CORONET , horloge murale à Quartz , par Jaz Paris France , comme indiqué en haut et en bas de l’index du 6 . Elle est fort similaire à la NANRIC de Jaz qui n’apparaît qu’en 1980 .Corps en plastique brun ,vitre en plexiglas , aiguilles noires fines , trotteuse centrale à talon rectangulaire , cadran doré , chiffres en fort relief , format 22,5 x 22,5 cm .Cette vue de dos nous montre la fenêtre , ici obturée , qui permet d’afficher un dateur à date et jour . Effectivement , son modèle d’origine est la RANDIC à dateur , laquelle apparaît elle aussi en 1979 . Cette CORONET et la NANRIC sont en fait des versions sans dateur de la RANDIC . La CORONET est donc un hybride des deux JAZ , reprenant le cadran doré de la RANDIC , mais n’ayant pas de dateur comme la NANRIC .
à gauche la RANDIC à dateur et à droite la NANRIC sans dateur .Elle est bien dotée du même calibre MK que sa cousine française .Catalogue n°12 ARGOS de 1979 printemps /été , page 217 . Le numéro 11 correspond à cette horloge estampillée Coronet sans que ne soit précisé qu’il s’agisse d’une production par Jaz ou même plus simplement son origine française . Pas plus que pour la n°14 , estampillée Smith’s Timecal , qui est pourtant , elle aussi , une production Jaz comme cela est indiqué au bas de son cadran qui est typique de la marque au jaseur boréal . Contrairement à la CORONET , cette horloge n’a pas d’équivalent chez Jaz . Apparaît aussi , en 10 , une horloge à balancier par ACCTIM dont nous avons déjà décrit les productions par Jaz .
Couverture du catalogue ARGOS de 1979 printemps /été et la version blanche de la CORONET , qui n’a pas été distribuée sous l’estampille Jaz sur le continent . Elle aussi , est signée Jaz Paris et France en bas de cadran , autour de l’index du VI . Pour autant , elle n’apparaît pas dans les catalogues ARGOS , où la version brun/doré sera maintenue jusqu’en 1982 .
Catalogue 1979 automne/hiver et catalogue 1980 Catalogue 1981 et catalogue 1982 : étrangement elle retrouve son identité française avec la disparition de la petite couronne au profit du jaseur boréal ; mais il faut attendre 1982 pour que Jaz soit crédité dans le descriptif des catalogues ARGOS .
Argos , est une institution outre manche depuis 1972 , que l’on pourrait définir comme un mélange de Manufrance et de Prisunic , puisque l’entreprise vend essentiellement par catalogue mais dispose d’un réseau de 883 magasins de détails . Au Royaume-Uni et en Irlande , Argos Ltd touche 29 millions de clients par an et près d’un milliard de visiteurs en ligne annuel , maintenant que l’entreprise , qui a même sa chaîne de télé , est aussi sur internet .
Nous n’avons trouvé que très peu d’autres CORONET , exceptées des horloges à poser dotés de mouvement à quartz japonais ou allemand , avec toujours la petite couronne au dessus du nom puisque Coronet en anglais signifie diadème .
Nous savons que CORONET a été une des marques exploitées en Angleterre par la compagnie américaine Burwood Products Co , bien connues pour ses horloges pour le moins « spectaculaires » , souvent diffusées sous sa marque Arabesque .
Sa spécialité était de proposer un décor , en résine , coordonné avec ses horloges qui faisaient déjà un mètre de large minimum ; l’ensemble pouvant vous prendre tout un mur … à l’américaine .
Horloge murale , gamme Jaz Electrico , référencée 5007 au catalogo espagnol 1981 /1982 à la page 4 mais non reproduite , calibre TM, à pile LR 14 zone des heures noire , en Formica façon bois , trotteuse centrale rouge , aiguilles blanches , vitre en verre bombé , lunette en métal chromé . à noter que le calibre TM n’est plus exploité en France par Jaz à partir de 1981 , il continue donc à doter les murales espagnoles en 1981 /1982 .
