Calibre PA 1967 à 1998

Ce calibre mécanique , très simple , né de la collaboration entre Jaz et Peter Uhren , était fabriqué en Allemagne et dotera 53 sortes de gros réveils Jaz et de nombreux Japy de 1967 à 1992 soit 32 ans et donc des millions de calibres produits  : un record !

Il en existe plusieurs variantes: 2 PA  à Rouages Delrin , 3 PA  à répétition de sonnerie (ex: FURIC) , 33 PA Crescendo ( ex: TROISIC) et 4 PA silencieux (tic-tac discret ou gamme Discreto; ex: NAUFIC) .

Il remplace le calibre U qui dotait les gros réveils de 1955 à 1967 .Jaz PA nylonsJaz Pa eJaz Pa dJaz Pa cJaz Pa bJaz Pa 1Jaz Pa 3Jaz Pa Peter UhrenLa mention GMBH est l’équivalent français de SARL ; GmbH est exactement l’acronyme de Gesellschaft mit beschränkter HaftungJaz PaJaz PA nylons aPour les dernières éditions , des rouages en Delrin remplaçaient les habituels rouages en laiton.massic évolution (3)on aperçoit sous la flèche un rouage blanc en plastique massic évolution (2)modernisation du marteau de sonnerie

Jacques MEYER PDG de JAZ S.A.

meyer La France Horlogère n°432 avril 1982 page 71Jacques Meyer (né le 6 janvier 1930 à Paris XVI° + le 20 Octobre 2007 ) fils de Gilles Meyer , industriel et de Rose Weil . Ayant fait ses études à Janson de Sailly puis à l’Ecole Nationale Supérieur des Arts Décoratifs . Son grand père Georges Meyer avait fondé UTI  (Uti pour Utinam , la devise de Besançon) . Directeur Général puis PDG de 1956 à 85 des établissements UTI employant 450 personnes dans les années 1970 . Président d’UTI SAB Bruxelles de 1973 à 90 , Président d’Hattori Paris S.A de 1973 à 93 ; Senior Vice-Président de Titan Industries Ltd  – 5° fabricant mondial de montres , 438 magasins – à Bangalore , India de 1994 à 97  ; Directeur de Titan Intern. Marketing Ltd à Londres de 1994 à 97 ; Président de JMS Jacques Meyer Services depuis 1995 et de la SHR Société Horlogère Rotary depuis 1998 . Conseiller du Commerce Extérieur de la France de 1962 à 1995 comme Léon HATOT ( les CEE sont à l’origine du Traité de Rome ). Officier de la Légion d’Honneur , Commandeur de l’Ordre National du Mérite . PDG de Jaz S.A. , de Matra Horlogerie et Yema S.A. de 1982 à 86 .                                                                                                                                                                                           Concessionnaire exclusif de Seiko pour la France, la Belgique et le Luxembourg, Meyer devient de 1982 à 1986 PDG de Matra Horlogerie (Seiko Hattori) puis de 1987 à 1990 de la CGH Compagnie Générale Horlogère .1979 page 0 siège socialCGH dont le siège social se trouve alors au 33 avenue de la République à Paris                                                                                                                                                                                                                                                                                                PHILIPPE MATHIEU – LES ECHOS | 
Jacques Meyer qui était PDG de la Compagnie Générale Horlogère (CGH), n’est plus désormais que « directeur général et fondé de pouvoir  » de cette filiale du groupe nippon Hattori-Seiko. La présidence vient en effet d’être confiée à Fumitaka Ueno, un Japonais de 42 ans qui s’occupait auparavant à Tokyo du marketing de Hattori-Seiko, pour le marché européen.
Ce changement est motivé par « la réorganisation du groupe dans la perspective de l’Europe de 1993 ». Il est consécutif à la création, en novembre dernier de « Seiko Europe « , structure devant coordonner le marketing du groupe.
La CGH a réalisé en 1989 un chiffre d’affaires de 600 millions de francs. Elle emploie un peu plus de 600 personnes, dans le Doubs (Besançon et Morteau) et à Paris où se trouve son siège. pin's CGHPin’s de la CGH                                                                                                                                                                                                                                                      La CGH fabrique et distribue des montres, des réveils et des pendules de marque Seiko, Yema , Jaz , Pulsar , Lorus , Lassale . Hattori-Seiko dispose de filiales en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse et en Suède, et de distributeurs en Espagne, en Italie, en Autriche et des agences au Portugal et en Grèce . La Belgique dépend, elle, de la CGH.

