CLUSES et la Vallée de l’Arve dite Technic Vallée

Cet article est une partie d’un ensemble d’articles qui ont pour but de décrire les principaux bassins horlogers européens, de démontrer que l’histoire religieuse et politique de ces régions est, en grande partie, à l’origine de leurs implantations très spécifiques.

Depuis 300 ans, les habitants des communes de Cluses et des environs sont des grands techniciens au savoir-faire, encore réputé de nos jours. Appliquée d’abord à l’horlogerie puis au décolletage et à la micro-mécanique, l’industrie de la vallée de l’Arve est très largement une activité de sous-traitance. Néanmoins de grandes entreprises ont été fondées, dans cet espace restreint, par des élèves de l’Ecole Nationale d’Horlogerie, voir l’exemple des Carpano. Pour cette raison, la vallée de l’Arve est aussi nommée Technic Vallée par analogie avec la Silicon Valley de Californie, la Vallée de Joux  pour la Haute Horlogerie et la Plastic Vallée d’Oyonnax.Cluses_31460_La-ville-de-Cluses-depuis-le-sommet-ouest-du-ChevranLa ville de CLUSES est, comme son nom l’indique, située dans une vallée entourée de montagnes. Effectivement une cluse est une vallée creusée perpendiculairement dans une montagne par une rivière, parfois élargie par un glacier. 
cluses encastréeLe cadre de cette ville de Haute Savoie est encastré mais spectaculaire et splendide. 
haute-savoie-genecc80ve-annecy-cluses Cluses est à mi- chemin de Genève, 45 km et de Chamonix 40 km. On comprend que Jaz, pour ses besoins en haute horlogerie, implante une petit usine rue des Romains, à Annecy, à 65 km de Cluses.

CLUSES, l’autre grand bassin horloger français, après Besançon, n’a pas toujours été français. Pour autant, il n’a jamais été italien, comme on peut le lire trop souvent. C’est une Fake News. La Fac News, donc enseignée en Faculté d’Histoire, c’est que la Savoie était Sarde ou Piémontaise. S’il n’y a qu’une seule chose à retenir de cet article: ce sera, qu’avant 1860, l’Italie n’existe pas! Michel-Ange est florentin, le Titien est vénitien, Le Caravage est milanais et Léonard de Vinci, petite bourgade toscane. Tous parlent l’italien, mais aucun d’entre eux n’est italien. Anachronisme qui n’est pas qu’anecdotique, puisque ces États pré-unitaires de langue italienne ont des cultures très différentes et des histoires – souvent conflictuelles – et incroyablement alambiquées.

La Savoie a été occupée, voire annexée, à plusieurs reprises. Par les Français: 1536 à 1559 ; 1600 à 1601 ; 1689 puis 1703 à 1713 ; par les Espagnols 1742 à 1749 et à nouveau par la France durant la Révolution Française et le Premier Empire de 1792 à 1814, puis c’est la Restauration Royale Piémontaise et enfin l’annexion au Second Empire en 1860. Nous allons essayer de vous décortiquer cette salade piémontaise, en se limitant à la période horlogère.

Après ces diverses occupations, avec des allers-retours entre la France et l’Espagne, la Savoie est rendue à la Maison de … Savoie, en 1713,  et donc à Victor-Amédée II, qui avait reçu en héritage la beauté et la couronne de Sicile. En 1718, il échange les deux, de force avec l’Autriche, contre la Sardaigne devenant Roi de Piémont-Sardaigne. Exit la Sicile et excite la Sardaigne qui se voulait indépendante. La Savoie est dès lors qualifiée de «sarde», avec Turin pour capitale. Ce nouvel ensemble, installé des deux côtés des Alpes, est séparé par deux frontières infranchissables, celle de la langue et celle des Alpes. Mais ce Savoie participe très peu au développement de la région dont il porte le nom. Très autoritaire, excessivement pragmatique, secret et volontiers suspicieux envers ses parents et contemporains, très solitaire et sans grands principes, ni intelligence intellectuelle. Un vrai prince sans rire. Pour le flatter, on pourrait dire que Victor Amédée II est le créateur de l’absolutisme bureaucratique , on a bien dit pour le flatter. Alors imaginer que le Roi sarde daigne se pencher sur son enclave savoyarde, relève de l’utopie. Pourtant c’est sous son règne qu’un certain Ballaloud, revenant d’Allemagne introduit l’horlogerie dans le Faucigny, une des six provinces de Savoie où se trouve Cluses, en transmettant son savoir dans les villages alentours.

