Notice Jaz Electric 1961

notice 1 Electric balancier moteurnotice 2Ce geste est très important puisqu’il amorce le lancement du balancier moteur .                  De nombreux propriétaires d’horloges se contentent d’inclure une pile neuve sans effectuer cette rotation , si bien qu’elles ne démarrent pas . Ils en concluent donc à tort qu’elles sont en panne . Bien qu’une pendule murale soit reproduite , ce geste salvateur est tout aussi valable pour des horloges à poser dotées du calibre il accompagnait d’ailleurs une PALTIC . Cette notice est donc utilisable pour toutes les Jaz dotées de balancier moteur à savoir les calibres AN , AX et BN , mais aussi les 88 Jaz dotées du calibre TM , TR et TJ , s’étalant donc de 1961 à 1980 .notice 3notice 4

Calibre FD dit à Diapason 1971 à 1976

DIAPASON : Pièce à deux branches vibrant à une fréquence suffisamment stable employée comme résonateur dans les instruments de mesure du temps dits «à diapason».

Principe de fonctionnement : le diapason, alimenté par la pile, vibre à une fréquence de 360 hertz, stabilisée électroniquement par un champ électromagnétique produit par deux bobines , qui fait un léger bourdonnement  caractéristique. diapasonBien avant l’arrivée des montres à quartz dont la précision supplanta l’horlogerie mécanique , la marque américaine BULOVA travailla dans les années 1950 sur une technologie qui permettrait d’augmenter l’autonomie et la précision d’une montre , les deux points faibles des montres mécaniques de l’époque .

1971-72 page 15 Catalogue 1971/1972 page 17 : on constate la fierté de Jaz à présenter son usine -laboratoire où son propre mouvement à diapason , le calibre FD , a été conçu .

Jaz 1971-72 (2) Il est présenté comme l’aboutissement de la technologie de Jaz . Il s’agira pourtant d’un échec commercial et industriel puisque Jaz a doté seulement quatre de ses productions de ce mouvement .

GECIC horloge murale en 1974 , DIAPIC  une autre murale de 1971 à 1974 , BALIC une pendule à poser de 1972 à 1974  , ANGLIC horloge à poser de 1972 à 1976 . Quatre Jaz peu diffusées et qui d’occasion sont bien rarement fonctionnelles . Le numéro de brevet n°1 113 392 du mouvement à diapason de Jaz est mentionné sur les mouvements . Il nous faut développer la genèse du diapason horloger pour comprendre pourquoi Jaz opte pour cette technologie et les raisons de son échec relatif .

breguet tour eiffel détailLa toute première horloge mécanique utilisant un diapason a été fabriquée en 1856 par Louis Clément Breguet  . La même année , il conçoit le premier réseau public d’horloges électriques pour le centre de Lyon . Son nom est en lettres de 70 cm parmi les 72 savants de la Tour Eiffel .

breguet-lqh-tourbillonIl était le petit-fils du célèbre et génial horloger , Abraham Breguet , inventeur du tourbillon entre autres . Voir notre article sur l’histoire des implantations géographiques de Jaz et l’horlogerie occidentale  ( à venir prochainement ) .

lip Electronic On pourrait considérer que l’histoire de l’Accutron commence en 1952 , lorsque Elgin l’américain ou le français Lip présentent leur première montre électrique , la plus grande révolution technologique depuis 150 ans dans l’univers de l’horlogerie . Mais la Lip , dite Electronic , présentée en 1952 ne sera commercialisée qu’en Décembre 1958 .

Elvis HamiltonSi bien qu’elle est précédée par Hamilton qui commercialise , le 3 Janvier 1957,  la première montre électrique : la Ventura . Elle sera portée par Elvis Presley et …

Men in Black…les Men in Black , dont les horloges murales sont des JAZ .

Par montre électrique, il faut entendre une montre mécanique dont le mouvement fonctionne grâce à l’énergie d’une pile bouton de 1,35v . Si ce mode d’alimentation permet une avancée spectaculaire en termes d’autonomie, il n’apporte en revanche aucun progrès en matière de précision par rapport à une montre mécanique classique .

Joseph Bulova ( 1851 +1936 ), immigrant tchèque , ouvre sa propre bijouterie , en 1875 , à Manhattan . Son « rêve américain » se réalise puisque son commerce prospère vite .

Bulova Clock En 1912, il ouvre sa première usine à Bienne en Suisse, destinée entièrement à la production de montres et ajoute à son catalogue des horloges murales sur secteur portant sa signature . Il ne choisit ni Neuchâtel , ni la Chaux de Fonds , ni Locle en raison de la forte hostilité de ces villes horlogères envers la production industrielle de masse ,  opposée à leur tradition artisanale.Omega-Bienne-factory-in-1950Les frères Brandt , pionniers de la production à l’américaine , avaient précédemment été contraints de s’installer à Bienne qui présentait d’ailleurs d’autres avantages , pour leur manufacture Oméga . Lorsque l’un des leurs Louis-Gustave Brandt co-fonde Jaz , il opte évidemment pour le même type de production taylorisée .

page-16-17Bulova , qui opte pour le même modèle de production , s’installe logiquement en voisin . En 1926 , il diffuse à la radio une publicité entendue par des millions d’américains , « At the tone, it’s eight o’clock , Bulova Watch Time », « au bip sonore , il est huit heures «  c’est le premier top sonore radiophonique . En 1928 , il présente en première mondiale une radio qui s’allume automatiquement à l’heure souhaitée , c’est le premier radio-réveil sur secteur . Ses innovations techniques et artistiques le distinguent très vite des autres horlogers et sa notoriété commence à s’accroître .

Dans les années 70 , Bulova fera appel à Jaz pour équiper ses horloges murales .

Max_HetzelBulova confie la riposte à Max Hetzel , un ingénieur bâlois recruté douze plus tôt par sa manufacture suisse , qui pense qu’en ajoutant un transistor au mouvement , il sera possible de créer une montre plus précise .

                                              HETZEL et un Diapason d’horlogerie

Pour accroître encore la précision , il a l’idée de remplacer le balancier par un diapason , une petite pièce métallique constituée de deux branches parallèles , soudées en forme de U et prolongées par une tige . Le diapason est placé entre deux transistors . La dénomination ACCUTRON  s’interprète ainsi : « ACCUracy through ElecTRONic »  soit la « précision grâce à l’électronique ».

