Waites & Son horloger à Cheltenham

1950 jan 23 Gloucestershire EchoPublicité par WAITES  dans le Gloucester Echo du 23 Janvier 1950 . Il est étonnant que la maison Waites , qui avait également l’activité de joaillier , cible cette publicité uniquement sur les , famous Jaz Alarm , célèbres réveils Jaz.Gloucester Business Magazine été 2017Gloucestershire Business Magazine été 2017                                                                                  La maison Waite & Son est visiblement toujours florissante en 2017

Productions anciennes de la maison Waites & Son

William LISLE horloger à EXETER

 

 

William  LISLE  , horloger depuis 1845 , 179 Fore Street à EXETER  , comté de Devon .WR LISLE à EXETERCarte de visite de W. R. LISLE

1931 mars 20 the Devon and Exeter Gazette                                 1931 The Devon & Exeter Gazette 20 Mars ;1931 mars 13 western times                           1931 Western Times 13 Mars1931 mars 6 the Devon and Exeter Gazette                                       1931 The Devon & Exeter Gazette 6 Mars

John BULL horloger à Bedford

John bull bedfordEnseigne de la première boutique de John Bull ( taureau en anglais )

John Bull & Co. est considéré comme une institution dans le comté du Bedfordshire et compte parmi les bijoutiers indépendants les plus anciens du pays. Cet horloger a une histoire qui remonte à plus de 200 ans . L’entreprise a été créée en 1817, deux ans après la bataille de Waterloo, et continue d’être à ce jour un symbole d’excellence et le symbole du commerce de détail traditionnel britannique .

John Bull ancienne boutiqueLa pendule « Bull »et son taureau doré  toujours suspendus au-dessus du magasin d’origine , au 49 High Street , est un repère sur la rue principale de Bedford  .

 

En 1825, un petit homme trapu nommé John Bull (1802-1870), fils de boucher , fonda une petite entreprise de bijoutier-orfèvre à Bedford , après avoir effectué un apprentissage à partir de 1817. Il déménagea plus tard au 49 High Street , Bedford, dans des locaux qui étaient auparavant des boucheries , justifiant triplement le choix de cette enseigne  bovine . Les inscriptions au répertoire commercial des années suivantes indiquent que son entreprise a également adopté la fabrication d’armes à feu, la fabrication de montres et d’horloges et la vente d’instruments optiques , comme de nombreux horlogers français                                                                                                                                                                                                                                                                                                        John Bull a épousé Miss Priestman qui lui a donné quatre fils et deux filles. John était un humanitaire, comme il ressort de sa réaction lorsque deux cambrioleurs ont été pris en flagrant délit dans son magasin. Le cambriolage étant alors une infraction capitale, les deux hommes ont été condamnés à mort . Mais John a plaidé pour l’indulgence et leur peine a été commuée en emprisonnement prolongé en Australie. Des années plus tard, John a reçu une lettre de l’un des hommes, qui s’était depuis réhabilité  et voulait le remercier pour son aide pendant le procès.

John Bull a finalement déménagé dans la maison familiale de Kimbolton Road. On pouvait le voir tous les matins, conduisant son cabriolet à poney en direction de High Street jusqu’à son magasin.

Bull-GraveTombeaux de John BULL et de sa famille                                                                                                                                                                                                                          À sa mort en 1870, ses deux fils, Richard et Thomas, ont repris l’affaire. Ils ont décidé de démolir les lieux, maintenant délabrés, envahis de rats depuis les salons jusqu’au sous-sol . A sa place, ils ont érigé le bâtiment actuel avec sa façade en brique , avec une grande horloge en saillie et le fameux taureau doré , faisant jeu de mots avec leur nom de famille, qui est de ce fait l’un des monuments les plus connus de Bedford . john-Bull-shop.jpgEn outre, il y avait un poteau vertical en retrait derrière l’horloge , qui portait une bille dorée qui pouvait monter et descendre, mais était normalement placée près du sommet . À dix heures du matin , la bille tombait et frappait une grosse cloche . C’était le signal que les gens du haut de la rue devaient régler leurs montres de poche , puisque l’appareil était déclenché par un signal électrique venant directement du méridien de Greenwich.

Richard est également devenu maire de Bedford en 1870 et a fait don à la ville de la chaîne d’or protocolaire que porte encore l’actuel maire . Après la mort subite de Richards en 1880 , son frère Thomas devint le seul propriétaire et habita au-dessus du magasin . C’est lui qui a financé l’installation des cloches du carillon de la mairie qui jouait des airs toutes les heures .

