Enseigne lumineuse

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Enseigne lumineuse à destination des façades des distributeurs JAZ : horlogers , bijoutiers et joailliers . Format 74 x 54 cm . Sur secteur 220 volts .

Elle date probablement de la fin des années 80 . Le logo , tel qu’il est présenté sur cette enseigne , a perdu la mention « Quartz » en 1987 que l’on retrouve en revanche sur cette autre enseigne , plus ancienne , puisque tous les modèles de la collection étaient équipés alors d’un mécanisme à quartz .

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On la trouve encore sur la façade de la bijouterie »L’angle d’or », rue de la République à Pamiers  en Ariège5 rue de la Chapelle ou 5 rue de la Chapelle à Paris XVIII°.

 

 

 

Vous la retrouverez également sur les vues d’anciennes cartes postales.

A. ROY horloger à Paris rue Cler circa 1928 /1930

A Roy horloger 3 rue clerPhotographie format carte postale circa 1928 /1930 . L’horloger A.ROY pose avec son épouse et sa fille devant la petite boutique qu’il vient d’acquérir au 3 rue Cler dans le quartier du Gros Caillou à Paris VII° . La rue Cler est récemment revenue dans l’actualité puisque le président de la République et son épouse Brigitte y habitaient avant d’entrer à l’Elysée alors que François Bayrou y possédait un deux pièces depuis très longtemps .                                                                                                                                                     Son enseigne en toile dissimule assez incomplètement l’inscription en lettres peintes du teinturier qui occupait les lieux avant lui dont les services sont encore affichés à droite de l’entrée . Deuil en 8 h correspond à une prestation qui a beaucoup servi – hélas- quelques années plus tôt au moment de la saignée de la grande guerre qui fit 600 000 veuves de guerre . Les convenances voulant que , pendant toute la période de grand deuil ,  les veuves soient totalement vêtues de noir mais l’usage voulu que la plupart d’entre elles ne quittèrent pas cette couleur jusqu’à leur propre mort . Même les chapeaux de paille étaient teintés en noir . On notera que la période de deuil était d’un an et six semaines à Paris et deux ans en province pour les femmes quand les veufs n’étaient astreints qu’à six mois !                                                                                                                                                                                                                                                          Si sa bannière est provisoire , on remarquera que notre horloger en grande blouse blanche a déjà fixé au dessus de sa porte une plaque émaillée dont l’angle de la photo rend la lecture difficile . Toutefois la forme de la longue barre du R et le S final permettent d’y reconnaître , sans hésitation , le logo de la marque française de montres ARIS dont on voit quelques exemplaires dans la vitrine .facture 1925Cette marque de montres a été fondée par Arthur Israel qu’il commercialisait sous l’acronyme AI , composé de ses initiales , comme en témoigne cette facture de 1925 . Sa manufacture était à Villers le Lac comme tant d’autres marques : Lov , Fabior , Parent frères , Berthet , Anguenot , Bervil , Boiteux , Herma , Gisca , Alphonse Joly , Renaud -Bezot , Marcel Ruprecht , Fornage , Duke , Camille Claude , Albin Girardot , Gervais Scalabrino , Vuillemin-Caille et évidemment Jaz pour ses propres montres à partir de 1970 ; voir le site de notre ami Stéphane  https://sites.google.com/site/jazmontrevintage/

Ce n’est qu’en 1928 /1929 qu’il rebaptise sa marque ARIS , composée cette fois des deux premières lettres de son nom et de son prénom , en utilisant pendant les premières années cette typographie très particulière qui nous permet de dater cette photo autour de 1928/1930 que la coupe à la garçonne de la petite fille ne fait que confirmer .

L’intérêt principal de cette photo est la mise en situation réelle des cavaliers surmontoirs publicitaires Jaz . Ces modèles en tôle se pinçaient sur la bélière et augmentaient la visibilité de la marque comme vous pouvez vous en rendre compte sur cette photo à la définition pourtant limitée .

