pendule à poser export circa 1960/63

horloge à poser exportPetite pendule à poser , gamme Jaz Electric , mouvement à pile LR14 , calibre 1 AN sans fonction réveil . Boîtier en bois peint crème , lunette en métal ouvragé , vitre en verre bombé , aiguilles blanches , chiffres romains sur écoinçons blancs sérigraphiés , cadran vert . Format 17 x 17 cm . export foreignCette pendule est hors des catalogues Jaz français , uniquement destinés à l’export comme l’indique la mention foreign en bas du cadran sous le VI . Nous l’avons d’ailleurs rachetée en Angleterre .export dos obturéOfferte , selon la mention manuscrite au dos , à un membre de la société de pêche anglaise Long Eaton Victoria Society en 1974 , ce qui semble bien tard puisque ce calibre 1AN qui l’équipe n’a été employé par Jaz qu’au début des années 60 et uniquement pour des horloges murales . Les pendules à poser sans d’ailleurs plutôt rares pour la marque au jaseur hormis les modèles de luxe et exceptées les 400 jours des années 80 , évidemment . Mais ce n’est pas la seule étrangeté de ce modèle : l’orifice du bouton de l’heure a été obturé .  export ouverteLa lunette étant pivotante , le changement d’heure se fait en façade – comme sur les anciennes horloges mécaniques – en poussant les aiguilles avec le doigt . Le bois peint n’avait pas été utilisé depuis la guerre . Ce type de lunette en métal ouvragé est inconnu chez Jaz .Enfin si ce modèle d’aiguilles a été beaucoup employé , la forme de celle des minutes est étrangement inversé par rapport à tous les autres exemplaires inventoriés dans les collections Jaz .

TRAPIC 1968 à 1970

trapic faceTRAPIC , horloge murale , gamme des Jaz Transistor , mouvement à pile , calibre AN , licence ATO . Nouveauté du catalogue 1968/69 à la page 23 , référencée 2255-10 . Corps en acajou véritable vernis et décoration et bélière en métal doré finition diamant , lunette en métal dorée et vitre en verre bombé . Format 20 x 37 cm . La TRAPIC n’est en vente qu’en 1968/69 et 1969/70 .trapic decor

trapic dos.JPG

 

TALIC 1959 à 1962

talic-1-version-jaz-1959-60-catalogue-page-22TALIC , horloge murale , gamme Jaz Electric , mouvement électrique à pile , calibre 2AL puis 1AL . Nouveauté du catalogue 1959/60 à la page 22 . Boîtier en Formica , lunette en métal doré ou duralinox poli , vitre en verre bombé , trotteuse centrale rouge ou noire . Format 26,5 x 22 cm                                                                                                                                                                               Pour sa première apparition au catalogue , deux versions sont disponibles : Formica vert et zone des heures galbée verte réf .1858-10 ou formica jaune et zone des heures galbée rouge vif réf.1858-20 .                                                                                                                                                                                              talic 1858-36 faceTALIC 1858- 36  

 

TALIC 1858-36  ; les aiguilles et la lunette en duralinox sont peu usitées chez Jaz

En 1960/61 les zones des heures galbées sont abandonnées au profit de zone plates entrainant une modernisation des chiffres et le calibre 1AL remplace le 2AL . L’offre s’étoffe avec cinq versions : Formica vert et zone des heures verte réf.1858-12  ; Formica jaune et zone des heures rouge réf.1858-28 ; Formica noir et zone des heures jaune Pernod réf.1858-36 ; Formica rouge et zone des heures gris dégradé réf.1858-44 ; Formica jaune et zone des heures gris dégradé réf.1858-54 .                                                                                                                                                                                                   En 1961/62 , pour la dernière apparition au catalogue , deux versions sont ajoutées portant l’offre à sept variantes :  Formica faux bois noyer de fil et zone des heures gris dégradé réf.1858-94 ; Formica blanc et zone des heures corail orange , réf 1858-98 .                                                                                                                                                    La TALIC est la version à pile de la PLATIC mécanique à clé et de la TRALIC électrique sur secteur . Elle n’est plus disponible à la vente en 1963/64 . La dénomination TALIC sera réattribué à un radio-réveil en 1982 .talic zone plateTALIC 1858-12 .                                                                                                                 Dans la deuxième version de la TALIC la zone des heures et en plastique est plate . La lunette n’est plus en métal mais en plastique dorée et la vitre n’est plus en verre mais en acrylique . Cette vitre est maintenue par deux clips à III et IX heures . Les aiguilles sont également différentes .talic dosTALIC 1858-12 équipé du calibre 1AN .solmic talicpublicité presse ; Reader’s Digest 18,5 x 13 cm . Présentation très hors normes pour cette réclame à 80 % composée d’un long texte : les horloges à piles étaient de telles nouveautés qu’elles justifiaient , peut être , une si longue explication .talic solmic pubprésentation plus classique et réussie pour cette publicité sur le même thème . Reader’s Digest 18,5 x 13,5 cm .algic talic pubpublicité déclinée pour Paris Match 21 x 15 cm .parmic talic solmic pub 1959.jpgultime version pour  Paris Match  1959 , pleine page , format 35,5 x 26 cmfanic talicpublicité  format 32,5 x 11,5 cmfirmic talic fanic pub Paris Match n°663 Déc 1961publicité Paris Match n° 663 Déc. 1961 , pleine page , format 35,5 x 26 cm