Dans cette vidéo , on entend le fameux bourdonnement amplifié , car le diapason vibre à 360 Hz , une fréquence étalonnée supérieure à celle d’un balancier classique .               Une précision inégalée par un calibre mécanique de deux secondes par jour ou d’une minute par mois . Du jamais vu ! Il divise chaque seconde en centaines de parts égales . Le brevet est enregistré en 1953 ,  le prototype est opérationnel en 1954 .Bradley & accutron L’Accutron est présentée officiellement le 10 octobre 1960 par le nouveau président de Bulova , l’ancien général Omar N. Bradley , l’un des principaux chefs de l’armée américaine au cours de la Seconde Guerre mondiale et en Corée , le dernier des généraux cinq étoiles américains .paris_brule_t_il_is_paris_burning_1966_3 Son rôle central dans Paris brûle-t-il est interprété par Glenn Ford . Bradley est le seul homme dans l’Histoire à avoir eu 1,3 millions d’hommes sous son seul commandement .accutronACCUTRON SPACEVIEW : vous noterez le talon d’aiguille en forme de diapason .

Lors de la présentation au public en 1960 , les revendeurs reçurent pour leurs vitrines une montre d’exposition appelé Spaceview = vu de l’espace . Elle ne  disposait pas de cadran mais d’un verre transparent pour que l’on puisse admirer tout le mécanisme dont le fameux diapason . Succès énorme qui induira que de nombreux cadrans de Bulova furent retirés pour laisser apparaître le fameux calibre 214  .

accutron backPour surprendre le futur client de la montre Accutron , Bulova éliminera le remontoir qui est d’habitude sur le côté droit de la montre . Il s’agissait de marquer les esprits en faisant passer le message comme quoi la montre qui fonctionne avec une pile électrique est si précise qu’elle n’a ni besoin de remontoir , ni besoin d’être remise à l’heure . En fait un ingénieux système de mise à l’heure sera développé et installé au dos de la montre , juste à côté de l’emplacement de la pile .

Système sans doute « emprunté « à Lip qui avait déjà commercialisé sa toute première montre électrique R27 avec ce type système de mise à l’heure au verso , dès 1958 .

 

Grâce à cette technologie révolutionnaire , Bulova espère collaborer avec la NASA sur l’ambitieux programme spatial américain en fournissant des instruments Accutron , fort de l’influence du Général Bradley . A l’époque , la NASA ne savait pas comment un mouvement mécanique allait fonctionner dans des conditions de faible gravité . Mais c’est sans compter les tests « massacrants » que l’agence spatiale fait subir en 1964 à toute une série d’horloges candidates : pressions et températures extrêmes , vibrations , chocs , humidité . Et de toutes les montres « torturées », la seule à ne pas s’être arrêtée fut l’Omega Speedmaster et son mouvement mécanique Lemania conçu en 1948 . C’est l’humiliation pour Bradley et Bulova dont le mouvement à diapason Accutron révolutionne pourtant le monde de l’horlogerie.

Bulova Atomic clockBradley  se lance alors dans un lobbying offensif . Il en appelle au Sénat pour que le « Buy American Act », imposant à tout achat gouvernemental d’être américain à 60% minimum , soit appliqué au marché des montres des astronautes et de l’instrumentation des fusées et vaisseaux spatiaux . La parade d’Omega est immédiate . Les boîtiers et les lunettes Speedmaster de la série Nasa seront fabriqués aux Etats-Unis et les mouvements seront assemblés en Suisse . Le Buy American Act est donc respecté .

apollo11 50anniversaryOmega Speedmaster Apollo XI modèle commémoratif 50° anniversaire

L’Omega Speedmaster est donc la montre-bracelet choisie pour partir dans l’espace , les Bulova Accutron sont tout de même les horloges de bord de 46 missions spatiales , dont le programme Apollo . Si bien qu’une Accutron de bord est toujours présente sur la Lune dans le véhicule lunaire abandonné dans la Mer de la Tranquillité par l’équipe d’Apollo XI en 1969 .

Neil Armstrong sera le premier homme à marcher sur la Lune , mais pas le premier à porter une montre sur la Lune. Il avait été contraint de laisser son Oméga Speedmaster à bord du module lunaire , car l’horloge électronique embarquée était tombée en panne lors de l’alunissage et c’était une Bulova …                                                                                                                                                                                            gordon-cooper-faith-7-bulova-accutron-astronaut Toutefois , en 1963 , l’astronaute Gordon Cooper , victime d’un incident électrique à bord de sa capsule pendant la mission Projet Faith 7 , autour de la Terre , est sauvé par son Accutron « Astronaut » personnelle qui lui sert au chronométrage du ré-allumage des moteurs pour revenir sur Terre . GagarinePour l’anecdote , Youri Gagarine lors du premier vol spatial , en 1961,  portait une Sturmanskie , qui deviendra Poljot  ce qui en russe signifie Vol / Flight , que l’on voit nettement sur son bras gauche . Montre à remontage mécanique , dotée d’un calibre 26 par Lip , fournisseur des russes . La cœur de la première montre de l’espace est donc bien français.               Accutron railroad approvedEn 1962 , l’Accutron devient la première montre certifiée pour le personnel des chemins de fer américains . Sa précision permet aux trains de respecter les horaires et surtout d’éviter les collisions qui se produisaient à cause des retards . Ce seront 75 compagnies ferroviaires dans le monde entier qui adopteront également la technologie Accutron.

bulova-lyndon-johnsonEn 1964 , le président américain Johnson fait de l’Accutron le cadeau d’Etat officiel, offert aux personnalités du monde entier , quand  De Gaulle offrait des horloges Cartier. Les horloges Accutron équipent l’avion présidentiel Air Force One ainsi que les aéronefs et navires de l’armée américaine.

Elvis , décidément jamais en retard d’une innovation , et Paul Newman , parmi tant d’autres célébrités , portent une Accuran Astronaut ou Spaceview.

Omega-mega.jpg1973 est l’année où un responsable du service marketing d’Omega a une épiphanie en remarquant , avec une extraordinaire sagacité pour un cadre supérieur gavé de Francs Suisses , que le nom de la marque contient le mot «Méga» , perspicacité qui avait déjà manqué à tous ses prédécesseurs depuis la création de l’enseigne en 1903 par les fils Brandt , famille des co-fondateurs de Jaz . La Foire de Bâle verra donc le lancement à la fois de la «Megasonic» et de la «Megaquartz» parce que lorsqu’on a une bonne idée , il faut l’exploiter à fond … à la Chaux de Fonds . Le MegaSonic 720Hz est un mouvement spécifique à Omega et avait à l’époque la trotteuse la plus fluide de tous les temps . Elle a été aussi conçue par Max Hetzel ,  mais elle fonctionne de manière très différente : un micro-moteur qui , pour faire simple , est un disque de rubis de 1,2 mm parsemé d’aimants lequel est secoué entre deux ressorts de rubis dans une boîte étanche remplie d’huile par le diapason . Cela fait tourner le disque quatre fois par seconde. Ce disque n’est pas directement connecté au train d’engrenages ou à n’importe quelle partie de la montre , mais utilise plutôt un engrenage magnétique pour transmettre son mouvement .  Voyez la vidéo de ce mouvement . C’est une façon merveilleusement folle de construire un mouvement horloger et c’est la revanche ébouriffante de la famille Brandt qui débauche le créateur de L’Accutron , lequel n’a plus qu’à changer de rue pour aller au bureau à Bienne , afin de contourner ses propres brevets pour Oméga .

