John BULL horloger à Bedford

John bull bedfordEnseigne de la première boutique de John Bull ( taureau en anglais )

John Bull & Co. est considéré comme une institution dans le comté du Bedfordshire et compte parmi les bijoutiers indépendants les plus anciens du pays. Cet horloger a une histoire qui remonte à plus de 200 ans . L’entreprise a été créée en 1817, deux ans après la bataille de Waterloo, et continue d’être à ce jour un symbole d’excellence et le symbole du commerce de détail traditionnel britannique .

John Bull ancienne boutiqueLa pendule « Bull »et son taureau doré  toujours suspendus au-dessus du magasin d’origine , au 49 High Street , est un repère sur la rue principale de Bedford  .

 

En 1825, un petit homme trapu nommé John Bull (1802-1870), fils de boucher , fonda une petite entreprise de bijoutier-orfèvre à Bedford , après avoir effectué un apprentissage à partir de 1817. Il déménagea plus tard au 49 High Street , Bedford, dans des locaux qui étaient auparavant des boucheries , justifiant triplement le choix de cette enseigne  bovine . Les inscriptions au répertoire commercial des années suivantes indiquent que son entreprise a également adopté la fabrication d’armes à feu, la fabrication de montres et d’horloges et la vente d’instruments optiques , comme de nombreux horlogers français                                                                                                                                                                                                                                                                                                        John Bull a épousé Miss Priestman qui lui a donné quatre fils et deux filles. John était un humanitaire, comme il ressort de sa réaction lorsque deux cambrioleurs ont été pris en flagrant délit dans son magasin. Le cambriolage étant alors une infraction capitale, les deux hommes ont été condamnés à mort . Mais John a plaidé pour l’indulgence et leur peine a été commuée en emprisonnement prolongé en Australie. Des années plus tard, John a reçu une lettre de l’un des hommes, qui s’était depuis réhabilité  et voulait le remercier pour son aide pendant le procès.

John Bull a finalement déménagé dans la maison familiale de Kimbolton Road. On pouvait le voir tous les matins, conduisant son cabriolet à poney en direction de High Street jusqu’à son magasin.

Bull-GraveTombeaux de John BULL et de sa famille                                                                                                                                                                                                                          À sa mort en 1870, ses deux fils, Richard et Thomas, ont repris l’affaire. Ils ont décidé de démolir les lieux, maintenant délabrés, envahis de rats depuis les salons jusqu’au sous-sol . A sa place, ils ont érigé le bâtiment actuel avec sa façade en brique , avec une grande horloge en saillie et le fameux taureau doré , faisant jeu de mots avec leur nom de famille, qui est de ce fait l’un des monuments les plus connus de Bedford . john-Bull-shop.jpgEn outre, il y avait un poteau vertical en retrait derrière l’horloge , qui portait une bille dorée qui pouvait monter et descendre, mais était normalement placée près du sommet . À dix heures du matin , la bille tombait et frappait une grosse cloche . C’était le signal que les gens du haut de la rue devaient régler leurs montres de poche , puisque l’appareil était déclenché par un signal électrique venant directement du méridien de Greenwich.

Richard est également devenu maire de Bedford en 1870 et a fait don à la ville de la chaîne d’or protocolaire que porte encore l’actuel maire . Après la mort subite de Richards en 1880 , son frère Thomas devint le seul propriétaire et habita au-dessus du magasin . C’est lui qui a financé l’installation des cloches du carillon de la mairie qui jouait des airs toutes les heures .

Il y a une anecdote amusante à propos du fait qu’un soir Thomas a été réveillé par un bruit dans son arrière cour . Dans la faible lumière , il vit une silhouette qui essayait apparemment d’entrer par la porte latérale . Levant la fenêtre, Thomas cria à l’intrus de s’en aller ou sinon de se faire tirer dessus . L’homme n’a pas tenté de partir et ne semblait pas avoir entendu , alors Thomas a tiré sur le mur opposé. Cela semblait avoir un effet finalement , car l’homme avait disparu . Le lendemain matin, un collier portant le nom de la personne responsable a été découvert dans la cour . À la grande joie des nombreux commerçants de High Street, on s’aperçut vite que l’un d’entre eux était tellement saoul  la nuit précédente qu’il était incapable de reconnaître sa propre maison.

