Galerie des réveils Jazistor

Galerie chronologique des réveils portant la mention Jazistor au cadran .                              CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR ACCEDER A L’ARTICLE CORRESPONDANT

   

 vonic 6  

ceric face   famic 2801-11 b

 moiric face vartic noir

     

longric  lumic (1)    Minic 2422-61

minic (1) minic (3) minic (2) minic 2422-99   

     

   

Calibre AR fiche technique

Le Calibre AR , licence ATO , est un mouvement à transistor et sonnerie électrique fonctionnant sur la même pile . Sa variante 1AR équipe le DRILIC qui devient  le premier réveil à transistor 100% électrique , une Première Mondiale . Les autres variantes du calibre AR se répartissent ainsi :  3AR pour ONDIC / 6AR pour PERLIC et GENDIC / 7AR pour PETRIC .  A partir du calibre 8AR , les sonneries sur clochette sont remplacés par un buzzer moduleur ; 8AR pour VULIC , LONGRIC , LUVIC , CASIC , CROISIC , HAUTIC . 11AR pour MUSIC / 12AR pour MINIC /13AR pour  LUMIC /18AR pour ANDRIC .                               Consultez la fiche technique du calibre 11AR des réveils-radios MUSIC calibre AR fiche technique 1calibre AR fiche technique 2calibre AR fiche technique 3calibre AR fiche technique 4calibre AR fiche technique 5calibre AR fiche technique 6Mémento pratique d’horlogerie électrique et électronique par Pierre TOUCHET chef des services de Recherches et de Fabrication horlogères de JAZ S.A . 3°édition 1962 pages 53 à 58calibre 6 AR catalogue 1968-69 page 35

DRILIC fiche technique

Cette fiche technique est le complément de l’article du DRILIC à l’usage des horlogers et amateurs éclairés , voir aussi la fiche technique du calibre AR

a)                                             b)                                               c)

d)                                                e)                                                clochette

drilic fiche technoMémento pratique d’horlogerie électrique et électronique par Pierre TOUCHET chef des services de Recherches et de Fabrication horlogères de JAZ S.A . 3°édition 1962/1963  page 66

VULIC 1974

vulic face

VULIC , petit réveil , gammes Jazistor et Jaz Electric puis Jaz Electronic , mouvement à deux piles LR6 , calibre 8AR , licence ATO . Disponible uniquement dans le catalogue 1974 à la page 2 , référencée 2427-11 . Boîtier constitué de cinq plaques de métal massif nickelé brossé et d’une porte arrière , vitre ovale en plexiglas , sonnerie moduleur par buzzer . Chiffres Breguet , aiguilles et points lumineux. Format 7 x 10 cm . Il remplace le LUVIC , son anagramme , même format , même calibre , même aspect . En somme aucun changement hormis le boîtier qui est désormais nickelé , cela suffit pour que le LUVIC devenu VULIC appartienne désormais à la nouvelle catégorie des Jaz Electronic  qui remplace celle des Jazistor .vulic (1) (Copier)Toutefois on peut le trouver arborant encore un cadran estampillé Jazistor et Jaz électric .vulic dos et calibreVULIC de dos , vue sur le calibre et ses deux piles LR6vulic (2) (Copier)vulic (3) (Copier)vulic (4) (Copier)vulic (5) (Copier)vulic (7) (Copier)

LONGRIC 1970 à 1974

longric

LONGRIC , réveil de la gamme des Stylites , forme pendulette d’officier ,  gamme Jaz Electric et gamme Jazistor , à sonnerie par moduleur , mouvement électrique à transistor , à pile LR6 , calibre 8AR , licence ATO . Nouveauté du catalogue 1970-71 aux  pages 12/13 , référencée 2439-11 . Boitier en laiton façon or brossé à finition diamant , cadran ovale blanc chiffres romains , décor floral sérigraphié sur fond de métal doré , aiguilles Louis XV et point lumineux . Format 11,5 x 9 cm . Son design tout en longueur a déterminé son nom .