FIRMIC / FRIMIC 1961 à 1964

firmicFIRMIC puis FRIMIC , horloge murale , gamme Jaz Electric puis gamme Jaz Transistor , mouvement à pile , calibre 1AL puis 1AN . Nouveauté du catalogue 1961/62 à la page 18 . Boîtier en stratifié , jonc collé au pourtour , pas de chiffres mais des index en relief , aiguilles en métal doré , sans vitre ni trotteuse . Format 24 x 20 cm . 886 gr sans pile .                                                                                                                   firmic-dos-calibre-alDos d’une FIRMIC et vue sur son calibre AL                                                                                                                                                                                   Pour sa première apparition au catalogue 1961/62 , elle tout d’abord nommée FIRMIC , dotée du calibre 1AL et proposée en deux couleurs de stratifié conçus par Isoplat  : noir à jonc jaune réf.1850-30 et jaune à jonc noir réf.1850-50 . frimic 1962.jpgFRIMIC 2250-50                                                                                                                                                                                                                                                  Dès l’année suivante en 1962/63 elle change de calibre , passant du 1AL au 1AN . Selon une tradition ancienne chez Jaz en cas de changement de calibre sans modification esthétique notable , son nom est modifié par anagramme en FRIMIC . Désormais le stratifié est réalisé par Formica mais ne changent pas de couleurs , juste de références : noir à jonc jaune réf.2250-30 et jaune à jonc noir réf.2250-50 .frimic dosDos d’une FRIMIC et vue sur son calibre ANfirmic talic fanic pub Paris Match n°663 Déc 1961.jpgpublicité Paris Match n° 663 Déc. 1961 , pleine page , format 35,5 x 26 cm

LICENCE ATO

La plupart des pendules électriques Jaz portent la mystérieuse mention Lic. ATO ou licence ATO . La raison en est l’acquisition , en 1958 , de l’autorisation pour la France  d’exploiter les brevets de la maison ATO créée par Léon Hatot , pionnier de l’utilisation de l’électricité dans l’horlogerie . Tout d’abord exclusive , on verra plus tard des horloges Trophy ou Vedette  l’utilisant , cette licence ATO permet à Jaz de devenir leader en matière de calibres à piles et transistor pour ces horloges murales , réveils et pendulettes avec 245 Jaz dotés de calibre AL , AN , AR , AT , AV , AX , CF , CR , FC , MP , TC , TJ , TM , TP , TR  , TMK , TRK et leurs nombreux dérivés .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             Ci dessous une biographie complète de ce génie multiforme qu’était Léon HATOT

Léon Hatot et les horloges électriques ATO  par Michel Viredaz

 article  publié dans le bulletin Chronométrophilia No 56 (été 2004).

Le chapitre « Historique » du présent article est constitué de larges extraits du site Internet Worldtempus, grâce à l’aimable autorisation du CIDH (Centre International de Documentation sur l’Horlogerie).