Ce catalogue 1981/1982 n’est pas la version en langue espagnole du catalogue Jaz français de 1981 ou 1982 ; En France il y a une édition par année destinée uniquement aux professionnels revendeurs ; Il s’agit d’une publication tout à fait originale et spécifique au marché espagnol qui présentait la particularité d’avoir une usine Jaz sur son territoire . Les réveils français ont des dénominations se terminant en -IC ; à part quelques exceptions pour des modèles prestigieux vendus en Italie et Belgique , les jaz étrangers n’ont pas de noms , que des références .page 1 : Etrangement ce catalogue commence par les horloges murales , c’est exactement l’inverse en France ; la 1021C ressemble fort à une CALIC , en plus petite de 6 cm ; la référence 1006 est spécifique à l’Espagne page 2 ; la 273 à dateur est une variante de la PRATIC que Jaz a vendue à Bulova et vendue en Allemagne sous la référence 208 avec d’autres couleurs ; la 207 en est la version sans dateur , non distribuée en France ; 2136 cette horloge n’a jamais été vendue en France, pas plus que la 2001 .page 3 ; sur cette page les assiettes et les références 2011 et 2703 sont endémiques , les autres sont des horloges identiques aux exemplaires français où présentant des toutes petites variantes par rapport à eux . page 4 ; En revanche sur cette page tout est réservé au marché espagnol . page 5 ; même constat sur cette page qui ne présente que des horloges espagnoles .page 6 ; là encore tout est strictement espagnol ;page 7 : aucune de ces horloges n’a été distribuée en France ;page 8 : on constate qu’aucune de ces horloges n’est disponible en France à l’époque , esthétiquement sans regrets .page 9 : encore une fois toutes ces horloges sont uniquement « espagnoles ».page 10 : pas de versions françaises sur cette page 10 ; page 11 : pas d’exemplaires distribués en France sur cette page 11 ; page 12 : il est de même pour cette page toute espagnole .page 13 : si toutes ces pièces sont réservées aux ventes en Espagne , pour une fois on le regrette pour ces radios réveils assez élégants ; page 14 : malgré d’apparentes similitudes aucun de ces réveils ne verra le sol français ; despertadores = réveils en français ; ces lots de six réveils sont effectivement réservés aux horlogers espagnols . Rappelons que les catalogues Jaz , français ou espagnols , ne sont pas destinés à la clientèle particulière ;page 15 : présentés en haut de page par lots de seize réveils , ils sont détaillés en dessous permettant de nous assurer qu’aucun d’entre eux n’a été vendus en France ; page 20 : en revanche sur cette page , tout avait été précédemment disponible en France à part le 169 variante du POPIC de 1976 ; 1349 CLANIC ; 1397 SCINTIC ; 1317 CORSIC , 1346 DACRIC disparu en France en 1976 ; 165 LOPSIC ; 1331 VERTIC ; 1321 retour du CLODIC sept ans après sa suppression en France avec un cadran blanc ; 1320 DOCLIC qui avait été arrêté en France en 1978 .page 21 : 1370 DARCIC , 1338 CARDIC , 1323 NICLIC ; ;
Comme Bulova ou Metamec , la célèbre marque américaine Seth Thomas fait appel à Jaz pour ses calibres de murales à dateur , dotées de calibre FC ou calibre JK . Dans cet article nous montrons quelques horloges murales à dateur qui sont dotés de ces calibres, Seth Thomas ayant, de 1978 à 1985, fait appel exclusivement à la marque au jaseur boréal pour ce type d’horloges. Nous mettrons en évidence quelques points communs entre les deux marques concernant les dénominations et feront un petit résumé de l’histoire de cette marque américaine que vous ne connaissez probablement peu, même si nous avons tous en mémoire une de ses horloges publiques, celle de Grand Station Terminal à New York : une des plus célèbres au monde et officiellement une des plus chères.
L’HORLOGE DE GRAND STATION TERMINAL ( NEW -YORK)
Big Ben dans Peter Pan
Vous fréquentez probablement notre rubrique Jaz à l’Écran qui progressivement inventorie les apparitions des Jaz au cinéma et à la télévision; Jaz ne produisant que de l’horlogerie domestique, il ne s’agit forcément que de vues d’intérieurs et ne saurait donc rivaliser avec les horloges publiques comme Big Ben, symbole de la ville de Londres, qui par métonymie donnait populairement son nom à la tour qui l’abrite; Nous employons à dessein l’imparfait puisque la tour a été officiellement rebaptisée, à l’occasion du jubilé de diamant d’Élisabeth II en 2012, en Tour Elisabeth qui restera pour le monde entier Big Ben – Clock Tower sa précédente dénomination officielle n’avait guère plus de succès – bien qu’étonnement la visite intérieure soit depuis toujours exclusivement réservée aux habitants de Grande Bretagne. Elle pointe donc sa silhouette dans des centaines de films et souvent sa sonnerie, universellement connue, retentit.