Il y a une anecdote amusante à propos du fait qu’un soir Thomas a été réveillé par un bruit dans son arrière cour . Dans la faible lumière , il vit une silhouette qui essayait apparemment d’entrer par la porte latérale . Levant la fenêtre, Thomas cria à l’intrus de s’en aller ou sinon de se faire tirer dessus . L’homme n’a pas tenté de partir et ne semblait pas avoir entendu , alors Thomas a tiré sur le mur opposé. Cela semblait avoir un effet finalement , car l’homme avait disparu . Le lendemain matin, un collier portant le nom de la personne responsable a été découvert dans la cour . À la grande joie des nombreux commerçants de High Street, on s’aperçut vite que l’un d’entre eux était tellement saoul  la nuit précédente qu’il était incapable de reconnaître sa propre maison.

Thomas Bull prend sa retraite en 1899. En 1904 , son gendre W.E.  ISON a pris le contrôle de l’entreprise , achète le magasin d’à côté et agrandit les locaux pour les inclure aux n° 47 et 49 de High Street.

Au cours de la Première Guerre Mondiale, la société devint un contractant du gouvernement britannique en tant que fabricant de tendeurs pour resserrer les câbles des premiers biplans . Environ 100 personnes, principalement des filles et des soldats démobilisés, étaient employées dans les différents étages supérieurs des locaux agrandis .

Leur personnel était largement reconnu pour son expertise. Après 1918, l’entreprise comptait trois orfèvres et trois horlogers , en plus du personnel de l’atelier . Parmi les commandes mémorables figuraient une plaque de présentation gravée du célèbre dirigeable R101, qui s’était écrasé en France faisant 48 morts en 1930 et une broche en platine et diamant offerte à la reine mère par Bedforshire and Hertfordshire Regiment .

Dans le Bedforshire Times , du 29 Février 1926 et du 4 octobre 1929 , John Bull Co Ltd fit paraître des encarts publicitaires vantant les mérites des réveils Jaz .                                                                                                                                                                          Dans ces mêmes années 1920 , il y avait encore des superstitieux qui venaient à la boutique avec un petit flacon et demandaient de l’eau d’or , l’eau dans laquelle l’or était lavé . Certaines personnes pensaient qu’il avait des propriétés magiques , un prolongement de la croyance médiévale en l’alchimie .john bull pancarte

Finalement, lorsque les ouvriers se sont retirés ou sont morts , les travaux de réparation ont commencé à être envoyé hors du magasin. Les types de montres ont évolué au fil du temps, des traditionnelles aux modèles à remontage automatique puis aux montres à quartz et aux numériques comme partout dans le monde . Les 49 locaux de High Street ont été vendus aux enchères le 19 février 1964 et en septembre de la même année , ils ont été transférés au 21 St Peters Street à Bedford, où se trouve donc toujours l’une des plus anciennes entreprises de Bedford , plus de 209 ans après son lancement .