Un petit orifice rectangulaire est aménagé dans la porte arrière en haut à gauche pour le bouton d’arrêt de sonnerie . Le LONGRIC n’est plus disponible en 1975.boîte Longric (1)On retrouve sur la boîte les étiquettes des deux gammes auxquelles appartient le LONGRIC dont on reconnaît la silhouette découpée dans la mousse de protection . Format 14,5 x 11,5 x 7cm .boîte Longric (2)Selon l’usage chez Jaz , la boîte arbore au dos la référence du réveil contenu , imprimée au tampon encreur 2439-11 ; les trois derniers chiffres donnent la date de mise en boîte 114 pour Novembre 1974 .bulletin garantie LongricLe bulletin de garantie , qui s’y trouvait encore , nous montre que ce LONGRIC a mis un an à se vendre , entre sa mise en boîte et la remise au client par Grasser à Grasse .longric cachic andric minic pub espagne (2)publicité espagnole , pleine page 33 x 24 cm , pour les modèles 2439 Longric , 4452 Cachic , 2446 Andric et 2422 Minic .  » C’est ainsi que je me suis retrouvé ( vu) , la dernière fois que j’ai raté un train «  pourrait on traduire ..longric cachic andric minic pub espagnepublicité espagnole , pleine page 33 x 24 cm , pour les modèles 2439 Longric , 4452 Cachic , 2446 Andric et 2422 Minic . « Rien n’est plus confortable que de dormir à souhait « 

LICENCE ATO

La plupart des pendules électriques Jaz portent la mystérieuse mention Lic. ATO ou licence ATO . La raison en est l’acquisition , en 1958 , de l’autorisation pour la France  d’exploiter les brevets de la maison ATO créée par Léon Hatot , pionnier de l’utilisation de l’électricité dans l’horlogerie . Tout d’abord exclusive , on verra plus tard des horloges Trophy ou Vedette  l’utilisant , cette licence ATO permet à Jaz de devenir leader en matière de calibres à piles et transistor pour ces horloges murales , réveils et pendulettes avec 245 Jaz dotés de calibre AL , AN , AR , AT , AV , AX , CF , CR , FC , MP , TC , TJ , TM , TP , TR  , TMK , TRK et leurs nombreux dérivés .                                                                                                                                                                               Ci dessous une biographie complète de ce génie multiforme qu’était Léon HATOT

Léon Hatot et les horloges électriques ATO  par Michel Viredaz

 article  publié dans le bulletin Chronométrophilia No 56 (été 2004).

Le chapitre « Historique » du présent article est constitué de larges extraits du site Internet Worldtempus, grâce à l’aimable autorisation du CIDH (Centre International de Documentation sur l’Horlogerie).

Historique

Né le 22 avril 1883 à Châtillon Sur Seine ( Côte d’Or) , décédé le 11 septembre 1953, Léon Hatot fut élève de l’École d’Horlogerie de Besançon entre les années 1895 et 1898, puis élève de l’École des Beaux-Arts de Besançon. Il s’installa, très jeune, à son propre compte en 1905, en se spécialisant dans la gravure en boîtiers de montres, et développa très rapidement un atelier artisanal d’une douzaine de compagnons fabriquant des montres de haute qualité en métaux précieux et en joaillerie. Il s’établit ensuite à Paris, où il reprit en 1911 la suite de la Maison « Bredillard», tout en conservant son atelier de Besançon. Il fut alors à cette époque et par la suite, l’un des quelques créateurs de montres artistiques et de joaillerie, et fournisseur des principales Maisons de la rue de la Paix. Remarqué par La France Horlogère, celle-ci l’incorpore, en 1920, dans son Conseil de rédacteurs spéciaux avec la mention «Hatot Industriel et Artiste Bijoutier».

D’esprit curieux et visionnaire, Léon Hatot s’intéresse très tôt aux perspectives ouvertes à l’horlogerie par l’énergie électrique et décide en 1920 de fonder une filiale spécialisée dans la recherche et de développement des montres et pendules électriques à piles. L’ensemble de ses entreprises, de Paris comme de Besançon, sont la même année regroupées sous une raison sociale identique: Société des Etablissements Léon Hatot. Pour l’assister dans ses recherches sur le développement de l’horlogerie électrique, il s’assure en 1923 la collaboration de Marius Lavet, ingénieur des Arts et Métiers et de l’Ecole Supérieure d’Electricité, passionné comme lui par les applications de l’électricité à l’horlogerie.

