk 1926 oct 9 The Falkirk Herald detail            1926  samedi 9 Octobre The Falkirk Herald pour Wm. Morrison à Falkirk 1927 fev 3 The Berwick Advertiser            1927 Fév. 3    The Berwick Advertiser pour John Cameron à Coldstream 1927 fev 17 The Berwick Advertiser                 1927 Fév. 17    The Berwick Advertiser pour John Cameron à Coldstream
1927 janv 15 west sussex county times  1927 Janv.25 West Sussex County Times  pour Trelfer 9 East Street à Morsham . Garantie de deux ans .1927 janv 20 the Berwick Advertiser                1927 Janv.20 The Berwick Advertiser pour John Cameron à Coldstream 1928 nov 6 The mid sussex Times                             1928  nov. 6      The Mid Sussex Times  pour BUTCHER 1929 janv The Falkirk Herald detail                          1929 Janv. The Falkirk Herald  pour WM Morrison
1929 nov 19 The mid sussex Times                     1929 Nov .19 The Mid Sussex Times pour Butcher à Haywards Heath 1929 oct 3 West Sussex County Times            1929 oct. 3 West Sussex County Times pour B.H Trelfer , 9 East Street 1929 oct 04 Bedforshire Times                    Bedforshire Times , du 4 octobre 1929 par John Bull Co .1931 mars 6 the Devon and Exeter Gazette                           1931 The Devon & Exeter Gazette 20 Mars par l’horloger LISLES                        1931 mars 13 western times                            1931 Western Times 13 Mars par l’horloger LISLES1931 mars 20 the Devon and Exeter Gazette                    1931 The Devon & Exeter Gazette 6 Mars par l’horloger LISLES1931                       en  1931 un groom remplace le mini chef d’orchestre pour BUTCHER1932 fev 6 The mid sussex Times                               1932  Fév. 6 The Mid Sussex Times pour BUTCHER 1932 janv 5 The mid sussex Times une                                          1932  Janv. 5 The Mid Sussex Times pour BUTCHER
1932 janv 5 The mid sussex Times                          1932  Janvier       The Mid Sussex Times pour BUTCHER 1932 oct 18 mid Sussex Times                                                1932 Oct 18 The Mid-Sussex Times pour BUTCHER1932 oct 20 The mid sussex Times1932 Oct .201935 Mars 28 The Forfach dispatch   The Mid -Sussex Times pour Butcher                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        1935 Mars 28 the Forfach Dispatch                                                            ? pourquoi Jaz  parce qu’ils sont 1936 oct 27 The mid sussex Times                         1936 Oct 27 The Mid-Sussex Times pour Butcher 1936 sept 2 Glouceister Echo   1936 Sept 2 The Glouceister Echo pour DIMRA avec deux MODIC , silencieux et standard , et un REPLIC  .1938 oct 11 Brechin Advertiser detail                                1938 Oct. 11 pour Brechin Advertiser  pour James Duncan 1939 avril 11Brechin Advertiser                  1939 avril 11 in The Brechin Advertiser pour James Duncan 1939 fev 24 the western gazette dormeuse   1939 Fev. 24 The Western Gazette pour Sime & Son à Yeovil et Gillingham . Exit les chefs d’orchestre et les grooms , au profit d’une version moderne de la dormeuse , précédemment  très employée dans les publicités Jaz .1949 sept 27 Dundee evening Telegraph                    1949 Sept. 27 The dundee Evening pour LATTO 1950 jan 23 Gloucestershire Echo   1950 Janv. 23 The Gloucestershire Echo pour WAITES 349 High Street à Cheltenham

 

Figurine Jaz circa 1950/1953

figurinereconstitutionFigurine en plâtre : reconstitution des couleurs d’après les traces de polychromie résiduelles sur l’original et les enseignes similaires créées par René RAVO . Format 27 cm de haut , 21 cm de diamètre , poids 0,715 kg .