Il faut tout de même s’interroger sur le lancement simultané de ces deux montres , la Megasonic étant une impasse glorieusement innovante et la Megaquartz étant la première vague d’une révolution horlogère . Sans doute la signature d’une très grande marque qui innove , tout azimut , quitte à se tromper .

Mais l’âge d’or de Bulova a rapidement pris fin avec l’avènement des montres à quartz . Les montres à quartz étaient encore plus précises par rapport à la technologie des diapasons et moins chères : elles vont avoir raison de la technologie à diapason . Toutefois pendant les deux décennies où la méthode du diapason a été utilisée , ces montres étaient les plus précises sur terre et dans l’espace . En 1977 , la production de l’Accutron à diapason est arrêtée , après plus de cinq millions de pièces vendues . Cette date marque également la fin de l’âge d’or de l’histoire de Bulova . La révolution du quartz et l’abandon du calibre à diapason a de sérieuses retombées sociales à Bienne et à Neuchâtel . Le conflit et les grèves engagées alors auront raison des activités de Bulova en Suisse .

Il était nécessaire de décrire l’histoire technologique et commercial du diapason en horlogerie pour comprendre dans quel contexte Jaz produit le sien en 1972 . D’évidence c’est aussi tard qu’Oméga , donc trop tard puisque le quartz pointe déjà son nez et qu’en outre il faut développer des brevets spécifiques dans un domaine que Jaz ignore .

En outre les prix des quatre diapasons , en haut , sont plus élevés que des pièces comparables de la gamme Jaz de la même année , ci-dessous .

Jaz Actualites n°53 1965 page 1 Jaz Actualités n°53 1965 page 1 : court extrait d’un page entière consacrée par Paul Nicolas aux réticences des horlogers affiliés envers l’horlogerie électrique , qui en 1965 se limitait pourtant aux transistors . C’est là , sans doute , un des principaux freins à la technologie du diapason qui faisait peur à beaucoup d’horlogers , lesquels n’y étaient pas formés . N’oublions pas que les horlogers étaient prescripteurs envers leur clientèle de particuliers .  Il suffisait que l’horloger n’en n’intègre pas dans son stock ou ne les montre pas sur catalogue . Les notices d’entretien et de réglages , ci-après ne sont effectivement pas vraiment destinées à rassurer au vue de leur complexité  . Ci-dessous ces documents appartenant à la collection de Mariano Macor . Il s’agit probablement du bon à tirer du chapitre XXIV , consacré au Calibre FD . calibre diapason001calibre diapason002calibre diapason003calibre diapason004calibre diapason005calibre diapason006calibre diapason007calibre diapason008calibre diapason009

Le petit cache blanc qui dissimule le bouton de changement d’heure et celui de lancement du mouvement , porte le numéro de brevet n°1 113 932 du mouvement à diapason .

Calibres TM / TR / TJ pour Jaz et dérivés pour Japy

Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 6Documents extraits  du fascicule Jaz électronique et électrique TM/SM et dérivés Novembre 1973 Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 7                                                                                                                                                 Le calibre TM dote ces 88  horloges murales Jaz :  TINIC , ROUBRIC , FRANCIC , PEGIC , NANSIC , BORIC , HILLIC , MOGIC , VINTIC , LORIC , BRETIC , POMMIC , PLETIC , RIBIC , PLATIC , DRIMIC , VATIC 1 et VATIC 2 , VOLIC , ESTIC , BRESSIC , CADRIC , CHAISIC , FLEURIC , LOUISIC , MARIC , MOURIC , MUNIC , OLDIC , BOUCRIC , FRILIC , GRANFIC , MUFIC , PONRIC , RONCIC , TEDIC , VAMBIC , ALSIC , FIORIC , FRUTIC , GRADIC , GRUNIC , LOUISIC , CORIC , BERRIC , LOISIC , JARDIC , TANIC , GALTIC , SIGLIC , FRACHIC , FARVIC , HEXIC , LOBLIC , CEGIC , DUBLIC , THERMIC , TONDIC , SQUADRIC , VOILIC , TARBIC , GRAPPIC , DANGRIC , BUVIC , STRETIC , TUGLIC , TRAMIC , METRIC , TONNIC , POELIC , TRANCHIC , FOURMIC , RUSTIC , CLEMIC , DOUCIC , HERIC , PROLIC , SAMIC , ROFIC , BAUXIC , ANTIC , RETRIC , CITRIC , STAINIC , BARTIC , BRETIC , FERIC , TRIDIC .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Le calibre TM à transistor , à pile LR14 ,  licence ATO , est le calibre de base des calibres TR , TJ mais aussi des calibres SM , 1SE , 2SE , SR , 1TE , 2TE et 1SJ qui dotent des Japy . Si le calibre TM est abandonné par Jaz en France à partir de 1981 , il continue en Espagne en 1981/1982.Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 8Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 9Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 10le calibre TR dote les réveils LARMIC , SAPIC , BUSSIC , DORIC , RACHIC , TURIC , CAILLIC , DULIC , LUDIC , GAMIC , DUPIC , FICIC , LITIC , RIGNIC , CADIC , PRINCIC , STANDIC , ORIC , SUMIC , BINIC , PETIC , MICRIC , LAGIC , REGIC , BILDIC , PETIC , CHARMIC , CACHIC .Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 11Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 12Le calibre TJ dote les horloges murales à dateur suivantes : GLOBIC , ROMPIC , ERNIC , DITIC , CRAZIC , TAPIC , RINDIC , LANNIC , CHABRIC , JOIGNIC , ORTIC , FOMIC , JOVIC , DAMIC , CATRIC , DRANIC , CALGIC , METIC , PLODIC , COURBIC , ZACRIC , NOMIC , PALIC et MOTIC .Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 13Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 16Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 17Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 19Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 20Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 21Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 22Jaz électronique et électrique TM Sm et dérivés 1973 page 23

Calibre PA 1967 à 1998

Ce calibre mécanique , très simple , né de la collaboration entre Jaz et Peter Uhren , était fabriqué en Allemagne et dotera 53 sortes de gros réveils Jaz et de nombreux Japy de 1967 à 1992 soit 32 ans et donc des millions de calibres produits  : un record !

