Contacteur Jaz 1951 à 1968

contacteur seulLe contacteur Jaz ( ici sans son câble électrique) , est basé sur le même procédé que la clef de limitation de sonnerie Jaz dans son principe général puisqu’il s’agit de dispositifs qui remplacent la clef de remontage de la sonnerie . Comme celle ci , une extension métallique peut , lorsqu’elle est déployée , abréger le temps de sonnerie habituel ; voyez l’article et son animation : la clef de limitation de sonnerie .contacteur Jaz dosLe contacteur se fixait derrière le bouton du réveil et se vissait à la place de la clef de sonnerie . Pour des raisons d’encombrements ou d’écart trop important entre le bouton et la clef , le contacteur ne pouvait pas s’adapter sur les GENIC , DEGIC , SECTIC , SULTIC , MUSIC et CAMIC .

Dispositif de limitation de sonnerie : fermé à gauche et ouvert à droite .contacteur et filLe contacteur avait donc deux fonctions : allumer un dispositif électrique types radio ou lampe , plus une limitation , optionnelle , de sonnerie .

pub contacteurPublicité in Reader’s Digest de 1951 : l’intérêt était double pour la marque au jaseur boréal puisque , si le prix du contacteur était bas ( environ le tiers du réveil le moins cher de la gamme Jaz ) , en revanche il ne se vendait que chez les horlogers affiliés Jaz et en aucun cas chez les électriciens où l’on trouvait des réveils d’autres marques à cette époque . Une fois chez l’horloger , il était trop tard pour réaliser que le dispositif ne s’adaptait qu’à des réveils Jaz , une double vente se faisait alors probablement pour ceux qui ne disposaient pas déjà d’un Jaz adapté . contacteur pub sommeil.jpgJaz réunit dans cette publicité l’ensemble de ses dispositifs de sonnerie augmentée , diminuée ou améliorée dont le contacteur et la clef de limitation de sonnerie.Contacteur Jaz noticemode d’emploi joint à chaque contacteur

Constamment proposé à la vente de 1951 à 1968 , il a fait l’objet de présentations très variées dans les catalogues réservés aux horlogers tandis que le contacteur lui même ne changeait pas . Le rupteur , identique en apparence , était basé sur le même principe sauf qu’il coupait l’alimentation en courant au lieu d’allumer . De fait il devait s’en vendre beaucoup moins car l’usage est beaucoup plus restreint et logiquement réservé au coucher plutôt qu’au réveil ; par exemple éteindre une lampe ou une radio à heure determinée alors que l’on s’est endormi mais dès lors le Jaz n’est plus disponible pour se réveiller . Cela explique que les contacteurs sont proposés par plaque de cinq aux horlogers tandis que le rupteur est vendu à l’unité .

Le contacteur équipait bien sûr les LAMPIC et LUPIC , lampes/ réveils distribuées par Jaz .

Présentoir à montres Jaz Quartz

présentoir à montres (3)Présentoir de vitrine à montres 27 cm de large , hauteur 24 cm , poids 730 gr . Nous avons fait le choix de ne pas traiter du sujet des montres Jaz puisque notre ami Stéphane s’en occupe admirablement . Nous lui avons d’ailleurs offert ce présentoir que vous retrouverez sur son site historique https://sites.google.com/site/jazmontrevintage/Tarif 01 avril 1977 détails.jpgextrait du Mémo Tarif  MB 77 réservé aux horlogers du 1° Avril 1977présentoir à montres (1)présentoir à montres (2)Le clignotement alternatif des ampoules imite la pulsation typique des montres à Quartz présentoir à montres (4)présentoir à montres (5)L’arrière est en carton aéré par des trous pour éviter la surchauffe présentoir à montres (6)Bien que datant de 1977 , il était encore proposé l’alimentation en 110 volts ou 220 volts

Enseigne lumineuse

enseigne-01

Enseigne lumineuse à destination des façades des distributeurs JAZ : horlogers , bijoutiers et joailliers . Format 74 x 54 cm . Sur secteur 220 volts .