Les GAILLARD une dynastie d’horlogers bijoutiers

Le passage Choiseul , avec ses 190 mètres de long et ses 3,9 mètres de large , est le plus long de Paris . Edifié en 1825/27 , il était dans un tel état de décrépitude en 1936 que Louis – Ferdinand Céline , qui y vécut son enfance , l’immortalise sous le nom de Passage des Bérésinas dans Mort à crédit . Heureusement une restauration importante et réussie du Passage Choiseul a eu lieu de 2013 à 2017 . Meilleure allure , meilleure fréquentation , meilleure visibilité à l’extérieur , superbe luminosité à l’intérieur , sont autant d’atouts qui marquent la renaissance du Passage Choiseul , lequel abrite au numéro 57 la bijouterie horlogerie Choiseul . Bel écrin pour abriter la dernière adresse d’une dynastie d’horlogers : sur quatre générations : les GAILLARD dont les cousins LECLOU étaient également horlogers .95 rue de la Chapelleencart publicitaire des années 20gaillard (4) Marcel GAILLARD 1911 médaillé de l’Ecole d’horlogerie de Cluses promotion 1897/1900                                                                                                                            Boutique de la première génération , sise 95 ( actuel 21)  rue de La Chapelle dans le XVIII°à Paris , avec appartement à l’étage . La conformation de ses vitrines est typique de son époque : lettres bombées en émail collées à l’extérieur sur les vitres , pas de publicités mais un maximum d’objets présentés , au point de ne plus voir l’intérieur du magasin ;  dans la vitrine de gauche en haut : les médailles et bijoux ; en bas : les montres à gousset ; dans la vitrine de droite : les réveils à cloche et pendules de cheminée . Pas de Jaz puisque la firme est fondée en 1921 , donc postérieurement .gaillard 1940_(2)[1]Boutique à la Médaille d’Argent en 1940 , 95 rue de la Chapelle . Vitrine de droite on devine malgré le reflet une pancarte Jaz derrière la vitre et à l’extérieur une plaque émaillée Jaz première génération – tout à gauche – répond à une plaque Oméga tout à droite gaillard 1947_(2)[1]intérieur de la boutique en 1947 : on notera la présence d’un éphéméride mural Jaz , hélas , un peu caché par le thermomètre -baromètre en marbre .gaillard (1)Louis GAILLARD 1950 diplômé Ecole de Cluses promotion 1924/1927                                Les années 50 marque l’apogée de Jaz , comme en témoignent les nombreuses publicités qui ornent la boutique de la deuxième génération des GAILLARD . En 1945 , la rue de la Chapelle fut scindée en deux , sa partie sud prenant le nom rue Marx Dormoy : la numérotation s’en trouva modifiée et la boutique qui était au 95 se voit attribuée le numéro 21 que l’on devine derrière la première vitre tout en haut ; en revanche le voisin a gardé le numéro 95 en façade .

En haut à gauche : une plaque émaillée si délavée que ses inscriptions sont à peine visibles : elle prouve toutefois une affiliation à Jaz qui remonte au moins aux années 35/37 . En haut à droite trône au contraire , entre deux carillons Vedette , la toute récente enseigne lumineuse de 44 cm de diamètre qui arbore le jaseur boréal de René RAVO devenu pendant la guerre le logo de Jaz . Très courante à l’époque , puisque Jaz ne produisait pas ce type d’horloges qui connaissaient un grand succès à l’époque , la proximité avec les carillons Vedette s’explique aisément par l’accord conclu entre Jaz et Vedette en 1949 . En revanche les six belles plaques qui ornent les bas de caisse ont été fabriquées sur mesures pour cette boutique qui est , à notre connaissance , celle qui affiche le plus de publicités pour Jaz .gaillard 1954_(1)[1]La boutique au 21 rue de la Chapelle en 1954 et ses magnifiques panneaux Jaz gaillard 1957_(3)[1]en 1957 la diversification s’étend au briquet Flaminaire Louis Gaillard (1)Cette carte publicitaire postérieure montre que , si la plaque émaillée Jaz est toujours présente , les six panneaux de bas de caisse ont été remplacés par d’opportunes vitrines permettant de présenter plus de produits en vente . On notera l’amusant texte conçu par Louis Gaillard , à la première personne , à propos de sa pendule électrique qui « donnait  » l’heure au quartier , ce qui n’est pas exagéré . Effectivement la boutique se trouvant au point culminant de la très longue rue de la Chapelle , cette horloge pouvait être vue depuis l’avenue Max Dormoy ; subsiste d’ailleurs , en place actuellement , un panneau lumineux Citizen qui permet de s’en rendre compte . En général ce sont les beffrois des mairies , des hôpitaux ou les clochers des églises qui rythment les heures d’un quartier , or de l’autre côté de la rue , presque en face l’établissement des GAILLARD , se trouve la Basilique Sainte Jeanne d’Arc qui aurait dû tenir ce rôle sauf qu’elle restera inachevée de 1930 à 1964 et que son absence de clocher traditionnel et d’horloge laissait place « à la médaille d’argent » pour assurer ce service .