Thomas Bull prend sa retraite en 1899. En 1904 , son gendre W.E.  ISON a pris le contrôle de l’entreprise , achète le magasin d’à côté et agrandit les locaux pour les inclure aux n° 47 et 49 de High Street.

Au cours de la Première Guerre Mondiale, la société devint un contractant du gouvernement britannique en tant que fabricant de tendeurs pour resserrer les câbles des premiers biplans . Environ 100 personnes, principalement des filles et des soldats démobilisés, étaient employées dans les différents étages supérieurs des locaux agrandis .

Leur personnel était largement reconnu pour son expertise. Après 1918, l’entreprise comptait trois orfèvres et trois horlogers , en plus du personnel de l’atelier . Parmi les commandes mémorables figuraient une plaque de présentation gravée du célèbre dirigeable R101, qui s’était écrasé en France faisant 48 morts en 1930 et une broche en platine et diamant offerte à la reine mère par Bedforshire and Hertfordshire Regiment .

Dans le Bedforshire Times , du 29 Février 1926 et du 4 octobre 1929 , John Bull Co Ltd fit paraître des encarts publicitaires vantant les mérites des réveils Jaz .                                                                                                                                                                          Dans ces mêmes années 1920 , il y avait encore des superstitieux qui venaient à la boutique avec un petit flacon et demandaient de l’eau d’or , l’eau dans laquelle l’or était lavé . Certaines personnes pensaient qu’il avait des propriétés magiques , un prolongement de la croyance médiévale en l’alchimie .john bull pancarte

Finalement, lorsque les ouvriers se sont retirés ou sont morts , les travaux de réparation ont commencé à être envoyé hors du magasin. Les types de montres ont évolué au fil du temps, des traditionnelles aux modèles à remontage automatique puis aux montres à quartz et aux numériques comme partout dans le monde . Les 49 locaux de High Street ont été vendus aux enchères le 19 février 1964 et en septembre de la même année , ils ont été transférés au 21 St Peters Street à Bedford, où se trouve donc toujours l’une des plus anciennes entreprises de Bedford , plus de 209 ans après son lancement .

MODIC à répétition 1926 à 1934

modic Mars 1926 à répétition (14)MODIC à répétition , grand réveil rond , corps en métal chromé , mouvement mécanique , calibre 3D , vitre en verre légèrement bombée , bélière basse , arrêt de sonnerie au sommet , aiguilles cathédrales , mention CIMH Paris au bas du cadran , aiguilles et chiffres lumineux , diamètre 9,5 cm , poids 420 gr . Consultez notre article sur les MODIC . Ces pieds se terminant par des boules sont spécifiques aux MODIC . modic Mars 1926 à répétition dos.jpgDe dos , rien ne distingue un MODIC de base doté du calibre 1D de ce MODIC à répétition à calibre 3D , hormis la tirette au sommet sous la bélière . Avant guerre les gros réveils ronds CLASSIC , REPLIC , CLUB et MODIC étaient déclinés en version à répétition , sans que cela soit signalé par une mention répétition au cadran .modic Mars 1926 à répétition (1)les chiffres 3-26 , frappés à froid sur le battant du marteau de sonnerie, 3=trimestre 26= 1926.

 

La fonction Répétition de sonnerie peut se débrayer en poussant la tirette sur Continumodic Mars 1926 à répétition (2)le cache poussière A est fixé sur la platine du mouvement B par quatre écrous a+b+c+dmodic Mars 1926 à répétition (4)calibre 3Dmodic Mars 1926 à répétition (3)modic Mars 1926 à répétition (8)vue éclatée du MODIC à répétition .