En hiver, ces âpres monts sont hostiles pour les paysans qui, hors saisons estivales, passent de l’étable à l’établi. Ils se convertissent en fabricants de pièces d’horlogeries, mal vendues à Genève, où se trouvaient les seuls ouvriers capables de finir des montres. De plus en plus mal vendues d’ailleurs, puisque le monarque ne facilite pas l’importation des bons métaux et que le savoir faire ne se transmettant que de père en fils, le niveau de la qualité baisse. En outre le Roi requiert, en guise d’impôts, des tâches agricoles de plus en plus lourdes, et les doigts deviennent trop gourds pour l’horlogerie. Que pouvaient espérer les Clusiens des Genevois? Rien puisqu’ils paient mal, quand ils paient. Effectivement, s’agissant d’Etats distincts, il est impossible aux Clusiens de faire respecter les décisions des tribunaux sardes contre les suisses qui les bernent.    

En 1777, pour se libérer de ce joug helvète, deux industriels clusiens proposent d’établir un comptoir pour livrer au public des montres finies et réglées. Refus par le mutisme du nouveau roi,  Victor-Amédée III, petit fils du précédent, qui scelle la fin de l’éventualité d’une montre savoyarde, définitivement. En 1789, le Conseil de Cluses revient à la charge, auprès du Roi, sans résultat , idem en 1790 pour la même non-réponse.              Ses armes sont très chargées,  reflétant son royaume morcelé : Royaume de Chypre-Jérusalem, Montferrat, Comté de Genève, cheval effrayé des Saxe, Croix de Savoie, têtes de Maures de Gênes, Saluces, Sardaigne, Chablais, Aoste, etc… qui va se réduire comme peau de chagrin avec l’invasion des armées républicaines françaises qui réduisent le royaume de Sardaigne à sa partie insulaire: la seule Sardaigne. Avec Napoléon la situation empire pour le Royaume de Sardaigne, qui se voit divisé en départements.carte départements Cette carte des nouveaux départements français du Sud, sous le Premier Empire, éclaire à elle seule, le changement de situation pour la Savoie devenue département du Mont Blanc. On notera la Corse scindée en deux département, avec une belle symétrie: Golo au Nord et Liamone au Sud. Mais l’incidence la plus importante est que Genève, chef lieu du département français du Léman, est pour la première fois intégré à la même entité qu’est l’Empire Français, donc plus de taxes, plus d’octroi, plus de frontières entre Cluses et Genève! Voilà qui ne pouvait que servir les intérêts des savoisiens qui souffraient de lourds handicaps administratifs allant jusqu’au manque de matières premières. Les débouchés commerciaux deviennent naturels avec le Léman, le Jura et le Doubs.                                                                                                                                 

On ne peut pas dire que l’Empire favorise particulièrement la Savoie, qui bénéficie juste d’un climat général favorable à l’industrie et au commerce. Cela se corse même, lorsque Napoléon se voit offrir une montre chronomètre, par Emmanuel Lipmann en 1807. Besançon vole alors la vedette à Cluses, pour toujours, en matière de montres finies. Le général Bonaparte était, par ailleurs précédemment, l’un des plus fidèles clients d’A.-L. Breguet. Un mois avant la campagne d’Egypte, il va dans la boutique du Quai de l’Horloge acheter trois montres à Breguet, qui créera pour sa sœur Caroline Murat, Reine de Naples, la première montre-bracelet de l’histoire en 1810.                                                                                                                                                                                 

