METAMEC & Jaz collaboration

Horloge murale METAMEC , calibre FC par Jaz

Pendule murale à dateur dotée d’un calibre FC par Jaz

En fait , toutes les pendules murales à dateur de la marque METAMEC sont dotées de calibres Jaz comme Bulova , Seth Thomas , Europa Uhren ou Acctim Ltd .

Geoffrey Bowman Jenkins et Bernard A. Smart s’associent en 1926 pour créer la société Bowman Models de Dereham, comté de Norfolk en Angleterre ,  qui fabrique des jouets , particulièrement des locomotives . Bowman Jenkins est un homme étonnant et inventif qui avait commencé par vendre des jouets en bois à partir de 1917 , puis commercialise le rasoir de sécurité Domex en 1931 et présente sa célèbre brosse à dents à moteur à eau Kavor en 1932 . Avec sa femme Edith , ils fondent la fameuse société de meubles Jentique  qui pour contribuer à l’effort de guerre , se convertira pendant le conflit en fabricant de bombes . Dans les années 1950 avec son fils Max, il retourne aux jouets en bois avec la gamme recherchée des collectionneurs , les yachts Bowman Racing                                                                                                                                                       

 En 1936 Bowman Jenkins s’était séparé de son associé B. A. Smart qui fonde en 1947 dans la même ville de  Dereham une usine d’horlogerie domestique sous le nom «Metamec» , dérivé de «métallurgie et mécanique». Le parcours de Bernard Arthur Smart1891 +1979 ) n’est pas moins atypique que celui de son ex-associé . Effectivement il commence dans l’entreprise de ses parents en 1911 , qui produit des chapeaux de paille . En 1916, à l’âge de 24 ans, il se qualifie pour devenir pilote du Royal Naval Air Service , devient un As de l’air effectuant une des premières attaques aériennes depuis un porte-avions de l’Histoire , abattant des Zeppelins et sera médaillé de la DSO par le Roi Georges V.   Après la guerre, en 1919, il prend sa retraite en tant que pilote et devient un homme d’affaires en s’alliant d’abord à Bowman Jenkins .

metamec usine Metamec 1954Usine Metamec à Dereham en 1954 , montage des calibres sur les boîtiers.    Metamec usines clocks Dereham, 2nd March, 1954Ouvrière , dans un atelier Metamec , collant des chiffres sur un cadran en 1954 grâce à un gabarit métallique  . Sur la chaîne de production , en blanc , ce sont des horloges électriques surmontées d’une douille pour former une lampe de chevet asservie , un peu comme la LAMPIC de Jaz à la même date dont le mouvement était en revanche mécanique

Dès l’origine , l’essentiel de la production de METAMEC a été des horloges électriques sur secteur .

Derrière une METAMEC , il y a presque toujours un fil électrique qui pend .

La gamme comprenait tout de même quelques horloges mécaniques mais aucun carillon , ni montres , ni minuteurs .

Ces formes trapézoïdales en éventail sont un peu la signature de cette marque et ce sont celles qui se collectionnent visiblement le plus .

Horloges à quartz avec leur propre mouvement METAMEC Made in England

….mais METAMEC a beaucoup fait appel à Kienzle pour ses mouvements à piles

Même avec l’évolution des techniques , la société reste essentiellement axée sur l’horlogerie alimentée sur secteur ; en conséquence vous trouverez beaucoup de METAMEC proposées sur les sites marchands , toutefois les ventes sont bien rares pour les murales , effectivement qui souhaite voir courir un fil électrique le long de son mur ?

Toutes les horloges produites par Metamec ont été produites en grande série et l’usine a été agrandie avec l’achat de nouvelles machines pour leur permettre de créer leurs propres mouvements , afin de limiter les importations d’autres horlogers . Toutefois il était certainement plus rentable d’acheter des systèmes à dateur auprès de Jaz , plutôt que de concevoir et construire son propre calibre .

L’usine a augmenté de taille dans les années 1960/70 et employait environ 750 personnes, produisant 350 modèles d’horloge à un rythme de 25 000 horloges par semaine.

Metamec était alors le plus grand fabricant d’horloges au Royaume-Uni, se contentant de son marché intérieur et n’exportant quasiment qu’en Australie .                                                                                                                                                                                                            Comme tous les horlogers européens , METAMEC a décliné à la fin des années 1980 en raison de la pénétration de l’industrie horlogère d’Extrême-Orient . Metamec a été mise sous séquestre en décembre 1984 et a été achetée en janvier 1985 par FKI de Halifax, West Yorkshire , qui a continué à utiliser le nom jusqu’en 1993 .