Publicité espagnole circa 1923 /1929

jaz papier bible espagnePublicité espagnole sur papier bible . Format 26,7 x 20,5 cm . Traduction libre : Jaz le réveil d’une clientèle raffinée . La demande de Jaz augmente de jour en jour . Pourquoi ? Pour vos commandes de réveil en gros A.Buser 6 rue Esparteros  ( Appt. 12001 )  MADRID.                                                                                                                                                                                                                                                            Le réveil représenté , un CLASSIC non-lumineux , le type de typographie et de présentation nous permettent de dater cette publicité , destinée aux professionnels , du début des années 20 . Toutefois la plus étonnante curiosité de ce document est l’emploi d’un coq pour l’illustrer , bien que ce gallinacé soit particulièrement adapté pour cet usage puisqu’il est à la fois le symbole du réveil matinal et la mascotte nationale française . Cette dernière qualité n’est peut être qu’un usage subliminal puisqu’il n’est fait aucune autre allusion à l’origine de la fabrication transpyrénéenne – considéré depuis l’Espagne- des réveils Jaz . A vrai dire ce n’est pas le seul usage qui est fait d’un coq pour la publicité des productions Jaz puisqu’au tout début des années folles , dans un de ses premiers films publicitaires diffusés au cinéma – avant 1924 – LORTAC faisait acheter au vieux Chantecler un Jaz pour ne pas faillir à sa mission légendaire . Mais il s’agit bien de deux exceptions puisque le coq avait déjà été adopté par la marque BLANGY et que surtout c’est un autre oiseau qui est choisi par Jaz à partir de 1941 : le jaseur boréal ! Belle ironie puisque le pauvre volatile est d’ailleurs assez souvent confondu avec un coq et parfois même avec un autre corvidé pour avoir lu quelques annonces de vente pour un réveil à  la Pie qui Chante  qui est le nom d’une marque de confiserie marseillaise , elle même inspirée par un cabaret parisien éponyme . Avant guerre Jaz laissait encore ses revendeurs français ou étrangers , particulièrement en Grande Bretagne , libres des slogans et visuels pour leurs publicités dans la presse locale . A partir de 1940 , avec l’arrivée du grand publicitaire Paul Nicolas à la tête de Jaz , la communication est totalement gérée par la direction française de Jaz même si elle tient compte des particularités locales .

Les Jaz de style Art Déco

 

 

La consultation des petites annonces de vente est un exercice parfois hilarant , parfois désolant par l’abondance des fautes d’orthographes , des descriptions fautives , des indices de rareté totalement éronnés et des prix extravagants . Mais le plus ridicule est de voir qualifié Art Déco à tout-va , des pendules Napoléon III , Henri II , Moderniste , Fifties ou Sixties et surtout des réveils sans style du tout  , par des vendeurs convaincus qu’il s’agit d’un sésame absolu . Aussi avons nous décidé de définir l’Art Déco et énumérer les Jaz qui appartiennent à ce style et cette période.                                                                                                                                                                                      L’Art Déco est un mouvement artistique qui commença en 1910 pour se terminer en 1939 . Ce style typiquement français succède à l’exubérance de l’Art Nouveau qui était avant tout ornemental , s’appuyant sur l’esthétique des courbes organiques ou végétales , décrié sous le nom de Style Nouille .

 

 

Les trois premiers Jaz décoratifs NORMAL , ARTIST et  BUREAU relèvent d’un style hybride entre l’Art Nouveau par leurs formes arrondies et leur décor floral , néanmoins mâtiné d’une pointe d’Art Déco par la stylisation des formes .

Au contraire, l’Art déco revient à la pureté des formes et se veut à la fois géométrique et décoratif. Il est extrêmement influent surtout dans l’architecture et le design, ainsi que toutes les formes d’arts plastiques . Le terme Art Déco fait référence à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes organisée à Paris en 1925 qui marqua la consécration de ce style.                                                                                                                                                                                                                               Ce mouvement se caractérise essentiellement par la simplification des formes, la stylisation des motifs tout en s’inspirant des mouvements artistiques contemporains : les couleurs vives des Ballets Russes et du Fauvisme, les formes esthétiques de l’Art Nègre, les formes géométriques du cubisme, du futurisme et du constructivisme.                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Les matières employées définissent également l’Art Déco avec l’emploi de la bakélite , des chromes , des verres colorés , des pâte de verre , des bois précieux , etc.

