Publicité espagnole circa 1923 /1929

jaz papier bible espagnePublicité espagnole sur papier bible . Format 26,7 x 20,5 cm . Traduction libre : Jaz le réveil d’une clientèle raffinée . La demande de Jaz augmente de jour en jour . Pourquoi ? Pour vos commandes de réveil en gros A.Buser 6 rue Esparteros  ( Appt. 12001 )  MADRID.                                                                                                                                                                                                                                                            Le réveil représenté , un CLASSIC non-lumineux , le type de typographie et de présentation nous permettent de dater cette publicité , destinée aux professionnels , du début des années 20 . Toutefois la plus étonnante curiosité de ce document est l’emploi d’un coq pour l’illustrer , bien que ce gallinacé soit particulièrement adapté pour cet usage puisqu’il est à la fois le symbole du réveil matinal et la mascotte nationale française . Cette dernière qualité n’est peut être qu’un usage subliminal puisqu’il n’est fait aucune autre allusion à l’origine de la fabrication transpyrénéenne – considéré depuis l’Espagne- des réveils Jaz . A vrai dire ce n’est pas le seul usage qui est fait d’un coq pour la publicité des productions Jaz puisqu’au tout début des années folles , dans un de ses premiers films publicitaires diffusés au cinéma – avant 1924 – LORTAC faisait acheter au vieux Chantecler un Jaz pour ne pas faillir à sa mission légendaire . Mais il s’agit bien de deux exceptions puisque le coq avait déjà été adopté par la marque BLANGY et que surtout c’est un autre oiseau qui est choisi par Jaz à partir de 1941 : le jaseur boréal ! Belle ironie puisque le pauvre volatile est d’ailleurs assez souvent confondu avec un coq et parfois même avec un autre corvidé pour avoir lu quelques annonces de vente pour un réveil à  la Pie qui Chante  qui est le nom d’une marque de confiserie marseillaise , elle même inspirée par un cabaret parisien éponyme . Avant guerre Jaz laissait encore ses revendeurs français ou étrangers , particulièrement en Grande Bretagne , libres des slogans et visuels pour leurs publicités dans la presse locale . A partir de 1940 , avec l’arrivée du grand publicitaire Paul Nicolas à la tête de Jaz , la communication est totalement gérée par la direction française de Jaz même si elle tient compte des particularités locales .

Les Jaz de style Art Déco

 

La consultation des petites annonces de vente est un exercice parfois hilarant , parfois désolant par l’abondance des fautes d’orthographes , des descriptions fautives , des indices de rareté totalement erronés et des prix extravagants . Mais le plus ridicule est de voir qualifié Art Déco à tout-va , des pendules Napoléon III , Henri II , Moderniste , Fifties ou Sixties et surtout des réveils sans style du tout  , par des vendeurs convaincus qu’il s’agit d’un sésame absolu . Aussi avons nous décidé de définir l’Art Déco et énumérer les Jaz qui appartiennent à ce style et cette période.

L’Art Déco est un mouvement artistique qui commença en 1910 pour se terminer en 1939 . Ce style typiquement français succède à l’exubérance de l’Art Nouveau qui était avant tout ornemental , s’appuyant sur l’esthétique des courbes organiques ou végétales , décrié sous le nom de Style Nouille .

Les trois premiers Jaz décoratifs NORMAL , ARTIST et  BUREAU relèvent d’un style hybride entre l’Art Nouveau par leurs formes arrondies et leur décor floral , néanmoins mâtiné d’une pointe d’Art Déco par la stylisation des formes.

Au contraire, l’Art déco revient à la pureté des formes et se veut à la fois géométrique et décoratif. Il est extrêmement influent surtout dans l’architecture et le design, ainsi que toutes les formes d’arts plastiques . Le terme Art Déco fait référence à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes organisée à Paris en 1925 qui marqua la consécration de ce style.

Ce mouvement se caractérise essentiellement par la simplification des formes, la stylisation des motifs tout en s’inspirant des mouvements artistiques contemporains : les couleurs vives des Ballets Russes et du Fauvisme, les formes esthétiques de l’Art Nègre, les formes géométriques du cubisme, du futurisme et du constructivisme.