Les publicités Jaz dans la Presse Professionnelle

Jaz a mené d’importantes campagnes de publicité dans la presse grand public mais aussi dans la presse spécialisée , réservée aux professionnelles de l’horlogerie , comme La Vie des Métiers  édition horlogerie bijouterie ,  HBJO Horlogers Bijoutiers Joailliers et Orfèvres ou La France Horlogère avec , en général , la reprise de ses campagnes de publicité destinées à la clientèle particulière mais parfois avec des publicités spécifiques . Classement chronologique .publicité Jaz actualités n°18 1958Couverture de Jaz Actualités n°18 , Septembre 1958 . La une de ce  journal de communication interne avec les horlogers affiliés Jaz comptabilisent de tous les manières possibles l’importance des campagnes de presse de la marque au jaseur boréal .1968 HBJO de France Avril 1968HBJO de France Avril 1968 . En 1967 , c’est une PREMIERE MONDIALE pour Jaz : le calibre CF , qui équipe ses premières horloges à dateur , est le premier mouvement au monde à pile indiquant heure , seconde , jour et date .1969 la Vie des Métiers Oct 1969 23° année n°276la Vie des Métiers Octobre 1969 23° année n°276 . En 1969 , c’est une autre Première Mondiale pour Jaz avec le GENDIC à calendrier automatique , premières pendulettes à transistor au monde à indiquer le jour et la date .1970 la Vie des Métiers mars 1970 24° année n°281la Vie des Métiers Mars 1970 24° année n°281 . La page destinée au grand public est reproduite en avant première ; elle cible la période des communions pour laquelle Jaz avait l’habitude de cibler sa clientèle catholique , puisque l’usage était d’offir un cadeau aux communiants à cette occasion , comme le raconte Christophe GIRARD dans la défaillance des pudeurs .1972 La vie des métiers n°305 Mai 1972 page 10 et 11La Vie des Métiers , n°305 , Mai 1972 , pages 10 et 11 . Le succès de Jaz , de l’aveu même de ses fondateurs , est en grande partie à mettre au crédit de ses campagnes publicitaires au cinéma avant guerre . Mais les années de Gaulle sont marquées par un essor sans précédent de la télévision , qui voit le nombre de postes augmenter de près d’un million par an . Mais surtout la publicité de marque est autorisée à la télévision française , à partir d’octobre 1968 , sur la première chaîne de l’Ortf et apparaît en 1971 sur la deuxième chaîne , sonnant à terme le glas des régies publicitaires cinématographiques dont cette double page est un des derniers témoignages . Elle est pourtant bien talentueuse , cette publicité de l’agence Lafon & Associés , avec cette pellicule en forme de ressort pour réveil mécanique .1973 La France Horlogère n°337 novembre 1973 page 18 et 19La France Horlogère n°337 Novembre 1973 , pages 18 et 19 .  Abandonnant le cinéma ,  Jaz se lance dans campagnes publicitaires  Jaz télévisées faisant appel au très populaire marchand de sable de Bonne Nuit les Petits . 1973La France Horlogère n°332 Juin 1973 . L’horloge murale GRANDIC à transistor sert d’arrière plan aux petits réveils tel les CARDIC ,  DACRIC à mouvements mécaniques et un Jazistor à pile l’ANDRIC .
1974 la france horlogère n°341 Mars 1974 page 44 et 45La France Horlogère n°341 Mars 1974 page 44 et 45 . Seule la partie de droite est spécifique à la presse horlogère , les quatre publicités de gauche axées sur les montres Jaz reproduisent des pages que l’on retrouve dans Jours de France , Paris Match , Télé 7 Jours et Sélection du Reader’s Digest . On notera en bas de page , les références du stand Jaz à la foire de Bâle , Salon Mondial de l’Horlogerie , nommé Baselworld de nos jours . 