Les publicités Jaz dans la Presse Professionnelle

Jaz a mené d’importantes campagnes de publicité dans la presse grand public mais aussi dans la presse spécialisée , réservée aux professionnelles de l’horlogerie , comme La Vie des Métiers  édition horlogerie bijouterie ,  HBJO Horlogers Bijoutiers Joailliers et Orfèvres ou La France Horlogère avec , en général , la reprise de ses campagnes de publicité destinées à la clientèle particulière mais parfois avec des publicités spécifiques . Classement chronologique .Jaz La France Horlogère 1°Oct 1927 26°année n°19.jpgLa France Horlogère 1° Octobre 1927 , 26° année , n°19 , publication professionnelle bi-mensuelle , pleine page 38 x 27 cm . Jaz n’évoque que ses réveils ronds alors qu’en 1927 , ARTIST , NORMAL et BUREAU étaient au catalogue .bulletin fédéral 1929Bulletin Fédéral , organe officiel des Chambres syndicales des horlogers bijoutiers joailliers et orfèvres , mensuel 21° année Mars 1929 , n°133 , page 38  . Encart publicitaire , demie page , format 20 x 13 cm ; Tout au long de l’année 1929 Jaz a réédité la même publicité dans ce bulletin officiel publicité Jaz actualités n°18 1958Couverture de Jaz Actualités n°18 , Septembre 1958 . La une de ce  journal de communication interne avec les horlogers affiliés Jaz comptabilisent de tous les manières possibles l’importance des campagnes de presse de la marque au jaseur boréal .1968 HBJO de France Avril 1968HBJO de France Avril 1968 . En 1967 , c’est une PREMIERE MONDIALE pour Jaz : le calibre CF , qui équipe ses premières horloges à dateur , est le premier mouvement au monde à pile indiquant heure , seconde , jour et date .1969 la Vie des Métiers Oct 1969 23° année n°276la Vie des Métiers Octobre 1969 23° année n°276 . En 1969 , c’est une autre Première Mondiale pour Jaz avec le GENDIC à calendrier automatique , premières pendulettes à transistor au monde à indiquer le jour et la date .1970 la Vie des Métiers mars 1970 24° année n°281la Vie des Métiers Mars 1970 24° année n°281 . La page destinée au grand public est reproduite en avant première ; elle cible la période des communions pour laquelle Jaz avait l’habitude de cibler sa clientèle catholique , puisque l’usage était d’offir un cadeau aux communiants à cette occasion , comme le raconte Christophe GIRARD dans la défaillance des pudeurs .1972 La vie des métiers n°305 Mai 1972 page 10 et 11La Vie des Métiers , n°305 , Mai 1972 , pages 10 et 11 . Le succès de Jaz , de l’aveu même de ses fondateurs , est en grande partie à mettre au crédit de ses campagnes publicitaires au cinéma avant guerre . Mais les années de Gaulle sont marquées par un essor sans précédent de la télévision , qui voit le nombre de postes augmenter de près d’un million par an . Mais surtout la publicité de marque est autorisée à la télévision française , à partir d’octobre 1968 , sur la première chaîne de l’Ortf et apparaît en 1971 sur la deuxième chaîne , sonnant à terme le glas des régies publicitaires cinématographiques dont cette double page est un des derniers témoignages . Elle est pourtant bien talentueuse , cette publicité de l’agence Lafon & Associés , avec cette pellicule en forme de ressort pour réveil mécanique .1973 La France Horlogère n°337 novembre 1973 page 18 et 19La France Horlogère n°337 Novembre 1973 , pages 18 et 19 .  Abandonnant le cinéma ,  Jaz se lance dans campagnes publicitaires  Jaz télévisées faisant appel au très populaire marchand de sable de Bonne Nuit les Petits . 1973La France Horlogère n°332 Juin 1973 . L’horloge murale GRANDIC à transistor sert d’arrière plan aux petits réveils tel les CARDIC ,  DACRIC à mouvements mécaniques et un Jazistor à pile l’ANDRIC .
1974 la france horlogère n°341 Mars 1974 page 44 et 45La France Horlogère n°341 Mars 1974 page 44 et 45 . Seule la partie de droite est spécifique à la presse horlogère , les quatre publicités de gauche axées sur les montres Jaz reproduisent des pages que l’on retrouve dans Jours de France , Paris Match , Télé 7 Jours et Sélection du Reader’s Digest . On notera en bas de page , les références du stand Jaz à la foire de Bâle , Salon Mondial de l’Horlogerie , nommé Baselworld de nos jours . 