PONCIC 1959 à 1960

poncicPONCIC , horloge murale , gamme Jaz Electric , mouvement à pile , calibre 2AL . Disponible uniquement au catalogue 1959/60 à la page 22 , référencée 1846-22 . Boîtier en stratifié type Formica par Isoplast de couleur jaune , jonc au pourtour noir , lunette en métal doré , vitre en verre bombé , chiffres jaunes , aiguilles en métal doré , trotteuse centrale rouge vif . Format 20,5 x 20 ,5 cm . La PONCIC est la version électrique de la PAISSIC .

ALGIC 1959 à 1962

ALGIC 1848-38 noir à jonc jaune ( cet exemplaire ne comprend pas de trotteuse pourtant visible sur les catalogues )                                                                                                                                                                                                                                ALGIC , horloge murale , gamme Jaz Electric , mouvement à pile , calibre 2AL puis 1AL . Nouveauté du catalogue 1959/60 à la page 22 . Boîtier en Formica , lunette dorée , trotteuse centrale rouge vif . Format 23 x 22 cm .                                                                                                                                                                              En 1959/60 un seul modèle disponible : boîtier jaune citron , jonc brun , chiffres bruns foncé , aiguilles or , référencée 1848-32 .

ALGIC 1848-68                                                                                                                    Au catalogue 1960/61 ce sont quatre nouvelles variantes qui sont proposées toutes dotées du calibre 2AL : Boîtier jaune , jonc noir , aiguilles brunes réf. 1848-68 . Boîtier noir , jonc jaune , chiffres jaunes , aiguilles dorées réf.1848-38 . Boîtier vert absinthe , jonc noir , chiffres et aiguilles bruns réf.1848-78 . Boîtier bleu pastel , jonc noir , chiffres et aiguilles bruns , réf 1848-88 .Consultez les nuanciers Formica pour Jazalgic-1848-90Pour la dernière année de mise en vente au catalogue  1961/62 un modèle sensiblement différent est ajouté aux quatre précédentes : boîtier en Formica frêne de fil , jonc noir , cadran à filets rayonnants et chiffres bruns , aiguilles dorées pointues , réf.1848-90 .algic talic pubpublicité Paris Match 21 x 15 cm .

TALIC 1959 à 1962

talic-1-version-jaz-1959-60-catalogue-page-22TALIC , horloge murale , gamme Jaz Electric , mouvement électrique à pile , calibre 2AL puis 1AL . Nouveauté du catalogue 1959/60 à la page 22 . Boîtier en Formica , lunette en métal doré ou duralinox poli , vitre en verre bombé , trotteuse centrale rouge ou noire . Format 26,5 x 22 cm                                                                                                                                                                               Pour sa première apparition au catalogue , deux versions sont disponibles : Formica vert et zone des heures galbée verte réf .1858-10 ou formica jaune et zone des heures galbée rouge vif réf.1858-20 .                                                                                                                                                                                              talic 1858-36 faceTALIC 1858- 36  

 

TALIC 1858-36  ; les aiguilles et la lunette en duralinox sont peu usitées chez Jaz