Il en existe plusieurs variantes: 2 PA  à Rouages Delrin , 3 PA  à répétition de sonnerie (ex: FURIC) , 33 PA Crescendo ( ex: TROISIC) et 4 PA silencieux (tic-tac discret ou gamme Discreto; ex: NAUFIC) .

Il remplace le calibre U qui dotait les gros réveils de 1955 à 1967 .Jaz PA nylonsJaz Pa eJaz Pa dJaz Pa cJaz Pa bJaz Pa 1Jaz Pa 3Jaz Pa Peter UhrenLa mention GMBH est l’équivalent français de SARL ; GmbH est exactement l’acronyme de Gesellschaft mit beschränkter HaftungJaz PaJaz PA nylons aPour les dernières éditions , des rouages en Delrin remplaçaient les habituels rouages en laiton.massic évolution (3)on aperçoit sous la flèche un rouage blanc en plastique massic évolution (2)modernisation du marteau de sonnerie  

Version PA 024 pour le DIGIC à rouleau

OVNI par Elio Bertin et Jaz circa 1979

Ovni FranceLa dénomination OVNI n’a guère besoin d’être expliquée pour cette création de Elio Bertin qui peut varier dans son aspect et être animée de divers mouvements électriques à pile . Douze chiffres et soixante index , pas d’aiguilles . Diamètre 36 cmovni 3Ovni 2Le mécanisme Jaz dissimulé dans ce petit boîtier fait défiler le disque pour donner l’heure au sommet , exactement sous la pointe noire .ovni par Kienzle Première version par Kienzle dont le mécanisme n’est pas élégamment intégré au disqueOvni par BulovaVersion Bulova au design plus abouti , même si le disque est moins sobre . En fait le mouvement est encore un Jaz , estampillé Bulova comme souvent pour les horloges Bulova . Consultez notre article sur la collaboration entre Bulova et Jaz .Bulova bertin licence Atoovni 4calibre TM par Jaz . Ce calibre sera exploité par Jaz de 1974 à 1980 . Le bouton est supprimé puisqu’il suffit de soulever le disque et de le placer à la bonne heure en la faisant correspondre avec la pointe au sommet .Print

L’O Clock a été lauréat du Red Dot Concept Design Award pour l’année 2017 , elle reprend le même principe que l’OVNI en l’épurant . Designer : Mike Simonelli

 

chaîneL’Ovni de Bertin procède du même principe que cette Catena Wall Clock par Andreas Dober pour Anthologie Quartett : c’est le cadran qui tourne pas les aiguilles . Un procédé semblable animait les fameuses horloges mystérieuses de Cartier , consultez leur article sur notre site Cartier en construction .

Dès les années 30 , Jaz n’a pas hésité à oser des affichages originaux , remplaçant les chiffres par des index , voire des cubes . Voyez ci -dessous quelques exemples de Jaz , où le remplacement des chiffres par des index est au service de designs minimalistes .

Les pendules Jaz font , aussi , usage d’index de toutes sortes pour épurer leurs lignes , ainsi qu’en témoignent les exemplaires ci-dessous :

Accordons nous , hors Jaz , un petit panorama mondial des horloges minimalistes contemporaines les plus originales : EyeclockElle vous semble louche ? cette Eyeclock indique pourtant 03h50 , c’est net !Empty_ClockEmpty Clock . Une horloge écologique fabriquée uniquement en bambou et en métal, avec simplement des aiguilles et pas de cadran .

Simplicité et pureté pour le coréen Giha Woo dont les aiguilles de son horloge Front & Back sont également les piles nécessaires à son bon fonctionnement .ora il legaleL’horloge Ora ilLegale , de Denis Guidone , est un chef d’œuvre de design et d’ironie puisqu’elle n’a pas de chiffres et qu’il manque manifestement une partie importante de sa base dans le but de la basculer sur sa base pour le passage à l’heure d’hiver ou d’été : idéalement simple et donc géniale . L’Ora Legale est pour les italophones l’heure d’été  .studio-ayaskan-sand-04Horloge de sable inspirée par les jardins zens , version moderne du sablier par le Studio Ayaskan

studio-ayaskan-sand-01un petit schéma est nécessaire pour bien comprendre mais le principe est simple et clair

A Million Times par le studio de design suédois Humans since 1982 est une installation de 288  horloges analogiques animée par 576 moteurs électriques aboutissant paradoxalement à un immense affichage digital . Dimensions 3,4 x 1,8 mètresCanna_By_ChronarteCanna par ChronArte . Comme dans le concept du sable dans un sablier, les tubes individuels représentent les heures de la journée tandis que la hauteur à laquelle chaque heure est remplie d’eau vous indique les minutes .Around_ClockLe concept de cette horloge rotative est basé sur la rotation constante et subtile du globe et constitue donc une meilleure représentation du temps que l’horloge commune assez proche des minuteurs Jaz .

On en voudra à personne de préférer , à certaines horloges à lectures si minimalistes qu’elles en deviennent complexes , ces versions alphabétiques plus aisées pour qui sait  lire .

André VOIRIN directeur de l’usine Jaz de Wintzenheim

voirin3                                1 VOIRIN 2 SATO de Tokyo-Clock 3 CARPANO                                                                                                                                                                              Cet article est un extrait choisi de celui paru en Juin 2000 sur le site WINTZENHEIM-JAZ http://wintzenheim.jaz.free.fr/ de l’historien de la ville de Wintzenheim Guy Frank que nous remercions , encore une fois pour son aide déterminante et son précieux travail de mémoire . Pour consulter l’article dans son intégralité suivez ce lien.                                                                                                                                                                                   Monsieur André VOIRIN a été d’abord chef de production en 1963 , puis Directeur adjoint en 1973 de Monsieur CARPANO qu’il remplace en tant que Directeur de l’usine Jaz de Wintzenheim                                                                                                                                                               Mon parcours professionnel

Il est évident qu’en ce qui concerne mon curriculum vitae, il est tout à fait classique. J’ai passé mon certificat d’études parce qu’à l’époque il y en avait un, ensuite un brevet élémentaire parce que ça se passait aussi comme ça, le premier BAC moderne, le deuxième BAC mathélem. […]  j’ai fait Maths Sup et Maths Spé, c’est-à-dire la préparation aux Grandes Écoles. J’ai intégré une école qui s’appelait l’IDN à l’époque (Industrielle du Nord) qui est devenue depuis l’École Centrale de Lille. [… ]

Ma première entreprise, ça a été la Royale Asturienne des Mines qui m’a envoyé au Maroc dans une mine de plomb argentifère. […]

[..] j’ai quitté cette mine de plomb et je suis rentré en France.