1977 La France Horlogère N°378 Mai 1977 ala France Horlogère n°378 Mai 1977 . Cette publicité ne cible que les interventions radiophoniques de Jaz . L’année précédente c’est par un média plus original  , le Flexidisc , adressé directement aux horlogers affiliés qu’ ils étaient tenus informé de l’ampleur des campagnes publicitaires à la radio  de leur fournisseur .1977 La France Horlogère n°380 Juillet Août 1977 une couvertureUne du numéro 380 de la France Horlogère de Juillet Août 1977 , couverture plastifiée . En 1976, Jaz investit 10 millions de francs dans la recherche des réveils électroniques, qui représentent alors 83 % de la production contre environ 60 % en 1972 ;1978 La France Horlogère juin 1978 extraitla France Horlogère Juin 1978 . Publicité pleine page en noir et blanc , ciblée sur le seul MARTIC .1978 La France Horlogère n°387 mars 78 page 49La France Horlogère n° 387 page 49 Mars 1978 ; publicité en noir et blanc , ciblée sur le seul PRECIC .1978 La France Horlogère n°392 sept 78 réveils radio page 32 et 33la France Horlogère n°392 Sept 1978 . Ce ne sont pas moins de huit modèles différents  de radio-réveils qui sont présentés : de haut en bas et de gauche à droite  NATIC , FRECIC , MOFIC , LECIC , DELTIC , MUSIC , et deux variantes d’AUDIC . Etrangement , afin de faire volume , un MUSIC 2403-11 est ajouté dans cette publicité alors qu’il n’est plus en vente depuis deux ans !1978 La France Horlogère n°393 oct 78 Jaz Quartz présentoirla France Horlogère n°392 Sept 1978 . Sur ce superbe présentoir , ce ne sont que des réveils à quartz dont il est important de préciser qu’ils sont conçus et fabriqués en France à une période où le Japon domine ce qui est encore une nouveauté . Le quartz suscite une défiance certaine de la part d’une partie de la clientèle et surtout des horlogers qui tardent , pour certains , à s’adapter à cette nouvelle technologie venue d’ailleurs  .1982 hbjoLa France Horlogère 1981 . CERNIC , VILSIC MULIC , cette dernière horloge murale est une exception dans la gamme Jaz en raison de ses aiguilles et chiffres lumineux ce qui n’avait jamais été le cas depuis les origines de la marque  . Etrangement le nom de l’éphémère ARDIC à cadran blanc a été oublié . 1981 HBJO n°1 Sep Oct 1981HBJO de FRANCE n°1 Sept Oct 1981 ; En 1981, un accord est signé entre Hattori, le fabricant de  SEIKO et MATRA , nouveau propriétaire de Jaz . Une des conséquences résultant de cet accord est l’abandon par Jaz d’une partie de la fabrication des calibres mécaniques pour ses réveils et pendules à quartz au profit de mouvements japonais dont cette publicité fait la promotion car il fallait convaincre les horlogers affiliés Jaz souvent réticents face à l’invasion du Quartz . 1982 HBJO de France n°3 Janvier Février 1982HBJO de France n°3 Janvier Février 1982FUSIC , VALICTIGIC  et PARIC .1982 HBJO de France n°7 Sept Oct 1982 pendulettesHBJO de France n°7 Sept Oct 1982 ; revue professionnelle oblige on notera en bas de page les références du stand Jaz au 74° salon biannuel  BIJORHCA . L’année suivante , en  1983, malgré un contexte économique de plus en plus difficile en France, Jaz devient la première marque française d’horlogerie aux États-Unis avec plus de 200 000 montres et 100 000 réveils et pendules vendus . Apparaît alors le slogan Jaz le bon temps que nous avons repris pour nommer notre site 1982 HBJO n°5 Avril Mai 1982 a et bHBJO n°5 Avril Mai 1982 double page . L’allusion au célèbre western de 1952 avec Gary Cooper et Grace Kelly est évident ; à noter que Le Train Sifflera Trois Fois est certainement le film où les horloges ont le plus d’importance . Elles sont de plus en plus grosses à l’image et de plus en plus souvent montrées au fur et à mesure que la menace se rapproche.  L’action se déroule approximativement en temps réel , comme l’illustrent les plans récurrents montrant le cadran de l’horloge du bureau du shérif . Est cette abondance d’horloges qui a guidé Jaz dans ce choix  ? Ou la sortie , l’année précédente en 1981 , d’Outland reprise version S.F. spatiale avec Sean Connery de ce western mythique ? Certainement pas ! En revanche , lorsque paraît cette publicité  le film Le Facteur sonne toujours deux fois avec Nicholson et Jessica Lange  , gros succès de 1981 , est encore dans tous les esprits .1982 La France Horlogère n°437 novemb 1982 page 24 et 25La France Horlogère n° 437 , novembre 1982 ,  pages 24 et 25 . Plus aucunes allusions aux médias radiophoniques , ni au cinéma : dorénavant c’est sur la télévision et la presse que Jaz axe ses campagnes publicitairesjaz 1990Cette page , destinée aux horlogers affiliés en 1990 , donne une idée de l’effort consenti envers la publicité dans la presse par JAZ  .