Commercialisées sous la marque « ATO » depuis 1923, les pendules électriques sont produites à Besançon dans une usine partiellement reconstruite au 13 de la rue de la Rotonde. Elles connaissent un succès sans précédent dès leur apparition sur le marché. A l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925, Léon Hatot remporte un Grand Prix avec une gamme complète de pendules électriques, habillées de marbre ou de métal chromé, logées dans des cabinets en marqueterie de bois précieux et même pour certaines dans des cadres de verre moulé, créés dans les ateliers de Lalique . Léon Hatot est décoré de la Légion d’Honneur, nommé juge au tribunal de commerce de la Seine et conseiller du commerce extérieur.

En 1929, Léon Hatot réalise une invention significative avec la montre « Rolls » à remontage automatique. Ce dispositif, dans lequel le mouvement se remonte au moindre mouvement du bras en coulissant à l’intérieur du boîtier, guidé par des billes entre deux glissières (Brevet principal No. 704.910 du 11 janvier 1930, 1ère addition No. 38.984, 2ème addition No. 39.523, complétées le 30 novembre 1931 par une 3ème addition No. 39.581), est décrit en janvier 1932 par son ami Marius Lavet dans le Bulletin de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale. Ce mécanisme présente l’avantage de fonctionner avec un minimum de frottements et de pouvoir être exécuté pour des mouvements de dimensions extrêmement réduites, parfaitement adaptés aux montres rectangulaires qui étaient à la mode à cette époque, les montres de femmes en particulier. Par un contrat du 23 septembre 1930, la Société Hatot concède à Monsieur Blancpain le monopole exclusif de la fabrication des montres « ROLLS » à remontage automatique, ainsi que de leur diffusion pour la France et la Belgique. Cependant, cette invention, couronnée par une Médaille d’Honneur de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, n’a pas connu le succès qu’elle méritait, son exploitation commerciale ayant été entravée par les séquelles de la crise mondiale de 1929.

Pendant ce temps, Léon Hatot n’abandonne pas son atelier parisien de joaillerie et de montage de montres de haute joaillerie, dont il confie la direction en 1926 à Edouard Dietsch, qui vient d’épouser sa fille.

L’atelier connaît alors un nouvel essor, ce qui permet avec la vente des pendules ATO de financer les recherches ruineuses sur l’horlogerie électrique qu’il poursuit avec son ami Marius Lavet, recherches néanmoins couronnées de succès par une invention spectaculaire: la pendule électrique « ATO-RADIOLA » à remise à l’heure automatique par les ondes radio. Décrite pour la première fois en mai 1928 dans le bulletin No. 2 de Radiola, organe de la Société Française Radioélectrique, la remise à l’heure était télécommandée dans un rayon de 250 kilomètres par un signal radio régulièrement diffusé par la Tour Eifel ou par le poste Radio-Paris au cours de l’un de ses concerts. Il suffisait alors que le possesseur d’une telle pendule soit à l’écoute de ces concerts au moins une fois par semaine pour qu’elle soit continuellement à l’heure exacte. Il est intéressant de remarquer que ce dispositif de mise à l’heure des montres et des pendules a été « réinventé » et lancé à grand renfort de publicité par Junghans à la fin des années 1980. L’innovation la plus notoire de ce dernier procédé réside dans la portée de l’émetteur, relié à l’Observatoire de Brunswick, qui diffuse son signal dans un rayon de près de deux mille kilomètres.

En 1928, la Maison Hatot est expropriée de l’immeuble du 23 de la rue de la Michodière promis à la démolition. Les différents services de la société sont transférés dans de luxueux locaux situés 12 Faubourg Saint Honoré, qui ne tardent pas à être fréquentés par une clientèle particulière riche et exigeante, attirée par les montres de haut de gamme et la haute joaillerie dont Edouard Dietsch avait fait sa spécialité. La prospérité de la maison, cependant, est de courte durée. Comme toutes les industries de luxe, elle est frappée de plein fouet par la crise économique résultant du krach boursier américain de 1929.