En 1960/61 les zones des heures galbées sont abandonnées au profit de zone plates entrainant une modernisation des chiffres et le calibre 1AL remplace le 2AL . L’offre s’étoffe avec cinq versions : Formica vert et zone des heures verte réf.1858-12  ; Formica jaune et zone des heures rouge réf.1858-28 ; Formica noir et zone des heures jaune Pernod réf.1858-36 ; Formica rouge et zone des heures gris dégradé réf.1858-44 ; Formica jaune et zone des heures gris dégradé réf.1858-54 .                                                                                                                                                                                                   En 1961/62 , pour la dernière apparition au catalogue , deux versions sont ajoutées portant l’offre à sept variantes :  Formica faux bois noyer de fil et zone des heures gris dégradé réf.1858-94 ; Formica blanc et zone des heures corail orange , réf 1858-98 .                                                                                                                                                    La TALIC est la version à pile de la PLATIC mécanique à clé et de la TRALIC électrique sur secteur . Elle n’est plus disponible à la vente en 1963/64 . La dénomination TALIC sera réattribué à un radio-réveil en 1982 .talic zone plateTALIC 1858-12 .                                                                                                                 Dans la deuxième version de la TALIC la zone des heures et en plastique est plate . La lunette n’est plus en métal mais en plastique dorée et la vitre n’est plus en verre mais en acrylique . Cette vitre est maintenue par deux clips à III et IX heures . Les aiguilles sont également différentes .talic dosTALIC 1858-12 équipé du calibre 1AN .solmic talicpublicité presse ; Reader’s Digest 18,5 x 13 cm . Présentation très hors normes pour cette réclame à 80 % composée d’un long texte : les horloges à piles étaient de telles nouveautés qu’elles justifiaient , peut être , une si longue explication .talic solmic pubprésentation plus classique et réussie pour cette publicité sur le même thème . Reader’s Digest 18,5 x 13,5 cm .algic talic pubpublicité déclinée pour Paris Match 21 x 15 cm .parmic talic solmic pub 1959.jpgultime version pour  Paris Match  1959 , pleine page , format 35,5 x 26 cmfanic talicpublicité  format 32,5 x 11,5 cmfirmic talic fanic pub Paris Match n°663 Déc 1961publicité Paris Match n° 663 Déc. 1961 , pleine page , format 35,5 x 26 cm

MOBIC 1959 à 1962

mobicMOBIC , horloge murale , gamme Jaz Electric , mouvement électrique à pile , calibre 2AL . Nouveauté du catalogue 1959/60 à la page 23 , référencée 1824-12 . Lunette en duralinox poli , cadran blanc mat , chiffres et aiguilles bruns , trotteuse centrale rouge . Diamètre 30 cm .                                                                                                                                                                                Elle n’est disponible qu’aux catalogues 1959/60 , 1960/61 et 1961/62 . La MEBIC lui succède au catalogue  1962/63 . La MOBIC est déclinée en deux autres versions : la BOMBIC  mécanique à clé et la ROMBIC électrique sur secteur  .

Calibre AL 1959 à 1962

calibre-2alLe calibre AL était selon le catalogue 1959/60  » la grande nouveauté 1959 : précision remarquable » avec  » 18 mois d’heure exacte dans l’autonomie la plus absolue » et sa « trotteuse centrale » .Ce calibre AL est un mouvement électrique à pile à remontage électro-aimanté à bascule et balancier circulaire avec trotteuse centrale .En résumant beaucoup , le principe est celui d’un électro-aimant qui attire une bascule munie d’un contrepoids , lequel est muni d’un ressort qui sert de force motrice pour le mouvement . La régulation est assurée par un balancier circulaire comme une horloge mécanique classique . Comme toutes les horloges à pile de la gamme Jaz Electric dotées de ce calibre AL , les PARMIC , TALIC , ALGIC , PONCIC , SARTIC , BLONIC , SOLMIC , PARMIC , FIRMIC , FANIC et MOBIC sont évidemment beaucoup plus silencieuses que leurs consœurs mécaniques avec leur tic-tac régulier caractéristique , toutefois l’électro-aimant provoque le remontage brusque de la bascule qui entraîne un claquement à intervalle régulier relativement audible . Néanmoins tous ces modèles apparus en 1959 , les premières horloges murales Jaz à pile , représentent un énorme progrès d’autonomie , de précision et d’esthétique . Effectivement en 1952 , Jaz proposait déjà  deux horloges murales électriques sur secteur donc dépendantes d’un fil , peu décoratif , pendant le long des murs et bien sûr d’un branchement à une prise de courant sur plinthe basse : VIRIC et CHAMPIC ( consultez notre article sur le calibre R  qui décrit l’entrée de Jaz dans l’univers de l’horlogerie électrique ) N’oublions pas non plus la qualité du courant , qui n’était pas celle d’aujourd’hui , avec des variations d’ondes de tension néfastes pour les mouvements d’horlogerie et des soucis de continuité d’alimentation en raison de fréquentes et plus ou moins longues coupures de courants . Mais , par dessus tout , l’inconvénient des horloges sur secteur était celui du passage du 110 volts au 220 volts qui avait commencé en 1955 et montait en puissance au début des années 60 ;  Jaz proposait donc ses horloges au choix dans les deux tensions mais quel dilemme pour celui dont la région ou le village étaient encore alimentés en 110 volts , avec ces nouvelles horloges à pile le problème était résolu ! calibre AL éclaté.jpg