GRAND STATION TERMINAL NEW YORK
Sa seule vraie concurrente est l’horloge de Grand Station Terminal à New York qui est bien plus que la gare mythique de New York. Par son histoire, par ses dimensions, par les œuvres qu’elle abrite et par les espaces commerciaux qui s’y sont installés, elle est tout simplement considérée comme la plus grande gare du monde ( devant la Gare du Nord cocorico!! , puis Tokyo, Berlin, Nagoya, etc ). Concurrencée par l’avion, délabré et « squatté » par des « dealers », Grand Central faillit disparaître dans les années 1970; c’est le soutien de l’ancienne Première dame Jacqueline Kennedy-Onassis qui lui permet toutefois d’échapper à la destruction et d’être rénovée puis reconvertie en gare desservant les banlieues.
les constellations du plafond
Durant les années 1990, la gare a été entièrement rénovée, travaux qui ont permis l’étonnante redécouverte du plafond du hall principal, orné d’un ciel étoilé parsemé de constellations, œuvre du peintre français Paul-César Helleu, qui était caché sous une couche de saleté et de suie.
Cette horloge à quatre faces de 1913, est le joyau de Grand Central, le symbole du hall principal, l’emblématique point de rendez-vous des new-yorkais : meet me under the clock (rendez-vous sous l’horloge). Dans ce kiosque, on répond à plus de mille questions par jour. L’horloge, comme toutes les autres de la gare, est réglée sur l’horloge atomique de l’observatoire naval des États-Unis à Bethesda dans le Maryland. Elle est précise à une seconde près par 20 milliards d’années. Cette célèbre horloge en opale située au-dessus du kiosque d’information a été estimée à 20 millions de dollars puisqu’aux USA on valorise, même ce qui inestimable et pas disponible à la vente, par un prix qui d’ailleurs varie, du simple au double, suivant les livres et les guides locaux, en raison des rares grandes plaques d’opale qui n’arborent pas l’estampille de son créateur Seth Thomas. Sauf qu’il s’agit d’une légende urbaine, encore répandue par Wikipédia : il s’agit plus prosaïquement de plaques de verre opalescent ou opalines, d’où la confusion probablement volontaire. Le corps en laiton a été conçu par Henry Edward Bedford, sculpteur, peintre et dirigeant de la Self Winding Clock Company qui a construit l’horloge avec l’aide de la Seth Thomas Clock Company, qui s’est chargé des mouvements. Triste ironie du sort Bedford est subitement mort le 29 octobre 1932 lors d’un trajet en train du Maine à New York.
Elle apparaît dans au moins dix huit films importants et des centaines de téléfilms, des dessins animés et même de nos jours dans des jeux vidéos dont voici les principaux : en 1959 le personnage de Cary Grant s’enfuit de New York en y prenant un train de nuit dans le film La Mort aux trousses , apparait dans la version 1978 de Superman . En 1981 la gare sert de repère au « duc de New York » dans le film New York 1997. Vous vous souvenez tous que les personnages joués par Robert De Niro et Meryl Streep s’y croisent et s’y retrouvent à plusieurs reprises dans le film Falling in Love . En 1998 la gare et l’horloge sont détruites dans le film Armageddon. En 2005 ce sont les animaux du film d’animation Madagascar qui essayent d’y prendre un train. En 2012 des combats ont lieu devant la gare et dans son grand hall dans le film Avengers. En 2017 des coïncidences étranges conduisent un personnage tous les jours au hall de la gare de Grand Central dans le film 2:22 de Paul Currie. multipliant les apparitions de l’horloge en 2018 le personnage Michael « Mike » MacCauley, joué par Liam Neeson, traverse le grand hall de la gare dans le film The Passenger( ou the Commuter) .
