Un DIGIC dans les « 24 heures de la vie d’une femme » exposition au MAMC

JAZ_24h de la vie d une femme_MAMCVue de l’exposition « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme »  au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole du 1er décembre 2018 au 22 septembre 2019  . Au premier plan, à droite : Anonyme, Réveil Digic, vers 1975. Collection MAMC+ © droits réservés  . Au second plan, à gauche : Charles et Ray Eames, Paravent FSW (Folding Screen Wood), 1946. Collection MAMC+ © Herman Miller. Crédit photo : Julie Rica / MAMC  .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Amis Jaseurs , joignez vous au 60.000 visiteurs annuels du MACM à l’occasion de cette exposition dont le titre semble faire référence au roman éponyme de Stefan Zweig « 24 heures dans la vie d’une femme » , aux films , pièces de théâtre et même B.D. qui s’en inspirent . Pourtant non puisqu’ il s’agit de l’allégorie d’une journée imaginaire et multiple , sans claire distinction entre la fiction et la réalité .  Peintures, sculptures, dessins, photographies et objets de design illustrent cette fiction du quotidien, de l’éveil jusqu’aux rêves . L’éveil se fait avec un DIGIC blanc qui est une des 250 œuvres , issues des collections du musée , qui composent ce parcours impliquant 135 artistes sur 1.000 m² divisés en 10 sections comme « Le Bain », « Le Travail », « La Lecture » ou encore « La Promenade » , « Le Repos » « La Rencontre » et commençant donc par  » l’Eveil  » .                                                                                                                                                                                                                                                                                                              Nous avons rédigé , précédemment ,  plusieurs articles sur la présence de Jaz dans les musées horlogers  , qui n’est guère surprenante s’agissant de la plus grande marque d’horlogerie française des années 50 à 90 ; Tout aussi évidente est la participation de Jaz à des rétrospectives temporaires , telles que l’exposition au CNAM en 1949 . musée des art décoratifsEn revanche, il est plus gratifiant de retrouver un CHAMPIC au Musée des Arts Décoratifs ….kinic lusto…ou un KINIC 107-10 au Musée Lusto -Musée Forestier Finlandais de Punkaharju en Savonie du Sud … turun museum…et  enfin un rare Jaz Swiss Made , réservé à l’export , exposé au Turku Museum Centre de l’ancienne capitale finlandaise Åbo , actuelle Turku  .

Nous remercions donc chaleureusement , Julie Rica , médiatrice culturelle de l’art au MAMC ,  de nous avoir signalé la présence d’un Jaz dans le cadre de cette exposition et surtout de nous avoir réalisé cette – très belle – photo du DIGIC , in situ , spécialement pour Jazlebontemps , preuve de l’ouverture et de la disponibilité de ce musée au public , à tous les publics .

Musée d'art moderne Saint Etienne façade.JPGLe Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole rassemble près de 20.000 œuvres de différentes natures : peintures, sculptures, dessins, photographies dont 1.500 pièces de design . Véritable institution internationale dans le domaine de l’art moderne et contemporain, installée rue Fernand Léger, sur la commune de Saint-Priest-en-Jarez, à proximité de Saint-Étienne. Ville UNESCO de design aux côtés de Berlin, Bilbao, Buenos Aires, Curitiba, Dundee, Graz, Helsinki, Kobé, Montréal, Nagoya, Pékin, Séoul, Shanghaï, Shenzhen et Turin, Saint-Etienne est aujourd’hui une référence mondiale et la capitale française en matière de design.Musée d'art moderne Saint Etienne

3500 m² de salles d’exposition se répartissent au cœur d’un bâtiment contemporain dont la façade en carreaux de céramique noire rappelle le passé houiller de Saint Etienne et  dont l’un des objectifs majeurs consiste à mettre en valeur les productions de l’art et de la technique à l’ère industrielle . Premier musée d’art moderne créé en région en 1987 , il est né d’une volonté de donner tout l’espace nécessaire aux collections d’art moderne et contemporain . Le MAMC est donc pionnier parmi les institutions consacrées à l’art le plus actuel en région . Dans les années 1990 , ses collections se développent par des acquisitions nombreuses et prestigieuses avec des artistes comme Kelly , Lichtenstein , Oldenburg , Richter , etc , mais également des donations exceptionnelles et des dépôts qui contribuent à hausser la collection à un niveau international .