1977 La France Horlogère N°378 Mai 1977 ala France Horlogère n°378 Mai 1977 . Cette publicité ne cible que les interventions radiophoniques de Jaz . L’année précédente c’est par un média plus original  , le Flexidisc , adressé directement aux horlogers affiliés qu’ ils étaient tenus informé de l’ampleur des campagnes publicitaires à la radio  de leur fournisseur .1977 La France Horlogère n°380 Juillet Août 1977 une couvertureUne du numéro 380 de la France Horlogère de Juillet Août 1977 , couverture plastifiée . En 1976, Jaz investit 10 millions de francs dans la recherche des réveils électroniques, qui représentent alors 83 % de la production contre environ 60 % en 1972 ;1978 La France Horlogère juin 1978 extraitla France Horlogère Juin 1978 . Publicité pleine page en noir et blanc , ciblée sur le seul MARTIC .1978 La France Horlogère n°387 mars 78 page 49La France Horlogère n° 387 page 49 Mars 1978 ; publicité en noir et blanc , ciblée sur le seul PRECIC .1978 La France Horlogère n°392 sept 78 réveils radio page 32 et 33la France Horlogère n°392 Sept 1978 . Ce ne sont pas moins de huit modèles différents  de radio-réveils qui sont présentés : de haut en bas et de gauche à droite  NATIC , FRECIC , MOFIC , LECIC , DELTIC , MUSIC , et deux variantes d’AUDIC . Etrangement , afin de faire volume , un MUSIC 2403-11 est ajouté dans cette publicité alors qu’il n’est plus en vente depuis deux ans !1978 La France Horlogère n°393 oct 78 Jaz Quartz présentoirla France Horlogère n°392 Sept 1978 . Sur ce superbe présentoir , ce ne sont que des réveils à quartz dont il est important de préciser qu’ils sont conçus et fabriqués en France à une période où le Japon domine ce qui est encore une nouveauté . Le quartz suscite une défiance certaine de la part d’une partie de la clientèle et surtout des horlogers qui tardent , pour certains , à s’adapter à cette nouvelle technologie venue d’ailleurs  .1982 hbjoLa France Horlogère 1981 . CERNIC , VILSIC MULIC , cette dernière horloge murale est une exception dans la gamme Jaz en raison de ses aiguilles et chiffres lumineux ce qui n’avait jamais été le cas depuis les origines de la marque  . Etrangement le nom de l’éphémère ARDIC à cadran blanc a été oublié . 1981 HBJO n°1 Sep Oct 1981HBJO de FRANCE n°1 Sept Oct 1981 ; En 1981, un accord est signé entre Hattori, le fabricant de  SEIKO et MATRA , nouveau propriétaire de Jaz . Une des conséquences résultant de cet accord est l’abandon par Jaz d’une partie de la fabrication des calibres mécaniques pour ses réveils et pendules à quartz au profit de mouvements japonais dont cette publicité fait la promotion car il fallait convaincre les horlogers affiliés Jaz souvent réticents face à l’invasion du Quartz . 1982 HBJO de France n°3 Janvier Février 1982HBJO de France n°3 Janvier Février 1982FUSIC , VALICTIGIC  et PARIC .1982 HBJO de France n°7 Sept Oct 1982 pendulettesHBJO de France n°7 Sept Oct 1982 ; revue professionnelle oblige on notera en bas de page les références du stand Jaz au 74° salon biannuel  BIJORHCA . L’année suivante , en  1983, malgré un contexte économique de plus en plus difficile en France, Jaz devient la première marque française d’horlogerie aux États-Unis avec plus de 200 000 montres et 100 000 réveils et pendules vendus . Apparaît alors le slogan Jaz le bon temps que nous avons repris pour nommer notre site 1982 HBJO n°5 Avril Mai 1982 a et bHBJO n°5 Avril Mai 1982 double page . L’allusion au célèbre western de 1952 avec Gary Cooper et Grace Kelly est évident ; à noter que Le Train Sifflera Trois Fois est certainement le film où les horloges ont le plus d’importance . Elles sont de plus en plus grosses à l’image et de plus en plus souvent montrées au fur et à mesure que la menace se rapproche.  L’action se déroule approximativement en temps réel , comme l’illustrent les plans récurrents montrant le cadran de l’horloge du bureau du shérif . Est cette abondance d’horloges qui a guidé Jaz dans ce choix  ? Ou la sortie , l’année précédente en 1981 , d’Outland reprise version S.F. spatiale avec Sean Connery de ce western mythique ? Certainement pas ! En revanche , lorsque paraît cette publicité  le film Le Facteur sonne toujours deux fois avec Nicholson et Jessica Lange  , gros succès de 1981 , est encore dans tous les esprits .1982 La France Horlogère n°437 novemb 1982 page 24 et 25La France Horlogère n° 437 , novembre 1982 ,  pages 24 et 25 . Plus aucunes allusions aux médias radiophoniques , ni au cinéma : dorénavant c’est sur la télévision et la presse que Jaz axe ses campagnes publicitairesjaz 1990Cette page , destinée aux horlogers affiliés en 1990 , donne une idée de l’effort consenti envers la publicité dans la presse par JAZ  .