Les matières employées définissent également l’Art Déco avec l’emploi de la bakélite , des chromes , des verres colorés , des pâte de verre , des bois précieux , etc.

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amplic-3horloge-bakelite-faceapplic-1936applic-19481argic-bleu1articartic-bleubasic 1939chamic1charmic-4000cramic boiscramic-facegalerie-des-cubicfantic-1937fasticfastic-dessusfonic thuyafonic-multipans-6fonic-vert-et-thuyagallic-nymphes-21genic-1gotic1gotic-bakelitegotic-jaune1baklite-gb1940-facejanic-1932-nljolic-jaune-et-chrome-1949jolic chromelorriclotic-1lucic-1928nordic 19381938-pendulette-5normic-1939-1nymphic-3006-droitoblic2paric-1944persicportic-faceromic-facestatic-2sylvic-facetoric-marbre1touric1verdicanniversaire

Les réveils Jaz de style Art Déco sont , évidemment , tous mécaniques , excepté le modèle du 70° anniversaire qui est une réédition à quartz

Les GAILLARD une dynastie d’horlogers bijoutiers

Le passage Choiseul , avec ses 190 mètres de long et ses 3,9 mètres de large , est le plus long de Paris . Edifié en 1825/27 , il était dans un tel état de décrépitude en 1936 que Louis – Ferdinand Céline , qui y vécut son enfance , l’immortalise sous le nom de Passage des Bérésinas dans Mort à crédit . Heureusement une restauration importante et réussie du Passage Choiseul a eu lieu de 2013 à 2017 . Meilleure allure , meilleure fréquentation , meilleure visibilité à l’extérieur , superbe luminosité à l’intérieur , sont autant d’atouts qui marquent la renaissance du Passage Choiseul , lequel abrite au numéro 57 la bijouterie horlogerie Choiseul . Bel écrin pour abriter la dernière adresse d’une dynastie d’horlogers : sur quatre générations : les GAILLARD dont les cousins LECLOU étaient également horlogers .95 rue de la Chapelleencart publicitaire des années 20gaillard (4) Marcel GAILLARD 1911 médaillé de l’Ecole d’horlogerie de Cluses promotion 1897/1900                                                                                                                            Boutique de la première génération , sise 95 ( actuel 21)  rue de La Chapelle dans le XVIII°à Paris , avec appartement à l’étage . La conformation de ses vitrines est typique de son époque : lettres bombées en émail collées à l’extérieur sur les vitres , pas de publicités mais un maximum d’objets présentés , au point de ne plus voir l’intérieur du magasin ;  dans la vitrine de gauche en haut : les médailles et bijoux ; en bas : les montres à gousset ; dans la vitrine de droite : les réveils à cloche et pendules de cheminée . Pas de Jaz puisque la firme est fondée en 1921 , donc postérieurement .gaillard 1940_(2)[1]Boutique à la Médaille d’Argent en 1940 , 95 rue de la Chapelle . Vitrine de droite on devine malgré le reflet une pancarte Jaz derrière la vitre et à l’extérieur une plaque émaillée Jaz première génération – tout à gauche – répond à une plaque Oméga tout à droite gaillard 1947_(2)[1]intérieur de la boutique en 1947 : on notera la présence d’un éphéméride mural Jaz , hélas , un peu caché par le thermomètre -baromètre en marbre .gaillard (1)Louis GAILLARD 1950 diplômé Ecole de Cluses promotion 1924/1927                                Les années 50 marque l’apogée de Jaz , comme en témoignent les nombreuses publicités qui ornent la boutique de la deuxième génération des GAILLARD . En 1945 , la rue de la Chapelle fut scindée en deux , sa partie sud prenant le nom rue Marx Dormoy : la numérotation s’en trouva modifiée et la boutique qui était au 95 se voit attribuée le numéro 21 que l’on devine derrière la première vitre tout en haut ; en revanche le voisin a gardé le numéro 95 en façade .