Quelques exemples de la production de l’usine METAMEC à Dereham .

William LISLE horloger à EXETER

 

 

William  LISLE  , horloger depuis 1845 , 179 Fore Street à EXETER  , comté de Devon .WR LISLE à EXETERCarte de visite de W. R. LISLE

1931 mars 20 the Devon and Exeter Gazette                                 1931 The Devon & Exeter Gazette 20 Mars ;1931 mars 13 western times                           1931 Western Times 13 Mars1931 mars 6 the Devon and Exeter Gazette                                       1931 The Devon & Exeter Gazette 6 Mars

John BULL horloger à Bedford

John bull bedfordEnseigne de la première boutique de John Bull ( taureau en anglais )

John Bull & Co. est considéré comme une institution dans le comté du Bedfordshire et compte parmi les bijoutiers indépendants les plus anciens du pays. Cet horloger a une histoire qui remonte à plus de 200 ans . L’entreprise a été créée en 1817, deux ans après la bataille de Waterloo, et continue d’être à ce jour un symbole d’excellence et le symbole du commerce de détail traditionnel britannique .

John Bull ancienne boutiqueLa pendule « Bull »et son taureau doré  toujours suspendus au-dessus du magasin d’origine , au 49 High Street , est un repère sur la rue principale de Bedford  .

 

En 1825, un petit homme trapu nommé John Bull (1802-1870), fils de boucher , fonda une petite entreprise de bijoutier-orfèvre à Bedford , après avoir effectué un apprentissage à partir de 1817. Il déménagea plus tard au 49 High Street , Bedford, dans des locaux qui étaient auparavant des boucheries , justifiant triplement le choix de cette enseigne  bovine . Les inscriptions au répertoire commercial des années suivantes indiquent que son entreprise a également adopté la fabrication d’armes à feu, la fabrication de montres et d’horloges et la vente d’instruments optiques , comme de nombreux horlogers français                                                                                                                                                                                                                                                                                                        John Bull a épousé Miss Priestman qui lui a donné quatre fils et deux filles. John était un humanitaire, comme il ressort de sa réaction lorsque deux cambrioleurs ont été pris en flagrant délit dans son magasin. Le cambriolage étant alors une infraction capitale, les deux hommes ont été condamnés à mort . Mais John a plaidé pour l’indulgence et leur peine a été commuée en emprisonnement prolongé en Australie. Des années plus tard, John a reçu une lettre de l’un des hommes, qui s’était depuis réhabilité  et voulait le remercier pour son aide pendant le procès.

John Bull a finalement déménagé dans la maison familiale de Kimbolton Road. On pouvait le voir tous les matins, conduisant son cabriolet à poney en direction de High Street jusqu’à son magasin.

Bull-GraveTombeaux de John BULL et de sa famille                                                                                                                                                                                                                          À sa mort en 1870, ses deux fils, Richard et Thomas, ont repris l’affaire. Ils ont décidé de démolir les lieux, maintenant délabrés, envahis de rats depuis les salons jusqu’au sous-sol . A sa place, ils ont érigé le bâtiment actuel avec sa façade en brique , avec une grande horloge en saillie et le fameux taureau doré , faisant jeu de mots avec leur nom de famille, qui est de ce fait l’un des monuments les plus connus de Bedford . john-Bull-shop.jpgEn outre, il y avait un poteau vertical en retrait derrière l’horloge , qui portait une bille dorée qui pouvait monter et descendre, mais était normalement placée près du sommet . À dix heures du matin , la bille tombait et frappait une grosse cloche . C’était le signal que les gens du haut de la rue devaient régler leurs montres de poche , puisque l’appareil était déclenché par un signal électrique venant directement du méridien de Greenwich.

Richard est également devenu maire de Bedford en 1870 et a fait don à la ville de la chaîne d’or protocolaire que porte encore l’actuel maire . Après la mort subite de Richards en 1880 , son frère Thomas devint le seul propriétaire et habita au-dessus du magasin . C’est lui qui a financé l’installation des cloches du carillon de la mairie qui jouait des airs toutes les heures .