A l’époque, on trouvait facilement du travail. J’ai simplement pris les annonces qui étaient dans les journaux et j’ai atterri à la Colgate Palmolive qui était à Courbevoie. Mon titre officiel était « Finishing Supervisor ». […]

Entre temps, comme je voulais changer de situation, j’ai fait l’Ecole des Chefs d’Entreprises, où il y avait pratiquement des conférences et des cours du soir presque tous les jours. Et j’ai réussi cette école avec un beau succès. Ce qui m’a permis de prétendre à ce moment là à autre chose qu’un poste purement technique, et j’ai trouvé une annonce qui demandait un adjoint de directeur d’usine pour gérer la production. Je me suis présenté. Il s’agissait effectivement de l’usine S.A.P. à Wintzenheim. voirin1l’atelier de montage en pleine activité , environ 300 personnes.                                                                                                                                                                                            Je vous dis tout de suite que pendant 20 ans, j’ai travaillé chez JAZ, d’abord comme responsable de production, puis comme directeur-adjoint, et enfin comme directeur.

voirin2L’écroulement de l’horlogerie vers les années 1980 a conduit à des diversifications pour occuper le personnel, telles que fabrication de fourreaux de fusils de guerre, fabrication d’ordinateurs de la marque TANDY. J’ai été très impliqué dans ces nouvelles activités, ainsi d’ailleurs que Henry Klopfer de Wintzenheim ( à l’extrême droite sur la photo) . A l’âge de 55 ans, persuadé du naufrage final, j’ai pris ma pré-retraite.

L’informatisation

En arrivant chez JAZ, au siège social, il m’est apparu très vite que l’usine de Wintzenheim était dans le collimateur : non-respect des programmes, mauvaise sortie des nouveaux modèles, etc… En arrivant à l’usine, il m’apparut également très vite que c’était l’ordonnancement qui était visé. En fait, la gestion de la production était désastreuse. Les ateliers n’obéissaient pas aux impératifs de quantités et de délais. Par exemple, le décolletage faisait des quantités largement supérieures aux besoins exprimés, quitte à forcer la serrure du magasin matières pour ce faire, et ceci afin d’augmenter la prime de l’atelier. Le résultat était que les magasins avaient trop de pièces inutiles, et pas assez de matières pour faire les pièces nécessaires. Apparemment, quand je suis arrivé, cela ne semblait choquer personne.

Avant toute chose, j’ai donc passé du temps dans les services du siège social, et bien sûr, j’y ai trouvé de graves lacunes. Il y avait à Wintzenheim un bouc émissaire, et c’était bien pratique. Tout ceci ayant été explicité, a eu pour conséquence de calmer le jeu. Cependant, il est apparu que la réaction de l’ordonnancement devait être plus rapide et plus précise. J’ai donc proposé à la direction de Paris l’informatisation de l’usine en utilisant le matériel du siège social. Je fus fermement soutenu par le directeur financier, alors que les services techniques trouvaient l’idée farfelue. J’ai d’ailleurs eu, pendant un certain temps, le surnom de « Monsieur l’Ordinateur ».

Quoi qu’il en soit, après plusieurs années, car il a fallu créer les logiciels alors que maintenant il suffit de les acheter, l’usine était opérationnelle, et la gestion de la production était d’un niveau comparable à ce que l’on trouve aujourd’hui avec des logiciels standards, c’est-à-dire très en avance pour l’époque. M. Mosbach d’Ingersheim est responsable, en grande partie, de la qualité de cette évolution.

Un modèle par semaine

Il faut bien préciser que la création d’un nouveau modèle par semaine était avant tout une nécessité commerciale, afin de forcer la main à l’horloger, car le représentant avait toujours du nouveau à présenter, ce qui facilitait l’entrée en matière. Il se trouve également que cela permettait de rester à peu près dans l’axe de l’inflation, alors que l’horlogerie était dans la liste des produits à prix bloqués. Il faut noter cependant que nous avons eu quelques modèles dont le succès ne s’est pas démenti pendant de nombreuses années, et bien sûr nos services commerciaux faisaient auprès du Contrôle des Prix les démarches nécessaires pour obtenir un assouplissement.

Quand l’usine de Nanterre a été démantelée, le service création de nouveaux modèles est venu également à la SAP de Wintzenheim, et était tenu par deux jeunes gens qui avaient d’ailleurs un très bon talent de peintres, puisque j’ai acheté à l’un un tableau qui figure toujours dans mon salon.