En haut à gauche : une plaque émaillée si délavée que ses inscriptions sont à peine visibles : elle prouve toutefois une affiliation à Jaz qui remonte au moins aux années 35/37 . En haut à droite trône au contraire , entre deux carillons Vedette , la toute récente enseigne lumineuse de 44 cm de diamètre qui arbore le jaseur boréal de René RAVO devenu pendant la guerre le logo de Jaz . Très courante à l’époque , puisque Jaz ne produisait pas ce type d’horloges qui connaissaient un grand succès à l’époque , la proximité avec les carillons Vedette s’explique aisément par l’accord conclu entre Jaz et Vedette en 1949 . En revanche les six belles plaques qui ornent les bas de caisse ont été fabriquées sur mesures pour cette boutique qui est , à notre connaissance , celle qui affiche le plus de publicités pour Jaz .gaillard 1954_(1)[1]La boutique au 21 rue de la Chapelle en 1954 et ses magnifiques panneaux Jaz gaillard 1957_(3)[1]en 1957 la diversification s’étend au briquet Flaminaire Louis Gaillard (1)Cette carte publicitaire postérieure montre que , si la plaque émaillée Jaz est toujours présente , les six panneaux de bas de caisse ont été remplacés par d’opportunes vitrines permettant de présenter plus de produits en vente . On notera l’amusant texte conçu par Louis Gaillard , à la première personne , à propos de sa pendule électrique qui « donnait  » l’heure au quartier , ce qui n’est pas exagéré . Effectivement la boutique se trouvant au point culminant de la très longue rue de la Chapelle , cette horloge pouvait être vue depuis l’avenue Max Dormoy ; subsiste d’ailleurs , en place actuellement , un panneau lumineux Citizen qui permet de s’en rendre compte . En général ce sont les beffrois des mairies , des hôpitaux ou les clochers des églises qui rythment les heures d’un quartier , or de l’autre côté de la rue , presque en face l’établissement des GAILLARD , se trouve la Basilique Sainte Jeanne d’Arc qui aurait dû tenir ce rôle sauf qu’elle restera inachevée de 1930 à 1964 et que son absence de clocher traditionnel et d’horloge laissait place « à la médaille d’argent » pour assurer ce service .

Le nom de la boutique est extrêmement bien choisi puisqu’il semble faire allusion à l’activité de bijoutiers qui vendaient beaucoup de médailles en or et argent , souvent religieuses , mais les initiés savaient qu’il s’agissait de la médaille d’argent obtenue en fin de cycle d’études à Cluses par Marcel puis Louis Gaillard qui , par extraordinaire , ont été successivement deuxièmes de promotion de cette école à la réputation internationale .gaillard 1968-23_Boutique_21[1]Monsieur Gaillard devant sa boutique en 1968 et sa petite famille à la fenêtre à l’étage
choiseul gaillardgaillard (3)Olivier (à gauche) et son père Jean Claude GAILLARD diplômé de l’ENHC – Ecole Nationale Horlogère de Cluses , promotion 1952/1956 – dans sa boutique atelier du passage de Choiseul . Rares sont les familles d’horlogers qui ont survécu à l’invasion dévastatrice du quartz nippon , aussi ce type de magasin fait notre bonheur . On n’est pas reçu par de simples changeurs de piles – même s’ils assurent ce service évidemment- mais de vrais horlogers qui peuvent légitimement exposer les superbes outils des générations précédentes et vendre pendulettes d’officier , goussets , etc . Leur sellier maroquinier pourra réaliser un bracelet de montre entièrement sur mesure et selon votre choix le plus particulier . Spécialisés dans la réparation de montres mécaniques, anciennes ou récentes quelque soit leur marque , ainsi que de pendules , ils sont également distributeurs  de nombreuses marques suisses , allemandes ou françaises telles que Junghans , Junkers , Zeppelin , Claude Bernard ,Timberland , etc . Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Olivier et au regretté Jean-Claude Gaillard ( + 2018) qui ont bien voulu nous confier les documents ci-dessus et pris le temps de nous guider comme ils le feront pour achats et réparations dans leur boutique .