Il y a une anecdote amusante à propos du fait qu’un soir Thomas a été réveillé par un bruit dans son arrière cour . Dans la faible lumière , il vit une silhouette qui essayait apparemment d’entrer par la porte latérale . Levant la fenêtre, Thomas cria à l’intrus de s’en aller ou sinon de se faire tirer dessus . L’homme n’a pas tenté de partir et ne semblait pas avoir entendu , alors Thomas a tiré sur le mur opposé. Cela semblait avoir un effet finalement , car l’homme avait disparu . Le lendemain matin, un collier portant le nom de la personne responsable a été découvert dans la cour . À la grande joie des nombreux commerçants de High Street, on s’aperçut vite que l’un d’entre eux était tellement saoul  la nuit précédente qu’il était incapable de reconnaître sa propre maison.

Thomas Bull prend sa retraite en 1899. En 1904 , son gendre W.E.  ISON a pris le contrôle de l’entreprise , achète le magasin d’à côté et agrandit les locaux pour les inclure aux n° 47 et 49 de High Street.

Au cours de la Première Guerre Mondiale, la société devint un contractant du gouvernement britannique en tant que fabricant de tendeurs pour resserrer les câbles des premiers biplans . Environ 100 personnes, principalement des filles et des soldats démobilisés, étaient employées dans les différents étages supérieurs des locaux agrandis .

Leur personnel était largement reconnu pour son expertise. Après 1918, l’entreprise comptait trois orfèvres et trois horlogers , en plus du personnel de l’atelier . Parmi les commandes mémorables figuraient une plaque de présentation gravée du célèbre dirigeable R101, qui s’était écrasé en France faisant 48 morts en 1930 et une broche en platine et diamant offerte à la reine mère par Bedforshire and Hertfordshire Regiment .

Dans le Bedforshire Times , du 29 Février 1926 et du 4 octobre 1929 , John Bull Co Ltd fit paraître des encarts publicitaires vantant les mérites des réveils Jaz .                                                                                                                                                                          Dans ces mêmes années 1920 , il y avait encore des superstitieux qui venaient à la boutique avec un petit flacon et demandaient de l’eau d’or , l’eau dans laquelle l’or était lavé . Certaines personnes pensaient qu’il avait des propriétés magiques , un prolongement de la croyance médiévale en l’alchimie .john bull pancarte

Finalement, lorsque les ouvriers se sont retirés ou sont morts , les travaux de réparation ont commencé à être envoyé hors du magasin. Les types de montres ont évolué au fil du temps, des traditionnelles aux modèles à remontage automatique puis aux montres à quartz et aux numériques comme partout dans le monde . Les 49 locaux de High Street ont été vendus aux enchères le 19 février 1964 et en septembre de la même année , ils ont été transférés au 21 St Peters Street à Bedford, où se trouve donc toujours l’une des plus anciennes entreprises de Bedford , plus de 209 ans après son lancement .

Jaz Clock Co Ltd à Londres

londres siège de JazImmeuble Jaz au 6 Holborn Viaduct , London . Par miracle l’immeuble qui abritait le siège de Jaz Clock Co Ltd , dès les années 30 , a survécu à la furie architecturale tant décriée par le Prince Charles . à gauche surmonté d’un drapeau le Palais de Justice Central Criminal Court et à droite cet immeuble de verre abrite City Thameslink , gare ferroviaire souterraine située au centre de Londres . Elle a été construite pour remplacer la gare de Holborn Viaduct, qui a fermé en 1990 . Cette proximité constante près d’une gare a évidemment généré un fort chalandage juste devant le siège de Jaz .entrée immeuble LondresL’entrée de l’immeuble conserve une certaine élégance malgré les commerces récents .Jaz London vue du ciel .jpgL’immeuble Jaz se trouve face à l’église St Sepulchre-without-Newgate .

à part la suppression des grandes cheminées l’immeuble n’a pas changéplan londresComme l’indique cette marque rouge , il est difficile d’occuper une place plus centrale à Londres . Nous savons qu’en 1982 Jaz comptait encore six filiales dans le Monde :  en Suisse , Espagne , Italie , Belgique , Brésil et en Inde mais plus en Angleterre .

 

pub-anglaisePublicité anglaise circa 1934/35 pour les CADIC , HOTIC et FANTIC .