En 1815, après Waterloo, en France c’est la Restauration des Bourbons et dans les Etats Sardes c’est la Restauration des Princes de Savoie, après 23 ans d’occupation des troupes révolutionnaires puis napoléoniennes. Victor Emmanuel I° est donc le pendant de Louis XVIII en France, mais en moins onctueux. Dès son arrivée, il abolit d’un trait de plume acérée toutes les lois parues depuis les constitutions royales de 1770, révise les décisions judiciaires, restaure les institutions disparues depuis le début de l’occupation française, renomme les anciens fonctionnaires royaux, rétablit les droits coutumiers de Savoie et les vieux droits de bandite du comté de Nice, les privilèges, la dîme, le système de majorat, le droit de mainmorte, la censure religieuse contre les ouvrages pervers ou immoraux, redonne à la noblesse la place qui était la sienne avant la Révolution dans l’armée et rétablit les droits féodaux de la couronne, évidemment.

Radeau de la Méduse En France, Louis XVIII est moins radical, mais il commet la même erreur en rappelant aux commandes des nobles dont la valeur ne tient pas aux nombres des années. L’exemple le plus connu est le Naufrage de la Méduse en 1816. Chez le capitaine de la Méduse, qui n’avait pas navigué depuis vingt ans, la particule l’emporte sur la partie tête. Il échoue, et son bateau et sa mission, faisant 160 morts. C’est pire en Piémont Sardaigne, avec le retour des gâteux de Savoie. Ce néo-féodalisme réjouit peu les savoyards, d’autant que cette séparation prolongée du joug royal avait laissé des traces: les valeurs républicaines, les similitudes culturelles par rapport à la France et la distance linguistique avec le reste du royaume sarde, totalement italophone, où ils se ressentent comme une minorité. Menacé par une insurrection populaire, partout dans le royaume, dont on peut imaginer les motivations, il abdique en faveur de son frère, Charles-Félix, en 1821, plutôt que de lâcher quoique ce soit. Inutile de dire que la vallée de L’Arve et son industrie horlogère s’effondrent.                                                              

En 1844, un violent incendie dévaste complètement la cité horlogère. Peu de bâtiments subsistent. Excellente nouvelle que cette catastrophe qui donne paradoxalement naissance à une « Cluses moderne », exactement comme pour Sallanches, à 16 km seulement dans la même vallée,  qui avait été aussi totalement dévastée par le feu quatre ans plus tôt. Les deux villes sont reconstruites selon un plan et un règlement d’urbanisme, inspiré de Turin, visant à prévenir les risques d’incendie, intégrant les règles hygiénistes en vogue à l’époque et prévoyant l’extension urbaine.

Statues de Charles-Albert de Savoie

Charles-Albert, le nouveau Roi de Piémont Sardaigne et Duc de Savoie, pas loin du despote éclairé, voit bien de ce fait, qu’il faut enfin concéder une Ecole Horlogère. Elle est installée en 1846 dans l’ancien couvent des Cordeliers de Cluses pour dynamiser l’économie locale, enfin! Ecole Nationale d'horlogerieEcole qui n’a de royale que le nom car les moyens manquèrent ; elle ne profitera que des reliquats des secours versés aux incendiés et accueille 24 élèves seulement. Néanmoins cela amorce l’expansion de l’industrie horlogère de qualité en Savoie.                                                                                                                                                                  Cavour Napoléon IIIEn 1858, le sort de la Savoie va se jouer dans les Vosges à Plombières, ville thermale où Napoléon III prend les eaux et se mouille lors d’une entrevue secrète avec Cavour. L’Empereur accepte d’aider la famille de Savoie à unifier l’Italie, à condition que le Pape reste maître de Rome et que le comté de Nice et le duché de Savoie soient cédés à la France et que Marie-Clotilde de Savoie épouse Jérome Bonaparte, son cousin.