Bijouterie Horlogerie CHOISEUL 57 passage Choiseul 75002 Paris  01.42.96.07.50                  site de la bijouterie http://www.bijouteriechoiseul.com/

du lundi au vendredi de 10H30 à 18h   contact@bijouteriechoiseul.com

 

 

Prospectus 1923 version française

Prospectus de 16 pages . Format 15 x 11 cm . Imprimeur Draeger à Paris . Consultez notre article sur la version espagnole de ce prospectus .Prospectus 1923 page 1Page de Une : la  Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère était la première raison sociale de Jaz , on retrouvera son estampille , soit sous la forme de son acronyme CIMH , soit en toutes lettres en bas des cadrans jusque dans le début des années 50 alors que le nom commercial devient aussi la raison sociale  en 1948 : JAZ S.A.  Si tous les mots ont leur importance , celui à retenir dans cette dénomination est INDUSTRIELLE car la nouveauté est là . Cette activité était , en France , cantonnée à quelques ateliers parisiens pour l’horlogerie de luxe . Pour les classes laborieuses qui lisaient l’heure sur des réveils francs comtois , des horloges de parquet ou des carillons c’est au talent des  paysans-horlogers qui travaillaient l’hiver dans leurs fermes qu’il fallait s’adresser , celles du  Jura , Haut Doubs , Haute -Savoie , etc . Après l’hostilité ouvrière aux progrès du machinisme au début du XIX° siècle , succède une première avancée vers la modernisation avec la sous-traitance de cette main d’œuvre par de grands noms comme JAPY qui finit par s’imposer avec la mécanisation de ses ébauches vendues bien moins chères que la concurrence . Prospectus 1923 page 2page 2 Comme nous l’expliquions dans cet article sur un autre prospectus contemporain  , il était d’usage , au début du XX°siècle , de montrer ses usines pour valoriser une entreprise . Offrir une vue de son usine atteste d’un passage réussi à l’industrie . On peut , en outre , comprendre cette fierté aux vues de ce bâtiment de 2500 mètres carrés tout neuf , sorti de terre à quelques mètres du grand Carrefour de la Défense que l’on aperçoit derrière où le CNIT s’installera en 1958 en ambassadeur du nouveau quartier de la Défense , qui va exproprier et démolir cette usine en 1961 .Prospectus 1923 page 3page 3 le prospectus n’est pas daté mais le Capital Social est porté à 3,6 million de Francs en 1923 ; datation confirmée par les modèles présentés . Vous constaterez qu’il comporte une partie pédagogique sur le rôle du réveil , objet jusqu’alors strictement utilitaire .Juste à la sortie de la Grande Guerre , l’argument évoqué de réaliser un réveil français dans un marché essentiellement tenu par les allemands à certainement fait mouche . On vante l’usine , les qualités du matériel , des ingénieurs , des études préalables , de la sonnerie , etc. sans un mot pour le personnel , il est vrai peu qualifié . Enfin une partie technique , allant jusqu’au démontage indiquant clairement que la cible de ce prospectus est plus l’horloger distributeur que son client . Prospectus 1923 page 4 Ces vues des grands ateliers Jaz marquent une étape dans l’histoire de l’industrialisation de l’horlogerie puisque précédemment la fabrication de pièces fonctionnait traditionnellement selon le procédé dit de l’établissage : des artisans spécialisés travaillent à domicile et fournissent chacun un élément très spécifique . Les pièces sont ensuite collectées et assemblées par un « établisseur ». L’étape suivante sera Frédéric Japy qui regroupe ses ouvriers autour de sa fabrique pour minimiser les coûts de transfert . Puis pour chaque poste de travail , il conçoit une machine-outil adaptée et capable d’opérer une production en série . Japy augmente à faible coût les cadences de production tout en réduisant la main d’œuvre nécessaire . Chez Jaz , les ouvrières que nous voyons en blouses à leurs postes ont été formées en interne à des tâches peu spécialisées et mal payées , comme en témoignent les différents mouvement sociaux qui secoueront la manufacture ( article en préparation) .

Ecole Professionnelle à Nantes                                Manufrance atelier de polissage                                                                                                                                                                  Les ateliers bardées de courroies , qui actionnent les machines outils , dont la force motrice venait de la vapeur , dans un vacarme effroyable , ne vont disparaître qu’après la seconde guerre mondiale et l’avènement de l’eléctricité

Prospectus 1923 page 5Avant la nationalisation du secteur électrique par le Général de Gaulle en 1946 , ce ne sont pas moins de 1450 entreprises françaises privées qui coexistent pour assurer la production, le transport et la distribution d’électricité et de gaz .