Historique

Né le 22 avril 1883 à Châtillon Sur Seine ( Côte d’Or) , décédé le 11 septembre 1953, Léon Hatot fut élève de l’École d’Horlogerie de Besançon entre les années 1895 et 1898, puis élève de l’École des Beaux-Arts de Besançon. Il s’installa, très jeune, à son propre compte en 1905, en se spécialisant dans la gravure en boîtiers de montres, et développa très rapidement un atelier artisanal d’une douzaine de compagnons fabriquant des montres de haute qualité en métaux précieux et en joaillerie. Il s’établit ensuite à Paris, où il reprit en 1911 la suite de la Maison « Bredillard», tout en conservant son atelier de Besançon. Il fut alors à cette époque et par la suite, l’un des quelques créateurs de montres artistiques et de joaillerie, et fournisseur des principales Maisons de la rue de la Paix. Remarqué par La France Horlogère, celle-ci l’incorpore, en 1920, dans son Conseil de rédacteurs spéciaux avec la mention «Hatot Industriel et Artiste Bijoutier».

D’esprit curieux et visionnaire, Léon Hatot s’intéresse très tôt aux perspectives ouvertes à l’horlogerie par l’énergie électrique et décide en 1920 de fonder une filiale spécialisée dans la recherche et de développement des montres et pendules électriques à piles. L’ensemble de ses entreprises, de Paris comme de Besançon, sont la même année regroupées sous une raison sociale identique: Société des Etablissements Léon Hatot. Pour l’assister dans ses recherches sur le développement de l’horlogerie électrique, il s’assure en 1923 la collaboration de Marius Lavet, ingénieur des Arts et Métiers et de l’Ecole Supérieure d’Electricité, passionné comme lui par les applications de l’électricité à l’horlogerie.

Commercialisées sous la marque « ATO » depuis 1923, les pendules électriques sont produites à Besançon dans une usine partiellement reconstruite au 13 de la rue de la Rotonde. Elles connaissent un succès sans précédent dès leur apparition sur le marché. A l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925, Léon Hatot remporte un Grand Prix avec une gamme complète de pendules électriques, habillées de marbre ou de métal chromé, logées dans des cabinets en marqueterie de bois précieux et même pour certaines dans des cadres de verre moulé, créés dans les ateliers de Lalique . Léon Hatot est décoré de la Légion d’Honneur, nommé juge au tribunal de commerce de la Seine et conseiller du commerce extérieur.

En 1929, Léon Hatot réalise une invention significative avec la montre « Rolls » à remontage automatique. Ce dispositif, dans lequel le mouvement se remonte au moindre mouvement du bras en coulissant à l’intérieur du boîtier, guidé par des billes entre deux glissières (Brevet principal No. 704.910 du 11 janvier 1930, 1ère addition No. 38.984, 2ème addition No. 39.523, complétées le 30 novembre 1931 par une 3ème addition No. 39.581), est décrit en janvier 1932 par son ami Marius Lavet dans le Bulletin de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale. Ce mécanisme présente l’avantage de fonctionner avec un minimum de frottements et de pouvoir être exécuté pour des mouvements de dimensions extrêmement réduites, parfaitement adaptés aux montres rectangulaires qui étaient à la mode à cette époque, les montres de femmes en particulier. Par un contrat du 23 septembre 1930, la Société Hatot concède à Monsieur Blancpain le monopole exclusif de la fabrication des montres « ROLLS » à remontage automatique, ainsi que de leur diffusion pour la France et la Belgique. Cependant, cette invention, couronnée par une Médaille d’Honneur de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, n’a pas connu le succès qu’elle méritait, son exploitation commerciale ayant été entravée par les séquelles de la crise mondiale de 1929.

Pendant ce temps, Léon Hatot n’abandonne pas son atelier parisien de joaillerie et de montage de montres de haute joaillerie, dont il confie la direction en 1926 à Edouard Dietsch, qui vient d’épouser sa fille.

L’atelier connaît alors un nouvel essor, ce qui permet avec la vente des pendules ATO de financer les recherches ruineuses sur l’horlogerie électrique qu’il poursuit avec son ami Marius Lavet, recherches néanmoins couronnées de succès par une invention spectaculaire: la pendule électrique « ATO-RADIOLA » à remise à l’heure automatique par les ondes radio. Décrite pour la première fois en mai 1928 dans le bulletin No. 2 de Radiola, organe de la Société Française Radioélectrique, la remise à l’heure était télécommandée dans un rayon de 250 kilomètres par un signal radio régulièrement diffusé par la Tour Eifel ou par le poste Radio-Paris au cours de l’un de ses concerts. Il suffisait alors que le possesseur d’une telle pendule soit à l’écoute de ces concerts au moins une fois par semaine pour qu’elle soit continuellement à l’heure exacte. Il est intéressant de remarquer que ce dispositif de mise à l’heure des montres et des pendules a été « réinventé » et lancé à grand renfort de publicité par Junghans à la fin des années 1980. L’innovation la plus notoire de ce dernier procédé réside dans la portée de l’émetteur, relié à l’Observatoire de Brunswick, qui diffuse son signal dans un rayon de près de deux mille kilomètres.