Le nom de la boutique est extrêmement bien choisi puisqu’il semble faire allusion à l’activité de bijoutiers qui vendaient beaucoup de médailles en or et argent , souvent religieuses , mais les initiés savaient qu’il s’agissait de la médaille d’argent obtenue en fin de cycle d’études à Cluses par Marcel puis Louis Gaillard qui , par extraordinaire , ont été successivement deuxièmes de promotion de cette école à la réputation internationale .gaillard 1968-23_Boutique_21[1]Monsieur Gaillard devant sa boutique en 1968 et sa petite famille à la fenêtre à l’étage
choiseul gaillardgaillard (3)Olivier (à gauche) et son père Jean Claude GAILLARD diplômé de l’ENHC – Ecole Nationale Horlogère de Cluses , promotion 1952/1956 – dans sa boutique atelier du passage de Choiseul . Rares sont les familles d’horlogers qui ont survécu à l’invasion dévastatrice du quartz nippon , aussi ce type de magasin fait notre bonheur . On n’est pas reçu par de simples changeurs de piles – même s’ils assurent ce service évidemment- mais de vrais horlogers qui peuvent légitimement exposer les superbes outils des générations précédentes et vendre pendulettes d’officier , goussets , etc . Leur sellier maroquinier pourra réaliser un bracelet de montre entièrement sur mesure et selon votre choix le plus particulier . Spécialisés dans la réparation de montres mécaniques, anciennes ou récentes quelque soit leur marque , ainsi que de pendules , ils sont également distributeurs  de nombreuses marques suisses , allemandes ou françaises telles que Junghans , Junkers , Zeppelin , Claude Bernard ,Timberland , etc . Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Olivier et au regretté Jean-Claude Gaillard ( + 2018) qui ont bien voulu nous confier les documents ci-dessus et pris le temps de nous guider comme ils le feront pour achats et réparations dans leur boutique .

Bijouterie Horlogerie CHOISEUL 57 passage Choiseul 75002 Paris  01.42.96.07.50                  site de la bijouterie http://www.bijouteriechoiseul.com/

du lundi au vendredi de 10H30 à 18h   contact@bijouteriechoiseul.com

 

 

Horlogerie Bijouterie AUBRUN à Chauvigny 1920 à 2000

Nous devons l’essentiel de cet article à Max AUBRUN  ex-conservateur des musées de Chauvigny et co-auteur du remarquable ouvrage de 460 pages : CHAUVIGNY 1851- 1970 120 ans de photographies . Nul n’était mieux placé que lui pour retracer l’histoire de la bijouterie AUBRUN fondée par son grand père Maxime AUBRUN , par ailleurs maire de cette petite ville de la vallée de la Vienne et successeur de Henri BOZIER l’horloger bijoutier de la rue du Marché . Son fils Pierre AUBRUN reprendra le flambeau qui le transmettra à son tour à son propre enfant Max AUBRUN qui – par chance pour tous –  a fait œuvre d’historien pour sa ville et sa famille : qu’il en soit remercié !Chauvigny 0 Chauvigny 1Chauvigny page 298Chauvigny 2

Chauvigny page 300.jpgL’identification des pendules , aux styles les plus caractéristiques , apparaissant dans cette vitrine permet de dater cette photo un peu au delà de l’estimation de l’auteur puisqu’elles sont toutes extraites du catalogue 1964/65 .