André VOIRIN, Juin 2000

Les publicités Jaz dans la Presse Professionnelle

Jaz a mené d’importantes campagnes de publicité dans la presse grand public mais aussi dans la presse spécialisée , réservée aux professionnelles de l’horlogerie , comme La Vie des Métiers  édition horlogerie bijouterie ,  HBJO Horlogers Bijoutiers Joailliers et Orfèvres ou La France Horlogère avec , en général , la reprise de ses campagnes de publicité destinées à la clientèle particulière mais parfois avec des publicités spécifiques . Classement chronologique .Jaz La France Horlogère 1°Oct 1927 26°année n°19.jpgLa France Horlogère 1° Octobre 1927 , 26° année , n°19 , publication professionnelle bi-mensuelle , pleine page 38 x 27 cm . Jaz n’évoque que ses réveils ronds alors qu’en 1927 , ARTIST , NORMAL et BUREAU étaient au catalogue .bulletin fédéral 1929Bulletin Fédéral , organe officiel des Chambres syndicales des horlogers bijoutiers joailliers et orfèvres , mensuel 21° année Mars 1929 , n°133 , page 38  . Encart publicitaire , demie page , format 20 x 13 cm ; Tout au long de l’année 1929 Jaz a réédité la même publicité dans ce bulletin officiel publicité Jaz actualités n°18 1958Couverture de Jaz Actualités n°18 , Septembre 1958 . La une de ce  journal de communication interne avec les horlogers affiliés Jaz comptabilisent de tous les manières possibles l’importance des campagnes de presse de la marque au jaseur boréal .1968 HBJO de France Avril 1968HBJO de France Avril 1968 . En 1967 , c’est une PREMIERE MONDIALE pour Jaz : le calibre CF , qui équipe ses premières horloges à dateur , est le premier mouvement au monde à pile indiquant heure , seconde , jour et date .1969 la Vie des Métiers Oct 1969 23° année n°276la Vie des Métiers Octobre 1969 23° année n°276 . En 1969 , c’est une autre Première Mondiale pour Jaz avec le GENDIC à calendrier automatique , premières pendulettes à transistor au monde à indiquer le jour et la date .1970 la Vie des Métiers mars 1970 24° année n°281la Vie des Métiers Mars 1970 24° année n°281 . La page destinée au grand public est reproduite en avant première ; elle cible la période des communions pour laquelle Jaz avait l’habitude de cibler sa clientèle catholique , puisque l’usage était d’offir un cadeau aux communiants à cette occasion , comme le raconte Christophe GIRARD dans la défaillance des pudeurs .1972 La vie des métiers n°305 Mai 1972 page 10 et 11La Vie des Métiers , n°305 , Mai 1972 , pages 10 et 11 . Le succès de Jaz , de l’aveu même de ses fondateurs , est en grande partie à mettre au crédit de ses campagnes publicitaires au cinéma avant guerre . Mais les années de Gaulle sont marquées par un essor sans précédent de la télévision , qui voit le nombre de postes augmenter de près d’un million par an . Mais surtout la publicité de marque est autorisée à la télévision française , à partir d’octobre 1968 , sur la première chaîne de l’Ortf et apparaît en 1971 sur la deuxième chaîne , sonnant à terme le glas des régies publicitaires cinématographiques dont cette double page est un des derniers témoignages . Elle est pourtant bien talentueuse , cette publicité de l’agence Lafon & Associés , avec cette pellicule en forme de ressort pour réveil mécanique .1973 La France Horlogère n°337 novembre 1973 page 18 et 19La France Horlogère n°337 Novembre 1973 , pages 18 et 19 .  Abandonnant le cinéma ,  Jaz se lance dans campagnes publicitaires  Jaz télévisées faisant appel au très populaire marchand de sable de Bonne Nuit les Petits . 1973La France Horlogère n°332 Juin 1973 . L’horloge murale GRANDIC à transistor sert d’arrière plan aux petits réveils tel les CARDIC ,  DACRIC à mouvements mécaniques et un Jazistor à pile l’ANDRIC .
1974 la france horlogère n°341 Mars 1974 page 44 et 45La France Horlogère n°341 Mars 1974 page 44 et 45 . Seule la partie de droite est spécifique à la presse horlogère , les quatre publicités de gauche axées sur les montres Jaz reproduisent des pages que l’on retrouve dans Jours de France , Paris Match , Télé 7 Jours et Sélection du Reader’s Digest . On notera en bas de page , les références du stand Jaz à la foire de Bâle , Salon Mondial de l’Horlogerie , nommé Baselworld de nos jours . 1977 La France Horlogère N°378 Mai 1977 ala France Horlogère n°378 Mai 1977 . Cette publicité ne cible que les interventions radiophoniques de Jaz . L’année précédente c’est par un média plus original  , le Flexidisc , adressé directement aux horlogers affiliés qu’ ils étaient tenus informé de l’ampleur des campagnes publicitaires à la radio  de leur fournisseur .1977 La France Horlogère n°380 Juillet Août 1977 une couvertureUne du numéro 380 de la France Horlogère de Juillet Août 1977 , couverture plastifiée . En 1976, Jaz investit 10 millions de francs dans la recherche des réveils électroniques, qui représentent alors 83 % de la production contre environ 60 % en 1972 ;1978 La France Horlogère juin 1978 extraitla France Horlogère Juin 1978 . Publicité pleine page en noir et blanc , ciblée sur le seul MARTIC .1978 La France Horlogère n°387 mars 78 page 49La France Horlogère n° 387 page 49 Mars 1978 ; publicité en noir et blanc , ciblée sur le seul PRECIC .1978 La France Horlogère n°392 sept 78 réveils radio page 32 et 33la France Horlogère n°392 Sept 1978 . Ce ne sont pas moins de huit modèles différents  de radio-réveils qui sont présentés : de haut en bas et de gauche à droite  NATIC , FRECIC , MOFIC , LECIC , DELTIC , MUSIC , et deux variantes d’AUDIC . Etrangement , afin de faire volume , un MUSIC 2403-11 est ajouté dans cette publicité alors qu’il n’est plus en vente depuis deux ans !1978 La France Horlogère n°393 oct 78 Jaz Quartz présentoirla France Horlogère n°392 Sept 1978 . Sur ce superbe présentoir , ce ne sont que des réveils à quartz dont il est important de préciser qu’ils sont conçus et fabriqués en France à une période où le Japon domine ce qui est encore une nouveauté . Le quartz suscite une défiance certaine de la part d’une partie de la clientèle et surtout des horlogers qui tardent , pour certains , à s’adapter à cette nouvelle technologie venue d’ailleurs  .1982 hbjoLa France Horlogère 1981 . CERNIC , VILSIC MULIC , cette dernière horloge murale est une exception dans la gamme Jaz en raison de ses aiguilles et chiffres lumineux ce qui n’avait jamais été le cas depuis les origines de la marque  . Etrangement le nom de l’éphémère ARDIC à cadran blanc a été oublié . 1981 HBJO n°1 Sep Oct 1981HBJO de FRANCE n°1 Sept Oct 1981 ; En 1981, un accord est signé entre Hattori, le fabricant de  SEIKO et MATRA , nouveau propriétaire de Jaz . Une des conséquences résultant de cet accord est l’abandon par Jaz d’une partie de la fabrication des calibres mécaniques pour ses réveils et pendules à quartz au profit de mouvements japonais dont cette publicité fait la promotion car il fallait convaincre les horlogers affiliés Jaz souvent réticents face à l’invasion du Quartz . 1982 HBJO de France n°3 Janvier Février 1982HBJO de France n°3 Janvier Février 1982FUSIC , VALICTIGIC  et PARIC .1982 HBJO de France n°7 Sept Oct 1982 pendulettesHBJO de France n°7 Sept Oct 1982 ; revue professionnelle oblige on notera en bas de page les références du stand Jaz au 74° salon biannuel  BIJORHCA . L’année suivante , en  1983, malgré un contexte économique de plus en plus difficile en France, Jaz devient la première marque française d’horlogerie aux États-Unis avec plus de 200 000 montres et 100 000 réveils et pendules vendus . Apparaît alors le slogan Jaz le bon temps que nous avons repris pour nommer notre site 1982 HBJO n°5 Avril Mai 1982 a et bHBJO n°5 Avril Mai 1982 double page . L’allusion au célèbre western de 1952 avec Gary Cooper et Grace Kelly est évident ; à noter que Le Train Sifflera Trois Fois est certainement le film où les horloges ont le plus d’importance . Elles sont de plus en plus grosses à l’image et de plus en plus souvent montrées au fur et à mesure que la menace se rapproche.  L’action se déroule approximativement en temps réel , comme l’illustrent les plans récurrents montrant le cadran de l’horloge du bureau du shérif . Est cette abondance d’horloges qui a guidé Jaz dans ce choix  ? Ou la sortie , l’année précédente en 1981 , d’Outland reprise version S.F. spatiale avec Sean Connery de ce western mythique ? Certainement pas ! En revanche , lorsque paraît cette publicité  le film Le Facteur sonne toujours deux fois avec Nicholson et Jessica Lange  , gros succès de 1981 , est encore dans tous les esprits .1982 La France Horlogère n°437 novemb 1982 page 24 et 25La France Horlogère n° 437 , novembre 1982 ,  pages 24 et 25 . Plus aucunes allusions aux médias radiophoniques , ni au cinéma : dorénavant c’est sur la télévision et la presse que Jaz axe ses campagnes publicitairesjaz 1990Cette page , destinée aux horlogers affiliés en 1990 , donne une idée de l’effort consenti envers la publicité dans la presse par JAZ  .

