LECOT horlogers à GRAY

chapellerie à GrayGrande Rue à GRAY , chef de lieu de Canton de Haute Saône . Photo de la fin XIX° .                                                                                                                                                  Le facteur distribue le courrier à côté de la chapellerie , sise au 81 Grande Rue , qui va devenir horlogerie bijouterie . La pharmacie est « centrale », la chapellerie est elle « parisienne » quand la teinturerie n’est que  » lyonnaise ».Lecot Gray et PharmacieAvant la Grande Guerre , trône en façade de l’horlogerie Lécot fils , une grande horloge suspendue en guise d’enseigne qui a remplacé le gibus en tôle ; une plus modeste paire de bésicle à droite du 81 indique que l’on exerce également en tant qu’opticien ; entre le premier et le deuxième étage une immense plaque CHRONOMETRE court sur toute la largeur de la façade ; on reconnaît deux publicités pour les montres Zénith : en lettres blanches collées sur la vitrine et une plaque émaillée sous le 81 . pharmacie et lecotCe contre angle depuis la pharmacie doit être quasiment contemporain de la précédente vue car on ne ne remarque aucunes différences notables .parade à GrayCette photographie de la parade de pêcheurs prise en hauteur nous permet de lire en entier la grande pancarte qui est en fait le nom de la boutique :  AU CHRONOMETRE . La paire de bésicle est passée à gauche de la façade .émile lécotEmile Lécot , né en 1884 à Gray , s’affichait en façade de son commerce comme Lécot fils , indiquant donc une filiation professionnelle avec son père . Grâce à son carnet militaire conservé aux archives de Haute Saône , nous savons que ce père c’est Eugène Lécot . Serait ce sa mobilisation du 1°Août 1914  au 16 mars 1919 qui en est la cause ? Toujours est il que l’on retrouve le nom d’Emile Lécot horloger dans les archives du Tribunal de Commerce de Gray en 1914 pour faillite .grande rue à grayUne petite pancarte suspendue Jaz réveil de précision indique que l’on est après 1921 , date du début de la commercialisation des premiers Jaz ; sans doute peu après d’ailleurs car cette petite plaque n’est pas distribuée par la marque qui n’a encore pas développé son matériel publicitaire à l’usage des commerçants . Ceux-ci faisaient encore concevoir ce type de produits localement .  Emile Lécot hors jeu , c’est A. Lécot qui s’affiche sur la porte d’entrée . lecot carnet militaire.JPGDécidément , les archives militaires sont des sources bien utiles puisqu’on y apprend que cet A.Lécot qui reprend la boutique AU CHRONOMETRE c’est Auguste Lécot , né en 1874 , non pas fils mais frère aîné du précédent et des six autres enfants du couple Eugène Lécot et Catherine Pigny .LECOT Grande rue à GrayAuguste Lécot est donc tout aussi légitime que son frère cadet à se déclarer Lécot fils , même sur l’enseigne/horloge de façade . Il fait grimper le nom de la boutique d’un étage , en ajoute une autre à la place :  Horlogerie Bijouterie ; ainsi que deux grandes plaques émaillées pour Zénith et les bijoux Fix .turlin gray.jpg La pharmacie voisine est remplacée par un assureur qui a certainement signé un contrat pour couvrir la belle fourgonette Fiat 505F que Lécot gare fièrement devant sa boutique . En haut à gauche , on ne peut lire que les deux dernières lettres d’une plaque émaillée  mais elles sont suffisement caractéristiques pour reconnaître celles de la marque de montres Oméga .Lecot à GrayRetour sur la photo à la Fiat 505F modèle 1923/25 : si la paire de bésicle est retournée à droite , près de l’assureur , c’est qu’elle a fait place à une plaque émaillée Jaz , première génération .A Lecot défiléCette plaque émaillée Jaz n’y était pas encore lors de ce corso fleuri de 1922 . Cette valse des plaques n’est pas spécifique à la Maison Lécot , au contraire , puisque les autres articles que nous avons consacrés à l’évolution des façades d’horlogers affiliés Jaz démontrent quasiment toujours la même évolution . Tout d’abord ce sont les plaques pour les montres ou chronomètres , en général , Lip , Zénith et bien sûr Oméga qui fleurissent , cohabitant en général avec les bijoux Fix ou Murat avant que n’apparaissent les plaques Jaz de différentes générations que rejoignent celles des carillons Vedette .

L’horlogerie Lécot n’échappe à la règle de la désertification des commerces dans les centres-villes de province ; actuellement les locaux sont vides et le resteront certainement après avoir accueillis d’éphèmères et improbables commerces , comme un Kebab et cette agence matrimoniale Love club Select qui a défrayé la chronique judiciaire locale il y a quelques années .

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