Notice Jaz Electric 1961

notice 1 Electric balancier moteurnotice 2Ce geste est très important puisqu’il amorce le lancement du balancier moteur .                  De nombreux propriétaires d’horloges se contentent d’inclure une pile neuve sans effectuer cette rotation , si bien qu’elles ne démarrent pas . Ils en concluent donc à tort qu’elles sont en panne . Bien qu’une pendule murale soit reproduite , ce geste salvateur est tout aussi valable pour des horloges à poser dotées du calibre il accompagnait d’ailleurs une PALTIC . Cette notice est donc utilisable pour toutes les Jaz dotées de balancier moteur à savoir les calibres AN , AX et BN , mais aussi les 88 Jaz dotées du calibre TM , TR et TJ , s’étalant donc de 1961 à 1980 .notice 3notice 4

carte postale Besançon circa 1968

cp besançonCarte postale couleur circa 1967 .                                                                                                                                                                                                                                      Nous ignorons si cette carte postale a connu du succès auprès des touristes de passage à Besançon , en revanche elle a certainement contrarié les horlogers bisontins pour deux raisons criantes .

Effectivement le réveil , en haut à droite de la carte postale , est un  BELIC de 1968 , fabriqué à l’usine de Wintzenheim près de Colmar par Jaz , le principal concurrent de l’horlogerie franc-comtoise . Besançon devra attendre que Monsieur Jacques MEYER , héritier de la maison UTI , prenne la direction de Jaz en 1982 pour que la marque au jaseur ne s’implante en Franche Comté à Besançon et Morteau .

Le rare chronographe LIP ,  qui trône au milieu de la carte , a perdu l’aiguille de son petit cadran , ne donnant pas une grande image de solidité et de fiabilité aux productions locales .  L’équivalent de cette carte pourrait être une vue de Modène avec sa cathédrale , du vinaigre balsamique , au centre une Ferrari ou une Lamborghini qui aurait perdu un phare , et en haut à droite … une Bentley .

 

La chamade de Alain Cavalier 1968

Protégée par le confort que lui apporte son amant Charles interprété par Michel Piccoli, Lucile , alias Catherine Deneuve , une jeune femme vénale, baigne dans la luxure et l’oisiveté. Lors d’une soirée mondaine , elle y rencontre Antoine , un gigolo, et tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Quittant leurs amants respectifs, ils vivent ainsi leur amour au grand jour mais sans argent, une certaine routine s’installe et Lucile commence déjà à regretter son ancien mode de vie.

la chamadeAu début de cette histoire, les amants s’échangent un baiser dans la cuisine, à proximité d’une CALIC.

Réveil hors catalogue export Swiss Made

Swiss MadePetit réveil sur socle , mouvement mécanique , autonomie 8 jours , Swiss Made , chiffres romains , arrêt de sonnerie au sommet , aiguilles et points lumineux ; Nous détenons peu d’informations sur ce réveil , hormis cette photo , vendu en Grande Bretagne en 2016 dans une vente aux enchères  . L’emploi du calibre CH s’impose et permet de le situer entre 1968 et 1973 ;

Calibre PA 1967 à 1998

Ce calibre mécanique , très simple , né de la collaboration entre Jaz et Peter Uhren , était fabriqué en Allemagne et dotera 53 sortes de gros réveils Jaz et de nombreux Japy de 1967 à 1992 soit 32 ans et donc des millions de calibres produits  : un record !

Il en existe plusieurs variantes: 2 PA  à Rouages Delrin , 3 PA  à répétition de sonnerie (ex: FURIC) , 33 PA Crescendo ( ex: TROISIC) et 4 PA silencieux (tic-tac discret ou gamme Discreto; ex: NAUFIC) .