Jaz aux USA

Accord Jaz et Bulova                                                                                                                            Réveils Jaz au Museum of Contemporary Art of Chicago                                                              SAMIC réveil pour G.I  en 1944 

Jaz en Suisse

Réveil Jaz Swiss Made 1940 /1942                                                                                                   Calibre 800 CH Swiss Made                                                                                                              Accord Jaz et Favre-Leuba                                                                                                       Accord Greiner Electronics / Jaz

Jaz dans les musées finlandais

kinic lustoKINIC 107-10 au Musée Lusto -Musée Forestier Finlandais de Punkaharju en Savonie du Sudturun museumrare Jaz Swiss Made , réservé à l’export , exposé au Turku Museum Centre de l’ancienne capitale finlandaise Åbo , actuelle Turku . Pour ce réveil on notera la similitude , hormis l’absence de bélière , avec cet autre réveil Jaz Swiss Made animé par un calibre Swiza . musée Lusto.jpgMusée LUSTO

Jaz chez Army & Navy Stores Ltd en 1935

army & navy 860page 860 du catalogue Army and Navy Stores Ltd de 1935 , avec trois Jaz en bas de page MODIC , LOTIC et PORTIC  . Les autres productions sont britanniques puisque Ferranti , malgré son nom italien , a produit des horloges synchrones de 1932 à 1957 uniquement à Manchester . Les Baby Ben sont une exception puisqu’ils sont d’ordinaire produits par Westclock aux USA à Lasalle en Illinois ; toutefois  il est bien précisé que ceux ci sont issus de leur manufacture canadienne , à Peterborough en Ontario . Ce genre de pratique que l’on retrouve avec les usines de Jaz à l’étranger , permet de contourner des droits de douane exorbitants en fabriquant sur place sous licence , en l’occurrence dans un ancien dominion britannique .Army & Navy stores 859page 859 du catalogue Army and Navy Stores Ltd de 1935 avec un CUBIC  , non nommé contrairement aux autres Jaz , en bas au centre dans son écrin chapelle . Il s’agit des variantes à peintures craquelées , proposées en France les années précédentes , dans les trois mêmes couleurs émaillées red , green or tan soit rouge , vert ou havane . Au moment où paraît ce catalogue à Londres , ces CUBIC ne sont plus disponibles à Paris . Les montres sont toutes des Moeris  de F. Moeri à Saint-Imier en Suisse .army & navy 860 détail.jpg( page 860 extrait agrandi et numériquement corrigé )  . Outre-manche le choix de boîtiers pour le MODIC est plus important que sur le continent : nickelé , rouge , bleu , vert et rouge orangé ( tango) , ces deux dernières couleurs nous étant inconnues . Trois couleurs sont disponibles pour le LOTIC walnut , mahogany and dark red soit noyer , acajou et rouge foncé alors que seules les deux premières étaient disponibles en France , l’acajou étant défini chez nous comme thuya . army and navy co-operative 1908Army & Navy Stores était un groupe de grands magasins de l’Empire Britannique , né au XIXe siècle en tant que société coopérative d’officiers de l’armée , comme son nom l’indique . Army and Navy Stores Catalogue logo 1900La société devient Army & Navy stores Ltd en 1934 juste avant la sortie du catalogue où apparaissent ces Jaz .

Mais comme le démontrent cette illustration de 1890 et cette photo du rayon jouets de 1920 , les  produits vendus et la clientèle n’avaient plus rien de militaires depuis fort longtemps .Army and Navy Stores Cataloguea facadeLe magasin amiral se trouvait Victoria Street à Londres , dans des locaux appartenant au célèbre fabricant d’armes  Vickers dont le nom apparaît sur la façade . Army-Navy-Stores-Les succursales étaient très nombreuses en Angleterre mais aussi dans l’Empire Britannique , particulièrement aux Indes et même à l’étranger avec une première implantation à Paris dès 1875 .

Leur catalogue de plusieurs centaines de pages , est aussi célèbre que notre catalogue Manufrance , il fait même l’objet de rééditions pour les nostalgiques , chercheurs et collectionneurs .londonvictoria_storeEn 1973, le groupe des magasins Army and Navy Stores fut acquis par le non moins célèbre House of Fraser  , déjà à la tête de 60 magasins en Grande Bretagne dont le fameux Harrods ; cette même année le bâtiment victorien commence à être remplacé par les architectes londoniens Elsom Pack & Roberts . Ces grands magasins seront repris en 1985 par le « beau père »de Lady Diana , le milliardaire d’origine égyptienne , Mohamed Al Fayed dans des conditions qui en feront un des plus grands scandales financiers de l’histoire du Royaume Uni                                                                                                                                                                                                                                                        On ne les confondra ni avec les très nombreuses boutiques de surplus militaires britanniques , ni avec les magasins canadiens arborant pourtant le même nom de Army and Navy Stores .