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Les réveils Jaz de style Art Déco sont tous mécaniques , excepté le modèle du 70° anniversaire qui est une réédition à quartz

Les GAILLARD une dynastie d’horlogers bijoutiers

Le passage Choiseul , avec ses 190 mètres de long et ses 3,9 mètres de large , est le plus long de Paris . Edifié en 1825/27 , il était dans un tel état de décrépitude en 1936 que Louis – Ferdinand Céline , qui y vécut son enfance , l’immortalise sous le nom de Passage des Bérésinas dans Mort à crédit . Heureusement une restauration importante et réussie du Passage Choiseul a eu lieu de 2013 à 2017 . Meilleure allure , meilleure fréquentation , meilleure visibilité à l’extérieur , superbe luminosité à l’intérieur , sont autant d’atouts qui marquent la renaissance du Passage Choiseul , lequel abrite au numéro 57 la bijouterie horlogerie Choiseul . Bel écrin pour abriter la dernière adresse d’une dynastie d’horlogers : sur quatre générations : les GAILLARD dont les cousins LECLOU étaient également horlogers .95 rue de la Chapelleencart publicitaire des années 20gaillard (4) Marcel GAILLARD 1911 médaillé de l’Ecole d’horlogerie de Cluses promotion 1897/1900                                                                                                                            Boutique de la première génération , sise 95 ( actuel 21)  rue de La Chapelle dans le XVIII°à Paris , avec appartement à l’étage . La conformation de ses vitrines est typique de son époque : lettres bombées en émail collées à l’extérieur sur les vitres , pas de publicités mais un maximum d’objets présentés , au point de ne plus voir l’intérieur du magasin ;  dans la vitrine de gauche en haut : les médailles et bijoux ; en bas : les montres à gousset ; dans la vitrine de droite : les réveils à cloche et pendules de cheminée . Pas de Jaz puisque la firme est fondée en 1921 , donc postérieurement .gaillard 1940_(2)[1]Boutique à la Médaille d’Argent en 1940 , 95 rue de la Chapelle . Vitrine de droite on devine malgré le reflet une pancarte Jaz derrière la vitre et à l’extérieur une plaque émaillée Jaz première génération – tout à gauche – répond à une plaque Oméga tout à droite gaillard 1947_(2)[1]intérieur de la boutique en 1947 : on notera la présence d’un éphéméride mural Jaz , hélas , un peu caché par le thermomètre -baromètre en marbre .gaillard (1)Louis GAILLARD 1950 diplômé Ecole de Cluses promotion 1924/1927                                Les années 50 marque l’apogée de Jaz , comme en témoignent les nombreuses publicités qui ornent la boutique de la deuxième génération des GAILLARD . En 1945 , la rue de la Chapelle fut scindée en deux , sa partie sud prenant le nom rue Marx Dormoy : la numérotation s’en trouva modifiée et la boutique qui était au 95 se voit attribuée le numéro 21 que l’on devine derrière la première vitre tout en haut ; en revanche le voisin a gardé le numéro 95 en façade .

En haut à gauche : une plaque émaillée si délavée que ses inscriptions sont à peine visibles : elle prouve toutefois une affiliation à Jaz qui remonte au moins aux années 35/37 . En haut à droite trône au contraire , entre deux carillons Vedette , la toute récente enseigne lumineuse de 44 cm de diamètre qui arbore le jaseur boréal de René RAVO devenu pendant la guerre le logo de Jaz . Très courante à l’époque , puisque Jaz ne produisait pas ce type d’horloges qui connaissaient un grand succès à l’époque , la proximité avec les carillons Vedette s’explique aisément par l’accord conclu entre Jaz et Vedette en 1949 . En revanche les six belles plaques qui ornent les bas de caisse ont été fabriquées sur mesures pour cette boutique qui est , à notre connaissance , celle qui affiche le plus de publicités pour Jaz .gaillard 1954_(1)[1]La boutique au 21 rue de la Chapelle en 1954 et ses magnifiques panneaux Jaz gaillard 1957_(3)[1]en 1957 la diversification s’étend au briquet Flaminaire Louis Gaillard (1)Cette carte publicitaire postérieure montre que , si la plaque émaillée Jaz est toujours présente , les six panneaux de bas de caisse ont été remplacés par d’opportunes vitrines permettant de présenter plus de produits en vente . On notera l’amusant texte conçu par Louis Gaillard , à la première personne , à propos de sa pendule électrique qui « donnait  » l’heure au quartier , ce qui n’est pas exagéré . Effectivement la boutique se trouvant au point culminant de la très longue rue de la Chapelle , cette horloge pouvait être vue depuis l’avenue Max Dormoy ; subsiste d’ailleurs , en place actuellement , un panneau lumineux Citizen qui permet de s’en rendre compte . En général ce sont les beffrois des mairies , des hôpitaux ou les clochers des églises qui rythment les heures d’un quartier , or de l’autre côté de la rue , presque en face l’établissement des GAILLARD , se trouve la Basilique Sainte Jeanne d’Arc qui aurait dû tenir ce rôle sauf qu’elle restera inachevée de 1930 à 1964 et que son absence de clocher traditionnel et d’horloge laissait place « à la médaille d’argent » pour assurer ce service .