Il remplace le calibre U qui dotait les gros réveils de 1955 à 1967 .Jaz PA nylonsJaz Pa eJaz Pa dJaz Pa cJaz Pa bJaz Pa 1Jaz Pa 3Jaz Pa Peter UhrenLa mention GMBH est l’équivalent français de SARL ; GmbH est exactement l’acronyme de Gesellschaft mit beschränkter HaftungJaz PaJaz PA nylons aPour les dernières éditions , des rouages en Delrin remplaçaient les habituels rouages en laiton.massic évolution (3)on aperçoit sous la flèche un rouage blanc en plastique massic évolution (2)modernisation du marteau de sonnerie  

Version PA 024 pour le DIGIC à rouleau

COURIC 1968/69

COURIC noirCOURIC , réveil de voyage de la gamme des « Stylites de voyage », mouvement mécanique , calibre 11J , aiguilles et points lumineux . Portefeuille rond gainé cuir , chiffres romains sur écoinçons blancs , cadran doré à motif en relief , aiguilles et points lumineux . cuiric profilPrésent uniquement au catalogue 1968/69 à la page 11 . Diamètre 8,5 cm , épaisseur 3,5 cm , poids 185 gr . Trois couleurs de cuir disponibles : rouge réf.564-21 , noir réf.564-61 noir ou porc naturel réf.564-71  . La dénomination COURIC sera réattribuée en 1980 . L’existence du COURIC se limite à l’année 1968/69 puisque dès l’année suivante il est doté du nouveau calibre DV et devient logiquement le VOURIC .COURIC calibre J.jpgCe dos typique d’un calibre J permet de distinguer au premier coup d’oeil , un COURIC de son successeur le VOURIC à calibre DV  , ce dernier affichant en outre la mention Discreto au cadran

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Calibre 800CH dit calibre CH 1968 à 1973

calibre 800 CHMouvement mécanique , d’une autonomie de 8 jours , Swiss Made , échappement à ancre 7 jewels ou 7 rubis , ressorts en barillets , deux clefs de remontage . La nomenclature 800 CH de ce calibre est aisément décryptable : 800 pour son autonomie de 8 jours et CH qui correspond à Confœderatio Helvetica , nom de la Confédération Hélvétique en latin , popularisé par les plaques d’immatriculations suisses . export-calibre CH dateles calibres 800CH sont toujours datés en creux sur la platine                                                                                                                                                                                         Le calibre 800 CH fera sa première apparition officielle au catalogue 1971/72 dotant seulement cinq réveils : les BANIC , BRILIC , BRONZIC BULIC et le réveil de voyage BERNIC . Son existence officielle est brève puisqu’en 1974 , tous les réveils 8 jours sont supprimés des catalogues français , les modèles électroniques ayant pris leur place . Il était apparu plus tôt à l’export qu’en France comme en attestent ces deux réveils destinés à l’export en 1968 et 1970 .

Contacteur Jaz 1951 à 1968

contacteur seulLe contacteur Jaz ( ici sans son câble électrique) , est basé sur le même procédé que la clef de limitation de sonnerie Jaz dans son principe général puisqu’il s’agit de dispositifs qui remplacent la clef de remontage de la sonnerie . Comme celle ci , une extension métallique peut , lorsqu’elle est déployée , abréger le temps de sonnerie habituel ; voyez l’article et son animation : la clef de limitation de sonnerie .contacteur Jaz dosLe contacteur se fixait derrière le bouton du réveil et se vissait à la place de la clef de sonnerie . Pour des raisons d’encombrements ou d’écart trop important entre le bouton et la clef , le contacteur ne pouvait pas s’adapter sur les GENIC , DEGIC , SECTIC , SULTIC , MUSIC et CAMIC .

Dispositif de limitation de sonnerie : fermé à gauche et ouvert à droite .contacteur et filLe contacteur avait donc deux fonctions : allumer un dispositif électrique types radio ou lampe , plus une limitation , optionnelle , de sonnerie .