Etat original

La figurine reposait sur un socle dont on aperçoit les deux les trous de fixation en dessous ;  ce dos à la finition rudimentaire devait être difficilement compatible avec une exposition en vitrine . On imagine , car on en connaît pas d’autres exemplaires , qu’il s’agit d’une publicité à poser au dessus d’une grande vitrine . Voyez notre article sur le film Suivez cet Homme de 1953 , pour les scènes dans la bijouterie dont les vitrines contiennent des objets similaires .

Enseignes lumineuses des années 40/50

Boîte pour NERVIC 1950/51

boîte nervic trancheBoîte pour NERVIC , format 19 x 12,5 cm .boîte nervic faceCe type de boîte , dont nous ne connaissons que cet exemplaire , présente la particularité unique d’arborer , outre le logo Jaz et son jaseur boréal , des fragments des cadrans les plus originaux de l’année 1950/ 51 : MADRIC , JUNIC et TORSIC .boîte nervic dosSelon l’usage constant chez Jaz , les références du réveil sont imprimées au dos avec un tampon encreur ; en l’occurence , en haut à droite , celle d’un des derniers NERVIC le 461-51 , en bas à gauche les chiffres 051 donnent la date Juin 1951 .boîte nervic (2)

Les Jaz géants de vitrine

Giants JazLes deux types de réveils géants de vitrine des années 50 que Jaz confiait en prêt aux horlogers comme objets publicitaires .

Pour les horlogers , utiliser des réveils colossaux comme publicités n’est qu’une déclinaison de l’emploi , depuis le XIX° siècle , d’horloges géantes comme enseignes . Lesquelles prenaient fréquemment la forme d’une montre à gousset , beaucoup plus rarement d’une horloge de cuisine comme ci-dessus à Nantes dans les années 60.Jaz GiantsLa malle-cabine Vuitton donne la proportion de ces pièces impressionnantes de 56 cm de haut chacun pour un diamètre de 46 cm .

jazic géant

Celui-ci est une reproduction assez fidèle du  Jazic 193-20  ; Effectivement sur le Jazic original , la trotteuse rouge centrale est derrière les deux autres aiguilles , le reste est semblable . Si le Jazic est animé par un mouvement mécanique , celui de démonstration est évidemment animé par un mouvement électrique sur secteur . Au dos , une étiquette « Proprieté de C.I.M.H, 64 bis, Rue de Boetie PARIS, n° 29 » rappelle que , par exemple en cas de saisie suite à une faillite du magasin , ces objets restent la propriété de la C.I.M.H. , acronyme de la Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère , raison sociale d’origine de Jaz  que l’on retrouve d’ailleurs inscrite au bas du cadran de ce réveil géant comme sur les Jazic vendus au public jusqu’au changement de 1951 en Jaz Société Anonyme . Grand Jaz de vitrineFort aimablement , un de nos correspondants nous a confié les photos de ce bel et énorme exemplaire qui reprend également la silhouette des JAZIC  mais ne correspond à aucun modèle existant malgré son cadran à chiffres romains proche de celui d’un FRANCIC . On notera qu’il n’ y a d’ailleurs pas d’aiguille de réveil .Jaz de vitrine 2vue de dos étiquettePlaque de propriété affichant la nouvelle raison sociale de Jaz , anciennement C.I.M.H. Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère devenue JAZ S.A en 1951 . De nos jours cet usage de prêt d’objets d’étalage continue particulièrement pour les grands factices de parfums qui sont théoriquement interdits à la vente , restants la propriété de la marque.Stand JAZ Hamelin AngersCette rarissime photo originale du stand de la Maison Hamelin à la foire d’Angers en 1935 , nous offre un panorama quasi complet des Jaz en vente cette année là et surtout nous montre les deux ancêtres de nos « Jazic » de vitrine : un énorme FONIC en bakélite dont il s’agit de la seule représentation connue à ce jour ; tandis que sous la flèche rouge , on reconnaît un REPLIC , grand format , dont nous possédons un exemplaire offert au Raja de Nanpara en 1935 .géant chauvigny-page-407REPLIC géant un jour de braderie en 1931 devant l’horlogerie AUBRUN à Chauvigny jaz géant en indeCet autre REPLIC , détenu par un collectionneur indien , montre une faiblesse des pieds ,  en rapport au presque dix kilos de ce géant , que nous avons constaté aussi avec nos exemplaires .Black_Forest_FreiburgCette vitrine du Deutsches Uhrenmuseum à Furtwangen im Schwarzwald ( en Forêt Noire) …réveil géant BLANGY…et cet énorme réveil entre les mains de ce jeune ouvrier de la manufacture Blangy , prouvent que les réveils géants ne sont pas l’exclusivité de Jaz .