Collaboration JAZ / ACCTIM Ltd

ACCTIM dateurHorloge murale ACCTIM , à dateur jour et date , trotteuse centrale , diamètre 22 cm .ACCTIM dos diam 22 cmOn reconnaît le calibre FC que Jaz avait déjà « prêté » à Bulova et Europa Uhren , sans qu’ il ne soit , cette fois , estampillé au nom d’ACCTIM                                                                                                                                                                                          Travaillant à un inventaire complet des anciens fabricants français de « grosse horlogerie » – terme désignant traditionnellement l’activité réveils et pendules par opposition aux montres – j’ai constaté combien il devenait difficile , à partir des années 60/70 , de savoir qui fait quoi , tellement les fabricants entrecroisent les collaborations , d’abord pour des économies d’échelles puis pour … survivre .                                                                                                                                                                                 Dans notre rubrique des entreprises associées , nous avons déjà mis en évidence les interactions de JAZ avec CARAT , JAPY , VEDETTE , BAYARD , SAP , BULOVA , EUROPA , FAVRE LEUBA et surtout PETER Uhren . En outre , les repreneurs de marques historiques se sont vus confrontés à la perte des données historiques : l’actuel propriétaire de Jaz , notre ami Julien Clairet , en rachetant notre marque préférée à Seiko , a seulement obtenu le droit d’exploiter cette marque mais n’a reçu ni stock ancien , ni archives . Même constat du côté de Laurent Spiero qui exploite actuellement la marque Vedette n’ayant rien reçu de Fossil , lorsqu’il a racheté cette autre marque historique française.                                                                                                                                                                                                                                                              La problématique est donc très importante pour qui souhaite identifier les véritables fabricants de nombreuses horloges modernes par opposition aux sociétés qui , comme Acctim, sont essentiellement des « producteurs » qui commercialisent, vendent en gros et distribuent des horloges en les marquant avec leur propre marque ou avec la marque commanditaire .                                                                                                                                                                                                                                                              acctim-hextable Dans le cas d’ACCTIM , il n’y a guère d’informations véritables sur son histoire et son fonctionnement , bien qu’Acctim affirme qu’elle «a une histoire remontant à 1928». La barrière relative de la langue compliquant la compréhension de son histoire et l’absence totale de cette marque du marché français , tant hier qu’aujourd’hui , ne facilite guère l’analyse .

Il se peut que les trois sociétés qui composent de nos jours Acctim Limited soient au cœur de l’histoire d’ACCTIM : ACCTIM agissant en tant que société mère ultime et ayant deux filiales – Anglo Continental Clock Co. Ltd. et Time Instruments Limited .

ACCTIM Ltd. est une société à responsabilité limitée qui compte relativement peu d’actionnaires principaux . Elle a été constituée en société le 4 octobre 1999 – date à laquelle elle a transféré son adresse enregistrée du 60 Tabernacle Street à Londres à une adresse située à Bromley, dans le Kent. Il y a eu des changements dans l’adresse de Bromley, mais c’est maintenant Acctim Ltd , Leonard House , 5-7 Newman Road à Bromley ,dans le Kent . La société est dirigée par deux administrateurs : Kevin Jon Leonard et Neil Joseph Carney , qui sont respectivement administrateurs depuis 14 et 15 ans ,on  notera que les locaux portent le nom de Leonard House . Le secrétaire général est Trevor Ronald Passfield , en poste depuis 2007.

Pour le chercheur , le problème est que les trois sociétés concernées – Acctim elle-même et ses deux filiales – sont toutes situées à une même adresse, ce qui crée une confusion quant à savoir qui fait quoi et ce qui est réellement fait à cet endroit. Un problème connexe est que différentes sources d’information fournissent une certaine quantité d’informations contradictoires sur les activités et l’adresse de ces trois sociétés . Il y a même une différence donnée pour le nom du bâtiment à cet endroit, même si je suis maintenant certain qu’il s’appelle Acctim House et qu’il est situé à Interchange Park , Jenna Way à Newport Pagnell dans le Buckinghamshire .

