CLOISIC 1957 à 1961

cloisicCLOISIC 1644-20.                                                                                                                                                   CLOISIC , horloge murale , mouvement mécanique à clé , calibre 1AG  , autonomie 8 jours . Nouveauté du catalogue 1957 à la page 20 . Boîtier en Pollopas , lunette en métal  , vitre en verre bombé . Deux versions disponibles : boîtier blanc , lunette dorée , chiffres et points d’heures blancs sur zone rouge , aiguilles dorées , réf.1644-10 ou idem sauf lunette chromée , zone des heures verte et aiguilles brunes réf.1644-20 . Format 20,5 x 20,5 cm .

cloisic cadran AG.JPGCalibre AG les deux derniers chiffres sont ceux de l’année de production : ici 1957

Elle succède à la MURIC qui trouve l’origine de son nom dans le fait qu’il s’agit d’une horloge murale . En changeant son calibre 5G pour le plus moderne 1AG , la MURIC devient en 1957 la CLOISIC gardant un nom qui continue à faire allusion à son statut de pendule murale avec son synonyme : cloison ! En 1958/59 la zone or de la MURIC revient sous la référence 1644-30 et on ajoute également une version à zone jaune référencée 1644 -40 . Pour sa dernière apparition en 1960/61 , le changement est subtil puisqu’il ne reste plus que la zone jaune de disponible mais elle qualifiée de jaune PERNOD , suivant un accord conclu avec la célèbre marque de Pastis – voir article pub STRATIC–  réf .1644-14 et 1644-26 si la lunette n’est pas façon or mais chromée . cloisic cadranMentions Made in France sous le jaseur et 8  DAYS sous l’orifice de la clé rappelant à l’export son autonomie de 8 jours

 

l’attache murale pivote pour permettre l’accès à l’avance / recul sans qu’il soit besoin d’ouvrir le boîtier du mécanisme et fait donc office de cache poussière .cloisic 2° versionà partir de 1962 les CLOISIC changent de cadran et adopte celui des anciennes MURICcloisic cuidic lamic pub

 

Les différences de format à l’édition de ces pages de publicité – 29 x 12,5 en haut , 18 x 13 à gauche et 23,5 x 17 cm à droite – ont justifié de légères modifications de leurs maquettes respectives .

 

NYMPHIC 3002/3003 (1936 à 1937)

CONSULTEZ LA GALERIE DES NYMPHIC 3000 à 3007nymphic bleu (1)NYMPHIC 3002 non-lumineux                                                                                                                                         NYMPHIC 3002 et 3003 , réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre J , 30 heures . Présenté aux pages 7 du tarif d’Août 1936 et du catalogue de l’été 1937 . Chevalet et socle en métal chromé , cadran carré , douze chiffres , chemin de fer carré à l’intérieur de la zone des chiffres , demi- colonnes en pollopas bleu marine , glace biseautée . Format 16,5 x 10,5 cm .nymphic bleu (2)NYMPHIC 3002 ou 3.002 à colonnes bleues

 

nymphic 3003NYMPHIC 3003 ( ou 3.003) Lx aiguilles et chiffres lumineux nymphic-gammeFascicule publicitaire présentant trois des sept Nymphic , CB signifie « cadran blanc » non-lumineux et CL  » cadran lumineux« .

NOBLIC 1959 à 1961

noblic 4.jpgNOBLIC , horloge murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 4AG  . Nouveauté du catalogue 1959 à la page 19 . Boîtier en Pollopas blanc , lunette en métal doré ouvrante à droite  , vitre en verre bombée , cadran à zone des heures galbée , aiguilles glaives dorées , chiffres métal en relief , sans trotteuse . Format 26 x 22 cm , poids 895 gr . noblic 1NOBLIC 1649-10 verte                                                                                                                    Deux variantes disponibles : zone des heures verte réf.1649-10 ou zone des heures bleue réf.1649-30 .noblic 2 Selon un usage fréquent chez Jaz , son nom est l’anagramme de BLONIC une autre horloge murale qui lui ressemble en tous points sauf qu’il s’agit  d’une des toutes premières horloges électriques à pile de Jaz  . Apparue en même temps que la NOBLIC , dont le nom s’explique par la forme du boîtier en écusson, la BLONIC disparaît aussi vite qu’elle , puisqu’elles ne sont plus proposées au catalogue 1961/62 .noblic ouvert.jpgnoblic.jpgnoblic dessous.jpgnoblic dos ouvertLa patte de fixation pivote pour permettre l’accès à l’avance/ recul noblic dos