La clef à limitation de sonnerie

 

La clef de limitation de sonnerie fonctionne selon un principe très simple : il suffit de remplacer la clef de remontage de sonnerie habituelle par une clef comportant une extension métallique sur pivot , estampillée Jaz sur les deux côtés , laquelle se déplie et vient buter sur le bouton de sonnerie arrêtant de fait celle -ci !

 

Sur cette animation  , vous verrez l’extension s’arrêter en butée sur le bouton du réveil .

 

On trouve cette clef d’origine sur des JAZIC ou des CREUSIC  .  Le contacteur Jaz est techniquement basé sur le même procédé .duplic jazic camic pubau centre de cette publicité de 1951 , une illustration d’un Jazic et une petite notice pour expliquer le principe de la clef de limitation .contacteur pub sommeilJaz réunit dans cette publicité l’ensemble de ses dispositifs de sonnerie augmentée , diminuée ou améliorée dont le contacteur et la clef de limitation de sonnerie .

SARDA Besançon collaboration avec JAZ

En presque cent ans d’existence ,  JAZ a multiplié les collaborations de tous ordres avec la reprise de CARAT et de la SAP Société Alsacienne de Précision puis l’absorption de JAPY , les accords avec Favre Leuba , la SMI Société Méridionale d’Industrie , Peter Uhren , Lorentz La Vedette , LIP , ACCTIM clocks , BULOVA Finhor du groupe Anguenot Frères puis Cupillard Rieme pour les montres , jusqu’à Seiko ou Matra et enfin Yema , Lotus et Pulsar.                                                                                                                                                                                                                                                 Toutefois l’accord conclu avec les établissements SARDA , spécialisés dans la vente par correspondance , est d’un type inédit , et qui plus est , très limité dans le temps et dans son ampleur : confier à cette marque la distribution de quelques Jaz .Sarda catalogue.jpg page 8.jpgEffectivement à la page 8 d’un catalogue de cette marque , on trouve trois Jaz en vente dont les noms sont omis mais se voient dotés de références propres à SARDA : 48-81 pour le PERPIC   , 48-82 pour le FLEURIC et 48-83 pour le CUIRIC . Ces deux derniers étant des Tirages LimitésSarda catalogue.jpg page 1Comme la plupart des catalogues SARDA , il n’est pas daté ; toutefois la conclusion de sa page 2 fait nettement allusion aux affres économiques de l’immédiat après guerre et les dates d’apparition des Jaz présentés permettent de le dater vers 1947 /1948 . Ce sont , sans doute , dans les difficultés qui suivent l’occupation qu’il faut chercher les raisons de cette coopération qui ne connaîtra pas d’équivalent . Jaz a toujours affirmé auprès de ces horlogers affiliés qu’ils étaient leurs seuls vecteurs de vente , rejetant coopératives , grands magasins et vente directe aux clients . Cette offre , somme toute limitée , les revendeurs Jaz n’ont pu l’ignorer mais la consultation des tarifs nous éclaire sur son acceptabilité potentielle : SARDA vendait les Jaz plus chers qu’en boutique . Soit 3.500 Fr pour le PERPIC contre 3.450 Fr en magasin , 8.750 Fr pour le FLEURIC soit 250Fr de plus que chez l’horloger du coin et encore 200 Fr en supplément pour un CUIRIC vendu 9.700 Fr sur catalogue . ( voir la fin de l’article du CUIRIC pour l’étude de l’évolution de son prix de 1946 à 1951 ) sarda catalogue EmpicDans ce petit catalogue de seulement 15 pages , plus tardif – probablement de 1950/52 -c’est un seul Jaz qui est proposé .sarda empicAu milieu de la page 5 , sous la référence H.36 , c’est une EMPIC cette fois qui est disponible , dans sa version à chiffres arabes . granic sarda Pour autant , il ne faut pas voir des Jaz à toutes les pages , même si cette pendule en tôle émaillée , référencée H04 dans ce même catalogue 1950/52 , présente une forte analogie avec la GRANIC , seule horloge en tôle émaillée de la marque au jaseur boréal