LECOT horlogers à GRAY

chapellerie à GrayGrande Rue à GRAY , chef de lieu de Canton de Haute Saône . Photo de la fin XIX° .                                                                                                                                                  Le facteur distribue le courrier à côté de la chapellerie , sise au 81 Grande Rue , qui va devenir horlogerie bijouterie . La pharmacie est « centrale », la chapellerie est elle « parisienne » quand la teinturerie n’est que  » lyonnaise ».Lecot Gray et PharmacieAvant la Grande Guerre , trône en façade de l’horlogerie Lécot fils , une grande horloge suspendue en guise d’enseigne qui a remplacé le gibus en tôle ; une plus modeste paire de bésicle à droite du 81 indique que l’on exerce également en tant qu’opticien ; entre le premier et le deuxième étage une immense plaque CHRONOMETRE court sur toute la largeur de la façade ; on reconnaît deux publicités pour les montres Zénith : en lettres blanches collées sur la vitrine et une plaque émaillée sous le 81 . pharmacie et lecotCe contre angle depuis la pharmacie doit être quasiment contemporain de la précédente vue car on ne ne remarque aucunes différences notables .parade à GrayCette photographie de la parade de pêcheurs prise en hauteur nous permet de lire en entier la grande pancarte qui est en fait le nom de la boutique :  AU CHRONOMETRE . La paire de bésicle est passée à gauche de la façade .émile lécotEmile Lécot , né en 1884 à Gray , s’affichait en façade de son commerce comme Lécot fils , indiquant donc une filiation professionnelle avec son père . Grâce à son carnet militaire conservé aux archives de Haute Saône , nous savons que ce père c’est Eugène Lécot . Serait ce sa mobilisation du 1°Août 1914  au 16 mars 1919 qui en est la cause ? Toujours est il que l’on retrouve le nom d’Emile Lécot horloger dans les archives du Tribunal de Commerce de Gray en 1914 pour faillite .grande rue à grayUne petite pancarte suspendue Jaz réveil de précision indique que l’on est après 1921 , date du début de la commercialisation des premiers Jaz ; sans doute peu après d’ailleurs car cette petite plaque n’est pas distribuée par la marque qui n’a encore pas développé son matériel publicitaire à l’usage des commerçants . Ceux-ci faisaient encore concevoir ce type de produits localement .  Emile Lécot hors jeu , c’est A. Lécot qui s’affiche sur la porte d’entrée . lecot carnet militaire.JPGDécidément , les archives militaires sont des sources bien utiles puisqu’on y apprend que cet A.Lécot qui reprend la boutique AU CHRONOMETRE c’est Auguste Lécot , né en 1874 , non pas fils mais frère aîné du précédent et des six autres enfants du couple Eugène Lécot et Catherine Pigny .LECOT Grande rue à GrayAuguste Lécot est donc tout aussi légitime que son frère cadet à se déclarer Lécot fils , même sur l’enseigne/horloge de façade . Il fait grimper le nom de la boutique d’un étage , en ajoute une autre à la place :  Horlogerie Bijouterie ; ainsi que deux grandes plaques émaillées pour Zénith et les bijoux Fix .turlin gray.jpg La pharmacie voisine est remplacée par un assureur qui a certainement signé un contrat pour couvrir la belle fourgonette Fiat 505F que Lécot gare fièrement devant sa boutique . En haut à gauche , on ne peut lire que les deux dernières lettres d’une plaque émaillée  mais elles sont suffisement caractéristiques pour reconnaître celles de la marque de montres Oméga .Lecot à GrayRetour sur la photo à la Fiat 505F modèle 1923/25 : si la paire de bésicle est retournée à droite , près de l’assureur , c’est qu’elle a fait place à une plaque émaillée Jaz , première génération .A Lecot défiléCette plaque émaillée Jaz n’y était pas encore lors de ce corso fleuri de 1922 . Cette valse des plaques n’est pas spécifique à la Maison Lécot , au contraire , puisque les autres articles que nous avons consacrés à l’évolution des façades d’horlogers affiliés Jaz démontrent quasiment toujours la même évolution . Tout d’abord ce sont les plaques pour les montres ou chronomètres , en général , Lip , Zénith et bien sûr Oméga qui fleurissent , cohabitant en général avec les bijoux Fix ou Murat avant que n’apparaissent les plaques Jaz de différentes générations que rejoignent celles des carillons Vedette .

L’horlogerie Lécot n’échappe à la règle de la désertification des commerces dans les centres-villes de province ; actuellement les locaux sont vides et le resteront certainement après avoir accueillis d’éphèmères et improbables commerces , comme un Kebab et cette agence matrimoniale Love club Select qui a défrayé la chronique judiciaire locale il y a quelques années .