 

les calibres AL sont datés à gauche de la pile ( remerciements à Romain Gallardo pour cette précision non indiquée dans les manuels techniques)

LICENCE ATO

La plupart des pendules électriques Jaz portent la mystérieuse mention Lic. ATO ou licence ATO . La raison en est l’acquisition , en 1958 , de l’autorisation pour la France  d’exploiter les brevets de la maison ATO créée par Léon Hatot , pionnier de l’utilisation de l’électricité dans l’horlogerie . Tout d’abord exclusive , on verra plus tard des horloges Trophy ou Vedette  l’utilisant , cette licence ATO permet à Jaz de devenir leader en matière de calibres à piles et transistor pour ces horloges murales , réveils et pendulettes avec 245 Jaz dotés de calibre AL , AN , AR , AT , AV , AX , CF , CR , FC , MP , TC , TJ , TM , TP , TR  , TMK , TRK et leurs nombreux dérivés .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             Ci dessous une biographie complète de ce génie multiforme qu’était Léon HATOT

Léon Hatot et les horloges électriques ATO  par Michel Viredaz

 article  publié dans le bulletin Chronométrophilia No 56 (été 2004).

Le chapitre « Historique » du présent article est constitué de larges extraits du site Internet Worldtempus, grâce à l’aimable autorisation du CIDH (Centre International de Documentation sur l’Horlogerie).

Historique

Né le 22 avril 1883 à Châtillon Sur Seine ( Côte d’Or) , décédé le 11 septembre 1953, Léon Hatot fut élève de l’École d’Horlogerie de Besançon entre les années 1895 et 1898, puis élève de l’École des Beaux-Arts de Besançon. Il s’installa, très jeune, à son propre compte en 1905, en se spécialisant dans la gravure en boîtiers de montres, et développa très rapidement un atelier artisanal d’une douzaine de compagnons fabriquant des montres de haute qualité en métaux précieux et en joaillerie. Il s’établit ensuite à Paris, où il reprit en 1911 la suite de la Maison « Bredillard», tout en conservant son atelier de Besançon. Il fut alors à cette époque et par la suite, l’un des quelques créateurs de montres artistiques et de joaillerie, et fournisseur des principales Maisons de la rue de la Paix. Remarqué par La France Horlogère, celle-ci l’incorpore, en 1920, dans son Conseil de rédacteurs spéciaux avec la mention «Hatot Industriel et Artiste Bijoutier».

D’esprit curieux et visionnaire, Léon Hatot s’intéresse très tôt aux perspectives ouvertes à l’horlogerie par l’énergie électrique et décide en 1920 de fonder une filiale spécialisée dans la recherche et de développement des montres et pendules électriques à piles. L’ensemble de ses entreprises, de Paris comme de Besançon, sont la même année regroupées sous une raison sociale identique: Société des Etablissements Léon Hatot. Pour l’assister dans ses recherches sur le développement de l’horlogerie électrique, il s’assure en 1923 la collaboration de Marius Lavet, ingénieur des Arts et Métiers et de l’Ecole Supérieure d’Electricité, passionné comme lui par les applications de l’électricité à l’horlogerie.

Commercialisées sous la marque « ATO » depuis 1923, les pendules électriques sont produites à Besançon dans une usine partiellement reconstruite au 13 de la rue de la Rotonde. Elles connaissent un succès sans précédent dès leur apparition sur le marché. A l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925, Léon Hatot remporte un Grand Prix avec une gamme complète de pendules électriques, habillées de marbre ou de métal chromé, logées dans des cabinets en marqueterie de bois précieux et même pour certaines dans des cadres de verre moulé, créés dans les ateliers de Lalique . Léon Hatot est décoré de la Légion d’Honneur, nommé juge au tribunal de commerce de la Seine et conseiller du commerce extérieur.