En 1928, la Maison Hatot est expropriée de l’immeuble du 23 de la rue de la Michodière promis à la démolition. Les différents services de la société sont transférés dans de luxueux locaux situés 12 Faubourg Saint Honoré, qui ne tardent pas à être fréquentés par une clientèle particulière riche et exigeante, attirée par les montres de haut de gamme et la haute joaillerie dont Edouard Dietsch avait fait sa spécialité. La prospérité de la maison, cependant, est de courte durée. Comme toutes les industries de luxe, elle est frappée de plein fouet par la crise économique résultant du krach boursier américain de 1929.

En étendant ses activités à l’exportation vers l’Italie, la Belgique et l’Allemagne, où il conclut des accords avec les sociétés Haller & Benzing et HAU (reprises ensuite par Junghans)  pour la fabrication et la diffusion des pendules ATO, Léon Hatot non seulement réussit à sauver son entreprise, mais parvient même à la développer.

Ne pouvant par ailleurs se résoudre à quitter complètement sa Franche-Comté, Léon Hatot conserve à Besançon un petit atelier de montage. Ses grandes qualités artistiques le firent désigner à différentes reprises pour l’exécution de pièces spéciales. C’est ainsi que tout au début de sa carrière, il eut à concevoir et à réaliser de ses propres mains, pour le compte de la Ville de Besançon, une très belle montre savonnette qui fut offerte au Président de la République Armand Fallières, lors d’une de ses visites dans le Doubs. Plus tard, il créa et modela la coupe chronométrique en cristal attribuée chaque année aux fabricants d’Horlogerie ayant obtenu les meilleurs résultats aux Concours de Chronométrie. Il fut également membre fondateur de la Société chronométrique de France.

A l’Exposition Coloniale de 1931, Léon Hatot présente des pendules électriques de dimensions réduites qui furent à l’origine de toute une nouvelle génération de pendules décoratives. Il crée en particulier un nouveau modèle, de conception et de présentation révolutionnaires, en supprimant les habillages traditionnels, le mouvement devenant par lui-même le seul élément décoratif . Il ouvre ainsi la voie à une nouvelle mode entraînant à sa suite la plupart des fabricants qui adoptent cette esthétique d’avant garde, mêlant le verre au métal chromé et s’accordant parfaitement avec le mobilier de l’époque. Son esprit fertile l’amène à lancer sur le marché bien d’autres créations originales telles que l’Aquatora dont l’heure est indiquée sur la circonférence d’un aquarium lumineux et la Maplux, marquant l’heure d’un point quelconque du monde sur la ligne d’équateur d’un globe terrestre.

Parallèlement à sa production de pendules électriques, Léon Hatot ouvre en 1933 un nouveau département de distribution de l’heure au moyen d’horloges mères contrôlant plusieurs horloges réceptrices, ce qui le conduit à reprendre la Maison Paul Garnier fondée en 1825 et spécialisée dans la distribution de l’heure dans les gares et sur les édifices publics. Le transfert de l’usine de Besançon est alors décidé et les différents services de la Société sont regroupés dans les locaux de la Maison Paul Garnier, au 9 rue Beudan, à Paris 17ème. En 1939, dès le début de la seconde guerre mondiale, la Société Hatot est réquisitionnée pour la fabrication de conservateurs de cap Sperry et autres instruments pour l’aviation  , ainsi que de différents appareils de mesure et de navigation pour la Marine Nationale. La défaite de 1940 met fin à ces activités, Léon Hatot se refusant à toute collaboration avec l’Allemagne.

Il est bien regrettable qu’il n’ait pas pu voir la révolution technique subie par l’horlogerie à la suite de l’application du transistor à cette industrie, car quelques jours avant sa mort, il eut connaissance des premiers prototypes fonctionnant dans ses laboratoires sans aucun contact électrique, et il en pressentit le succès. La vie entière de Léon Hatot fut consacrée à la recherche du mieux dans tout ce qu’il entreprenait, et son extraordinaire activité, sa volonté farouche, son esprit inventif toujours en éveil, ont permis à son entreprise de prospérer et, malgré sa modeste importance, d’imposer ses systèmes aux plus grandes sociétés horlogères du monde entier.