pub contacteurPublicité in Reader’s Digest de 1951 : l’intérêt était double pour la marque au jaseur boréal puisque , si le prix du contacteur était bas ( environ le tiers du réveil le moins cher de la gamme Jaz ) , en revanche il ne se vendait que chez les horlogers affiliés Jaz et en aucun cas chez les électriciens où l’on trouvait des réveils d’autres marques à cette époque . Une fois chez l’horloger , il était trop tard pour réaliser que le dispositif ne s’adaptait qu’à des réveils Jaz , une double vente se faisait alors probablement pour ceux qui ne disposaient pas déjà d’un Jaz adapté . contacteur pub sommeil.jpgJaz réunit dans cette publicité l’ensemble de ses dispositifs de sonnerie augmentée , diminuée ou améliorée dont le contacteur et la clef de limitation de sonnerie.Contacteur Jaz noticemode d’emploi joint à chaque contacteur

Constamment proposé à la vente de 1951 à 1968 , il a fait l’objet de présentations très variées dans les catalogues réservés aux horlogers tandis que le contacteur lui même ne changeait pas . Le rupteur , identique en apparence , était basé sur le même principe sauf qu’il coupait l’alimentation en courant au lieu d’allumer . De fait il devait s’en vendre beaucoup moins car l’usage est beaucoup plus restreint et logiquement réservé au coucher plutôt qu’au réveil ; par exemple éteindre une lampe ou une radio à heure determinée alors que l’on s’est endormi mais dès lors le Jaz n’est plus disponible pour se réveiller . Cela explique que les contacteurs sont proposés par plaque de cinq aux horlogers tandis que le rupteur est vendu à l’unité .

Le contacteur équipait bien sûr les LAMPIC et LUPIC , lampes/ réveils distribuées par Jaz

.

André VOIRIN directeur de l’usine Jaz de Wintzenheim

voirin3                                1 VOIRIN 2 SATO de Tokyo-Clock 3 CARPANO                                                                                                                                                                              Cet article est un extrait choisi de celui paru en Juin 2000 sur le site WINTZENHEIM-JAZ http://wintzenheim.jaz.free.fr/ de l’historien de la ville de Wintzenheim Guy Frank que nous remercions , encore une fois pour son aide déterminante et son précieux travail de mémoire . Pour consulter l’article dans son intégralité suivez ce lien.                                                                                                                                                                                   Monsieur André VOIRIN a été d’abord chef de production en 1963 , puis Directeur adjoint en 1973 de Monsieur CARPANO qu’il remplace en tant que Directeur de l’usine Jaz de Wintzenheim                                                                                                                                                               Mon parcours professionnel

Il est évident qu’en ce qui concerne mon curriculum vitae, il est tout à fait classique. J’ai passé mon certificat d’études parce qu’à l’époque il y en avait un, ensuite un brevet élémentaire parce que ça se passait aussi comme ça, le premier BAC moderne, le deuxième BAC mathélem. […]  j’ai fait Maths Sup et Maths Spé, c’est-à-dire la préparation aux Grandes Écoles. J’ai intégré une école qui s’appelait l’IDN à l’époque (Industrielle du Nord) qui est devenue depuis l’École Centrale de Lille. [… ]

Ma première entreprise, ça a été la Royale Asturienne des Mines qui m’a envoyé au Maroc dans une mine de plomb argentifère. […]

[..] j’ai quitté cette mine de plomb et je suis rentré en France.

A l’époque, on trouvait facilement du travail. J’ai simplement pris les annonces qui étaient dans les journaux et j’ai atterri à la Colgate Palmolive qui était à Courbevoie. Mon titre officiel était « Finishing Supervisor ». […]

Entre temps, comme je voulais changer de situation, j’ai fait l’Ecole des Chefs d’Entreprises, où il y avait pratiquement des conférences et des cours du soir presque tous les jours. Et j’ai réussi cette école avec un beau succès. Ce qui m’a permis de prétendre à ce moment là à autre chose qu’un poste purement technique, et j’ai trouvé une annonce qui demandait un adjoint de directeur d’usine pour gérer la production. Je me suis présenté. Il s’agissait effectivement de l’usine S.A.P. à Wintzenheim. voirin1l’atelier de montage en pleine activité , environ 300 personnes.                                                                                                                                                                                            Je vous dis tout de suite que pendant 20 ans, j’ai travaillé chez JAZ, d’abord comme responsable de production, puis comme directeur-adjoint, et enfin comme directeur.

voirin2L’écroulement de l’horlogerie vers les années 1980 a conduit à des diversifications pour occuper le personnel, telles que fabrication de fourreaux de fusils de guerre, fabrication d’ordinateurs de la marque TANDY. J’ai été très impliqué dans ces nouvelles activités, ainsi d’ailleurs que Henry Klopfer de Wintzenheim ( à l’extrême droite sur la photo) . A l’âge de 55 ans, persuadé du naufrage final, j’ai pris ma pré-retraite.