En 1929, Léon Hatot réalise une invention significative avec la montre « Rolls » à remontage automatique. Ce dispositif, dans lequel le mouvement se remonte au moindre mouvement du bras en coulissant à l’intérieur du boîtier, guidé par des billes entre deux glissières (Brevet principal No. 704.910 du 11 janvier 1930, 1ère addition No. 38.984, 2ème addition No. 39.523, complétées le 30 novembre 1931 par une 3ème addition No. 39.581), est décrit en janvier 1932 par son ami Marius Lavet dans le Bulletin de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale. Ce mécanisme présente l’avantage de fonctionner avec un minimum de frottements et de pouvoir être exécuté pour des mouvements de dimensions extrêmement réduites, parfaitement adaptés aux montres rectangulaires qui étaient à la mode à cette époque, les montres de femmes en particulier. Par un contrat du 23 septembre 1930, la Société Hatot concède à Monsieur Blancpain le monopole exclusif de la fabrication des montres « ROLLS » à remontage automatique, ainsi que de leur diffusion pour la France et la Belgique. Cependant, cette invention, couronnée par une Médaille d’Honneur de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, n’a pas connu le succès qu’elle méritait, son exploitation commerciale ayant été entravée par les séquelles de la crise mondiale de 1929.

Pendant ce temps, Léon Hatot n’abandonne pas son atelier parisien de joaillerie et de montage de montres de haute joaillerie, dont il confie la direction en 1926 à Edouard Dietsch, qui vient d’épouser sa fille.

L’atelier connaît alors un nouvel essor, ce qui permet avec la vente des pendules ATO de financer les recherches ruineuses sur l’horlogerie électrique qu’il poursuit avec son ami Marius Lavet, recherches néanmoins couronnées de succès par une invention spectaculaire: la pendule électrique « ATO-RADIOLA » à remise à l’heure automatique par les ondes radio. Décrite pour la première fois en mai 1928 dans le bulletin No. 2 de Radiola, organe de la Société Française Radioélectrique, la remise à l’heure était télécommandée dans un rayon de 250 kilomètres par un signal radio régulièrement diffusé par la Tour Eifel ou par le poste Radio-Paris au cours de l’un de ses concerts. Il suffisait alors que le possesseur d’une telle pendule soit à l’écoute de ces concerts au moins une fois par semaine pour qu’elle soit continuellement à l’heure exacte. Il est intéressant de remarquer que ce dispositif de mise à l’heure des montres et des pendules a été « réinventé » et lancé à grand renfort de publicité par Junghans à la fin des années 1980. L’innovation la plus notoire de ce dernier procédé réside dans la portée de l’émetteur, relié à l’Observatoire de Brunswick, qui diffuse son signal dans un rayon de près de deux mille kilomètres.

En 1928, la Maison Hatot est expropriée de l’immeuble du 23 de la rue de la Michodière promis à la démolition. Les différents services de la société sont transférés dans de luxueux locaux situés 12 Faubourg Saint Honoré, qui ne tardent pas à être fréquentés par une clientèle particulière riche et exigeante, attirée par les montres de haut de gamme et la haute joaillerie dont Edouard Dietsch avait fait sa spécialité. La prospérité de la maison, cependant, est de courte durée. Comme toutes les industries de luxe, elle est frappée de plein fouet par la crise économique résultant du krach boursier américain de 1929.

En étendant ses activités à l’exportation vers l’Italie, la Belgique et l’Allemagne, où il conclut des accords avec les sociétés Haller & Benzing et HAU (reprises ensuite par Junghans)  pour la fabrication et la diffusion des pendules ATO, Léon Hatot non seulement réussit à sauver son entreprise, mais parvient même à la développer.