…et pour cause puisque le boîtier est absolument identique : mêmes renflements , strictement le même format et quasiment les mêmes chiffres . La raison est simple : pour un seul modèle d’horloge en tôle émaillée , Jaz n’a pas créé une onéreuse  ligne de production spécifique avec four d’émaillage entre 750 et 860 ° . En revanche Jaz s’est fourni à quelques années d’écart auprès du même fabricant que SARDA . Avec toutefois la notable différence que Jaz avait doté sa GRANIC du calibre 5G , qui présente -comme tous les calibres G – l’avantage de se fixer au boîtier uniquement par l’axe central et l’orifice de remontage , contrairement à la version de SARDA dont le calibre nécessite , pour se maintenir , deux vis supplémentaires bien visibles à 3h et 9h .sarda jaz 1953En 1953 , on retrouve de nouveau quatre Jaz disponibles au page 22 et 23 d’un petit catalogue SARDA de 25 pages . Sous la référence 5383 , c’est un des grands succès de Jaz que l’on retrouve le JAZIC .sarda jaz 1953  page 23.jpgà la page 23 ce sont des modèles beaucoup plus exclusifs qui sont proposés sans que leurs dénominations ne soient reprises mais des références propres à SARDA à savoir 5392 pour l’ALSIC , 5395 pour le SAPIC noir et 5396 pour le BUTIC .

                                                                                                                                                                 PETIT HISTORIQUE de la marque SARDA Besançon                                                                                                                                         sarda quai veil picardsarda-quai-veil-picardEn 1893 , à Besançon , Hyacinthe SARDA fabricant d’horlogerie comme il y en a tant à l’époque dans la capitale horlogère franc comtoise , installe sa boutique à l’angle du 33 Quai Vieil -Picard et de la rue Marulaz .

 

Catalogues SARDA 1926 / 1932 et 1934                                                                                                                                                                                                                       Lauréat des concours 1913 /1914 /1919 de l’Observatoire National et Chronométrique de Besançon , SARDA se lance rapidement dans la vente par correspondance de montres , réveils , pendules , orfèvrerie , bijouterie comme TRIBAUDEAU autre maison bisontine fondée en 1876 .

Sarda boulevard Carnotsarda-juillet-58Le succès est au rendez-vous , obligeant les établissements SARDA à déménager à un angle du boulevard Carnot dans des locaux beaucoup plus vastes , où la vente au détail est assurée .sarda (3)Les raisons du succès sont à chercher dans la qualité des produits vendus avec des montres à complications , des chronomètres …

 

 

…mais aussi dans l’importance du marketing avec la diffusion de milliers de cartes postales publicitaires permettant d’obtenir les catalogues qui offraient un choix de 500 à 600 montres , soit qualité et quantité . Pour l’orfèvrerie , l’accent était mis sur le suivi des collections sur plusieurs années , permettant à des familles modestes d’acquérir petit à petit une ménagère de couverts , sans recourir au crédit .

 

Pas de jaseur boréal , comme JAZ , pour le logo de SARDA …

 

…mais l’aigle et les colonnes des armoiries de Besançon ( à gauche ) , aigle héraldique qui a l’avantage de ressembler fortement à celui des Savoie que l’on retrouve sur les blasons et les pièces sardes sans doute chers à SARDA et à ses origines .