AARABE LAKBIR horloger à Ouarzazate Maroc

Certes le vénérable Aarabe Lakbir – encore en activité – n’a certainement jamais été un horloger affilié par Jaz mais nous devions rendre hommage à cet horloger de Ouarzazate , la Porte du Désert , dont la naïve , mais attachante , plaque émaillée est une des plus charmantes preuves de la célébrité de Jaz à travers le monde .

Le texte ci-dessous et les photos sont intégralement repris du remarquable site historique de Mohammed BAYOUSSEF  http://memoire-ouarzazate-photo-documents-souvenirs.over-blog.com/

Cette boutique au-dessous de laquelle est suspendue la plaque de la montre Jaz, qui se trouve sur la ruelle des banques, qui mène vers hôtel Royal et la BMCE d’un côté et vers Kisariat Ahl Sous de L’autre Côté, appartient au deuxième horloger de Ouarzazate qui s’appelle AARABE LAKBIR ou pour les gens du coin LAMAALLAM BENIDAR. C’est le fils ainé d’un mokhazni de 31 Makhzen Mobil AARABE IDAR surnommé IDAR l’éboueur (IDAR ACHATTAB en arabe) à cause de son amour de faire la corvée du quartier toute la journée. Feu monsieur IDAR originaire d’Elklaa Sraghna comme un nombre important des Mokhaznis de Mobil, est venu à Ouarzazate dans les années 50, où il a exercé dans le goum puis à Makhzen mobil. C’était parmi les premiers qui ont eu leur permis de conduire de la première auto-école chez OTHMAN de TASSOMAATE (Othman dont nous avons amplement parlé). Durant les années 60 monsieur Idar avait une voiture parmi les premières d’Ouarzazate, c’était une Citroën noire avec une manivelle de démarrage qu’il actionne tôt chaque matin. A notre bonheur, pour la mettre en marche, il compte sur nous enfants de la caserne pour la pousser au départ. Lakbir AARAB plus connu à Ouarzazate par BEN IDAR l’horloger dont la mère feue Lalla Zahra était la sage-femme du douar avait un frère benjamin Larbi militaire et une sœur Aicha femme de foyer. Il est le seul de sa famille à rester à Ouarzazate à Ait GDIF après le décès de ses parents et son mariage avec une fille de la région. Tout jeune vers 1964, ses études primaires non achevées, son père le confié au seul horloger du centre de Ouarzazate monsieur BELYAZIDE pour apprendre le métier d’horloger qu’il aime tant. Monsieur BENLYAZID l’ex parlementaire au sein du parti de l’Istiqlal l’a pris en charge durant des années en tant qu’apprenti. Fin 1968 et début 1970, Lakbir à commencer à fréquenter les souks hebdomadaires à son propre compte en tant que réparateur de montres et d’horloges qui étaient dans le temps mécaniques Types Jaz, Dogma, Flica ,Lip, Zénith, Omega, Carillon, comtoise etc. montres très prisées par les collectionneurs. Apres des années d’expériences dans le métier, il s’est approprié le magasin sujet du présent article d’un joaillier juif partant vers la Palestine au nom d’Isaac (dont les fils gardent toujours contact avec Ouarzazate ils sont de Telmasla). Dans le temps, après l’abandon de Belyazide du métier d’horloger pour se consacrer à la politique, Ben Idar était le seul artisan horloger connu par sa rigueur, la précision de son travail et son savoir-faire pournettoyer, réviser ou réparer une montre de luxe, une vieille horloge  qui a besoin d’être. Par ses connaissances, il prend le soin même de vous donner les meilleures explications sur ce qu’il entreprend dans son échoppe et travaille sous vos yeux à son établi et répare des mécanismes de montre quelque fois très complexe et anciens.

ouarzazate (2)Mais, vu la lourdeur de l’âge et la baisse de la vue, malgré des lunettes à forte dioptrie (on disait dans le temps lunettes à verres des fonds des bouteilles d’huiles (’قاع الزجاجة), Lakbir à cesser depuis 1974 de se déplacer aux souks et s’est contenter de son magasin jusqu’à aujourd’hui.