En étendant ses activités à l’exportation vers l’Italie, la Belgique et l’Allemagne, où il conclut des accords avec les sociétés Haller & Benzing et HAU (reprises ensuite par Junghans)  pour la fabrication et la diffusion des pendules ATO, Léon Hatot non seulement réussit à sauver son entreprise, mais parvient même à la développer.

Ne pouvant par ailleurs se résoudre à quitter complètement sa Franche-Comté, Léon Hatot conserve à Besançon un petit atelier de montage. Ses grandes qualités artistiques le firent désigner à différentes reprises pour l’exécution de pièces spéciales. C’est ainsi que tout au début de sa carrière, il eut à concevoir et à réaliser de ses propres mains, pour le compte de la Ville de Besançon, une très belle montre savonnette qui fut offerte au Président de la République Armand Fallières, lors d’une de ses visites dans le Doubs. Plus tard, il créa et modela la coupe chronométrique en cristal attribuée chaque année aux fabricants d’Horlogerie ayant obtenu les meilleurs résultats aux Concours de Chronométrie. Il fut également membre fondateur de la Société chronométrique de France.

A l’Exposition Coloniale de 1931, Léon Hatot présente des pendules électriques de dimensions réduites qui furent à l’origine de toute une nouvelle génération de pendules décoratives. Il crée en particulier un nouveau modèle, de conception et de présentation révolutionnaires, en supprimant les habillages traditionnels, le mouvement devenant par lui-même le seul élément décoratif . Il ouvre ainsi la voie à une nouvelle mode entraînant à sa suite la plupart des fabricants qui adoptent cette esthétique d’avant garde, mêlant le verre au métal chromé et s’accordant parfaitement avec le mobilier de l’époque. Son esprit fertile l’amène à lancer sur le marché bien d’autres créations originales telles que l’Aquatora dont l’heure est indiquée sur la circonférence d’un aquarium lumineux et la Maplux, marquant l’heure d’un point quelconque du monde sur la ligne d’équateur d’un globe terrestre.

Parallèlement à sa production de pendules électriques, Léon Hatot ouvre en 1933 un nouveau département de distribution de l’heure au moyen d’horloges mères contrôlant plusieurs horloges réceptrices, ce qui le conduit à reprendre la Maison Paul Garnier fondée en 1825 et spécialisée dans la distribution de l’heure dans les gares et sur les édifices publics. Le transfert de l’usine de Besançon est alors décidé et les différents services de la Société sont regroupés dans les locaux de la Maison Paul Garnier, au 9 rue Beudan, à Paris 17ème. En 1939, dès le début de la seconde guerre mondiale, la Société Hatot est réquisitionnée pour la fabrication de conservateurs de cap Sperry et autres instruments pour l’aviation  , ainsi que de différents appareils de mesure et de navigation pour la Marine Nationale. La défaite de 1940 met fin à ces activités, Léon Hatot se refusant à toute collaboration avec l’Allemagne.

Il est bien regrettable qu’il n’ait pas pu voir la révolution technique subie par l’horlogerie à la suite de l’application du transistor à cette industrie, car quelques jours avant sa mort, il eut connaissance des premiers prototypes fonctionnant dans ses laboratoires sans aucun contact électrique, et il en pressentit le succès. La vie entière de Léon Hatot fut consacrée à la recherche du mieux dans tout ce qu’il entreprenait, et son extraordinaire activité, sa volonté farouche, son esprit inventif toujours en éveil, ont permis à son entreprise de prospérer et, malgré sa modeste importance, d’imposer ses systèmes aux plus grandes sociétés horlogères du monde entier.