 

Dans les années 60 , SARDA devient progressivement DIFOR avant de disparaître en 1979 suite à l’accord conclu avec MATY , le dernier bisontin de la vente par catalogue apparu en 1951 , devenu le poids lourd de ce marché avec de nos jours deux millions de clients , 7000 commandes par jour , deux tonnes d’or utilisées chaque année , 650 employés , 17 points de vente et le titre incontestable de leader européen de la vente de bijoux par correspondance , les montres et réveils n’étant dorénavant qu’un faible pourcentage du chiffre d’affaires .

Les GAILLARD une dynastie d’horlogers bijoutiers

Le passage Choiseul , avec ses 190 mètres de long et ses 3,9 mètres de large , est le plus long de Paris . Edifié en 1825/27 , il était dans un tel état de décrépitude en 1936 que Louis – Ferdinand Céline , qui y vécut son enfance , l’immortalise sous le nom de Passage des Bérésinas dans Mort à crédit . Heureusement une restauration importante et réussie du Passage Choiseul a eu lieu de 2013 à 2017 . Meilleure allure , meilleure fréquentation , meilleure visibilité à l’extérieur , superbe luminosité à l’intérieur , sont autant d’atouts qui marquent la renaissance du Passage Choiseul , lequel abrite au numéro 57 la bijouterie horlogerie Choiseul . Bel écrin pour abriter la dernière adresse d’une dynastie d’horlogers : sur quatre générations : les GAILLARD dont les cousins LECLOU étaient également horlogers .95 rue de la Chapelleencart publicitaire des années 20gaillard (4) Marcel GAILLARD 1911 médaillé de l’Ecole d’horlogerie de Cluses promotion 1897/1900                                                                                                                            Boutique de la première génération , sise 95 ( actuel 21)  rue de La Chapelle dans le XVIII°à Paris , avec appartement à l’étage . La conformation de ses vitrines est typique de son époque : lettres bombées en émail collées à l’extérieur sur les vitres , pas de publicités mais un maximum d’objets présentés , au point de ne plus voir l’intérieur du magasin ;  dans la vitrine de gauche en haut : les médailles et bijoux ; en bas : les montres à gousset ; dans la vitrine de droite : les réveils à cloche et pendules de cheminée . Pas de Jaz puisque la firme est fondée en 1921 , donc postérieurement .gaillard 1940_(2)[1]Boutique à la Médaille d’Argent en 1940 , 95 rue de la Chapelle . Vitrine de droite on devine malgré le reflet une pancarte Jaz derrière la vitre et à l’extérieur une plaque émaillée Jaz première génération – tout à gauche – répond à une plaque Oméga tout à droite gaillard 1947_(2)[1]intérieur de la boutique en 1947 : on notera la présence d’un éphéméride mural Jaz , hélas , un peu caché par le thermomètre -baromètre en marbre .gaillard (1)Louis GAILLARD 1950 diplômé Ecole de Cluses promotion 1924/1927                                Les années 50 marque l’apogée de Jaz , comme en témoignent les nombreuses publicités qui ornent la boutique de la deuxième génération des GAILLARD . En 1945 , la rue de la Chapelle fut scindée en deux , sa partie sud prenant le nom rue Marx Dormoy : la numérotation s’en trouva modifiée et la boutique qui était au 95 se voit attribuée le numéro 21 que l’on devine derrière la première vitre tout en haut ; en revanche le voisin a gardé le numéro 95 en façade .