En 1859, l’Aigle Impériale et la Croix de Savoie sont donc réunies par le mariage de Marie-Clotilde de Savoie , fille du Roi Victor-Emmanuel II , avec le cousin de L’Empereur qui avait arrangé cette union, Jérôme Bonaparte ,  surnommé Plon Plon ou Napoléon V, il sera prétendant au trône, mais jugé trop « rouge » les bonapartistes lui préfèrent son fils Victor, duquel les actuels héritiers du Trône impérial descendent.

En particulier l’actuel chef de la maison Impériale, S.A. le Prince Impérial Charles Bonaparte, ami du rédacteur de ces lignes, mais par un étrange parallèle avec son ancêtre, il est à son tour  jugé trop « rouge » et les bonapartistes lui préfèrent son fils Jean Christophe Napoléon.    

En 1860, le Second Empire contre attaque avec l’annexion de la Savoie à la France par plébiscite qui s’avère être un raz de marée impérial, lequel entérine l’accord secret de Plombières .GMLC-246-000_9-2012 © Mobilier nationalPendule Japy à la gloire de Napoléon III , 90 cm de hauteur !( Isabelle Bideau Mobilier National 01/ 2019 ) 

Le 3 Septembre 1860, le couple impérial est à Cluses dans le cadre des festivités pour l’annexion de la Savoie. L’Impératrice et son époux montent à la mer de Glace. L’Empereur accorde sur sa cassette particulière une pension de 1.200 francs à l’Ecole d’Horlogerie de Cluses.breguet 1860 Cette même année 1860 a lieu l’Exposition Universelle de Besançon qui lui permet de se positionner en tant que Capitale de la montre française. Le Prince Victor, le fameux Plon Plon, lui accorde son parrainage et pourtant Napoléon III refuse à Besançon les subsides pour une Ecole Nationale d’Horlogerie, si bien qu’en 1862 c’est une simple école municipale d’horlogerie qui ouvre dans la préfecture du Doubs.

fête vénitienne Lace D'annecyLa barge impériale pour la fête vénitienne de l’annexion de la Savoie sur le Lac d’Annecy en 1860.

En 1863, Napoléon III reconnaît l’existence de l’école de Cluses qui devient impériale et la dote d’un vrai budget. En cette même année 1863, il y a 2.400 ouvriers horlogers répartis sur 24 communes dans la vallée de L’Arve, contre 600 sur neuf communes, avant l’incendie seize ans plus tôt. Dans toute l’Europe occidentale, la période du Second Empire correspond à une phase de croissance économique. Napoléon III bénéficie de ce contexte favorable, l’encourage et l’exploite intelligemment pour développer l’économie française, permettant un certain décollage industriel. De nouvelles grandes banques de dépôt ou d’affaires, comme le Crédit Lyonnais ou la Société Générale drainent l’épargne des Français et investissent leurs fonds dans l’industrie et le commerce, elles sont le véritable moteur de la croissance. Jamais la France n’a été si riche. Napoléon III se préoccupe sincèrement de la condition ouvrière, auteur qu’il est de L’extinction du Paupérisme , encourageant la charité et l’assistance. En 1864, il autorise le droit de grève et permet l’existence de certains syndicats.                                                                                                                                                                                                                                                                                            musee-horlogerie-decolletage-cluses-france-3 De Royale, puis Impériale, l’Ecole devient évidemment Nationale lors de la création de la Troisième République en 1871; à la fin des années 1880, une crise frappe l’industrie horlogère bisontine qui tarde à se moderniser, employant encore des paysans qui devenaient horlogers que l’hiver, tandis que les suisses se lançaient dans les procédés industriels modernes comme la famille Brandt, co-fondatrice de Jaz. bretton 1874carpan10Dans la vallée de Cluses, au contraire l’expansion est permanente entraînée par le succès des CARPANO, des BRETTON et autres grands fabricants. Mais peut on encore parler de concurrents, tant les productions savoyardes et bisontines se complètent ou se diversifient de plus en plus?