La Société Hatot a donc été parmi les toutes premières à doter ses instruments de perfectionnements importants rendus possibles par l’application des transistors à l’horlogerie . Ses premiers brevets sont déposés le 16 septembre 1953. La Société Hatot ne disposant pas de capitaux suffisants pour exploiter ses nombreux brevets sur le plan mondial, du se résoudre à céder des licences d’exploitation aux principaux producteurs d’horlogerie des pays industrialisés, si bien qu’il existe de par le monde des millions de mouvements de montres et de pendules signés L. Leroy & Cie., Ebauches S.A., Junghans , Westclox, Smith & Son, Bulova, JAZ  et General Time, portant la mention « Lic. ATO ». Il en est également ainsi des Chronostats I, II et III, chronomètres de marine électroniques qui furent livrés à la Marine Nationale, l’Ecole Normale Supérieure, la Compagnie Générale Transatlantique et l’Institut de Physique du Globe par la Société L. Leroy & Cie. Le Chronostat III en particulier fut utilisé pour les Missions Polaires et équipa les bâtiments de la Marine Nationale les plus prestigieux tels que les porte-avions « Clémenceau » et « Foch », le porte-hélicoptères « Jeanne d’Arc » et différents sous-marins du type « Daphné ». Enfin, par décision du Secrétaire Général de la Marine Marchande en date du 31 juillet 1959, le Chronostat III fut agréé sans restriction et pu être embarqué sur les paquebots et les navires de la Marine Marchande, le prestigieux paquebot « France », mais également les nombreux pétroliers et porte-conteneurs de la Cie Shell et le splendide « Sovereign of the Sea ».

Léon Hatot est mort le 11 septembre 1953 à l’âge de 70 ans des suites d’une longue maladie, après une vie débordante d’activités, tant sur le plan artistique où il se distingua dans le domaine de l’horlogerie comme l’un des Maîtres de la période Art-Déco, que scientifique où son esprit créatif et visionnaire a donné naissance à de nombreuses inventions annonçant les développements de l’horlogerie du troisième quart du XXème siècle.

En 1967, c’est la branche d’horlogerie électrique de la Maison Lepaute qui est acquise et exploitée en complément des productions ATO. Un nouveau type d’horloges à lecture directe à chiffres 7 segments est conçu en 1978 et immédiatement adopté par la SNCF. Ces horloges remportent un très vif succès et sont très rapidement copiées à une très grande échelle. Bien que la Société Hatot s’adapte rapidement aux nouvelles techniques nées de l’électronique et de l’utilisation de minuscules cristaux de quartz comme étalon de fréquence, les frais de recherche et de mise au point deviennent trop importants pour être amortis sur des fabrications de séries moyennes. La concurrence des pays du Sud Est Asiatique contraint la Société Hatot à abandonner sa branche industrielle pour ne conserver que la vente des montres de qualité et la production de pendules d’appartement à pile ou sur secteur qui furent encore exploitées quelques temps sous les marques « ATO-LEPAUTE » et « ATO – PAUL GARNIER ».

L’ensemble du stock de montres et de joaillerie, conservé intact dans un coffre de banque depuis la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale, fut dispersé aux enchères publiques par Christie’s à Genève le 1er mai 1989. Les précieuses archives de la Maison Hatot et en particulier près de 5.000 magnifiques dessins gouachés de montres et de superbes pièces de haute joaillerie, contribution inestimable de Léon Hatot à l’épanouissement du style Art-Déco de la grande période 1910-1930, sont aujourd’hui la propriété de la nouvelle société Léon Hatot, membre du Groupe Swatch .

ONDIC 1967 à 1969

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ONDIC , radio-réveil ou réveil radio , gamme Radio Jaz , Jazistor , licence ATO .  » ONDIC la pendule qui chante et qui parle «  c’est ainsi qu’est présenté ce radio réveil pour la première fois à la page 11 de catalogue 1967/68 , référencé 2402-11 , calibre 3AR . Boîtier beige et ivoire , molettes et touches noires , touche d’arrêt blanche , cadran blanc , aiguilles bruns foncés , aiguilles et points lumineux . Format 26 x 16,5 x10 cm .

Son nom fait évidemment référence aux ondes radiophoniques . Il était à l’époque le seul radio-réveil à transistors au monde , encore une PREMIERE MONDIALE pour Jaz ( voir cette rubrique) . La dénomination ONDIC avait déjà été attribuée en 1957 à une horloge murale . boc3aeteondicBoîte pour ONDIC