Le nom de la boutique est extrêmement bien choisi puisqu’il semble faire allusion à l’activité de bijoutiers qui vendaient beaucoup de médailles en or et argent , souvent religieuses , mais les initiés savaient qu’il s’agissait de la médaille d’argent obtenue en fin de cycle d’études à Cluses par Marcel puis Louis Gaillard qui , par extraordinaire , ont été successivement deuxièmes de promotion de cette école à la réputation internationale .gaillard 1968-23_Boutique_21[1]Monsieur Gaillard devant sa boutique en 1968 et sa petite famille à la fenêtre à l’étage
choiseul gaillardgaillard (3)Olivier (à gauche) et son père Jean Claude GAILLARD diplômé de l’ENHC – Ecole Nationale Horlogère de Cluses , promotion 1952/1956 – dans sa boutique atelier du passage de Choiseul . Rares sont les familles d’horlogers qui ont survécu à l’invasion dévastatrice du quartz nippon , aussi ce type de magasin fait notre bonheur . On n’est pas reçu par de simples changeurs de piles – même s’ils assurent ce service évidemment- mais de vrais horlogers qui peuvent légitimement exposer les superbes outils des générations précédentes et vendre pendulettes d’officier , goussets , etc . Leur sellier maroquinier pourra réaliser un bracelet de montre entièrement sur mesure et selon votre choix le plus particulier . Spécialisés dans la réparation de montres mécaniques, anciennes ou récentes quelque soit leur marque , ainsi que de pendules , ils sont également distributeurs  de nombreuses marques suisses , allemandes ou françaises telles que Junghans , Junkers , Zeppelin , Claude Bernard ,Timberland , etc . Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Olivier et au regretté Jean-Claude Gaillard ( + 2018) qui ont bien voulu nous confier les documents ci-dessus et pris le temps de nous guider comme ils le feront pour achats et réparations dans leur boutique .

Bijouterie Horlogerie CHOISEUL 57 passage Choiseul 75002 Paris  01.42.96.07.50                  site de la bijouterie http://www.bijouteriechoiseul.com/

du lundi au vendredi de 10H30 à 18h   contact@bijouteriechoiseul.com

 

 

MALLERICH & VITRY publicité 1925 à 1926

Mallerich & Vitry vendre 1925En 1925 et 1926 la société MALLERICH et VITRY « Techniciens en Publicité  » comptait les réveils Jaz dans sa clientèle aux côtés des chaînes de vélo Brampton et  des phares Marchal

Mallerich et Vitry CIMH

Elle le faisait savoir pour sa propre publicité dans Vendre , revue pionnière des professionnels de la vente et de la publicité qui sera dirigé par Paul Nicolas , futur directeur de Jaz . CIMH est l’acronyme de Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère , première raison sociale de Jaz .  maison carton versoCes petites maisons en carton sont l’œuvre de cette agence qui semblait apprécier de présenter les usines de ces clients : ci-dessus les Usines Jaz de Puteaux Mallerich & Vitry vendre 1925.PNG2Même dans leurs projets , reproduire les usines du client semble indispensable à M&V.

Par exemple pour les machines à écrire Royal et , plus étrange pour une entreprise de comptabilité , la CSM leurs publicités sont également illustrées par des usines .

jaeger usinesJournal l’Illustration Juillet 1932 . Cette publicité n’est pas conçue par Mallerich & Vitry , on y voit malgré tout l’importance qu’il y avait à se valoriser par ses usines et succursales avant guerre plutôt que par ses produits puisqu’aucune montre n’apparaît sur cette page .1953 page 0Mais nous le verrons dans l’article sur les Usines , Jaz de tout temps exploitera ses implantations pour sa communication interne et externe.Gordon & Gotch 1925à la même période Jaz s’offrait les services de Gordon & Gotch en Grande Bretagne qui s’en faisait l’écho dans les journaux spécialisés afin de gagner d’autres clients français . Cette agence se surnommait the Empire Key en raison de son implantation dans l’Empire Britannique , essentiellement L’Afrique du Sud , l’Australie et la Nouvelle Zélande mais il ne semble pas que Jaz en ait fait usage .