HUITIC 1958 à 1962

huitic-rougeHUITIC , horloge murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 4AG , autonomie 8 jours . Nouveauté du catalogue 1958/59 à la page 21 , référencée 1662-20 en grenat . huiticBoîtier en pollopas ivoire , lunette doré , chiffres en relief sur zone galbée , verre bombé . Diamètre 20,5 cm . Sa dénomination HUITIC fait référence à son autonomie de 8 jours .huitic-vertEn 1959/60 cette version verte , référencée 1662-20 , est ajoutée et les deux variantes seront disponibles jusqu’au catalogue 1961/62 . huitic dos

PERLIC 1954

perlic-et-croisicPERLIC , grand réveil ,  gamme des Gros Jaz , mouvement mécanique , calibre 1D . Nouveauté du catalogue 1954 à la page 13 réf. 269-11 . Boîte en Polopaze ivoire , cadran métal à zone des heures lie de vin foncé , vitre en verre plat , arrêt de sonnerie au sommet , sans trotteuse contrairement à son cousin le CROISIC , aiguilles et points lumineux . Format 20 x 17 cm .                                                                                                                                                                  Le PERLIC est la version du CROISIC – à l’arrière plan -en pollopas de couleur perle qui est à l’origine de son nom ; le PERLIC n’est disponible qu’en 1954 . La dénomination PERLIC sera réattribuée en 1968 .

MONIC 1958 à 1961

monic-1958-59-page-21MONIC , horloge murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 4AG , autonomie 8 jours  . Nouveauté du catalogue 1958/59 à la page 21 , référencée 1611-10 . Boîtier en Pollopas ivoire , chiffres bruns en relief et aiguilles brunes , aiguilles glaives squelettes . Diamètre 20, 5 cm . Dernière apparition au catalogue 1960/61 . Selon les catalogues Jaz , la caractéristique principale de la MONIC était la simplicité , effectivement elle ne dispose même pas de vitre .

Bakélite et Jazolite

Mettons les choses au point immédiatement : cet article est essentiellement destiné à tordre le cou aux articles ou annonces de vente de Jaz en plastique de couleurs claires qui sont présentés comme étant en Bakélite , uniquement parce que c’est une matière à la mode , très connue et donc plus « vendeuse ». Or c’est chimiquement IMPOSSIBLE , la Bakélite ne pouvant être produite que dans des couleurs foncées ou marbrées . La Bakélite est un plastique thermodurcissable qui nécessite une température de chauffe très élevée , laquelle noircit cette résine . Par exemple , la plupart des fameux bijoux en bakélite sont en fait en Pollopas , Prystal , Lucite , Vinyl , Acrylic , etc . La Bakélite est un phénoplaste (phénol-formaldéhyde ) tandis que le Pollopas est un aminoplaste  (urée-formaldéhyde) .

Les réveils et pendules Jaz de couleur crème ou ivoire sont en Pollopas , polystyrène , érinoïd , etc .Bakelite JewelryIl semble que la Bakélite a été découverte bien avant Léo Beakland (1863+1944) mais c’est ce dernier qui met au point le procédé d’obtention de ce premier plastique thermo-durcissable , qui durci de façon permanente après chauffage et moulage .

Mais surtout il lui laisse son nom en déposant son brevet en 1909 . La Bakélite lui valut fortune , gloire , l’obtention de la médaille Franklin en 1940 et d’être classé par Time Magazine parmi les vingt plus grands esprits du XX° siècle . La découverte de ce belge , naturalisé américain , a entraîné une véritable révolution . Dans la première moitié du XXe siècle, tous les foyers regorgeaient d’objets partiellement fabriqués en bakélite .
Le premier disque manufacturé par Thomas Edison a été réalisé dans cette matière . Le premier appareil photo compact conçu par Kodak (« le Browny ») était aussi en bakélite.img_6380-copierAu début des années 20 , les premiers Jaz étaient en métal puis en bois pour les modèles de prestige avant d’opter pour cette résine qui permettait d’obtenir des formes plus originales et diversifiées grâce à des moules parfois complexes . En 1926 le brevet de Beakland expire et la Bakélite tombe dans le domaine public , il suffisait alors de modifier légèrement le procédé pour exploiter sa propre formule , ce que ne manque pas de faire Jaz avec sa Jazolite , comme le fabricant de moulin à café Peter Dienes appelait la sienne Pédélite , Japy la nommait  Japylite  , pour Blangy c’était Blangilite , etc . Au tout début des années 50 , Jaz produisait encore des réveils en Bakélite , mais en 1955 cette matière disparaît totalement des catalogues et avec elles les couleurs sombres , tous les réveils sont alors en métal doré ou en polystyrène ou érinoïd de couleurs ivoires ou claires .jaz-bakelite-pubEn 1989 pour fêter ses 70 ans , Jaz édite une pendulette dont il est annoncé qu’il s’agit d’une réédition de l’un des touts premiers modèles de la marque , ce qui n’est pas tout à fait juste puisque cette réinterprétation de la FONIC est pour le moins libre . En revanche le matériau employé est bien de nouveau de la Bakélite , on retrouve des aiguilles cathédrales alors qu’il aurait mieux valu des aiguilles buildings et surtout le mécanisme est à quartz .