pub-ondicComme indiqué fièrement dans cette page de publicité , l’ONDIC  est l’œuvre du célèbre designer industriel – on disait encore esthéticien – français  Philippe Charbonneaux  (1917 +1998) surtout connu dans l’automobile , avec une carrière commencée chez Delahaye , pour être le père de la Chevrolet Corvette et de la Renault R16  dont le concept d’une berline deux volumes « 5 portes » et dotée d’un hayon est une première pour l’époque . Outre la célèbre lustreuse « Nénette » toujours en fabrication, il dessine des ponts d’autoroutes , brosse à dents  Vademecum , chariot élévateur , électroménager , jouets , lampes Wonder , ordinateur Bull , publicités sur lieu de vente , téléviseurs dont le célèbre TELEAVIA Panoramic 111 , ventilateurs  Etoile , poêle Pyrobal et travaille pour Jaz réalisant cet ONDIC mais aussi le réveil  DRILIC et le compte – minute TEMPIC  . Le talent de ce grand designer a valu à l’ONDIC d’être sélectionné par le Jury de « Formes Utiles » au  « Salon des Arts Ménagers » de 1967 et par la « Société des Artistes Décorateurs » du salon « Art de vivre » de 1967 .fichic tevic motic ondicpublicité Paris Match , Noël 1967 , pleine page , format 34 x 26 cm

Notons les similitudes entre le ONDIC et le radio réveil fabriqué par Ducretet-Thomson à la même période avec un DRILIC. Nul doute que la conception du ONDIC est signée Ducretet-Thomson.

 

MUSIC 1974 à 1976

music 2403-11MUSIC 2403-11                                                                                                                                                                  MUSIC , réveil-radio à tic-tac discret de la gamme Jaz Electronic et Radio Jaz , calibre 11AR , licence ATO.  Nouveauté du catalogue 1974 , référencée 2403-11 . Corps plastique et métal , aiguilles et points lumineux . Format  20 x 9 x 6 cm .music-2 Le MUSIC , fait exceptionnel , occupera à lui seul une pleine page des catalogues 1974 et 1975 . Il  est même fièrement affiché en couverture du catalogue 1974 et également sur les cartes postales « avis de passage » des représentants de la marque auprès des horlogers affiliés ( photo ci dessus) tellement  l’apport de la radio à un réveil matin  représentait une grande innovation et un nouveau marché à conquérir . Finies les sonneries  , on se lève au son de « sa » musique expliquant aisément sa dénomination  de MUSIC . Ce nom avait déjà été employé en 1952 pour un réveil à mécanisme musical . Ce progrès et cette nouvelle technologie ont un coût puisqu’il était vendu 280 francs soit trois fois plus cher que la plupart des réveils Jaz et deux fois plus que les pendules  !!music orangeMUSIC 2403-81                                                                                                                                                                   Le MUSIC était également disponible en orange /corail  sous la référence 2403-81

music luxe (4)MUSIC Luxe 2403-81                                                                                                                                                                                                                                                                                            En 1976 est proposé une variante de LUXE de couleur brun et « or » avec un nouveau cadran à 12 chiffres , référencé 2403-81 , format identique 20 x 9 x 7 cm , poids 495 gr .

music luxe (7)music luxe (6)

En 1977 les MUSIC ne sont plus au catalogue , remplacés par les AUDIC .

Cette pendulette réveil-radio est un JAZ Electronic qui permet de s’éveiller à l’heure désirée, au son de la station radio préférée. La radio , six transistors et deux diodes , comporte deux gammes en modulation d’amplitude -petites ondes – grandes ondes – dans un cadre ferrite incorporé . L’ensemble n’a qu’une faible consommation . L’alimentation de la pendule est assurée par 2 piles étanches petite torche de 1,5 volt et celle de la radio par quatre piles du même type (les piles radios ne sont pas livrées avec le modèle , conformément aux usages).

C’est en cette même année 1974 que l’ORTF est démantelée et que son secteur radio échoit à l’entreprise publique Radio France .

à gauche la trappe des piles pour le réveil et à droite pour la radiomusic 2403-11 dos.jpgConsultez la fiche technique de ce réveil radio avec guide de démontage , conseils d’entretien et de réparation et schéma de la radio .1978 La France Horlogère n°392 sept 78 réveils radio page 32 et 33la France Horlogère n°392 Sept 1978 . Etrangement , afin de faire volume avec huit modèles différents de radio-réveils , un MUSIC 2403-11 est ajouté dans cette publicité alors qu’il n’est plus en vente depuis deux ans !