SETH THOMAS 1785 +1859
Seth Thomas a fondé la marque éponyme qui allait devenir l’une des plus grandes marques d’horlogerie de l’histoire des États-Unis, il était pourtant à l’origine charpentier de métier, simple apprenti auprès d’un maître maçon. Après être devenu lui-même un menuisier qualifié, il se passionne pour l’horlogerie. Puis a commencé à travailler pour le géant de l’horlogerie du Connecticut Eli Terry Senior qui a introduit la production de masse dans le monde de l’horlogerie et a été le premier Américain de l’histoire à fabriquer des pièces interchangeables dans son usine. Seth Thomas a commencé à produire des horloges en 1813, bien modestement avec vingt ouvriers, mais plus d’un siècle avant Jaz. En 1842, Thomas passa aux mouvements en laiton de plus en plus usités pour ses propres horloges. Sa gestion des affaires lui a permis de rester viable dans le monde en constante évolution de l’horlogerie industrielle. En effet : une croissance prudente, une planification minutieuse, un excellent savoir-faire et un volume/distribution importants ont maintenu la stabilité financière de l’entreprise de Thomas tout au long de sa carrière et au-delà. En 1853, il créé la Seth Thomas Clock Company, afin que ses fils puissent prendre la relève après sa mort, qui survient seulement six ans plus tard en 1859. Son fils Aaron, a repris le flambeau et a commencé à ajouter de nouveaux styles d’horloge aux catalogues. Cela incluait le calendrier perpétuel poussé par ressort, des horloges de parquet, des murales ou pendules à poser. Une diversification accrue qui a solidifié la Seth Thomas Clock Company en tant que marque, tour de force, faisant de Seth Thomas la marque d’horloges la plus durable de l’histoire américaine avec 165 ans d’existence. En 1968, General Time Corporation, composée des marques Westclox et Seth Thomas et de l’exploitation Westclox au Canada, a été acquise de Talley Industries. La société a cessé ses activités le 16 janvier 2009 et a été mise sous séquestre, mais a repris ses activités le 4 mai 2009, sous la férule de CST Enterprises . Aucune fabrication n’est en cours, mais de nos jours une gamme complète d’horloges Seth Thomas est tout de même disponible, fabriquée par un autre constructeur d’horloges pour CST sous la marque Seth Thomas.
THOMASON la ville qui porte le nom de Seth THOMAS
horloge publique Seth Thomas à Thomaston
Seth Thomas va bénéficier d’un privilège que seul un pays neuf comme les Etats Unis peut offrir à un homme et une marque, donner son nom à une ville, celle où il implante son usine THOMASTON ( Connecticut). Egalement dans le Connecticut, le village de Terryville, porte le nom de l’horloger Eli Terry Junior, fils du premier associé de Seth Thomas.
PUTEAUX
SAVERNES
Il était totalement inenvisageable, ne serait ce qu’en raison de l’ancienneté de leurs toponymies, que les villes de Puteaux ou même Wintzenheim ne deviennent Jazville; En revanche Jaz a bénéficié, post-mortem, à Puteaux/La Défense d’une voie de l’horlogerie par allusion à la présence de son usine historique , alors que La Vedette a été plus gâté à Savernes se voyant octroyé le long de ses bâtiments une rue de La Vedette. Le cas de Blangy est totalement différent puisque cette marque a pris le nom de la ville où elle était implanté, à savoir Saint-Laurent-Blangy.
LES DÉNOMINATIONS chez SETH THOMAS
Le dépouillement de plus de cent ans de catalogues Seth Thomas, tâche fastidieuse mais instructive, démontre une certaine similarité dans les productions avec Jaz, à périodes égales, qui n’est pas pour étonner. En revanche ce fut une surprise que de constater que tous les modèles ont droit à une dénomination spécifique à partir de 1910 avec, par exemple : les CHATAM, RIO, WORLD et OCTAGON, et en conserveront au moins jusqu’en 1990, soit après Jaz qui cesse étrangement de donner des noms à ses productions de 1984. On se demande encore quel technocrate a eu l’idée farfelue de supprimer les dénominations qui ne coûtaient rien et apportaient une personnalité aux réveils et pendules Jaz.