Les GAILLARD une dynastie d’horlogers bijoutiers

Le passage Choiseul , avec ses 190 mètres de long et ses 3,9 mètres de large , est le plus long de Paris . Edifié en 1825/27 , il était dans un tel état de décrépitude en 1936 que Louis – Ferdinand Céline , qui y vécut son enfance , l’immortalise sous le nom de Passage des Bérésinas dans Mort à crédit . Heureusement une restauration importante et réussie du Passage Choiseul a eu lieu de 2013 à 2017 . Meilleure allure , meilleure fréquentation , meilleure visibilité à l’extérieur , superbe luminosité à l’intérieur , sont autant d’atouts qui marquent la renaissance du Passage Choiseul , lequel abrite au numéro 57 la bijouterie horlogerie Choiseul . Bel écrin pour abriter la dernière adresse d’une dynastie d’horlogers : sur quatre générations : les GAILLARD dont les cousins LECLOU étaient également horlogers .95 rue de la Chapelleencart publicitaire des années 20gaillard (4) Marcel GAILLARD 1911 médaillé de l’Ecole d’horlogerie de Cluses promotion 1897/1900                                                                                                                            Boutique de la première génération , sise 95 ( actuel 21)  rue de La Chapelle dans le XVIII°à Paris , avec appartement à l’étage . La conformation de ses vitrines est typique de son époque : lettres bombées en émail collées à l’extérieur sur les vitres , pas de publicités mais un maximum d’objets présentés , au point de ne plus voir l’intérieur du magasin ;  dans la vitrine de gauche en haut : les médailles et bijoux ; en bas : les montres à gousset ; dans la vitrine de droite : les réveils à cloche et pendules de cheminée . Pas de Jaz puisque la firme est fondée en 1921 , donc postérieurement .gaillard 1940_(2)[1]Boutique à la Médaille d’Argent en 1940 , 95 rue de la Chapelle . Vitrine de droite on devine malgré le reflet une pancarte Jaz derrière la vitre et à l’extérieur une plaque émaillée Jaz première génération – tout à gauche – répond à une plaque Oméga tout à droite gaillard 1947_(2)[1]intérieur de la boutique en 1947 : on notera la présence d’un éphéméride mural Jaz , hélas , un peu caché par le thermomètre -baromètre en marbre .gaillard (1)Louis GAILLARD 1950 diplômé Ecole de Cluses promotion 1924/1927                                Les années 50 marque l’apogée de Jaz , comme en témoignent les nombreuses publicités qui ornent la boutique de la deuxième génération des GAILLARD . En 1945 , la rue de la Chapelle fut scindée en deux , sa partie sud prenant le nom rue Marx Dormoy : la numérotation s’en trouva modifiée et la boutique qui était au 95 se voit attribuée le numéro 21 que l’on devine derrière la première vitre tout en haut ; en revanche le voisin a gardé le numéro 95 en façade .