AARABE LAKBIR horloger à Ouarzazate Maroc

Certes le vénérable Aarabe Lakbir – encore en activité – n’a certainement jamais été un horloger affilié par Jaz mais nous devions rendre hommage à cet horloger de Ouarzazate , la Porte du Désert , dont la naïve , mais attachante , plaque émaillée est une des plus charmantes preuves de la célébrité de Jaz à travers le monde .

Le texte ci-dessous et les photos sont intégralement repris du remarquable site historique de Mohammed BAYOUSSEF  http://memoire-ouarzazate-photo-documents-souvenirs.over-blog.com/

Cette boutique au-dessous de laquelle est suspendue la plaque de la montre Jaz, qui se trouve sur la ruelle des banques, qui mène vers hôtel Royal et la BMCE d’un côté et vers Kisariat Ahl Sous de L’autre Côté, appartient au deuxième horloger de Ouarzazate qui s’appelle AARABE LAKBIR ou pour les gens du coin LAMAALLAM BENIDAR. C’est le fils ainé d’un mokhazni de 31 Makhzen Mobil AARABE IDAR surnommé IDAR l’éboueur (IDAR ACHATTAB en arabe) à cause de son amour de faire la corvée du quartier toute la journée. Feu monsieur IDAR originaire d’Elklaa Sraghna comme un nombre important des Mokhaznis de Mobil, est venu à Ouarzazate dans les années 50, où il a exercé dans le goum puis à Makhzen mobil. C’était parmi les premiers qui ont eu leur permis de conduire de la première auto-école chez OTHMAN de TASSOMAATE (Othman dont nous avons amplement parlé). Durant les années 60 monsieur Idar avait une voiture parmi les premières d’Ouarzazate, c’était une Citroën noire avec une manivelle de démarrage qu’il actionne tôt chaque matin. A notre bonheur, pour la mettre en marche, il compte sur nous enfants de la caserne pour la pousser au départ. Lakbir AARAB plus connu à Ouarzazate par BEN IDAR l’horloger dont la mère feue Lalla Zahra était la sage-femme du douar avait un frère benjamin Larbi militaire et une sœur Aicha femme de foyer. Il est le seul de sa famille à rester à Ouarzazate à Ait GDIF après le décès de ses parents et son mariage avec une fille de la région. Tout jeune vers 1964, ses études primaires non achevées, son père le confié au seul horloger du centre de Ouarzazate monsieur BELYAZIDE pour apprendre le métier d’horloger qu’il aime tant. Monsieur BENLYAZID l’ex parlementaire au sein du parti de l’Istiqlal l’a pris en charge durant des années en tant qu’apprenti. Fin 1968 et début 1970, Lakbir à commencer à fréquenter les souks hebdomadaires à son propre compte en tant que réparateur de montres et d’horloges qui étaient dans le temps mécaniques Types Jaz, Dogma, Flica ,Lip, Zénith, Omega, Carillon, comtoise etc. montres très prisées par les collectionneurs. Apres des années d’expériences dans le métier, il s’est approprié le magasin sujet du présent article d’un joaillier juif partant vers la Palestine au nom d’Isaac (dont les fils gardent toujours contact avec Ouarzazate ils sont de Telmasla). Dans le temps, après l’abandon de Belyazide du métier d’horloger pour se consacrer à la politique, Ben Idar était le seul artisan horloger connu par sa rigueur, la précision de son travail et son savoir-faire pournettoyer, réviser ou réparer une montre de luxe, une vieille horloge  qui a besoin d’être. Par ses connaissances, il prend le soin même de vous donner les meilleures explications sur ce qu’il entreprend dans son échoppe et travaille sous vos yeux à son établi et répare des mécanismes de montre quelque fois très complexe et anciens.

ouarzazate (2)Mais, vu la lourdeur de l’âge et la baisse de la vue, malgré des lunettes à forte dioptrie (on disait dans le temps lunettes à verres des fonds des bouteilles d’huiles (’قاع الزجاجة), Lakbir à cesser depuis 1974 de se déplacer aux souks et s’est contenter de son magasin jusqu’à aujourd’hui.

Les brigades du Tigre, s.2 ep.2, 1975

Episode  « L’Auxiliaire »

Les Brigades du Tigre ont connu un succès populaire énorme lors de leur première diffusion sur la deuxième chaîne de l’ORTF. Il s’agissait alors d’une des séries les plus longues de l’histoire du petit écran français constituée de 36 épisodes de 55 minutes, diffusés entre 1974 et 1983 , retraçant les enquêtes de la première brigade régionale de police mobile créée en 1907 par Georges Clemenceau , alors ministre de l’intérieur, surnommé « Le Tigre ».

L’épisode qui nous intéresse, diffusé en janvier 1975, nous plonge en 1910 dans une enquête où des femmes disparaissent mystérieusement. Le commissaire Valentin décide alors de mener l’enquête avec de jeunes recrues… féminines!

brigades du tigreUn jeu de piste mène les enquêteurs jusqu’à un lieu de rendez-vous. Arrivé à destination, personne! C’est la sonnerie d’un BICLIC, caché dans l’herbe, qui leur indiquera l’emplacement des nouvelles directives à suivre.

En observant dans le détail , on constate qu’il s’agit de la version JAPY du BICLIC.

On pourrait objecter un énorme anachronisme puisque cet épisode , qui se déroule en 1910 , employe un réveil  créé en 1969 , toutefois le BICLIC est un modèle rétro reprenant fidèlement tous les éléments des  réveils début XX° siècle à savoir : le corps en cuivre , les double cloches , de grands pieds pointus , des chiffres gothiques et des aiguilles cathédrales ! Pour mémoire rappelons que JAZ est fondée en 1919 et reprend  la marque JAPY en 1954.