Ne pouvant par ailleurs se résoudre à quitter complètement sa Franche-Comté, Léon Hatot conserve à Besançon un petit atelier de montage. Ses grandes qualités artistiques le firent désigner à différentes reprises pour l’exécution de pièces spéciales. C’est ainsi que tout au début de sa carrière, il eut à concevoir et à réaliser de ses propres mains, pour le compte de la Ville de Besançon, une très belle montre savonnette qui fut offerte au Président de la République Armand Fallières, lors d’une de ses visites dans le Doubs. Plus tard, il créa et modela la coupe chronométrique en cristal attribuée chaque année aux fabricants d’Horlogerie ayant obtenu les meilleurs résultats aux Concours de Chronométrie. Il fut également membre fondateur de la Société chronométrique de France.

A l’Exposition Coloniale de 1931, Léon Hatot présente des pendules électriques de dimensions réduites qui furent à l’origine de toute une nouvelle génération de pendules décoratives. Il crée en particulier un nouveau modèle, de conception et de présentation révolutionnaires, en supprimant les habillages traditionnels, le mouvement devenant par lui-même le seul élément décoratif . Il ouvre ainsi la voie à une nouvelle mode entraînant à sa suite la plupart des fabricants qui adoptent cette esthétique d’avant garde, mêlant le verre au métal chromé et s’accordant parfaitement avec le mobilier de l’époque. Son esprit fertile l’amène à lancer sur le marché bien d’autres créations originales telles que l’Aquatora dont l’heure est indiquée sur la circonférence d’un aquarium lumineux et la Maplux, marquant l’heure d’un point quelconque du monde sur la ligne d’équateur d’un globe terrestre.

Parallèlement à sa production de pendules électriques, Léon Hatot ouvre en 1933 un nouveau département de distribution de l’heure au moyen d’horloges mères contrôlant plusieurs horloges réceptrices, ce qui le conduit à reprendre la Maison Paul Garnier fondée en 1825 et spécialisée dans la distribution de l’heure dans les gares et sur les édifices publics. Le transfert de l’usine de Besançon est alors décidé et les différents services de la Société sont regroupés dans les locaux de la Maison Paul Garnier, au 9 rue Beudan, à Paris 17ème. En 1939, dès le début de la seconde guerre mondiale, la Société Hatot est réquisitionnée pour la fabrication de conservateurs de cap Sperry et autres instruments pour l’aviation  , ainsi que de différents appareils de mesure et de navigation pour la Marine Nationale. La défaite de 1940 met fin à ces activités, Léon Hatot se refusant à toute collaboration avec l’Allemagne.

Il est bien regrettable qu’il n’ait pas pu voir la révolution technique subie par l’horlogerie à la suite de l’application du transistor à cette industrie, car quelques jours avant sa mort, il eut connaissance des premiers prototypes fonctionnant dans ses laboratoires sans aucun contact électrique, et il en pressentit le succès. La vie entière de Léon Hatot fut consacrée à la recherche du mieux dans tout ce qu’il entreprenait, et son extraordinaire activité, sa volonté farouche, son esprit inventif toujours en éveil, ont permis à son entreprise de prospérer et, malgré sa modeste importance, d’imposer ses systèmes aux plus grandes sociétés horlogères du monde entier.

La Société Hatot a donc été parmi les toutes premières à doter ses instruments de perfectionnements importants rendus possibles par l’application des transistors à l’horlogerie . Ses premiers brevets sont déposés le 16 septembre 1953. La Société Hatot ne disposant pas de capitaux suffisants pour exploiter ses nombreux brevets sur le plan mondial, du se résoudre à céder des licences d’exploitation aux principaux producteurs d’horlogerie des pays industrialisés, si bien qu’il existe de par le monde des millions de mouvements de montres et de pendules signés L. Leroy & Cie., Ebauches S.A., Junghans , Westclox, Smith & Son, Bulova, JAZ  et General Time, portant la mention « Lic. ATO ». Il en est également ainsi des Chronostats I, II et III, chronomètres de marine électroniques qui furent livrés à la Marine Nationale, l’Ecole Normale Supérieure, la Compagnie Générale Transatlantique et l’Institut de Physique du Globe par la Société L. Leroy & Cie. Le Chronostat III en particulier fut utilisé pour les Missions Polaires et équipa les bâtiments de la Marine Nationale les plus prestigieux tels que les porte-avions « Clémenceau » et « Foch », le porte-hélicoptères « Jeanne d’Arc » et différents sous-marins du type « Daphné ». Enfin, par décision du Secrétaire Général de la Marine Marchande en date du 31 juillet 1959, le Chronostat III fut agréé sans restriction et pu être embarqué sur les paquebots et les navires de la Marine Marchande, le prestigieux paquebot « France », mais également les nombreux pétroliers et porte-conteneurs de la Cie Shell et le splendide « Sovereign of the Sea ».