Jaz pouvait s’auto-alimenter en énergie comme les usines de batteries et de véhicules électriques DININ de Puteaux et leur machine à vapeur ou se fournir auprès de l’usine d’électricité Ouest Lumière de la rue Volta .

Prospectus 1923 page 6 La version espagnole vante les mérites des machines outils , des études préalables , du bon goût français mais aucune allusion au personnel . Pour la France , il est qualifié de Main d’œuvre raffinée de la région parisienne : ils n’ont pas osé opposer la classe ouvrière de l’Ouest parisien censée être plus éduquée à celle de l’Est plus revendicatrice . Prospectus 1923 page 7 De DION BOUTON voitures 36.000 m2 /2.000 ouvriers , UNIC camions , SAULNIER avions , , HUTCHINSON pneus , COTY parfumeur , sans oublier le célèbre  Arsenal Atelier de construction de l’Artillerie de Puteaux. A coté de cette grande industrie lourde, Puteaux voit naître de très nombreux petits ateliers de mécanique qui travaillent en sous-traitance , des fonderies , etc .Prospectus 1923 page 8Prospectus 1923 page 9Prospectus 1923 page 10Prospectus 1923 page 11Prospectus 1923 page 12Prospectus 1923 page 13Prospectus 1923 page 14Prospectus 1923 page 15Prospectus 1923 page 16

Prospectus 1923 version espagnole

Ce petit prospectus en espagnol de 16 pages reprend la maquette et les illustrations d’un prospectus distribué en France à la même période . En revanche le texte étant sensiblement différent de la version française , nous vous en proposons une transcription en français ( traduction de Boris PAGLIA)  Format 15 x 11 cm . Imprimeur Draeger à Paris . Nous vous renvoyons à la version française pour l’analyse de ce prospectus puisque nous ne la répétons pas , nous nous limitons ci-dessous à soumettre la traduction et noter les différences avec la version française .prospectus espagnol page 1Page de Une : Jaz Réveil de précision prospectus espagnol page 2page 2  Ateliers : Service Commercial : prospectus espagnol page 3page 3 Patentes dans tous les pays du monde prospectus espagnol page 4Préambule
Il est nécessaire d’indiquer que le réveil n’a jamais été très apprécié par le public. Il faut avouer qu’aucun effort n’a jamais été fait pour donner au réveil une apparence élégante qui a contribué à être «le parent pauvre» de la grande famille de l’Horlogerie. Lorsque le mot «réveil» est prononcé, un objet laid et de classe inférieure est inévitablement évoqué avec un mécanisme imparfait,prospectus espagnol page 5 bref, quelque chose qui reste dans un coin sauf en cas de nécessité absolue. La constitution de la CIMH répond donc à un besoin : créer en France une industrie conçue pour fabriquer un réveil supérieur, par tous les moyens, aux modèles les plus connus au monde, à ceux fabriqués jusqu’ici en Allemagne et en Amérique du Nord.
Notre réveil « JAZ » est le résultat de plus de deux ans d’études, d’essais et d’observations;
il est le critère du bon goût français; et l’élégance de sa forme attire l’attention…prospectus espagnol page 6parmi tous les autres articles similaires qui apparaissent dans l’horlogerie. Le mouvement a été soumis à une étude minutieuse dans les moindres détails; il obtiendra les faveurs du public pour l’exactitude et la sonorité claire ou bruyante de la sonnerie; il fera plaisir à l’horloger par la facilité du démontage de ses pièces et l’interchangeabilité de chacune d’entre elles. Pour mener à bien son programme, la C.I.M.H. a construit une usine moderne, équipée des dernières innovations connues, selon des plans étudiés par une prospectus espagnol page 7mission spéciale d’ingénieurs en Suisse et aux États-Unis. Nous avons confié la partie mécanique à un groupe de techniciens spécialisés en la matière, en leur fournissant les meilleurs machineries de précision actuelles dans le monde. Ainsi, le principe fondamental de l’industrie moderne est réalisé:
a) Une installation mécanique de premier ordre pour obtenir la fabrication parfaite et continue;
b) l’intensification et la précision de la production pour atteindre les meilleurs prix.
Voici les principales caractéristiques du réveil « JAZ ».