 

 

Publicité en carton triptyque en forme de maison circa 1925/1933

pub maisonnette (1)Carton , triptyque dépliant en forme de maison en  trichromie 21,8 x 9,7 cm  (la cheminée est manquante) par Publicité Mallerich & Vitry à Paris pub maisonnette (2)pub maisonnette (3)L’argumentaire est celui-ci :  Le soleil règle l’heure sous un grand cadran solaire accroché à la façade auquel répond JAZ pareillement sous des vues intérieures de la maison .maison carton versoAu verso : une vue des usines de Puteaux sous une dormeuse qui , pour une fois, s’éveille de dos contemplant le soleil levant . carton espagnol 2.jpgLa version espagnole ne s’en distingue que peu , la traduction est strictement littérale .pub maison cartonQuatre réveils sont présentés et aucune horloge murale ,  probablement parce que les premières horloges Jaz à suspendre apparaîtront en 1934 et ce prospectus est antérieur .carton espagnolREPLIC , MODIC , CLASSIC et CLUB sont les quatre Jaz choisis dont il est encore nécessaire d’expliquer quelques fonctions évidentes aujourd’hui comme l’arrêt de sonnerie au sommet , le remontage toutes les 24Heures et les aiguilles lumineuses .

Horlogerie Bijouterie AUBRUN à Chauvigny 1920 à 2000

Nous devons l’essentiel de cet article à Max AUBRUN  ex-conservateur des musées de Chauvigny et co-auteur du remarquable ouvrage de 460 pages : CHAUVIGNY 1851- 1970 120 ans de photographies . Nul n’était mieux placé que lui pour retracer l’histoire de la bijouterie AUBRUN fondée par son grand père Maxime AUBRUN , par ailleurs maire de cette petite ville de la vallée de la Vienne et successeur de Henri BOZIER l’horloger bijoutier de la rue du Marché . Son fils Pierre AUBRUN reprendra le flambeau qui le transmettra à son tour à son propre enfant Max AUBRUN qui – par chance pour tous –  a fait œuvre d’historien pour sa ville et sa famille : qu’il en soit remercié !Chauvigny 0 Chauvigny 1Chauvigny page 298Chauvigny 2

Chauvigny page 300.jpgL’identification des pendules , aux styles les plus caractéristiques , apparaissant dans cette vitrine permet de dater cette photo un peu au delà de l’estimation de l’auteur puisqu’elles sont toutes extraites du catalogue 1964/65 .

 

Chauvigny page 407 600ppLes réveils , à cloche surmontés d’un anneau , qui sont bradés ne sont pas des Jaz , en revanche le réveil géant est bien un Jaz de vitrine , du même  modèle que celui du Raja de Nanpara ; à n’en pas douter il n’est pas bradé mais fait la promotion des Jaz que les AUBRUN  distribuait dès avant -guerre .Chauvigny page 406 600ppMax sera , plus tard , le troisième AUBRUN  à la tête de l’horlogerie bijouterie  jusqu’à sa fermeture .Chauvigny Foire 600ppil n’est pas bien difficile d’identifier une LUMIC à son néon annulaire allumésachets AUBRUN 1938Trois sachets de réparations au nom de Maxime AUBRUN , modèle 1938 , format 11 x 7,5cm