 

Chauvigny page 407 600ppLes réveils , à cloche surmontés d’un anneau , qui sont bradés ne sont pas des Jaz , en revanche le réveil géant est bien un Jaz de vitrine , du même  modèle que celui du Raja de Nanpara ; à n’en pas douter il n’est pas bradé mais fait la promotion des Jaz que les AUBRUN  distribuait dès avant -guerre .Chauvigny page 406 600ppMax sera , plus tard , le troisième AUBRUN  à la tête de l’horlogerie bijouterie  jusqu’à sa fermeture .Chauvigny Foire 600ppil n’est pas bien difficile d’identifier une LUMIC à son néon annulaire allumésachets AUBRUN 1938Trois sachets de réparations au nom de Maxime AUBRUN , modèle 1938 , format 11 x 7,5cm

CP BORDEAUX rue Sainte Catherine 1985

cp-bordeaux-1985Carte postale , rue Sainte Catherine à Bordeaux  1985 . La plus grande rue commerçante d’Europe , et sa surenchère d’enseignes , nécessite de doubler les  panneaux lumineux pour se distinguer . Notez , qu’outre  Kodak et Mac Donald , les panonceaux de Jaz sont parmi les seuls aisément reconnaissables .CPA_001[1]Bordeaux Sainte CatherineLa première carte postale donne l’impression qu’il s’agit d’une seule boutique qui aurait fait un usage exagéré des panonceaux Jaz … il s’agit en fait de deux boutiques concurrentes même sur le nombre d’enseignes lumineuses !  CPA_003[1]Sur cette carte postale on se rend compte qu’il y a eu surenchère puisque , cas unique à notre connaissance , ce sont TROIS enseignes lumineuses au dessus  les unes des autres que la première boutique affiche … CPA_004[1]CPA_005[1]CPA_006[1]

 

CP Asnières sur Oise

cp-anieres-sur-oiseCarte postale , Asnières sur Oise , la Place . Si ce charmant village est réputé pour abriter sur son territoire l’abbaye de Royaumont et avoir été administré pendant 37 ans par Frédéric MASSON , célèbre historien des Napoléonides et secrétaire perpétuel de l’Académie Française , il n’en est pas moins peuplé dans les années 50/60 d’à peine plus de 1000 habitants . Le peu de commerces existant est donc concentré sur la place de l’Eglise , en fait la seule place du village , mais comporte pourtant un dépositaire Jaz , si l’on en croit la plaque émaillé Jaz le Réveil Ponctuel . Pas pour longtemps puisque le texte au dos de la carte précise » tu vois la Ruche sur la carte , mais avant les transformations , maintenant elle s’étend jusqu’où sont les personnes et cela fait un grand libre-service »

CP Fort de France La Martinique circa 1957/1960

carte-postale-fort-de-franceCarte postale , La Martinique , Fort de France , rue Schoelcher . Une Simca Chambord produite de 1957 à 1960 en approche et l’architecture de la fin des années 50 de la boutique Milon et les belles couleurs attestent de la « modernité » de cette carte postale couleur –  mais l’enseigne Jaz est bien d’avant guerre .

CP GACK / TALAY à DONZY circa 1936/39

carte-postale-donzyCarte postale DONZY , Nièvre , Eglise et Place du Marché . Reconnaissons le , cette rubrique à un peu des allures nécrologiques tellement la plupart de ces boutiques représentées ont disparues . Aussi c’est avec plaisir que nous mentionnons la reprise récente par Vincent TALAY du 11 de la rue du Vieux-Marché , la maison à pans de bois , face à l’église Saint-Carad’Heuc , qui est de nouveau le royaume du bijou et de l’horlogerie puisque cet ancien employé de Seiko y assure , outre l’entretien et la réparation , des stages d’horlogeries ouvert à tous . Il succède à Pierre GACK lequel avait pris la suite de son père Charles GACK dont on lit le nom sur le fronton de la boutique qui arbore une belle plaque émaillée JAZ .Talay 09/08/2017 : Apprenant que nous évoquions son atelier , Monsieur TALAY nous a fait l’immense plaisir de nous envoyer cette photo ainsi légendée : je vous joins une photo actuelle de ma boutique -atelier. J’ai conservé une enseigne extérieure Jaz datant, je pense , des années 70/80 s’intégrant bien dans le décor.  

 

 

 

 

CP HONFLEUR 1950

carte-postale-honfleurCarte postale , HONFLEUR , le Quai Sainte Catherine circa 1950. Difficile de reconnaître le Quai et ses célèbres maisons du XVIII° à façades de tuiles , aujourd’hui envahis par les terrasses des crêperies et brasseries à touristes . Cet horloger opticien , l’alliance de ces deux professions était assez courante , arbore une plaque émaillée Jaz au dessus d’une paire de binocles . De nos jours il a cédé la place à un caviste qui vend Calvados , Cidre , Pommeau et Poirineau .