Elle date probablement de la fin des années 80 . Le logo , tel qu’il est présenté sur cette enseigne , a perdu la mention « Quartz » en 1987 que l’on retrouve en revanche sur cette autre enseigne , plus ancienne , puisque tous les modèles de la collection étaient équipés alors d’un mécanisme à quartz .

l'angle d'or 3

On la trouve encore sur la façade de la bijouterie »L’angle d’or », rue de la République à Pamiers  en Ariège5 rue de la Chapelle ou 5 rue de la Chapelle à Paris XVIII°.

 

 

 

Vous la retrouverez également sur les vues d’anciennes cartes postales.

Petite enseigne lumineuse JAZ QUARTZ

petite enseigne luineuse (1)

petite enseigne luineuse (5)

Petite enseigne lumineuse , destinée à un usage intérieur . Eclairage au néon , 220 volts . L’appellation JAZ QUARTZ apparaît en 1984 et disparaîtra à la fin des années 80 puisque tous les Jaz sont alors en quartz : les enseignes perdront donc cette mention Quartz .

Format 19,5 X 28 X 7,5 cm . Munie d’une longue chaînette pour la suspendre.

Calibre R et dérivés 1952 à 1960

Le calibre R est un mouvement électrique sur secteur , en 110 ou 220 volts , apparu commercialement en 1952 , équipant essentiellement des pendules murales et une pendulette à poser , la SECTIC . Son apparition induit la création de la gamme Jaz Electric .

doc calibre R (11)doc calibre R (1)

Le calibre R fait ses débuts commerciaux avec les pendules murales VIRIC et CHAMPIC en 1952 puis la RUMIC et la pendulette SECTIC en 1953.

1954: RAMPIC, SOLIC, SPHERIC et ZODIC

1956: DIFFIC

1957: MARPIC

1958: LIMIC

1959: apparition du calibre AL à pile qui va « ringardiser » les calibres sur secteur

1960: TRALIC et ROMBIC alors qu’apparaissent les premiers calibres à transistors.

Le calibre R est abandonné en 1962.

 

Lancement d’un calibre 2R ( si l’indication du voltage a disparu du capot extérieur , vous le retrouverez inscrit à la peinture rouge sur le moteur lui même : 220 volts en l’espèce)Jazette_1959_Decembre page 1 extraitUne de la Jazette de Décembre 1959 ( extrait)                                                                    Conçu en fait en 1932 , le calibre R est donc le premier mécanisme électrique commercialisé par JAZ , seulement vingt ans plus tard , qui n’est pas pionnier en la matière . En 1840 l’horloger écossais Alexander Bain réalise la première horloge électrique . L’énergie est fournie par une pile qui alimente un électro-aimant lequel fait osciller un pendule. Il imagine également qu’une horloge centrale pourrait envoyer des signaux électriques pour synchroniser de nombreuses autres horloges. Cette idée sera mise en application par Louis Breguet en 1856 qui installe à Lyon un système pouvant faire fonctionner 76 cadrans logés dans les lanternes de l’éclairage public reliés entre eux par un réseau de fils électriques . L’horloge mère, alimentée par une pile électrique, est connectée à un régulateur qui envoie un courant inversé à chaque minute dans le conducteur pour assurer à tous les cadrans d’afficher la même heure . Cela reste bien anecdotique jusqu’à l’extension des réseaux électriques au début du XX° siècle avec , toutefois , ce problème récurrent et rédhibitoire de régulation incertaine . Les premières horloges électriques pratiques sont réalisés en 1918 par Henry Ellis Warren  un inventeur américain sous la marque Warren Telechron Clocks . Elles fonctionnent avec un moteur synchrone asservi à la fréquence stabilisée du réseau électrique  alternatif . Il était parvenu à convaincre les fournisseurs américains d’électricité d’offrir la distribution d’un courant correctement régulé comme un service supplémentaire après que la faible , mais constante,  consommation des horloges soit devenue quantifiable électriquement et donc financièrement .