prospectus espagnol page 8Ce réveil est solide et robuste, mais d’apparence léger et élégant. Il se compose:
d’une « cage » cylindrique monobloc, solide et sans soudure;
d’un « cache-poussière » en acier embouti fixé à la boîte; les quatre piliers sont vissés sur ce cache-poussière, de sorte que le mouvement est parfaitement maintenu et exactement centré;
de la « cloche », en acier massif, fixée au cache-poussière avec prospectus espagnol page 9trois vis. Elle est remarquable par son timbre clair et sa forte sonorité.
Par la forme spéciale de la cage, où se logent les clés, le « JAZ » peut être accroché au mur. Le nickelage abondant et le polissage soigné donnent au « JAZ » l’apparence élégante d’un article de qualité. Le « JAZ » est fabriqué avec cadran blanc, ou avec les aiguilles peintes au radium, qui permettent de voir l’heure pendant la nuit.prospectus espagnol page 10Description du « JAZ »
Partie technique
En raison de tous les dispositifs techniques, de la vérification rigoureuse de chaque pièce et d’une révision finale minutieuse, l’ajustement parfait est réalisé, ce qui fait du « JAZ » un réveil de précision, une excellente horloge murale.
L’échappement, spécialement étudié techniquement et pratiquement, donne un résultat inégalable.
Le balancier, exactement centré, fait 12 600 oscillations par heure; son équilibre rigoureux assure l’isochronisme des oscillations dans toutes les positions, et quelles que soient les différentes amplitudes correspondant à la tension du ressort.

prospectus espagnol page 11L’axe du balancier est en acier trempé, poli et rectifié; Les vis-à-cornet sont trempées et polies à l’intérieur: ces deux détails sont des facteurs essentiels pour le bon fonctionnement et la longévité du mouvement.
Le spirale, en bronze inoxydable et peu magnétique, adopté après plusieurs essais méthodiques, assure au « JAZ » une parfaite régularité.
La fabrication des roues est l’objet de la plus grande attention; ces pièces délicates sont attentivement calibrées.
Les pignons internes, trempés et polis, adoptés malgré leur difficulté de fabrication, présentent un minimum de frottement, une grande résistance, notamment à la poussière et assurent une marche douce et régulière.
Les axes sont fabriqués dans une machine de grande précision qui garantit une ajustement précis.prospectus espagnol page 12Les pivots sont soigneusement polis par un procédé spécial, qui empêche l’usure des trous des platines.

Dispositifs accessoires
Les deux ressorts (mouvement et réveil) se remontent dans le même sens.
Les clés, composées de deux ailes parallèles, sont faciles à manipuler.
L’arrêt sonnerie, bouton placé au-dessus de la cage, fonctionne d’un simple contact. Ensuite, le bouton est immobilisée jusqu’à ce que l’alarme soit remontée de nouveau. Cela empêche les sonneries intempestives, aussi ennuyeuses que mal venues.

prospectus espagnol page 13Démontage
Ressorts : l’un des pivots des arbres de barillets est ajusté dans un coussinet démontable attachée à la platine postérieure par un écrou; Retirez cet écrou pour lâcher l’arbre, la roue et le ressort.
Fourchette: Un des boulons d’ancrage est placé sur la platine postérieure, bloqué par une vis: tournez cette vis pour libérer la platine et l’ancre. Pour enlever le mécanisme, retirez la vis placée sous le pied arrière; desserrer la tête moletée devant l’anneau et l’enlever avec le bouton arrêt sonnerie; et en tenant la boîte d’alarme, exercer une légère pression sur le verre.

prospectus espagnol page 14Pour isoler le mouvement – Retirez les deux clés, les deux boutons et les quatre écrous qui maintiennent les supports sur le cache-poussière. Les aiguilles et la plaque du cadran ne doivent être retirées qu’en cas de réparation des parties de la minuterie.
Pour remplacer le mécanisme. – Opérer inversement, après avoir enclenché le levier à ressort du cliquet sur la roue d’échappement.