Les différentes activités répertoriées pour ce groupe d’entreprises à Newport Pagnell comprennent la vente de baromètres et d’horloges , la vente en gros de bijoux , y compris les pierres précieuses et peut-être même des bijoux montés , ainsi que la fabrication , la réparation et la vente d’horloges et de montres mais aussi la production de logiciels d’enregistrement de temps et de machines d’enregistrement de temps, notamment de tachygraphes et de caméras de vision arrière , ainsi que la vente d’une collection d’articles-cadeaux pour entreprises . ACCTIM elle même mentionne qu’elle a « des connaissances et une expertise spécialisées en matière de fabrication », ce qui soulève la question de savoir si des horloges et montres sont effectivement fabriquées à Newport Pagnell – cela semble peu probable puisque le personnel de ce « dépôt » ne compte que 35 personnes environ . En fait la lecture de son site https://www.acctim.com/ est indirectement éclairante avec la mention reportée sur chaque cadran : Wall clocks designed in England ; si le design des horloges murales est bien réalisé en Angleterre , elles ne sont pas fabriquées en Grande Bretagne …on s’en doutait !

Acctim affirme qu’elle est désormais « devenue la marque leader sur le marché britannique de l’horloge » et qu’une des spécialités d’Acctim semble être l’utilisation du contrôle par radio pour maintenir la précision de l’heure et de la date sur les horloges et les montres.

Les marques les plus courantes sur les horloges ACCTIM sont les suivantes : Acctim ou Anglo Continental Clock Co et Towcester Clock Works Co . Cependant , il est clair qu’ACCTIM conçoit également des horloges pour d’autres clients qui les estampillent à leurs propres noms .

Si l’on cherche la véritable origine d’Acctim, il semble que la filiale Anglo Continental Clock Co. Ltd soit le concurrent le plus probable. Cette société a apparemment été fondée en 1946 , mais il s’agissait peut-être de la résurrection d’une société antérieure, Anglo-Continental Clock Co. Ltd dont la disparition est répertoriée dans le London Gazette du 12 septembre 1941 . L’extrait révèle qu’il avait été décidé « que Anglo-Continental Clock Co. Ltd. soit liquidée de manière volontaire et que M. Robert Kenneth Crane, du 117 Queen Victoria Street à Londres , comptable agréé , soit par la présente désigné liquidateur pour procéder à la liquidation . Elle sera concessionnaire des montres Seiko dans les années 60 . Processed By eBay with ImageMagick, z1.1.0. ||B2En fait, on peut dater la création de la société Anglo-Continental Clock Company plus avant , dans les années 1930, lorsqu’elle fabriqua des horloges synchrones pour Kienzle puis commercialisera celles fabriquées en Allemagne . 29 Sep 11 GHorloge synchrone Kienzle distribuée par Anglo-Continental Clock Co Ltd , alors domiciliée 1-4 Fleur-de-Lys Street , London . Elle continuera à distribuer cette marque en Angleterre bien au delà des années 30.

radio controlledLes horloges radiocommandées sont une de leurs spécialités actuelles et sont certainement utiles dans un pays où l’heure change deux fois par an . La commande radio pilotée met à jour régulièrement l’heure de ces horloges , elles restent donc extrêmement précises . Toutefois l’abandon du basculement heure d’été / heure d’hiver pourrait porter un préjudice sérieux aux ventes d’ACCTIM .

acctim max billHorloge murale classique Acctim avec minuterie mécanique, inspirée du célèbre dessin de Max Bill et choisie par Country Homes and Interiors comme l’une de leurs dix meilleures horloges murales .

Cette sélection d’horloges Acctim contemporaines ne rend guère justice à la vaste gamme d’horloges disponibles , du néo-rétro à l’ultra-moderne , comprenant des modèles rayons de soleil , classiques, des squelettes, de nombreux types de réveils . Après avoir examiné avec soin la gamme des horloges de marque Acctim , j’en ai retrouvé que j’avais déjà vu sous différentes étiquettes comme celle du chinois Zeon qui produit les réveils allemands Braun .

Ce petit panorama de réveils et horloges vintages par ACCTIM ne montrent que des pièces tout au plus seventies … je n’en ai trouvé aucune qui puisse être antérieure . Dès lors , il semble évident que l’antériorité dont cette marque se réclame est quasiment fictive et ne peut au maximum se fonder que sur ses filiales .