Léon Hatot est mort le 11 septembre 1953 à l’âge de 70 ans des suites d’une longue maladie, après une vie débordante d’activités, tant sur le plan artistique où il se distingua dans le domaine de l’horlogerie comme l’un des Maîtres de la période Art-Déco, que scientifique où son esprit créatif et visionnaire a donné naissance à de nombreuses inventions annonçant les développements de l’horlogerie du troisième quart du XXème siècle.

En 1967, c’est la branche d’horlogerie électrique de la Maison Lepaute qui est acquise et exploitée en complément des productions ATO. Un nouveau type d’horloges à lecture directe à chiffres 7 segments est conçu en 1978 et immédiatement adopté par la SNCF. Ces horloges remportent un très vif succès et sont très rapidement copiées à une très grande échelle. Bien que la Société Hatot s’adapte rapidement aux nouvelles techniques nées de l’électronique et de l’utilisation de minuscules cristaux de quartz comme étalon de fréquence, les frais de recherche et de mise au point deviennent trop importants pour être amortis sur des fabrications de séries moyennes. La concurrence des pays du Sud Est Asiatique contraint la Société Hatot à abandonner sa branche industrielle pour ne conserver que la vente des montres de qualité et la production de pendules d’appartement à pile ou sur secteur qui furent encore exploitées quelques temps sous les marques « ATO-LEPAUTE » et « ATO – PAUL GARNIER ».

L’ensemble du stock de montres et de joaillerie, conservé intact dans un coffre de banque depuis la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale, fut dispersé aux enchères publiques par Christie’s à Genève le 1er mai 1989. Les précieuses archives de la Maison Hatot et en particulier près de 5.000 magnifiques dessins gouachés de montres et de superbes pièces de haute joaillerie, contribution inestimable de Léon Hatot à l’épanouissement du style Art-Déco de la grande période 1910-1930, sont aujourd’hui la propriété de la nouvelle société Léon Hatot, membre du Groupe Swatch .

PARMIC 1959 à 1962

parmicPARMIC , horloge murale , Jaz Electric , mouvement électrique à pile , calibre 2AL . Nouveauté du catalogue 1959/60 à la page 23 . Boîtier en métal laqué blanc , lunette « or », vitre en verre bombé , aiguilles feuilles « or » , chiffres cernés de brun , trotteuse centrale rouge vif . Deux décors étaient proposés soit entièrement laqué blanc , référencé 1812-22 ( modèle ci-dessus) , soit également laqué blanc mais avec la zone des heures en jaune Pernod , référencé 1812-12 . Diamètre 19,5 cm . Présent pour la dernière fois au catalogue 1961/62.                                                                                                               Consultez notre article sur la STRATIC traitant de l’histoire particulière du jaune Pernod parmic-dos-et-calibre-2alPARMIC , vue sur l’arrière de l’horloge et son calibre 2AL qui était selon le catalogue 1959/60  » la grande nouveauté 1959 : précision remarquable » avec  » 18 mois d’heure exacte dans l’autonomie la plus absolue » et sa « trotteuse centrale » . Consultez l’article concernant le calibre AL . La dénomination PARMIC sera réattribué en 1980 à un réveil .parmic talic solmic pub 1959publicité Paris Match  1959 , pleine page , format 35,5 x 26 cm