catalogue 1910
catalogue 1935
catalogue 1962
catalogue 1962
catalogue 1976
catalogue 1990
Les marques d’horlogerie qui donnèrent des noms à toutes leur productions sont rares ; LA VEDETTE ne nommait pas ses réveils, exceptés les murales de sa sous marque Flash nommées : FANNY , FLORENCE , MONIQUE , FABIOLA , etc. Pour SMI, ou Société Méridionale d’Industrie, ce n’est qu’après sa mise sous férule par Jaz, dans les années 60, que certains modèles prennent des noms comme RONDIM , TRARIM , CARIM qui reprennent le principe appliqué par Jaz depuis les années folles sur ses propres produits : un nom en deux syllabes se terminant par -IC mais adapté pour la circonstance en -IM suffixe de son ancien associé marseillais ; néanmoins ce n’est pas systématique puisqu’on trouve des OVAL , MINTER , SOCLER ; La petite production horlogère de BLANGY affiche quelques noms : GOLF , PERFECT , MAJESTIC , etc. Pour FFR de la famille Romanet à Morbier ce ne sont que des références , exceptée une horloge pourtant bien banale la MARCHÉ COMMUN de 1963. Il semble que ce soit BAYARD ( alors Duverdrey & Bloquel ) qui initie le mouvement en nommant en fonction de leur taille ses réveils ronds FOURMI , MOUCHERON , MOUCHE et COLIBRI dès 1889, mais cesse assez rapidement de le faire . Le catalogue BAYARD 1930 voit le retour timide de quelques dénominations comme TAPAGEUR , SONNFOR , LION , NIC , BAYARD-BLOC et BAYARD -BAYARD d’ailleurs affichées au cadran mais qui s’avèrent être plutôt des catégories, comme Jaz inscrivait la catégorie DISCRETO sur les cadrans. C’est particulièrement clair pour les BAYARD VIKING qui revêtent des aspects très disparates. S’agissant de JAPY tous les collectionneurs ont croisé des ZIG , ZON et VAINQUEUR du début du XX° siècle dont le nom est porté soit au cadran soit au dos. Après la reprise par JAZ apparaissent les noms BABY , CADET, FAUVETTE et ALOUETTE sur quelques cadrans de JAPY, mais là encore il s’agit de catégories qui recouvrent des réveils parfois très différents. Aucune dénomination chez UTI , LANCEL , DEP , HOUR LAVIGNE ou ODO ; Pour CARTIER pas de noms pour les réveils de production de série qui affichent leurs gammes : TRINITY , MUST , PASHA ,TANK communes aux briquets ou bijoux . Exceptions faites de modèles de haute horlogerie comme le Flamboyant ou Panthère des glaces , même la plupart des fabuleuses mystérieuses sont anonymes. Seth Thomas avait une autre particularité intéressante consistant à indiquer systématiquement son nom au dos du réveil, qu’il soit gravé en creux ou porté sur une simple étiquette. On déplore que Jaz n’ait pas repris cette heureuse initiative mais ce site aurait perdu une partie de son utilité.
VEGA par rSeth Thomas modèle de prestige 8 jours 15 jewels
la dénomination VEGA se retrouve au dos
Même pour la période moderne Seth Thomas indique le nom au dos
Mod-Cube par Seth Thomas
DOUBLET par Seth Thomas
cadran du réveil horizontal
Le nom est porté sur le dos du calibre pour le DOUBLET qui est doté d’une position très originale du cadran du réveil qui est horizontal
Le modèle Cathay arbore , lui aussi , son nom au dos ; il est inspiré , comme souvent chez Jaz , par son style puisque sa bélière est de style chinois étant connu que Cathay Cathay ou Catai ( 契丹 ) est l’ancien nom donné, en Asie centrale et en Europe, au Nord de la Chine
Ce calibre mécanique , très simple , né de la collaboration entre Jaz et Peter Uhren , était fabriqué en Allemagne et dotera 53 sortes de gros réveils Jaz et de nombreux Japy de 1967 à 1992 soit 32 ans et donc des millions de calibres produits : un record !
Il en existe plusieurs variantes: 2 PA à rouages en Delrin , 3 PA à répétition de sonnerie (ex: FURIC) , 33 PA Crescendo ( ex: TROISIC) et 4 PA silencieux (tic-tac discret ou gamme Discreto; ex: NAUFIC) .