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Les GAILLARD une dynastie d’horlogers bijoutiers

Le passage Choiseul , avec ses 190 mètres de long et ses 3,9 mètres de large , est le plus long de Paris . Edifié en 1825/27 , il était dans un tel état de décrépitude en 1936 que Louis – Ferdinand Céline , qui y vécut son enfance , l’immortalise sous le nom de Passage des Bérésinas dans Mort à crédit . Heureusement une restauration importante et réussie du Passage Choiseul a eu lieu de 2013 à 2017 . Meilleure allure , meilleure fréquentation , meilleure visibilité à l’extérieur , superbe luminosité à l’intérieur , sont autant d’atouts qui marquent la renaissance du Passage Choiseul , lequel abrite au numéro 57 la bijouterie horlogerie Choiseul . Bel écrin pour abriter la dernière adresse d’une dynastie d’horlogers : sur quatre générations : les GAILLARD dont les cousins LECLOU étaient également horlogers .95 rue de la Chapelleencart publicitaire des années 20gaillard (4) Marcel GAILLARD 1911 médaillé de l’Ecole d’horlogerie de Cluses promotion 1897/1900                                                                                                                            Boutique de la première génération , sise 95 ( actuel 21)  rue de La Chapelle dans le XVIII°à Paris , avec appartement à l’étage . La conformation de ses vitrines est typique de son époque : lettres bombées en émail collées à l’extérieur sur les vitres , pas de publicités mais un maximum d’objets présentés , au point de ne plus voir l’intérieur du magasin ;  dans la vitrine de gauche en haut : les médailles et bijoux ; en bas : les montres à gousset ; dans la vitrine de droite : les réveils à cloche et pendules de cheminée . Pas de Jaz puisque la firme est fondée en 1921 , donc postérieurement .gaillard 1940_(2)[1]Boutique à la Médaille d’Argent en 1940 , 95 rue de la Chapelle . Vitrine de droite on devine malgré le reflet une pancarte Jaz derrière la vitre et à l’extérieur une plaque émaillée Jaz première génération – tout à gauche – répond à une plaque Oméga tout à droite gaillard 1947_(2)[1]intérieur de la boutique en 1947 : on notera la présence d’un éphéméride mural Jaz , hélas , un peu caché par le thermomètre -baromètre en marbre .gaillard (1)Louis GAILLARD 1950 diplômé Ecole de Cluses promotion 1924/1927                                Les années 50 marque l’apogée de Jaz , comme en témoignent les nombreuses publicités qui ornent la boutique de la deuxième génération des GAILLARD . En 1945 , la rue de la Chapelle fut scindée en deux , sa partie sud prenant le nom rue Marx Dormoy : la numérotation s’en trouva modifiée et la boutique qui était au 95 se voit attribuée le numéro 21 que l’on devine derrière la première vitre tout en haut ; en revanche le voisin a gardé le numéro 95 en façade .

En haut à gauche : une plaque émaillée si délavée que ses inscriptions sont à peine visibles : elle prouve toutefois une affiliation à Jaz qui remonte au moins aux années 35/37 . En haut à droite trône au contraire , entre deux carillons Vedette , la toute récente enseigne lumineuse de 44 cm de diamètre qui arbore le jaseur boréal de René RAVO devenu pendant la guerre le logo de Jaz . Très courante à l’époque , puisque Jaz ne produisait pas ce type d’horloges qui connaissaient un grand succès à l’époque , la proximité avec les carillons Vedette s’explique aisément par l’accord conclu entre Jaz et Vedette en 1949 . En revanche les six belles plaques qui ornent les bas de caisse ont été fabriquées sur mesures pour cette boutique qui est , à notre connaissance , celle qui affiche le plus de publicités pour Jaz .gaillard 1954_(1)[1]La boutique au 21 rue de la Chapelle en 1954 et ses magnifiques panneaux Jaz gaillard 1957_(3)[1]en 1957 la diversification s’étend au briquet Flaminaire Louis Gaillard (1)Cette carte publicitaire postérieure montre que , si la plaque émaillée Jaz est toujours présente , les six panneaux de bas de caisse ont été remplacés par d’opportunes vitrines permettant de présenter plus de produits en vente . On notera l’amusant texte conçu par Louis Gaillard , à la première personne , à propos de sa pendule électrique qui « donnait  » l’heure au quartier , ce qui n’est pas exagéré . Effectivement la boutique se trouvant au point culminant de la très longue rue de la Chapelle , cette horloge pouvait être vue depuis l’avenue Max Dormoy ; subsiste d’ailleurs , en place actuellement , un panneau lumineux Citizen qui permet de s’en rendre compte . En général ce sont les beffrois des mairies , des hôpitaux ou les clochers des églises qui rythment les heures d’un quartier , or de l’autre côté de la rue , presque en face l’établissement des GAILLARD , se trouve la Basilique Sainte Jeanne d’Arc qui aurait dû tenir ce rôle sauf qu’elle restera inachevée de 1930 à 1964 et que son absence de clocher traditionnel et d’horloge laissait place « à la médaille d’argent » pour assurer ce service .

Le nom de la boutique est extrêmement bien choisi puisqu’il semble faire allusion à l’activité de bijoutiers qui vendaient beaucoup de médailles en or et argent , souvent religieuses , mais les initiés savaient qu’il s’agissait de la médaille d’argent obtenue en fin de cycle d’études à Cluses par Marcel puis Louis Gaillard qui , par extraordinaire , ont été successivement deuxièmes de promotion de cette école à la réputation internationale .gaillard 1968-23_Boutique_21[1]Monsieur Gaillard devant sa boutique en 1968 et sa petite famille à la fenêtre à l’étage
choiseul gaillardgaillard (3)Olivier (à gauche) et son père Jean Claude GAILLARD diplômé de l’ENHC – Ecole Nationale Horlogère de Cluses , promotion 1952/1956 – dans sa boutique atelier du passage de Choiseul . Rares sont les familles d’horlogers qui ont survécu à l’invasion dévastatrice du quartz nippon , aussi ce type de magasin fait notre bonheur . On n’est pas reçu par de simples changeurs de piles – même s’ils assurent ce service évidemment- mais de vrais horlogers qui peuvent légitimement exposer les superbes outils des générations précédentes et vendre pendulettes d’officier , goussets , etc . Leur sellier maroquinier pourra réaliser un bracelet de montre entièrement sur mesure et selon votre choix le plus particulier . Spécialisés dans la réparation de montres mécaniques, anciennes ou récentes quelque soit leur marque , ainsi que de pendules , ils sont également distributeurs  de nombreuses marques suisses , allemandes ou françaises telles que Junghans , Junkers , Zeppelin , Claude Bernard ,Timberland , etc . Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Olivier et au regretté Jean-Claude Gaillard ( + 2018) qui ont bien voulu nous confier les documents ci-dessus et pris le temps de nous guider comme ils le feront pour achats et réparations dans leur boutique .

Bijouterie Horlogerie CHOISEUL 57 passage Choiseul 75002 Paris  01.42.96.07.50                  site de la bijouterie http://www.bijouteriechoiseul.com/

du lundi au vendredi de 10H30 à 18h   contact@bijouteriechoiseul.com