En 1904, un drame éclate à Cluses autour des élections municipales, où des ouvriers syndiqués sont élus et s’opposent aux listes de patrons locaux, et en marge d’un mouvement de grèves autour de l’usine Crettiez, suite au renvoi de sept ouvriers. Le patron Claude Crettiez était une forte personnalité, un de ces paysans- horlogers qui est devenu un notable avec 200 ouvriers à domicile et 61 ouvriers en usine. Usine dont les manifestants cassent les fenêtres, dont il exige le remboursement, lequel ne vient pas.  D’autres patrons se proposent de payer les vitres afin d’arrêter une grève qui paralyse toute l’activité dans la vallée, mais Crettiez, obstiné, refuse. La situation s’envenime donc.crettiez emeutes_juillet_1904_clusesMille manifestants menaçants, assiègent l’usine Crettiez . Bilan macabre : trois morts et trente neuf blessés sous les fusils des fils Crettiez qui ont pris peur .

Crettiez incendiéEn représailles, l’usine CRETTIEZ est incendiée. L’armée est revenue dans la ville de peur d’émeutes pendant l’arrestation des ouvriers poursuivis pour « pillage ». Le 3 octobre 1904 , le vieux patron revient à Cluses : il est accueilli par 700 manifestants qui harcèlent de projectiles l’armée le protégeant.Crettiez père et ouvriersCrettiez les frèresUn procès retentissant juge en même temps les fils Crettiez et les ouvriers incendiaires Le 28 novembre 1904, le verdict tombe: les fils Crettiez sont condamnés et les ouvriers sont acquittés défendus par Aristide Briand , alors avocat et député de la Loire. 

Aristide BRIAND, onze fois président du Conseil et vingt-six fois ministre sous la Troisième République, il reçoit le prix Nobel de la paix en 1926. Mais ce sont encore cinq-cent manifestants qui s’opposent le 11 juin 1905 au retour d’Henri Crettiez, un des fils condamnés à un an de prison. L’affaire LIP paraît bien plus civilisée.

En 1910, à l’occasion du Cinquantenaire de la Réunion de la Savoie, le président de la République Française se rend dans la région et visite l’Ecole d’Horlogerie de Cluses.

fallièresUn mois plus tôt, Fallières était à Besançon pour inaugurer statues, avenues, hôtel des postes et visiter l’exposition d’horlogerie dans les bâtiments des musées, avant de se rendre en Suisse et équilibrer l’intérêt de la République pour les deux régions horlogères.

large Le comité des fêtes savoyards ne voulait pas qu’il se rende directement de Savoie en Suisse  afin que les helvètes ne tirent pas «parti de notre réclame» (dixit). C’est donc depuis Besançon que Fallières prolonge son périple afin de se rassurer sur ce que la neutralité suisse pouvait impliquer en cas de conflit.                                                                   usine électriqueA la fin du XIXe siècle, Cluses vit une petite révolution industrielle grâce à l’énergie hydroélectrique et au développement du machinisme et des usines, et compte alors plus de 2 000 habitants.

train vapeur savoie Le chemin de fer arrive en 1890.                                                                                                    ouvriersLe début du XXe siècle est l’occasion d’un nouveau tournant pour Cluses et l’ensemble de la région. Le décolletage, technique d’usinage utilisé dans la production horlogère, devient une industrie à part entière en multipliant ses débouchés : industrie automobile, aviation, armement, téléphonie, électroménager, aéronautique, etc.

Quelques exemples des nombreuses diversifications de la Vallée dont certaines ont déjà été détaillées dans notre article sur les Carpano.

La Deuxième Guerre mondiale n’arrête pas l’expansion de l’industrie du décolletage, au contraire. Elle connaît son âge d’or, avec les « Trente Glorieuses » de 1945 à 1974: les besoins du pays sont énormes et dans presque tout produit manufacturé, il y a des pièces décolletées. Cluses_vue_du_ChevranL’expansion phénoménale de l’industrie entraîne un afflux démographique la ville de CLUSES passe de 3 416 habitants en 1946 à 15 268 en 1975 et un développement urbain sans précédent où  les nouveaux quartiers poussent comme des champignons.                                  La Technic Vallée est le triomphe de la sous traitance

 

 

 

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