Pollopas ou Polopaze

La Bakélite est tellement connue du grand public et redevenue à la mode qu’il est courant voire quasi constant , sur les blogs et sites marchands , de voir des réveils et pendules en résines de couleurs claires attribués à cette matière . Or c’est chimiquement IMPOSSIBLE ,  la Bakélite ne pouvant être produite que dans des couleurs foncées ou marbrées . Certes les deux produits sont des matières plastiques ou résines de la même catégorie des polymères thermodurcissables , utilisées dès avant guerre , mais elles se différencient par leur polymère de base  : la Bakélite est un phénoplaste (phénol-formaldéhyde ) tandis que le Pollopas est un aminoplaste  (urée-formaldéhyde) .facture-pollopas Ci -dessus , une facture des années 50 émise par les établissements Collet à Oyonnax , en pleine « Plastics Vallée » qui concentre la plus forte concentration d’entreprises spécialisées dans la plasturgie en Europe : on y constate combien les différents plastiques sont clairement classés , avec Bakélite et Pollopas sous la mention thermo-durcissables . Les inventeurs en sont les Autrichiens  Fritz Pollak ( 1972+1970) et Ripper mais c’est Pollak qui en dépose le brevet aux USA en 1921 et lui laisse son nom . Sa température de fabrication beaucoup plus basse que celle de la Bakélite permettait d’obtenir des couleurs claires et d’inclure éventuellement des colorants . Comme pour la Bakélite dont Jaz produit un dérivé appelé Jazolite , c’est une variante dont le nom est encore  » jazifié » en Polopaze qui est utilisé pour fabriquer des réveils et pendules , évitant ainsi une dépendance industrielle ou financière particulièrement envers une entreprise allemande , Troplast qui en était le principal fournisseur avant guerre .

MURIC ( 1952 ) à 1956

muric-faceMURIC , horloge murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 5G , autonomie 8 jours . Présente au catalogue 1952 , référencée G 634-10 . Boîtier en Pollopas , lunette métal façon or , cadran chiffres reliefs noirs sur zone galbée façon or mat , aiguilles et chiffres bruns Van Dyck  , vitre en verre bombé , mention 8 DAYS sous l’orifice de la clé rappelant à l’export son autonomie de 8 jours . Son nom de MURIC trouve son origine dans le fait qu’il s’agit d’un horloge murale . Elle apparaît pour la dernière fois au catalogue 1956 sous la dénomination MURIC  mais continue à être diffusée à partir de 1957 sous sa version CLOISIC , dotée d’un plus moderne calibre 1AG , qui s’en distingue aisément par ses aiguilles pleines et les nouvelles couleurs de la zone des heures dorénavant jaune Pernod ( consultez notre article sur l’histoire très particulière de ce jaune ). Format 21 x 21 cm .

En 1954 uniquement , cette  éphémère version au boîtier en Pollopas bordeaux (ou aubergine) était disponible sous la référence 634-12 .rumic-muric RUMIC                                                                         MURIC                                                Son nom de MURIC est utilisé en anagramme avec la  RUMIC  selon la pratique  courante chez Jaz de décliner ainsi la dénomination d’un modèle dont on conserve l’habillage mais dont le mécanisme change . Effectivement la RUMIC  – à gauche sur la photo – était équipée d’un mouvement électrique sur secteur 110 ou 220 volts . Outre son câble d’alimentation , la RUMIC se distingue de la MURIC par sa trotteuse centrale rouge.

La MURIC possède la particularité de disposer d’un emplacement pour ranger la clé, petit                                   détail qui disparaîtra en 1956 sur la CLOISIC.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     Ce modèle est visible dans le film Les carottes sont cuites de Robert Verney.