Fommerand horloger à Saulieu Côte d’Or

Fommerand saulieuHorlogerie Bijouterie Georges FOMMERAND 28 rue du Marché à Saulieu , Côte d’Or . On note la présence -en haut à gauche- près du numéro de rue n°30 du voisin – d’une plaque émaillée Jaz de première génération surmontée , comme souvent , d’une autre plaque pour les carillons Vedette tandis que trône au centre une plaque pour les montres LIp ans doute antérieure même si la photo date des années 20 .                                                                                                                                                                  C’est à cette période que Georges Jacques Fommerand épouse Anne Jeanne Henriette Fontaine  . Ils ont eu au moins un fils : Jean François Fommerand né en 1926 à Saulieu qui prendra la voie tracée par son père puisqu’on le retrouve membre de la Société Chronométrique de France , en tant qu’ouvrier pratiquant , à cette même adresse en 1947 et en 1948 où on le qualifie cette fois d’horloger .rue du marché saulieuUne trentaine d’année plus tard la plaque Jaz a été changée pour une plus récente ; exit LIP et Vedette au profit des bijoux Murat

A.Constant horloger bijoutier à Abidjan Côte d’ivoire

 

Institution incontournable en Côte d’Ivoire , la maison A.Constant représente l’art de la joaillerie la plus noble et du savoir faire horloger le plus exigeant depuis 1954 à AbidjanA.Constant Abidjan (2)Boîtes Jaz en haut et les trois lettres grand format sur le comptoir abidjanen 1 PERLIC 2 BARIC  3 DUPLIC 4 BARIC 5 PERLIC autant de réveils qui confirment la date de cette photo : 1954 année de fondation de la Maison A.Constant , soit six ans avant l’indépendance ivoirienne .

De nos jours la maison A.Constant dispose de trois boutiques de prestige à Abidjan Cap-Sud , Plateau et au Sofitel Ivoire


Didier Constant , troisième génération de cette dynastie d’horloger joaillier , voulant rendre hommage à son Afrique natale, a créé AC by AC , première marque de joaillerie africaine contemporaine . Elle  puise ses racines dans la nature africaine, son histoire, son art ou encore ses symboles.

Profitons de cette escale en Côte d’Ivoire pour mettre en vedette le C. H. A .                              Le Centre Horloger d’Abidjan, initialement dénommé Centre Horloger Suisse est un établissement de l’actuel Ministère d’Etat, Ministère de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Formation Professionnelle. Il est le fruit d’une convention signée le 08 avril 1968 entre la République de côte d’Ivoire, représentée par le ministre de l’éducation nationnale d’alors, Monsieur Lambert AMON TANOH et la Fédération Horlogère Suisse, représentée par son président, Monsieur Gérard BAUER .

Rappelons que l’objectif de la fédération Horlogère Suisse était de promouvoir l’artisanat horloger en côte d’ivoire et dans la sous-région. Au fil du temps, la montre évoluant de la micromécanique à la montre électronique, l’Etat ivoirien a cru bon, non seulement d’introduire l’électronique dans la filière horlogerie, mais aussi d’affecter des apprenants – c’est ainsi que l’on nomme les élèves en Afrique de l’Ouest – en électronique dans le centre.

Ainsi, en plus du CAP Horlogerie, l’établissement forme aujourd’hui au CAP et BT électronique. Néanmoins ne nous berçons pas d’illusion,  les apprenants sont peu nombreux et la situation des horlogers traditionnels ivoiriens est encore plus tragique qu’en Europe .

AARABE LAKBIR horloger à Ouarzazate Maroc

Certes le vénérable Aarabe Lakbir – encore en activité – n’a certainement jamais été un horloger affilié par Jaz mais nous devions rendre hommage à cet horloger de Ouarzazate , la Porte du Désert , dont la naïve , mais attachante , plaque émaillée est une des plus charmantes preuves de la célébrité de Jaz à travers le monde .

Le texte ci-dessous et les photos sont intégralement repris du remarquable site historique de Mohammed BAYOUSSEF  http://memoire-ouarzazate-photo-documents-souvenirs.over-blog.com/