La Société Hatot a donc été parmi les toutes premières à doter ses instruments de perfectionnements importants rendus possibles par l’application des transistors à l’horlogerie . Ses premiers brevets sont déposés le 16 septembre 1953. La Société Hatot ne disposant pas de capitaux suffisants pour exploiter ses nombreux brevets sur le plan mondial, du se résoudre à céder des licences d’exploitation aux principaux producteurs d’horlogerie des pays industrialisés, si bien qu’il existe de par le monde des millions de mouvements de montres et de pendules signés L. Leroy & Cie., Ebauches S.A., Junghans , Westclox, Smith & Son, Bulova, JAZ  et General Time, portant la mention « Lic. ATO ». Il en est également ainsi des Chronostats I, II et III, chronomètres de marine électroniques qui furent livrés à la Marine Nationale, l’Ecole Normale Supérieure, la Compagnie Générale Transatlantique et l’Institut de Physique du Globe par la Société L. Leroy & Cie. Le Chronostat III en particulier fut utilisé pour les Missions Polaires et équipa les bâtiments de la Marine Nationale les plus prestigieux tels que les porte-avions « Clémenceau » et « Foch », le porte-hélicoptères « Jeanne d’Arc » et différents sous-marins du type « Daphné ». Enfin, par décision du Secrétaire Général de la Marine Marchande en date du 31 juillet 1959, le Chronostat III fut agréé sans restriction et pu être embarqué sur les paquebots et les navires de la Marine Marchande, le prestigieux paquebot « France », mais également les nombreux pétroliers et porte-conteneurs de la Cie Shell et le splendide « Sovereign of the Sea ».

Léon Hatot est mort le 11 septembre 1953 à l’âge de 70 ans des suites d’une longue maladie, après une vie débordante d’activités, tant sur le plan artistique où il se distingua dans le domaine de l’horlogerie comme l’un des Maîtres de la période Art-Déco, que scientifique où son esprit créatif et visionnaire a donné naissance à de nombreuses inventions annonçant les développements de l’horlogerie du troisième quart du XXème siècle.

En 1967, c’est la branche d’horlogerie électrique de la Maison Lepaute qui est acquise et exploitée en complément des productions ATO. Un nouveau type d’horloges à lecture directe à chiffres 7 segments est conçu en 1978 et immédiatement adopté par la SNCF. Ces horloges remportent un très vif succès et sont très rapidement copiées à une très grande échelle. Bien que la Société Hatot s’adapte rapidement aux nouvelles techniques nées de l’électronique et de l’utilisation de minuscules cristaux de quartz comme étalon de fréquence, les frais de recherche et de mise au point deviennent trop importants pour être amortis sur des fabrications de séries moyennes. La concurrence des pays du Sud Est Asiatique contraint la Société Hatot à abandonner sa branche industrielle pour ne conserver que la vente des montres de qualité et la production de pendules d’appartement à pile ou sur secteur qui furent encore exploitées quelques temps sous les marques « ATO-LEPAUTE » et « ATO – PAUL GARNIER ».

L’ensemble du stock de montres et de joaillerie, conservé intact dans un coffre de banque depuis la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale, fut dispersé aux enchères publiques par Christie’s à Genève le 1er mai 1989. Les précieuses archives de la Maison Hatot et en particulier près de 5.000 magnifiques dessins gouachés de montres et de superbes pièces de haute joaillerie, contribution inestimable de Léon Hatot à l’épanouissement du style Art-Déco de la grande période 1910-1930, sont aujourd’hui la propriété de la nouvelle société Léon Hatot, membre du Groupe Swatch .

TABLIC 1964 à 1967

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TABLIC , pendule murale et compte-minutes , Jaz Transistor , mouvement électrique à pile pour le calibre 1AN de l’horloge , licence ATO , mouvement mécanique calibre 1AZ pour le minuteur  . Nouveauté du catalogue  1964-1965 , référencée 2264-30 à la page 11 . Boîtier en Formica noir , jonc jaune , lunette façon or ,  chiffres et index jaunes , aiguilles façon or. Compte-minutes type TEMPIC incorporé , à cadran jaune . Elle n’est plus au catalogue en 1968 . La dénomination TABLIC sera réattribuée en 1983 .tablic dissicpublicité ELLE magazine 1964 , format 31 x 16,5 cm .