En haut à gauche : une plaque émaillée si délavée que ses inscriptions sont à peine visibles : elle prouve toutefois une affiliation à Jaz qui remonte au moins aux années 35/37 . En haut à droite trône au contraire , entre deux carillons Vedette , la toute récente enseigne lumineuse de 44 cm de diamètre qui arbore le jaseur boréal de René RAVO devenu pendant la guerre le logo de Jaz . Très courante à l’époque , puisque Jaz ne produisait pas ce type d’horloges qui connaissaient un grand succès à l’époque , la proximité avec les carillons Vedette s’explique aisément par l’accord conclu entre Jaz et Vedette en 1949 . En revanche les six belles plaques qui ornent les bas de caisse ont été fabriquées sur mesures pour cette boutique qui est , à notre connaissance , celle qui affiche le plus de publicités pour Jaz .gaillard 1954_(1)[1]La boutique au 21 rue de la Chapelle en 1954 et ses magnifiques panneaux Jaz gaillard 1957_(3)[1]en 1957 la diversification s’étend au briquet Flaminaire Louis Gaillard (1)Cette carte publicitaire postérieure montre que , si la plaque émaillée Jaz est toujours présente , les six panneaux de bas de caisse ont été remplacés par d’opportunes vitrines permettant de présenter plus de produits en vente . On notera l’amusant texte conçu par Louis Gaillard , à la première personne , à propos de sa pendule électrique qui « donnait  » l’heure au quartier , ce qui n’est pas exagéré . Effectivement la boutique se trouvant au point culminant de la très longue rue de la Chapelle , cette horloge pouvait être vue depuis l’avenue Max Dormoy ; subsiste d’ailleurs , en place actuellement , un panneau lumineux Citizen qui permet de s’en rendre compte . En général ce sont les beffrois des mairies , des hôpitaux ou les clochers des églises qui rythment les heures d’un quartier , or de l’autre côté de la rue , presque en face l’établissement des GAILLARD , se trouve la Basilique Sainte Jeanne d’Arc qui aurait dû tenir ce rôle sauf qu’elle restera inachevée de 1930 à 1964 et que son absence de clocher traditionnel et d’horloge laissait place « à la médaille d’argent » pour assurer ce service .

Le nom de la boutique est extrêmement bien choisi puisqu’il semble faire allusion à l’activité de bijoutiers qui vendaient beaucoup de médailles en or et argent , souvent religieuses , mais les initiés savaient qu’il s’agissait de la médaille d’argent obtenue en fin de cycle d’études à Cluses par Marcel puis Louis Gaillard qui , par extraordinaire , ont été successivement deuxièmes de promotion de cette école à la réputation internationale .gaillard 1968-23_Boutique_21[1]Monsieur Gaillard devant sa boutique en 1968 et sa petite famille à la fenêtre à l’étage
choiseul gaillardgaillard (3)Olivier (à gauche) et son père Jean Claude GAILLARD diplômé de l’ENHC – Ecole Nationale Horlogère de Cluses , promotion 1952/1956 – dans sa boutique atelier du passage de Choiseul . Rares sont les familles d’horlogers qui ont survécu à l’invasion dévastatrice du quartz nippon , aussi ce type de magasin fait notre bonheur . On n’est pas reçu par de simples changeurs de piles – même s’ils assurent ce service évidemment- mais de vrais horlogers qui peuvent légitimement exposer les superbes outils des générations précédentes et vendre pendulettes d’officier , goussets , etc . Leur sellier maroquinier pourra réaliser un bracelet de montre entièrement sur mesure et selon votre choix le plus particulier . Spécialisés dans la réparation de montres mécaniques, anciennes ou récentes quelque soit leur marque , ainsi que de pendules , ils sont également distributeurs  de nombreuses marques suisses , allemandes ou françaises telles que Junghans , Junkers , Zeppelin , Claude Bernard ,Timberland , etc . Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Olivier et au regretté Jean-Claude Gaillard ( + 2018) qui ont bien voulu nous confier les documents ci-dessus et pris le temps de nous guider comme ils le feront pour achats et réparations dans leur boutique .

Bijouterie Horlogerie CHOISEUL 57 passage Choiseul 75002 Paris  01.42.96.07.50                  site de la bijouterie http://www.bijouteriechoiseul.com/

du lundi au vendredi de 10H30 à 18h   contact@bijouteriechoiseul.com