DRILIC ou MILORD 1964 à 1973

drilic 1

DRILIC (ou MILORD à l’export notamment en Belgique en Suisse ou en Italie ) , réveil de la gamme des Jazistor, mouvement électrique à pile LR20 , calibre AR , licence ATO . Référencés dans le catalogue de 1968-1969, page 15 avec la mention spéciale « L’habillage du Drilic a été conçu par l’esthéticien industriel  Ph. Charbonneaux « . Nouveauté du catalogue 1964 -65  à la page 17 .

Trois versions de couleurs disponibles : boîtier crème et cadran noir référencé 2401-13  ou boîtier noir et  cadran crème référencé 2401-41  et enfin boîtier vert et cadran crème référencé 2401-51 . Aiguilles et points lumineux .Format 15 x 9,5 cm. Il restera disponible au catalogue jusqu’en 1972/73 . Consultez la fiche technique du DRILIC .drilic boite.jpgLe DRILIC est le premier réveil à transistor 100% électrique , une Première Mondiale que Jaz affiche fièrement sur sa boîte , avec la mention création de PH. CHARBONNEAUX et un PARIS surmonté d’une Tour Eiffel ce qui est tout à fait nouveau pour Jaz qui ne revendiquait guère jusqu’alors son attachement à la capitale .

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De nos jours l’utilisation d’un réveil à pile est une évidence qui ne nécessite quasiment plus d’explications , ce qui n’était pas le cas au début des années 60 ; aussi le  petit dépliant faisant office de mode d’emploi , illustré de petits DRILIC anthropomorphes , donnait des conseils qui nous semble aujourd’hui presque ridicules .

Dès 1969 , le DRILIC fait l’objet d’une déclinaison simplifiée par JAPY , la célèbre marque bicentenaire qu’elle a reprise en 1954 . Le cadran et les aiguilles originales dessinées par Charbonneaux ont disparu , en 1974 le cadran sera encore plus normalisé .trémolo cadran

En Espagne et à l’export en général , où Jaz n’utilise pas Japy comme marque low-cost , ces réveils Trémolo sont estampillés Jaz .jaz trémoloVersion diffusée en Italie , copie conforme du Japy Trémolo 120-51 .

drilic ravic raclic darlic novic quinzic pub Paris Match Oct 1965++.jpgpublicité double page Paris Match , 34 x 52 cm .drilic ravic touchic stilic pesic scintic poudric roussic dissic cambric tempic clipsic Paris Match 1965++publicité Paris Match double page , 35 x 52 cm drilic ravic Paris Matchpublicité Paris Match bicolore , format 34 x 14 cm ; on reconnaît la frise de personnages du précédent drilic 1965.jpgpublicité Paris Match 1965 , 34 x 13,5 cm

jaz-pub-belge-milordPublicité édition belge du Reader’s Digest pub Milord.jpgPublicité extraite d’une revue belge de 1965 ; prix exprimé en Francs belges pub-milord-italiePublicité édition italienne du Reader’s Digest . La dénomination MILORD est peut être inspiré par le succès mondial de la chanson éponyme de Piaf  , sortie en 1959 et reprise en italien par Dalida en 1961 . On retrouve le couple de la photo précédente puisque la régie publicitaire reste la même : Caspari antenne de Genève pour la Belgique et bureaux de Milan pour l’Italie . Prix exprimé en lires italiennes .

pub-drilic-vertLa publicité se devait d’être didactique puisqu’il s’agissait d’une innovation technologique . Prix exprimé en Francs français  .drilic pubpublicité 12 x 8,5 cmpub-italie-23pub-italie

Le DRILIC a été utilisé pour la conception d’un  transistor pour Ducretet-Thomson et sous le nom de Horophone Cottage d’un autre par Pathé -Marconi  La Voix de son Maître . Groupées au sein d’une entité baptisée SDRT Société de Diffusion de Radio-Télévision , les deux sociétés géraient conjointement l’usine de l’avenue Pathé-Marconi dans la zone industrielle de Vongy à Thonon , produisant depuis fin 1958 , les téléviseurs et électrophones La Voix de son Maître et les émetteurs de radio Marconi .                                                                                                                                                                                            Les horlogers et amateurs avertis peuvent consulter les fiches techniques du DRILIC et de son calibre AR pour l’entretien et les réparations .