L’informatisation

En arrivant chez JAZ, au siège social, il m’est apparu très vite que l’usine de Wintzenheim était dans le collimateur : non-respect des programmes, mauvaise sortie des nouveaux modèles, etc… En arrivant à l’usine, il m’apparut également très vite que c’était l’ordonnancement qui était visé. En fait, la gestion de la production était désastreuse. Les ateliers n’obéissaient pas aux impératifs de quantités et de délais. Par exemple, le décolletage faisait des quantités largement supérieures aux besoins exprimés, quitte à forcer la serrure du magasin matières pour ce faire, et ceci afin d’augmenter la prime de l’atelier. Le résultat était que les magasins avaient trop de pièces inutiles, et pas assez de matières pour faire les pièces nécessaires. Apparemment, quand je suis arrivé, cela ne semblait choquer personne.

Avant toute chose, j’ai donc passé du temps dans les services du siège social, et bien sûr, j’y ai trouvé de graves lacunes. Il y avait à Wintzenheim un bouc émissaire, et c’était bien pratique. Tout ceci ayant été explicité, a eu pour conséquence de calmer le jeu. Cependant, il est apparu que la réaction de l’ordonnancement devait être plus rapide et plus précise. J’ai donc proposé à la direction de Paris l’informatisation de l’usine en utilisant le matériel du siège social. Je fus fermement soutenu par le directeur financier, alors que les services techniques trouvaient l’idée farfelue. J’ai d’ailleurs eu, pendant un certain temps, le surnom de « Monsieur l’Ordinateur ».

Quoi qu’il en soit, après plusieurs années, car il a fallu créer les logiciels alors que maintenant il suffit de les acheter, l’usine était opérationnelle, et la gestion de la production était d’un niveau comparable à ce que l’on trouve aujourd’hui avec des logiciels standards, c’est-à-dire très en avance pour l’époque. M. Mosbach d’Ingersheim est responsable, en grande partie, de la qualité de cette évolution.

Un modèle par semaine

Il faut bien préciser que la création d’un nouveau modèle par semaine était avant tout une nécessité commerciale, afin de forcer la main à l’horloger, car le représentant avait toujours du nouveau à présenter, ce qui facilitait l’entrée en matière. Il se trouve également que cela permettait de rester à peu près dans l’axe de l’inflation, alors que l’horlogerie était dans la liste des produits à prix bloqués. Il faut noter cependant que nous avons eu quelques modèles dont le succès ne s’est pas démenti pendant de nombreuses années, et bien sûr nos services commerciaux faisaient auprès du Contrôle des Prix les démarches nécessaires pour obtenir un assouplissement.

Quand l’usine de Nanterre a été démantelée, le service création de nouveaux modèles est venu également à la SAP de Wintzenheim, et était tenu par deux jeunes gens qui avaient d’ailleurs un très bon talent de peintres, puisque j’ai acheté à l’un un tableau qui figure toujours dans mon salon.

André VOIRIN, Juin 2000

BROSSIC 1967 à 1970

brossic 1967BROSSIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre J . Nouveauté du catalogue 1967/68 à la page 3, réf. 543-11 . Boîtier et socle façon or, « finition diamant » , cadran argenté , vitre en verre bombé , chiffres romains et aiguilles noirs , aiguilles et points lumineux . Diamètre 6,5 cm .

On le trouve disponible dans le catalogue 1969-70 pour la dernière fois .

Son nom sera réemployé en 1978 pour un autre petit réveil.