En haut à gauche : une plaque émaillée si délavée que ses inscriptions sont à peine visibles : elle prouve toutefois une affiliation à Jaz qui remonte au moins aux années 35/37 . En haut à droite trône au contraire , entre deux carillons Vedette , la toute récente enseigne lumineuse de 44 cm de diamètre qui arbore le jaseur boréal de René RAVO devenu pendant la guerre le logo de Jaz . Très courante à l’époque , puisque Jaz ne produisait pas ce type d’horloges qui connaissaient un grand succès à l’époque , la proximité avec les carillons Vedette s’explique aisément par l’accord conclu entre Jaz et Vedette en 1949 . En revanche les six belles plaques qui ornent les bas de caisse ont été fabriquées sur mesures pour cette boutique qui est , à notre connaissance , celle qui affiche le plus de publicités pour Jaz .gaillard 1954_(1)[1]La boutique au 21 rue de la Chapelle en 1954 et ses magnifiques panneaux Jaz gaillard 1957_(3)[1]en 1957 la diversification s’étend au briquet Flaminaire Louis Gaillard (1)Cette carte publicitaire postérieure montre que , si la plaque émaillée Jaz est toujours présente , les six panneaux de bas de caisse ont été remplacés par d’opportunes vitrines permettant de présenter plus de produits en vente . On notera l’amusant texte conçu par Louis Gaillard , à la première personne , à propos de sa pendule électrique qui « donnait  » l’heure au quartier , ce qui n’est pas exagéré . Effectivement la boutique se trouvant au point culminant de la très longue rue de la Chapelle , cette horloge pouvait être vue depuis l’avenue Max Dormoy ; subsiste d’ailleurs , en place actuellement , un panneau lumineux Citizen qui permet de s’en rendre compte . En général ce sont les beffrois des mairies , des hôpitaux ou les clochers des églises qui rythment les heures d’un quartier , or de l’autre côté de la rue , presque en face l’établissement des GAILLARD , se trouve la Basilique Sainte Jeanne d’Arc qui aurait dû tenir ce rôle sauf qu’elle restera inachevée de 1930 à 1964 et que son absence de clocher traditionnel et d’horloge laissait place « à la médaille d’argent » pour assurer ce service .

Le nom de la boutique est extrêmement bien choisi puisqu’il semble faire allusion à l’activité de bijoutiers qui vendaient beaucoup de médailles en or et argent , souvent religieuses , mais les initiés savaient qu’il s’agissait de la médaille d’argent obtenue en fin de cycle d’études à Cluses par Marcel puis Louis Gaillard qui , par extraordinaire , ont été successivement deuxièmes de promotion de cette école à la réputation internationale .gaillard 1968-23_Boutique_21[1]Monsieur Gaillard devant sa boutique en 1968 et sa petite famille à la fenêtre à l’étage
choiseul gaillardgaillard (3)Olivier (à gauche) et son père Jean Claude GAILLARD diplômé de l’ENHC – Ecole Nationale Horlogère de Cluses , promotion 1952/1956 – dans sa boutique atelier du passage de Choiseul . Rares sont les familles d’horlogers qui ont survécu à l’invasion dévastatrice du quartz nippon , aussi ce type de magasin fait notre bonheur . On n’est pas reçu par de simples changeurs de piles – même s’ils assurent ce service évidemment- mais de vrais horlogers qui peuvent légitimement exposer les superbes outils des générations précédentes et vendre pendulettes d’officier , goussets , etc . Leur sellier maroquinier pourra réaliser un bracelet de montre entièrement sur mesure et selon votre choix le plus particulier . Spécialisés dans la réparation de montres mécaniques, anciennes ou récentes quelque soit leur marque , ainsi que de pendules , ils sont également distributeurs  de nombreuses marques suisses , allemandes ou françaises telles que Junghans , Junkers , Zeppelin , Claude Bernard ,Timberland , etc . Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Olivier et au regretté Jean-Claude Gaillard ( + 2018) qui ont bien voulu nous confier les documents ci-dessus et pris le temps de nous guider comme ils le feront pour achats et réparations dans leur boutique .

Bijouterie Horlogerie CHOISEUL 57 passage Choiseul 75002 Paris  01.42.96.07.50                  site de la bijouterie http://www.bijouteriechoiseul.com/

du lundi au vendredi de 10H30 à 18h   contact@bijouteriechoiseul.com

 

 

Calibre SH fiche technique

Calibre SH , made in Japan , avec  sonnerie à heure et demie sur deux gongs . Ce mouvement était fabriqué au Japon mais les horloges assemblées en France . Il équipe les PREVIC , NARGIC , SONNIC , RENIC , ALFIC , NOGIC , GARNIC , NAUDRIC , SOSIC , RHONIC , DODIC , mais aussi des horloges de la marque Vedette .calibre sh.jpgcalibre sh.jpg2calibre sh.jpg3calibre sh.jpg4Dodic mécanismecalibre SH équipant un DODIC dodic mode d'emploiAttention : si vous possédez ce type de pendules . Le mode d’emploi fixé au dos indique qu’ il ne faut jamais manœuvrer le bouton lorsque la sonnerie est en cours