Il remplace le calibre U qui dotait les gros réveils de 1955 à 1967 .La mention GMBH est l’équivalent français de SARL ; GmbH est exactement l’acronyme de Gesellschaft mit beschränkter Haftung = Société à Responsabilité Limitée Pour les dernières éditions , des rouages en Delrin remplaçaient les habituels rouages en laiton.on aperçoit sous la flèche un rouage blanc en plastique modernisation du marteau de sonnerie
Calibre JK , variante à dateur du calibre RK , tous deux dérivés du calibre MK . Entièrement de conception Jaz , il dotera des horloges murales , jour et date , de la marque de 1978 à 1981 . Le calibre JAK lui succèdera à partir de 1981 qui sera lui de conception japonaise . Le calibre JK dote 14 horloges murales à dateur : les MAXIC , STRAFIC , CHOBRIC , RANDIC , COUVIC , TAPIC , CRAZIC , ERNIC , JOIGNIC , VERIC , JOVIC , PALIC , NOMIC , VOSGIC .Extraits du fascicule de 14 pages , édité par Jaz en Mars 1978 et rédigé par Roger MIOT , inspecteur technique de Jaz S.A.
Jaz a mené d’importantes campagnes de publicité dans la presse grand public mais aussi dans la presse spécialisée , réservée aux professionnelles de l’horlogerie , comme La Vie des Métiers édition horlogerie bijouterie , HBJO Horlogers Bijoutiers Joailliers et Orfèvres ou La France Horlogère avec , en général , la reprise de ses campagnes de publicité destinées à la clientèle particulière mais parfois avec des publicités spécifiques . Classement chronologique .La France Horlogère 1° Octobre 1927 , 26° année , n°19 , publication professionnelle bi-mensuelle , pleine page 38 x 27 cm . Jaz n’évoque que ses réveils ronds alors qu’en 1927 , ARTIST , NORMAL et BUREAU étaient au catalogue .Bulletin Fédéral , organe officiel des Chambres syndicales des horlogers bijoutiers joailliers et orfèvres , mensuel 21° année Mars 1929 , n°133 , page 38 . Encart publicitaire , demie page , format 20 x 13 cm ; Tout au long de l’année 1929 Jaz a réédité la même publicité dans ce bulletin officiel Couverture de Jaz Actualités n°18 , Septembre 1958 . La une de ce journal de communication interne avec les horlogers affiliés Jaz comptabilisent de tous les manières possibles l’importance des campagnes de presse de la marque au jaseur boréal .HBJO de France Avril 1968 . En 1967 , c’est une PREMIERE MONDIALE pour Jaz : le calibre CF , qui équipe ses premières horloges à dateur , est le premier mouvement au monde à pile indiquant heure , seconde , jour et date .la Vie des Métiers Octobre 1969 23° année n°276 . En 1969 , c’est une autre Première Mondiale pour Jaz avec le GENDIC à calendrier automatique , premières pendulettes à transistor au monde à indiquer le jour et la date .la Vie des Métiers Mars 1970 24° année n°281 . La page destinée au grand public est reproduite en avant première ; elle cible la période des communions pour laquelle Jaz avait l’habitude de cibler sa clientèle catholique , puisque l’usage était d’offir un cadeau aux communiants à cette occasion , comme le raconte Christophe GIRARD dans la défaillance des pudeurs .La Vie des Métiers , n°305 , Mai 1972 , pages 10 et 11 . Le succès de Jaz , de l’aveu même de ses fondateurs , est en grande partie à mettre au crédit de ses campagnes publicitaires au cinéma avant guerre . Mais les années de Gaulle sont marquées par un essor sans précédent de la télévision , qui voit le nombre de postes augmenter de près d’un million par an . Mais surtout la publicité de marque est autorisée à la télévision française , à partir d’octobre 1968 , sur la première chaîne de l’Ortf et apparaît en 1971 sur la deuxième chaîne , sonnant à terme le glas des régies publicitaires cinématographiques dont cette double page est un des derniers témoignages . Elle est pourtant bien talentueuse , cette publicité de l’agence Lafon & Associés , avec cette pellicule en forme de ressort pour réveil mécanique .La France Horlogère n°337 Novembre 1973 , pages 18 et 19 . Abandonnant le cinéma , Jaz se lance dans campagnes publicitaires Jaz télévisées faisant appel au très populaire marchand de sable de Bonne Nuit les Petits . La France Horlogère n°332 Juin 1973 . L’horloge murale GRANDIC à transistor sert d’arrière plan aux petits réveils tel les CARDIC , DACRIC à mouvements mécaniques et un Jazistor à pile l’ANDRIC . La France Horlogère n°341 Mars 1974 page 44 et 45 . Seule la partie de droite est spécifique à la presse horlogère , les quatre publicités de gauche axées sur les