Cette boutique au-dessous de laquelle est suspendue la plaque de la montre Jaz, qui se trouve sur la ruelle des banques, qui mène vers hôtel Royal et la BMCE d’un côté et vers Kisariat Ahl Sous de L’autre Côté, appartient au deuxième horloger de Ouarzazate qui s’appelle AARABE LAKBIR ou pour les gens du coin LAMAALLAM BENIDAR. C’est le fils ainé d’un mokhazni de 31 Makhzen Mobil AARABE IDAR surnommé IDAR l’éboueur (IDAR ACHATTAB en arabe) à cause de son amour de faire la corvée du quartier toute la journée. Feu monsieur IDAR originaire d’Elklaa Sraghna comme un nombre important des Mokhaznis de Mobil, est venu à Ouarzazate dans les années 50, où il a exercé dans le goum puis à Makhzen mobil. C’était parmi les premiers qui ont eu leur permis de conduire de la première auto-école chez OTHMAN de TASSOMAATE (Othman dont nous avons amplement parlé). Durant les années 60 monsieur Idar avait une voiture parmi les premières d’Ouarzazate, c’était une Citroën noire avec une manivelle de démarrage qu’il actionne tôt chaque matin. A notre bonheur, pour la mettre en marche, il compte sur nous enfants de la caserne pour la pousser au départ. Lakbir AARAB plus connu à Ouarzazate par BEN IDAR l’horloger dont la mère feue Lalla Zahra était la sage-femme du douar avait un frère benjamin Larbi militaire et une sœur Aicha femme de foyer. Il est le seul de sa famille à rester à Ouarzazate à Ait GDIF après le décès de ses parents et son mariage avec une fille de la région. Tout jeune vers 1964, ses études primaires non achevées, son père le confié au seul horloger du centre de Ouarzazate monsieur BELYAZIDE pour apprendre le métier d’horloger qu’il aime tant. Monsieur BENLYAZID l’ex parlementaire au sein du parti de l’Istiqlal l’a pris en charge durant des années en tant qu’apprenti. Fin 1968 et début 1970, Lakbir à commencer à fréquenter les souks hebdomadaires à son propre compte en tant que réparateur de montres et d’horloges qui étaient dans le temps mécaniques Types Jaz, Dogma, Flica ,Lip, Zénith, Omega, Carillon, comtoise etc. montres très prisées par les collectionneurs. Apres des années d’expériences dans le métier, il s’est approprié le magasin sujet du présent article d’un joaillier juif partant vers la Palestine au nom d’Isaac (dont les fils gardent toujours contact avec Ouarzazate ils sont de Telmasla). Dans le temps, après l’abandon de Belyazide du métier d’horloger pour se consacrer à la politique, Ben Idar était le seul artisan horloger connu par sa rigueur, la précision de son travail et son savoir-faire pournettoyer, réviser ou réparer une montre de luxe, une vieille horloge  qui a besoin d’être. Par ses connaissances, il prend le soin même de vous donner les meilleures explications sur ce qu’il entreprend dans son échoppe et travaille sous vos yeux à son établi et répare des mécanismes de montre quelque fois très complexe et anciens.

ouarzazate (2)Mais, vu la lourdeur de l’âge et la baisse de la vue, malgré des lunettes à forte dioptrie (on disait dans le temps lunettes à verres des fonds des bouteilles d’huiles (’قاع الزجاجة), Lakbir à cesser depuis 1974 de se déplacer aux souks et s’est contenter de son magasin jusqu’à aujourd’hui.

El TRUST JOYERO RELOJERO à Buenos Aires Argentine

place de la république circa 1970

Place de la République à Buenos Aires vers 1970 : une belle pancarte Relojes Jaz trône au centre de la facade de l’immeuble El Trust Joyero Relojerobuenos-aires 1969Oscar Benavidez dansant le tango en 1969 entre l’Obélisque et l’immeuble El Trust Joyero Relojero sous une autre publicité JAZ .

Publicité qui était lumineuse dans les années 70 comme le montrent ces cartes postales                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   EL TRUST JOYERO RELOJERO                  Une histoire de famille :

Juan PEIRE (1885+1929) , né à Gibraltar , alors âgé de 16 ans débarque à Buenos Aires en 1901 pour rejoindre et travailler avec une dynastie d’horlogers catalans déjà installés en Argentine dont il est l’héritier et cousin : la famille ESCASANY .

Dix ans après , avec l’aide de son cousin  Manuel ESCASANY ,  Juan PEIRE achète La Marinelli e Hijos une ancienne joaillerie située à l’angle des rues Corrientes et Pellegrini . Bien qu’un peu encastré , le magasin est très bien situé juste en face des grands magasins « A la Ciudad de Londres ».                                                                                                                                                                                                                               obélisque Buenos Aires 1936 Inauguration de l’Obélisque sur la toute nouvelle place de la République en 1936 ; à droite le percement de l’avenida de 9 Julio est amorcé : l’immeuble El Trust Joyero se retrouve subitement au premier rang !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Juan PEIRE s’associe avec son beau frère Gabriel NOGUES et ouvre donc la joaillerie du nom de Joyería y Relojería Juan Peire y Cía . En 1924, il change le nom en EL TRUST JOYERO RELOJERO S.A  bien qu’il ne s’agisse nullement d’un trust au sens juridique du terme mais tout simplement pour faire chic , international et que cela signifie confiance en anglais . Il confie en 1925 la construction , à la même adresse , d’un nouvel immeuble de dix étages au célèbre architecte argentin Alejandro Virasoro (1892+1978) .1936 el trustLes fondations de l’obélisque en 1936  : 1 la célèbre boutique à la Cuidade de Londres    2 El Trust Joyero     3 en construction à droite l’immeuble accolé donnant sur la Diagonal Norte 985 .                                                                                                                                                                                                                                                                         Mais par chance le percement de l’avenida 9 de julio et l’érection de l’obélisque sur la place de la République , créée pour l’occasion en 1936/37 , vont donner à sa boutique une visibilité sans équivalent à Buenos Aires . Idéalement placé sur la nouvelle  Plaza Republica  il n’eut pas de mal à se faire rapidement recouvrir de publicités et enseignes de tout genre ! La Trust devint donc rapidement l’immeuble qui apparaissait sur toutes les cartes postales de l’Obélisque, un énorme coup de pub ! L’Edificio Trust devient et reste une partie du paysage urbain argentin .el trust immeuble ael trust immeubleCe bâtiment sera le vaisseau amiral de cette entreprise , son image de marque .