Horlogerie Bijouterie AUBRUN à Chauvigny 1920 à 2000

Nous devons l’essentiel de cet article à Max AUBRUN  ex-conservateur des musées de Chauvigny et co-auteur du remarquable ouvrage de 460 pages : CHAUVIGNY 1851- 1970 120 ans de photographies . Nul n’était mieux placé que lui pour retracer l’histoire de la bijouterie AUBRUN fondée par son grand père Maxime AUBRUN , par ailleurs maire de cette petite ville de la vallée de la Vienne et successeur de Henri BOZIER l’horloger bijoutier de la rue du Marché . Son fils Pierre AUBRUN reprendra le flambeau qui le transmettra à son tour à son propre enfant Max AUBRUN qui – par chance pour tous –  a fait œuvre d’historien pour sa ville et sa famille : qu’il en soit remercié !Chauvigny 0 Chauvigny 1Chauvigny page 298Chauvigny 2

Chauvigny page 300.jpgL’identification des pendules , aux styles les plus caractéristiques , apparaissant dans cette vitrine permet de dater cette photo un peu au delà de l’estimation de l’auteur puisqu’elles sont toutes extraites du catalogue 1964/65 .

 

Chauvigny page 407 600ppLes réveils , à cloche surmontés d’un anneau , qui sont bradés ne sont pas des Jaz , en revanche le réveil géant est bien un Jaz de vitrine , du même  modèle que celui du Raja de Nanpara ; à n’en pas douter il n’est pas bradé mais fait la promotion des Jaz que les AUBRUN  distribuait dès avant -guerre .Chauvigny page 406 600ppMax sera , plus tard , le troisième AUBRUN  à la tête de l’horlogerie bijouterie  jusqu’à sa fermeture .Chauvigny Foire 600ppil n’est pas bien difficile d’identifier une LUMIC à son néon annulaire allumésachets AUBRUN 1938Trois sachets de réparations au nom de Maxime AUBRUN , modèle 1938 , format 11 x 7,5cm

Galerie des Jaz mécaniques de 1921 à 1942

 

 


Galerie chronologique des réveils et pendules à poser de 1921 à 1942 ne portant donc pas encore au cadran de jaseur boréal au dessus du logo Jaz . Les modèles de transition comme les JOLIC , LEGIC , TOURIC , AFRIC , ARGIC , NERVIC , NOVIC et VERDIC existent également avec le jaseur à queue basse au dessus du logo Jaz , vous les retrouverez donc aussi dans la galerie des Jaz mécaniques de 1943 à 1967 . Les minuteurs et réveils de voyage font l’objet de galeries spécifiques .                                                                                                                                                                                     CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR ACCEDER A L’ARTICLE CORRESPONDANT

 

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Publicités Jaz ex-colonies françaises ALGERIE MAROC MADAGASCAR

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Ces publicités extraites de journaux des ex-colonies françaises de 1923 à 1933 démontrent que les réveils Jaz , qui sont commercialisés en Métropole à partir de 1921 , n’ont pas tardé à conquérir la zone d’influence française en Afrique .