Robert LORTAC 1884 +1973

Lortac RobertRobert Alphonse Collard dit Robert Lortac (Cherbourg 19 XI 1884 + Paris XIV° 10 IV 1973 ) est un écrivain , dessinateur , portraitiste , critique d’art , scénariste , pionnier français du dessin animé, en particulier publicitaire .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Il « inventa » la publicité en dessins animés dont il fit des petites fictions amusantes                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Lortac commence son premier dessin animé en 1914 . Après sa rencontre avec Émile Cohl , il crée sa propre société de production en 1919 et sa maison de Montrouge devint le premier studio de dessins animés en Europe avec entre dix et quinze collaborateurs et cinq  caméras. Il utilise banc-titre, poupées animées, prises de vues réelles pour tourner des documentaires et des films techniques,  éducatifs ou publicitaire . Lortac eut de très nombreux  collaborateurs dont le célèbre Poulbot , l’affichiste Raymond SavignacRaoul Guérin et son fameux Toto , entre mille autres …   Il réalise ainsi plusieurs dessins animés de fiction que la société Pathé intégre plus tard dans la filmathèque 9,5 mm Pathé Baby . Parmi les plus connus , on peut retenir La Cigale et la fourmi , Le Lion et le rat , Toto cuisinier, etc. En 1922, il publie un journal satirique d’actualités en dessins animés Le Canard en ciné , projeté en salle avec les actualités Pathé. Après la Libération Lortac vend sa dernière caméra et abandonne le dessin animé et la publicité. Il écrit des scénarios de bandes dessinées et devint très prolifique pour Les Pieds Nickelés  et Bibi Fricotin . Mais  se consacre aussi à la peinture et publie également des  romans policiers et de science-fiction qu’il illustre parfois Publi-Ciné-copy-605x453Dès 1921 , la publicité filmée est introduite dans les cinémas . La société Publi-Ciné popularise l’image du petit groom noir qui devient un personnage aussi familier que, plus tard , le sympathique mineur avec son piolet de Jean Mineur Publicité. Les publicités sont presque toujours des dessins animés , qui offrent plus de liberté que ne l’aurait fait un film avec décor et acteurs  et sont souvent humoristiques . Cette source de revenus complémentaires incite beaucoup d’exploitants de salles à accepter les publicités d’abord accusées de vider les buvettes à l’entracte . L’atelier Lortac , où œuvrent aussi O’Galop et Émile Cohl , travaille beaucoup pour Publi-Ciné dont les principales firmes annonciatrices sont  Citroën , les vins Nicolas , les parfums Arys , la SEITA …                                                                                                                                                                                                                                           …mais aussi les médicaments Jubol et Urodonal dont la communication était gérée depuis des années par Georges Scemama , cofondateur de la Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère avec Yvan Benel et Louis-Gustave Brandt . C’est Scemama qui trouve à la CIMH son nom commercial : JAZ ! C’est bien logiquement qu’il va choisir LORTAC pour la promotion de sa marque d’horlogerie au cinéma .                                                                                                                                                                                                                                                                              Consultez les articles de VENDRE celui de Mars 1924 et celui d’Octobre 1935 pour mesurer l’importance des petits films de Publi-Ciné dans le succès de Jaz .

Voyez deux des films réalisés par LORTAC en 1938 pour Jaz : Le Réveil de la terre et Les méfaits d’un mauvais réveil 

 

En 1925 LORTAC réalise , pour la Manufacture de montres Zénith de Locle ,   Histoire de l’horlogerie un film d’animation , en N&B muet avec intertitres en français , qui  retrace l’évolution de la mesure du temps à l’aide de dessins animés et de quatre intertitres . On voit ainsi prendre forme sous nos yeux des dessins de la clepsydre des Grecs, du cadran solaire des Romains, de la « grosse montre à clef » du XIXe siècle puis de la montre bracelet moderne : « élégante et d’une exactitude absolue, la montre chic, c’est la montre Zenith» .

On reconnaît immédiatement , dans ce film pour Zénith , le graphisme et le style du film La Mesure du Temps diffusé par l’ODF dans les écoles  mais financé par Jaz en 1948 .

 

 

 

 

Galerie des Jaz mécaniques de 1921 à 1942


Galerie chronologique des réveils et pendules à poser de 1921 à 1942 ne portant donc pas encore au cadran de jaseur boréal au dessus du logo Jaz . Les modèles de transition comme les JOLIC , LEGIC , TOURIC , AFRIC , ARGIC , NERVIC , NOVIC et VERDIC existent également avec le jaseur à queue basse au dessus du logo Jaz , vous les retrouverez donc aussi dans la galerie des Jaz mécaniques de 1943 à 1967 . Les minuteurs et réveils de voyage font l’objet de galeries spécifiques .                                                                                                                                                                                     CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR ACCEDER A L’ARTICLE CORRESPONDANT

 

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