Outre l’exposition de ces collections , le Musée est engagé dans une programmation d’expositions temporaires très active , alternant expositions historiques et expositions d’artistes vivants , avec une dimension prospective affirmée , allant du couple so british d’artistes Gilbert et George en 2005 , au peintre sino-dijonnais Yan Pei-Ming en 2006 , à l’incontournable stéphanoise  Orlan en 2007 , jusqu’à  Anish Kapoor en 2017 soit deux seulement après son exposition , si médiatique , dans les jardins du château de Versailles

Site officiel mamc.saint-etienne.fr
Adresse
Rue Fernand Léger – 42270 Saint-Priest-en-Jarez
Tél. : 04 77 79 52 52
Tarifs
6,50 euros : plein tarif
5 euros : tarif réduit
10 euros : familles
Gratuit : pour les moins de 25 ans et pour tous le 1er dimanche du mois (sauf le 7 avril 2019) Le visiteur peut être accompagné dans sa découverte des collections, à travers des visites, des ateliers, des expérimentations, des projets « hors-les-murs »…

Je te promets la liberté Roman de Laurent Gounelle

laurent Gounelle (2)Roman  Je te promets la liberté de Laurent Gounelle dont les livres  sont tous des best-sellers , traduits dans le monde entier.laurent Gounelle (3)Si l’action  , dans ce chapitre ,  se déroule en 1964 , l’auteur du roman est né deux ans plus tard en 1966 . Preuve est qu’il a mené une enquête rigoureuse sur cette période , puisque le premier réveil électrique Jaz apparaît bien en 1964 , le DRILIC de la gamme des Jazistor .laurent Gounelle (1)On voit combien Gounelle tient à preciser que le réveil est bien un Jaz électrique. Grâce à ce genre d’auteur , Jaz reste d’actualité .

je-te-promets-la-liberte-en-librairieAvec son nouveau roman à suspense,  Laurent Gounelle vous entraîne au cœur d’une  histoire exaltante dans laquelle  vous allez vous perdre… et vous retrouver.

Imaginez  : votre employeur vous laisse dix jours pour sauver votre poste et, le soir même, votre conjoint vous laisse entendre que votre couple n’en a plus pour longtemps… Dans les deux cas, on vous reproche votre personnalité, mais qu’y pouvez-vous  ?
Lorsqu’un ami vous parle d’un homme mystérieux, membre d’une confrérie très secrète détentrice d’un savoir ancestral, qui a le pouvoir d’installer en vous une toute nouvelle personnalité, la perspective est peut-être tentante…C’est ce qui arrive à Sybille Shirdoon, l’héroïne de cette histoire  : confrontée à l’échec, à la séparation, à la trahison, mais aussi au bonheur, à la joie, à l’amour, elle s’embarque alors dans un chemin extraordinaire vers la découverte de soi et des autres.

 

AARABE LAKBIR horloger à Ouarzazate Maroc

Certes le vénérable Aarabe Lakbir – encore en activité – n’a certainement jamais été un horloger affilié par Jaz mais nous devions rendre hommage à cet horloger de Ouarzazate , la Porte du Désert , dont la naïve , mais attachante , plaque émaillée est une des plus charmantes preuves de la célébrité de Jaz à travers le monde .

Le texte ci-dessous et les photos sont intégralement repris du remarquable site historique de Mohammed BAYOUSSEF  http://memoire-ouarzazate-photo-documents-souvenirs.over-blog.com/