montres Jaz reproduisent des pages que l’on retrouve dans Jours de France , Paris Match , Télé 7 Jours et Sélection du Reader’s Digest . On notera en bas de page , les références du stand Jaz à la foire de Bâle , Salon Mondial de l’Horlogerie , nommé Baselworld de nos jours . la France Horlogère n°378 Mai 1977 . Cette publicité ne cible que les interventions radiophoniques de Jaz . L’année précédente c’est par un média plus original , le Flexidisc , adressé directement aux horlogers affiliés qu’ ils étaient tenus informé de l’ampleur des campagnes publicitaires à la radio de leur fournisseur .Une du numéro 380 de la France Horlogère de Juillet Août 1977 , couverture plastifiée . En 1976, Jaz investit 10 millions de francs dans la recherche des réveils électroniques, qui représentent alors 83 % de la production contre environ 60 % en 1972 ;la France Horlogère Juin 1978 . Publicité pleine page en noir et blanc , ciblée sur le seul MARTIC .La France Horlogère n° 387 page 49 Mars 1978 ; publicité en noir et blanc , ciblée sur le seul PRECIC .la France Horlogère n°392 Sept 1978 . Ce ne sont pas moins de huit modèles différents de radio-réveils qui sont présentés : de haut en bas et de gauche à droite NATIC , FRECIC , MOFIC , LECIC , DELTIC , MUSIC , et deux variantes d’AUDIC . Etrangement , afin de faire volume , un MUSIC 2403-11 est ajouté dans cette publicité alors qu’il n’est plus en vente depuis deux ans !la France Horlogère n°392 Sept 1978 . Sur ce superbe présentoir , ce ne sont que des réveils à quartz dont il est important de préciser qu’ils sont conçus et fabriqués en France à une période où le Japon domine ce qui est encore une nouveauté . Le quartz suscite une défiance certaine de la part d’une partie de la clientèle et surtout des horlogers qui tardent , pour certains , à s’adapter à cette nouvelle technologie venue d’ailleurs .La France Horlogère 1981 .CERNIC , VILSIC , MULIC , cette dernière horloge murale est une exception dans la gamme Jaz en raison de ses aiguilles et chiffres lumineux ce qui n’avait jamais été le cas depuis les origines de la marque . Etrangement le nom de l’éphémère ARDIC à cadran blanc a été oublié . HBJO de FRANCE n°1 Sept Oct 1981 ; En 1981, un accord est signé entre Hattori, le fabricant de SEIKO et MATRA , nouveau propriétaire de Jaz . Une des conséquences résultant de cet accord est l’abandon par Jaz d’une partie de la fabrication des calibres mécaniques pour ses réveils et pendules à quartz au profit de mouvements japonais dont cette publicité fait la promotion car il fallait convaincre les horlogers affiliés Jaz souvent réticents face à l’invasion du Quartz . HBJO de France n°3 Janvier Février 1982 ; FUSIC , VALIC , TIGIC et PARIC .HBJO de France n°7 Sept Oct 1982 ; revue professionnelle oblige on notera en bas de page les références du stand Jaz au 74° salon biannuel BIJORHCA . L’année suivante , en 1983, malgré un contexte économique de plus en plus difficile en France, Jaz devient la première marque française d’horlogerie aux États-Unis avec plus de 200 000 montres et 100 000 réveils et pendules vendus . Apparaît alors le slogan Jaz le bon tempsque nous avons repris pour nommer notre site HBJO n°5 Avril Mai 1982 double page . L’allusion au célèbre western de 1952 avec Gary Cooper et Grace Kelly est évident ; à noter que Le Train Sifflera Trois Foisest certainement le film où les horloges ont le plus d’importance . Elles sont de plus en plus grosses à l’image et de plus en plus souvent montrées au fur et à mesure que la menace se rapproche. L’action se déroule approximativement en temps réel , comme l’illustrent les plans récurrents montrant le cadran de l’horloge du bureau du shérif . Est cette abondance d’horloges qui a guidé Jaz dans ce choix ? Ou la sortie , l’année précédente en 1981 , d’Outland reprise version S.F. spatiale avec Sean Connery de ce western mythique ? Certainement pas ! En revanche , lorsque paraît cette publicité le film Le Facteur sonne toujours deux fois avec Nicholson et Jessica Lange , gros succès de 1981 , est encore dans tous les esprits .La France Horlogère n° 437 , novembre 1982 , pages 24 et 25 . Plus aucunes allusions aux médias radiophoniques , ni au cinéma : dorénavant c’est sur la télévision et la presse que Jaz axe ses campagnes publicitairesCette page , destinée aux horlogers affiliés en 1990 , donne une idée de l’effort consenti envers la publicité dans la presse par JAZ .