Calibre MAK et JAK à Quartz pour murales 1981 à 1986

calibre MAK photoscalibre MAK texteTexte et illustrations extraits du Jaz Actualités n°148 d’Octobre 1981                                                                                                                                                                                       En 1981 Jaz est dorénavant entre les mains du Groupe Matra Horlogerie et doit  inévitablement suivre l’ascension mondiale du Quartz en horlogerie . Ses gammes de réveils et horloges analogiques se voient alors dotées de trois mouvements de technologie Hattori , lesquels avaient fait leurs preuves puisque vendus à des millions d’exemplaires par SEIKO ( Kintaro Hattori est le fondateur de Seikosha Factory ) à savoir le RPK à pile LR6 pour réveils , le RQK à pile bouton pour petits réveils et ce MAK pour horloge murale . Il succède au calibre MK qui n’équipait que 28 pendules mais qui était de conception Jaz et de fabrication française  ; ce sont 72 horloges murales qui écoperont du MAK entre 1981 et 1986 . Il est donc loin derrière le calibre J , employé dans 112 réveils mécaniques ou plutôt 186 si l’on compte ses variantes calibre 3 J , 4J etc . Néanmoins il s’agit du deuxième calibre le plus employé par Jaz et le premier pour les murales .regic dosLe calibre MAK peut être inséré dans ce type de carénage calibre JAKCalibre dateur JAK à calotte noire pour horloge donnant le jour et la date . Calibre JAK à calotte blanche                                                                                                                                                                                             On pourrait même ajouter tous les calibres JAK pour horloges à dateur qui ne sont que des variantes du MAK que l’on reconnaît aisément au centre de ce mouvement : JAK voulant signifier MAK à Journalier , comme le calibre JK était le dateur pour le MK .Jaz notice calendrierCette notice en six langues confirme l’analogie entre calibre JAK et MAK    pages 2 & 3Jaz notice calendrier 2pages 1 & 4 La France Horlogère  n°375 Février 1977 page 61.jpgLa France Horlogère n°375 Février 1977 page 61 calibre MAK La France Horlogère n°375 Février 1977 page 62La France Horlogère n°375 Février 1977 page 62

CALIBRE RQK à Quartz pour petits réveils 1981 à 1986

calibre RQK photocalibre RQK texte .jpgTexte et illustrations extraits du Jaz Actualités n°148 d’Octobre 1981          Dorénavant cornaqué par le Groupe Matra Horlogerie , JAZ doit , dans son catalogue 1982 , inévitablement suivre l’ascension mondiale du Quartz en horlogerie et dote ses gammes de réveils et horloges analogiques de trois mouvements de technologie Hattori , lesquels avaient fait leurs preuves puisque vendus à des millions d’exemplaires par SEIKO ( Kintaro Hattori est le fondateur de Seikosha Factory ) . La particularité du calibre RQK est qu’avec une épaisseur de 0,9 cm , il est extra-plat et peut équiper de petits réveils comme les NORDIC , NODRICGONICDORNIC, LUSTIC , ELGIC , SUDIC , RUBIC , OLVIC , NORIC , NOGIC , LONIC  , DUSIC , TERCIC , CERTIC , MAURIC , LAVIC et VALIC de 1981 à 1986 .

Son corps en plastique peu flatteur est , en général , dissimulé par un cache en métal qui apporte du poids et , en conséquence,  un ressenti plus noble aux réveils qu’il anime . On notera que les boutons sont tellement petits qu’ils se manipulent à plat avec le gras du doigt , renouant en cela avec les boutons du PARIC de 1942 . Jaz précisait que les boîtiers de ces réveils alliaient le laiton et l’ABS doré ; ( c’est du vrai or !) comme le rappelait le Directeur Commercial ,  André FROMENT .calibre RQK La France Horlogère  n°375 Février 1977 page 63.jpg

La France Horlogère n°375 Février 1977 page 63La France Horlogère  n°375 Février 1977 page 64 fin.jpgLa France Horlogère n°375 Février 1977 page 64

Horlogerie Bijouterie AUBRUN à Chauvigny 1920 à 2000

Nous devons l’essentiel de cet article à Max AUBRUN  ex-conservateur des musées de Chauvigny et co-auteur du remarquable ouvrage de 460 pages : CHAUVIGNY 1851- 1970 120 ans de photographies . Nul n’était mieux placé que lui pour retracer l’histoire de la bijouterie AUBRUN fondée par son grand père Maxime AUBRUN , par ailleurs maire de cette petite ville de la vallée de la Vienne et successeur de Henri BOZIER l’horloger bijoutier de la rue du Marché . Son fils Pierre AUBRUN reprendra le flambeau qui le transmettra à son tour à son propre enfant Max AUBRUN qui – par chance pour tous –  a fait œuvre d’historien pour sa ville et sa famille : qu’il en soit remercié !Chauvigny 0 Chauvigny 1Chauvigny page 298Chauvigny 2