Le dôme de l’immeuble était évidemment surmonté d’une horloge à quatre faces qui sonnait  toutes les quinze minutes, jusqu’à ce qu’une campagne menée par le chanteur et voisin du bloc Cátulo Castillo  imposât son silence.

horloge de table el trustEl Trust Joyero est devenu spécialiste et importateur à Buenos Aires de la bijouterie parisienne , de la cristallerie de Bohème et des montres suisses . Son essor correspond aussi à une importation et une vente massive d’horloge-réveils allemands avant guerre , vendus au prix de 95 cents à l’époque . Il est également devenu l’annonceur de l’heure à la radio, avant la création du temps officiel , à l’initiative du président Marcelo T. de Alvear . Les enseignes de façade nous prouvent que cet établissement assura la diffusion de Jaz , au moins lors des années 70 .

Quelques succursales El Trust Joyero Relojero                                                                                                                                                                                                              Après la mort de PEIRE en 1929 et de son associé NOGUES en 1932 , son fils Jorge Juan PEIRE reprend l’entreprise et sous son impulsion El Trust Joyero s’est rapidement développée au cours des décennies suivantes , ouvrant des succursales dans d’autres quartiers de Buenos Aires et dans des villes importantes telles que Rosario et Córdoba pour  atteindre un total de 46 maisons de vente en Argentine et en Amérique du Sud .

el trustréveils jaz en vitrineVitrine de droite : la définition des images n’est pas suffisante pour identifier les réveils dont certaines silhouettes pourraient correspondre à des Jaz.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         Dans les années 1950 , El Trust Joyero est l’une des plus importantes sociétés argentines  et LE spécialiste dans son domaine . Dans la décennie suivante , la société est élargie et le Trust Viviendas est créé ainsi qu’une institution de crédit qui aide à obtenir un logement pour les classes modestes , suivie par The Trust Properties  qui vise la classe moyenne urbaine . Vient ensuite le Trust Tourism , dédié à la promotion de cette activité à l’international .1965 el trustà droite l’immeuble El Trust en 1965

Buenos Aires Street Viewà droite l’immeuble El Trust en 1975  2008 mac donaldà droite l’immeuble El Trust en 2008  el trust mac donaldEl Trust en 2010 2015 mac donald Après restauration l’immeuble en 2015                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Une gestion problématique et les graves crises financières argentines eurent raison de El Trust Joyero qui ne verra pas le XXI° siècle . Depuis 1999 l’immeuble est occupé par un Mac Donald qui , heureusement , se verra contraint de revoir à la baisse ses envahissantes publicités .place de la républiqueplaza republicatrust joyeroobelisco.jpgobelisco (1)

Enseigne lumineuse

enseigne-01

Enseigne lumineuse à destination des façades des distributeurs JAZ : horlogers , bijoutiers et joailliers . Format 74 x 54 cm . Sur secteur 220 volts .

Elle date probablement de la fin des années 80 . Le logo , tel qu’il est présenté sur cette enseigne , a perdu la mention « Quartz » en 1987 que l’on retrouve en revanche sur cette autre enseigne , plus ancienne , puisque tous les modèles de la collection étaient équipés alors d’un mécanisme à quartz .

l'angle d'or 3

On la trouve encore sur la façade de la bijouterie »L’angle d’or », rue de la République à Pamiers  en Ariège5 rue de la Chapelle ou 5 rue de la Chapelle à Paris XVIII°.

 

 

 

Vous la retrouverez également sur les vues d’anciennes cartes postales.