Cette boutique au-dessous de laquelle est suspendue la plaque de la montre Jaz, qui se trouve sur la ruelle des banques, qui mène vers hôtel Royal et la BMCE d’un côté et vers Kisariat Ahl Sous de L’autre Côté, appartient au deuxième horloger de Ouarzazate qui s’appelle AARABE LAKBIR ou pour les gens du coin LAMAALLAM BENIDAR. C’est le fils ainé d’un mokhazni de 31 Makhzen Mobil AARABE IDAR surnommé IDAR l’éboueur (IDAR ACHATTAB en arabe) à cause de son amour de faire la corvée du quartier toute la journée. Feu monsieur IDAR originaire d’Elklaa Sraghna comme un nombre important des Mokhaznis de Mobil, est venu à Ouarzazate dans les années 50, où il a exercé dans le goum puis à Makhzen mobil. C’était parmi les premiers qui ont eu leur permis de conduire de la première auto-école chez OTHMAN de TASSOMAATE (Othman dont nous avons amplement parlé). Durant les années 60 monsieur Idar avait une voiture parmi les premières d’Ouarzazate, c’était une Citroën noire avec une manivelle de démarrage qu’il actionne tôt chaque matin. A notre bonheur, pour la mettre en marche, il compte sur nous enfants de la caserne pour la pousser au départ. Lakbir AARAB plus connu à Ouarzazate par BEN IDAR l’horloger dont la mère feue Lalla Zahra était la sage-femme du douar avait un frère benjamin Larbi militaire et une sœur Aicha femme de foyer. Il est le seul de sa famille à rester à Ouarzazate à Ait GDIF après le décès de ses parents et son mariage avec une fille de la région. Tout jeune vers 1964, ses études primaires non achevées, son père le confié au seul horloger du centre de Ouarzazate monsieur BELYAZIDE pour apprendre le métier d’horloger qu’il aime tant. Monsieur BENLYAZID l’ex parlementaire au sein du parti de l’Istiqlal l’a pris en charge durant des années en tant qu’apprenti. Fin 1968 et début 1970, Lakbir à commencer à fréquenter les souks hebdomadaires à son propre compte en tant que réparateur de montres et d’horloges qui étaient dans le temps mécaniques Types Jaz, Dogma, Flica ,Lip, Zénith, Omega, Carillon, comtoise etc. montres très prisées par les collectionneurs. Apres des années d’expériences dans le métier, il s’est approprié le magasin sujet du présent article d’un joaillier juif partant vers la Palestine au nom d’Isaac (dont les fils gardent toujours contact avec Ouarzazate ils sont de Telmasla). Dans le temps, après l’abandon de Belyazide du métier d’horloger pour se consacrer à la politique, Ben Idar était le seul artisan horloger connu par sa rigueur, la précision de son travail et son savoir-faire pournettoyer, réviser ou réparer une montre de luxe, une vieille horloge  qui a besoin d’être. Par ses connaissances, il prend le soin même de vous donner les meilleures explications sur ce qu’il entreprend dans son échoppe et travaille sous vos yeux à son établi et répare des mécanismes de montre quelque fois très complexe et anciens.

ouarzazate (2)Mais, vu la lourdeur de l’âge et la baisse de la vue, malgré des lunettes à forte dioptrie (on disait dans le temps lunettes à verres des fonds des bouteilles d’huiles (’قاع الزجاجة), Lakbir à cesser depuis 1974 de se déplacer aux souks et s’est contenter de son magasin jusqu’à aujourd’hui.

Les GAILLARD une dynastie d’horlogers bijoutiers

Le passage Choiseul , avec ses 190 mètres de long et ses 3,9 mètres de large , est le plus long de Paris . Edifié en 1825/27 , il était dans un tel état de décrépitude en 1936 que Louis – Ferdinand Céline , qui y vécut son enfance , l’immortalise sous le nom de Passage des Bérésinas dans Mort à crédit . Heureusement une restauration importante et réussie du Passage Choiseul a eu lieu de 2013 à 2017 . Meilleure allure , meilleure fréquentation , meilleure visibilité à l’extérieur , superbe luminosité à l’intérieur , sont autant d’atouts qui marquent la renaissance du Passage Choiseul , lequel abrite au numéro 57 la bijouterie horlogerie Choiseul . Bel écrin pour abriter la dernière adresse d’une dynastie d’horlogers : sur quatre générations : les GAILLARD dont les cousins LECLOU étaient également horlogers .95 rue de la Chapelleencart publicitaire des années 20gaillard (4) Marcel GAILLARD 1911 médaillé de l’Ecole d’horlogerie de Cluses promotion 1897/1900                                                                                                                            Boutique de la première génération , sise 95 ( actuel 21)  rue de La Chapelle dans le XVIII°à Paris , avec appartement à l’étage . La conformation de ses vitrines est typique de son époque : lettres bombées en émail collées à l’extérieur sur les vitres , pas de publicités mais un maximum d’objets présentés , au point de ne plus voir l’intérieur du magasin ;  dans la vitrine de gauche en haut : les médailles et bijoux ; en bas : les montres à gousset ; dans la vitrine de droite : les réveils à cloche et pendules de cheminée . Pas de Jaz puisque la firme est fondée en 1921 , donc postérieurement .gaillard 1940_(2)[1]Boutique à la Médaille d’Argent en 1940 , 95 rue de la Chapelle . Vitrine de droite on devine malgré le reflet une pancarte Jaz derrière la vitre et à l’extérieur une plaque émaillée Jaz première génération – tout à gauche – répond à une plaque Oméga tout à droite gaillard 1947_(2)[1]intérieur de la boutique en 1947 : on notera la présence d’un éphéméride mural Jaz , hélas , un peu caché par le thermomètre -baromètre en marbre .gaillard (1)Louis GAILLARD 1950 diplômé Ecole de Cluses promotion 1924/1927                                Les années 50 marque l’apogée de Jaz , comme en témoignent les nombreuses publicités qui ornent la boutique de la deuxième génération des GAILLARD . En 1945 , la rue de la Chapelle fut scindée en deux , sa partie sud prenant le nom rue Marx Dormoy : la numérotation s’en trouva modifiée et la boutique qui était au 95 se voit attribuée le numéro 21 que l’on devine derrière la première vitre tout en haut ; en revanche le voisin a gardé le numéro 95 en façade .