CALIBRE B circa 1919-1924

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Le calibre B est le second calibre réalisé par la C.I.M.H. ,effectivement sa fabrication est antérieure à sa commercialisation en 1921 . Sa durée de vie fut assez courte puisque s’il a coexisté avec le calibre D qui le remplace totalement dès 1924 . Toutefois on peut trouver quelques calibres B postérieurement à cette date . Vers la fin des années 60 , le calibre D a remporté un tel succès que la marque elle-même, le présente  comme étant son premier calibre , effaçant totalement la trace des prédécesseurs , à savoir le A qui n’était certes qu’un prototype jamais commercialisé mais aussi ce B qui a tout de même servi pendant 4 ans …Il se définit comme suit : 30 heures à réveil , échappement  Roskopf , barillets démontables. fig40-echappement-suisseOn peut considérer le calibre A comme un prototype dont l’échappement à impulsions partagées dit « à ancre suisse »  s’avéra trop complexe à usiner . En outre comme on le voit sur cette figure n°40 , les palettes B et C sont obligatoirement d’onéreux rubis qui vont s’user .fig47-echappement-roskopfEn 1798, un horloger bisontin, L. Perron, imagine un échappement dont les fonctions sont à peu près les mêmes que celles de l’échappement à ancre , mais dont les palettes en rubis sont remplacées, pour des raisons d’économie, par des goupilles en acier. Ce type d’échappement est  choisi en 1867 par G. F. Roskopf  pour la fabrication de sa montre bon marché, qui fit sensation à l’époque. Cette montre apportait, au point de vue construction, des simplifications intéressantes comme  la suppression d’un rouage et elle était , en outre , très robuste . Le calibre B est donc doté de l’échappement à chevilles popularisé par Roskopf  au point de lui laisser son nom sans en être réellement l’inventeur , grâce à « La Prolétaire » comme il avait nommée sa montre au succès mondial . Plus simple , l’échappement Roskopf  avait donc fait ses preuves de simplicité et de robustesse . Il est caractérisé par l’absence complète de rubis . Les dents des roues d’échappement en acier agissent contre deux goupilles cylindriques en acier. La fourchette donne les impulsions au balancier en agissant contre un doigt en laiton. Il est évident qu’à conditions égales, cet échappement exige davantage de force que l’échappement à palettes en rubis. C’est précisément pour cette raison que Roskopf avait prévu une construction qui permettait de loger un grand barillet dans le mouvement ,or  le calibre B ne manquait pas de puissance avec son gros ressort . On peut rappeler ici l’adage bien connu : une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. L’échappement à chevilles a sa place dans un réveil de fabrication simplifiée  visant au prix modique et robuste , exactement ce que cherchait Jaz à ses origines ! desc-cal-bSi aucun brevet n’est donc déposé pour le calibre A , le brevet du calibre B est d’abord déposé à l’étranger : le 6 Septembre 1919 au Royaume Uni et en Suisse , le 8 Décembre 1919 au Japon  et le 20 Mai 1920 aux USA . La demande de brevet est déposée pour la France auprès de l’ONPI le 3 Août 1920 et obtenue le 12 Mars 1921 . Le calibre B va équiper des modèles tels que le CLASSIC ou le CLUB  jusqu’en 1924.

CALIBRE D 1921 à 1954

calibre-dDepuis sa création, JAZ n’a cessé d’innover en matière de technologie pour proposer des réveils et pendules adaptés au plus grand nombre . Le calibre D apparu en 1921 , fut sans nul doute le plus grand succès de la marque et sera employé dans la plus grande partie des modèles pendant une trentaine d’années . Comme sa nomenclature l’indique , le D n’est pas le premier calibre créé par Jaz . A partir de 1924  il équipe le CLASSIC , le premier réveil Jaz  jusqu’alors doté du calibre B . Le calibre A n’était qu’un prototype jamais diffusé et remplacé par le B lors des premières commercialisations en 1921 . Le calibre C n’existe pas . Son successeur est le calibre U et ses dérivés en usages de 1955 à 1967 .

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Il fait partie de la catégories des gros calibres, 30 heures voire 45 heures d’après certains documents des années 30 . On le voit apparaître également sous la dénomination de calibre 1D ou  de Grand Calibre Courant à ses débuts  . Il est la base d’autres calibres adaptés selon le type de modèle à réaliser.

Catalogue Jaz 1937 page 17.jpg

En observant la platine, on voit apparaître différents marquages. Le premier: « Mod.D » ou « cal.D ». Sur le marteau dit « battant » , la date de fabrication: trimestre et année (ex. 3 – 49) calibre D blancPendant la guerre le laiton des platines et rouages est remplacé par des alliages dit  » blancs » comme pour ce CARRIC de 1945 .

sans-titre-1Le calibre D est composé d’un peu plus de 50 pièces.                                                                                  Il a fait l’objet de nombreuses variantes :

  • 3 D: répétition, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm  exemple TRIPLIC
  • 10 D: sujet animé, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm  exemple BABIC 1946
  • 11 D: trotteuse centrale, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm exemple CROISIC
  • 12 D: sans trotteuse, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm  exemple POTIC
  • 13 D: avec trotteuse centrale, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm  exemple JAZIC
  • 14 D: sujet animé, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm  exemple FABLIC
  • 18 D: sonnerie sur clochette, exemple DUPLIC
  • 20 D: sonnerie à musique deux exemples CAMIC et MUSIC
  • 22 D: mouvement en Durilium exemples KINIC et  MINIC
  • 24 D: sonnerie sur clochette, exemples FURIC , DELTIC , BARIC