Chauvigny page 300.jpgL’identification des pendules , aux styles les plus caractéristiques , apparaissant dans cette vitrine permet de dater cette photo un peu au delà de l’estimation de l’auteur puisqu’elles sont toutes extraites du catalogue 1964/65 .

 

Chauvigny page 407 600ppLes réveils , à cloche surmontés d’un anneau , qui sont bradés ne sont pas des Jaz , en revanche le réveil géant est bien un Jaz de vitrine , du même  modèle que celui du Raja de Nanpara ; à n’en pas douter il n’est pas bradé mais fait la promotion des Jaz que les AUBRUN  distribuait dès avant -guerre .Chauvigny page 406 600ppMax sera , plus tard , le troisième AUBRUN  à la tête de l’horlogerie bijouterie  jusqu’à sa fermeture .Chauvigny Foire 600ppil n’est pas bien difficile d’identifier une LUMIC à son néon annulaire allumésachets AUBRUN 1938Trois sachets de réparations au nom de Maxime AUBRUN , modèle 1938 , format 11 x 7,5cm

calibre CS 1978 à (1999)

cal cs

Le calibre CS est un calibre de réveil d’une autonomie de 30 heures qui apparaît en 1977/78  en remplacement du calibre DK . Il est conçu par Uhrenfabrik Senden , fabricant de réveils allemands distribués sous les noms commerciaux de Europa et Deluxe . Consultez l’article que nous consacrons à Europa et sa collaboration avec Jaz .

doc cal cs (2)doc cal cs (1)

 

Pour identifier facilement un calibre CS sans l’ouvrir , il suffit de regarder la morphologie du dos dont la principale caractéristique est qu’il ne comporte qu’une clef de remontage pour remonter le mouvement et la sonnerie contrairement à ses prédécesseurs qui  nécessitaient deux clés séparées.

Il existe trois variantes du calibre CS de base qui n’est doté que de deux rubis : celle à sept rubis , dans ce cas les réveils portent en général la mention 7 jewels au cadran ;  une variante à dateur simple sans les jours ( exemple le CALIC ) et enfin le 6CS à dateur jour et date ( exemple le JOURIC )

 

Le calibre n’ayant pas de sens de fonctionnement impératif , il peut être orienté , selon les spécifités du boîtier,  « tête » en bas ou en haut : l’arrêt de sonnerie peut donc être en haut à gauche …

…ou en bas à droite…

…voire de côté à gauche ou à droite

la date est parfois indiquée sur le moyeu de la clef de remontage…

cal-cs …toutefois le calibre CS est toujours daté en creux sur la platine ; la référence W001 trahit son origine allemande puisqu’elle commence par le W de Wecker qui veut dire réveil en allemand , d’ailleurs les références des plus célèbres mouvements ou réveils allemands commencent souvent par ce W , comme le fameux W10 de Junghans . La dénomination française est une allusion à son fabricant CS pour Calibre par Senden .

calibre CS

Ce réveil ne dispose que d’une seule clef , correspondant donc à un seul barillet qui déversera son énergie pour les deux fonctions : mouvement et réveil ; D’ordinaire chaque fonction a son propre barillet .

On utilise un système d’arrêtage qui laisse vider assez d’énergie pour que la sonnerie sonne une fois, soit un tour d’arbre, ce qui veut dire que l’on a qu’un armage de sonnerie, il faut donc remonter à chaque fois son réveil  : https://www.youtube.com/watch?v=m-ST4NpCsls

les boutons sont , a priori et en grande majorité , en plastique mais on peut en trouver en métal .

Ce calibre CS est à forte diffusion puisque vous le retrouverez également sur les réveils DELUXE , autres marques de Senden Uhrenfabrik .

La manufacture horlogère française UTI , fondée par le grand père de Georges Meyer qui sera PDG de JAZ S.A de 1982 à 1986 , employa également le calibre CS pour ces réveils de voyage de base .