En haut à gauche : une plaque émaillée si délavée que ses inscriptions sont à peine visibles : elle prouve toutefois une affiliation à Jaz qui remonte au moins aux années 35/37 . En haut à droite trône au contraire , entre deux carillons Vedette , la toute récente enseigne lumineuse de 44 cm de diamètre qui arbore le jaseur boréal de René RAVO devenu pendant la guerre le logo de Jaz . Très courante à l’époque , puisque Jaz ne produisait pas ce type d’horloges qui connaissaient un grand succès à l’époque , la proximité avec les carillons Vedette s’explique aisément par l’accord conclu entre Jaz et Vedette en 1949 . En revanche les six belles plaques qui ornent les bas de caisse ont été fabriquées sur mesures pour cette boutique qui est , à notre connaissance , celle qui affiche le plus de publicités pour Jaz .gaillard 1954_(1)[1]La boutique au 21 rue de la Chapelle en 1954 et ses magnifiques panneaux Jaz gaillard 1957_(3)[1]en 1957 la diversification s’étend au briquet Flaminaire Louis Gaillard (1)Cette carte publicitaire postérieure montre que , si la plaque émaillée Jaz est toujours présente , les six panneaux de bas de caisse ont été remplacés par d’opportunes vitrines permettant de présenter plus de produits en vente . On notera l’amusant texte conçu par Louis Gaillard , à la première personne , à propos de sa pendule électrique qui « donnait  » l’heure au quartier , ce qui n’est pas exagéré . Effectivement la boutique se trouvant au point culminant de la très longue rue de la Chapelle , cette horloge pouvait être vue depuis l’avenue Max Dormoy ; subsiste d’ailleurs , en place actuellement , un panneau lumineux Citizen qui permet de s’en rendre compte . En général ce sont les beffrois des mairies , des hôpitaux ou les clochers des églises qui rythment les heures d’un quartier , or de l’autre côté de la rue , presque en face l’établissement des GAILLARD , se trouve la Basilique Sainte Jeanne d’Arc qui aurait dû tenir ce rôle sauf qu’elle restera inachevée de 1930 à 1964 et que son absence de clocher traditionnel et d’horloge laissait place « à la médaille d’argent » pour assurer ce service .

Le nom de la boutique est extrêmement bien choisi puisqu’il semble faire allusion à l’activité de bijoutiers qui vendaient beaucoup de médailles en or et argent , souvent religieuses , mais les initiés savaient qu’il s’agissait de la médaille d’argent obtenue en fin de cycle d’études à Cluses par Marcel puis Louis Gaillard qui , par extraordinaire , ont été successivement deuxièmes de promotion de cette école à la réputation internationale .gaillard 1968-23_Boutique_21[1]Monsieur Gaillard devant sa boutique en 1968 et sa petite famille à la fenêtre à l’étage
choiseul gaillardgaillard (3)Olivier (à gauche) et son père Jean Claude GAILLARD diplômé de l’ENHC – Ecole Nationale Horlogère de Cluses , promotion 1952/1956 – dans sa boutique atelier du passage de Choiseul . Rares sont les familles d’horlogers qui ont survécu à l’invasion dévastatrice du quartz nippon , aussi ce type de magasin fait notre bonheur . On n’est pas reçu par de simples changeurs de piles – même s’ils assurent ce service évidemment- mais de vrais horlogers qui peuvent légitimement exposer les superbes outils des générations précédentes et vendre pendulettes d’officier , goussets , etc . Leur sellier maroquinier pourra réaliser un bracelet de montre entièrement sur mesure et selon votre choix le plus particulier . Spécialisés dans la réparation de montres mécaniques, anciennes ou récentes quelque soit leur marque , ainsi que de pendules , ils sont également distributeurs  de nombreuses marques suisses , allemandes ou françaises telles que Junghans , Junkers , Zeppelin , Claude Bernard ,Timberland , etc . Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Olivier et au regretté Jean-Claude Gaillard ( + 2018) qui ont bien voulu nous confier les documents ci-dessus et pris le temps de nous guider comme ils le feront pour achats et réparations dans leur boutique .

Bijouterie Horlogerie CHOISEUL 57 passage Choiseul 75002 Paris  01.42.96.07.50                  site de la bijouterie http://www.bijouteriechoiseul.com/

du lundi au vendredi de 10H30 à 18h   contact@bijouteriechoiseul.com