Le faible investissement requis pour assurer une grande stabilité était largement compensé par la consommation supplémentaire engendrée par la multiplication des horloges : il fallait y penser et cela permet à Telechron puis General Electric d’envahir le marché américain d’avant guerre avec des pendules et horloges sur secteur . catalogue 1935 1936catalogue vedette 1935 1936Catalogue VEDETTE 1935-1936 page 14 et 15                                                                                                                                                                                                                De ce côté de l’atlantique , personne n’a cherché à convaincre L’Union d’Electricité  , L’Energie Industrielle ou l’un des nombreux autres précurseurs d’EDF  qui est créé en 1946 ( dans la Jazette de Décembre 1959 , citée plus haut  Jaz commet un petit anachronisme )

En revanche VEDETTE avait trouvé un solution ingénieuse en électrifiant des mouvements mécaniques : un petit moteur électrique remontait le ressort d’un mouvement classique , résolvant ainsi plusieurs problèmes inhérents aux mouvements électriques . Effectivement , en général , les horlogers étaient plutôt rétifs envers cette technologie qu’ils ne connaissaient pas , la consommation devenait réellement négligeable et la régularité du courant n’avait plus d’importance , toutefois cette solution astucieuse restera sans lendemain .( voir notre article sur la saga Vedette )

Avant guerre en Europe , les horloges électriques sont le domaine , sans conteste , de Léon HATO connu par la licence ATO . ( consultez notre grand article sur ATO)  Elles étaient pour la plupart alimentées par pile , esquivant le souci de la régularité du courant , mais toujours noblement habillées , parfois même par Lalique , elles n’étaient pas à la portée de tout le monde . En 1958 , Jaz lance son propre mouvement électrique à pile avec le calibre AL à remontage électro-aimanté à bascule et balancier circulaire . Celui- ci présente l’inconvénient d’être bruyant : consultez notre grand article sur le calibre AL . Toutefois c’est l’obtention de l’exclusivité de la licence ATO pour la France , la même année 1958 qui va permettre à Jaz de devenir le leader européen de l’horlogerie électrique par une diffusion à la portée de toutes les bourses avec 245 Jaz dotés de calibres sous licence ATO de 1959 à 1977 

doc calibre R (2)doc calibre R (3)

Galerie des pendules sur secteur 110/220 volts

Galerie des pendules murales et réveils sur secteur 110/220 volts .                                                                                                                                                      CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR ACCEDER A L’ARTICLE CORRESPONDANT

champic premiere version        

        rampic (3)

           

  

 

Galerie des réveils sur secteur 110/220 volts

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     Natic facade  OLYMPUS DIGITAL CAMERA

        

       

   saltic

Galerie des Réveils radio ou K7

Galerie Chronologique des Réveils radio ou K7 affichant ou non la catégorie Radio Jaz au cadran                                                                                                                                                                                                                                                                          CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR ACCEDER A L’ARTICLE CORRESPONDANT

   

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Natic facade   

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   GAMIC 5001-61 noir

     nalcic (1)

 pocic  

      

LAMPIC 1953 à 1954

lampic

LAMPIC , réveil dont la base est un  JAZIC calibre 12D , formant une lampe de chevet , allumage à la main ou commandé par déclenchement de la sonnerie avec le contacteur/rupteur . Il était vendu avec un abat jour en tissu couleur chamois . Format 34 x 25 cm . Disponible uniquement en 1953 et 1954.

En 1956 la LUPIC reprendra le principe de la lampe réveil mais sur la base d’un GALBIC .

Boîtier nickelé ,  socle et cloche ivoire , cadran à zone ivoire , sans trotteuse , aiguilles et chiffres lumineux . Réf. 198-11 pour la version 110 volts et 198-21 pour le 220 volts .

En 1954  il passe du calibre 12D au calibre H et adopte donc cette nouvelle référence 199-11 pour la 110 volts et 199- 21 pour la 220 volts