RITIC 1961 à 1966

ritic

RITIC , pendule murale de la gamme des murales gammes Jaz Transistor et Jaz Electric , mouvement électrique à transistor , à pile LR 20 , calibre 1AN , licence ATO . Nouveauté du catalogue 1961-1962 à la page 15 . ritic 6Boîtier noir ou blanc dégradé noir, référencés 2210-10 et 2210-20 . Pourtour, cadran et lunette façon or . Zone des heures blanc mat , chiffres en relief et aiguilles noirs . Diamètre 30 cm, épaisseur 7 cm .

ritic ouvert

Le modèle 2210-20 disparaît de la collection 1964-1965 ; à son tour la dernière version restante , à boîtier noir , n’est plus en vente dans le catalogue 1966/67. Le nom de RITIC est réattribué en 1975 à un réveil de voyage .ritic 3ritic 4ritic dospeintic ritic burbic montric pesic pub 1963publicité Paris Match pleine page , 34 x 26 cm .ritic houdic lagic ansic clenic temic paltic officpublicité ELLE magazine , pleine page , format 31 x 23,5 cm

SACLIC 1961 à 1966

saclic faceSACLIC , horloge murale , Jaz Transistor , mouvement à pile , calibre 1AN , licence ATO  . Nouveauté du catalogue 1961/62 à la page 15 , référencé 221-10  . Boîtier composé d’un double cerclage de métal façon or  dans lequel sont encastrés des index de laiton massif qui tiennent lieu de chiffres et maintiennent une vitre en verre bombée au centre de laquelle est fixé un cercle de métal bombé façon  qui dissimule le mécanisme donnant une impression de « suspension » et de légèreté . Aiguilles aluminium façon or , non lumineux . Diamètre 33 cm , épaisseur 5 cm seulement . saclic rougeDevant son succès deux nouvelles variantes sont proposées dans le catalogue 1963/64 : verre bombé noir , référencée 2211-40 et verre bombé rouge , référencée 2211-60 . Cette dernière version rouge n’est plus au catalogue 1964/65 .Les versions noires et transparentes apparaissent pour la dernière fois en 1965/66. men-in-black-3-saclicL’élégance de ce modèle et son style emblématique des « sixties » lui ont valu d’être utilisé pour le film Men in Black III . Les décorateurs se sont inspirés de la tendance « atompunk », une variation futuriste des années 1945-1965 (comme le « steampunk » ou le « cyberpunk » pour d’autres périodes) afin d’élaborer leur conception de l’année 1969 et illustrer la scène  de l’ascenseur avec une Saclic dont ils ont changé les aiguilles pour des exemplaires plus visibles , avec un certain talent  ! Voyez notre article concernant la SACLIC dans notre rubrique Jaz au Cinéma . saclic rouge dossaclic rouge centre

Saclic logoSaclic calibresaclichoudic saclic turic pubpublicité 35 x 13 cmstilic clenic montric sufric houdic tortic elbric peintic saclicpublicité Paris Match double page , 35 x 53 cmSaclic Europa in situla marque allemande Europa a diffusé sa propre version de la SACLIC Saclic Europa ElamaticElamatic est le nom que donnait Europa à ces horloges à transistor
saclic mouvementSaclic version EuropaOn notera le choix des aiguilles particulièrement bien adaptées à la forme de l’horloge

 

GUTIC 1961 à 1964

gutic blancheGUTIC 2026-20                                                                                                                                                                GUTIC , pendule murale , gamme Jaz électric , transistor , mouvement transistor et balancier moteur , calibre 1AN à pile ,  licence ATO . Nouveauté du catalogue 1961/62 page 15 , référencée 2026-20 , faïence ivoire brillant , cadran filet et index relief « or », chiffres relief et aiguilles dorées , sans trotteuse , format 22 x 23 cm .gutic 2026 10GUTIC 2026-10 .                                                                                                                                                                 Existe cette variante – sortie à la même date et référencée  2026-10 – au corps en céramique jaune avec les chiffres , le filet et les aiguilles de couleur noire . Présent pour la dernière fois au catalogue 1963/64 . gutic dos.jpgCe calibre AN ne comporte pas de bouton au dos pour changer l’heure ; les GUTIC ne comportant pas de vitre , c’est donc en poussant l’aiguille des minutes avec le doigt que l’on peut régler l’heure .gutic peintic clenic montric pub 1963 1964.jpgpublicité presse hebdomadaire , 1963/64 , tiers de page , format 28,5 x 11 cm .