Certes le vénérable Aarabe Lakbir – encore en activité – n’a certainement jamais été un horloger affilié par Jaz mais nous devions rendre hommage à cet horloger de Ouarzazate , la Porte du Désert , dont la naïve , mais attachante , plaque émaillée est une des plus charmantes preuves de la célébrité de Jaz à travers le monde .
Cette boutique au-dessous de laquelle est suspendue la plaque de la montre Jaz, qui se trouve sur la ruelle des banques, qui mène vers hôtel Royal et la BMCE d’un côté et vers Kisariat Ahl Sous de L’autre Côté, appartient au deuxième horloger de Ouarzazate qui s’appelle AARABE LAKBIR ou pour les gens du coin LAMAALLAM BENIDAR. C’est le fils ainé d’un mokhazni de 31 Makhzen Mobil AARABE IDAR surnommé IDAR l’éboueur (IDAR ACHATTAB en arabe) à cause de son amour de faire la corvée du quartier toute la journée. Feu monsieur IDAR originaire d’Elklaa Sraghna comme un nombre important des Mokhaznis de Mobil, est venu à Ouarzazate dans les années 50, où il a exercé dans le goum puis à Makhzen mobil. C’était parmi les premiers qui ont eu leur permis de conduire de la première auto-école chez OTHMAN de TASSOMAATE (Othman dont nous avons amplement parlé). Durant les années 60 monsieur Idar avait une voiture parmi les premières d’Ouarzazate, c’était une Citroën noire avec une manivelle de démarrage qu’il actionne tôt chaque matin. A notre bonheur, pour la mettre en marche, il compte sur nous enfants de la caserne pour la pousser au départ. Lakbir AARAB plus connu à Ouarzazate par BEN IDAR l’horloger dont la mère feue Lalla Zahra était la sage-femme du douar avait un frère benjamin Larbi militaire et une sœur Aicha femme de foyer. Il est le seul de sa famille à rester à Ouarzazate à Ait GDIF après le décès de ses parents et son mariage avec une fille de la région. Tout jeune vers 1964, ses études primaires non achevées, son père le confié au seul horloger du centre de Ouarzazate monsieur BELYAZIDE pour apprendre le métier d’horloger qu’il aime tant. Monsieur BENLYAZID l’ex parlementaire au sein du parti de l’Istiqlal l’a pris en charge durant des années en tant qu’apprenti. Fin 1968 et début 1970, Lakbir à commencer à fréquenter les souks hebdomadaires à son propre compte en tant que réparateur de montres et d’horloges qui étaient dans le temps mécaniques Types Jaz, Dogma, Flica ,Lip, Zénith, Omega, Carillon, comtoise etc. montres très prisées par les collectionneurs. Apres des années d’expériences dans le métier, il s’est approprié le magasin sujet du présent article d’un joaillier juif partant vers la Palestine au nom d’Isaac (dont les fils gardent toujours contact avec Ouarzazate ils sont de Telmasla). Dans le temps, après l’abandon de Belyazide du métier d’horloger pour se consacrer à la politique, Ben Idar était le seul artisan horloger connu par sa rigueur, la précision de son travail et son savoir-faire pournettoyer, réviser ou réparer une montre de luxe, une vieille horloge qui a besoin d’être. Par ses connaissances, il prend le soin même de vous donner les meilleures explications sur ce qu’il entreprend dans son échoppe et travaille sous vos yeux à son établi et répare des mécanismes de montre quelque fois très complexe et anciens.
Mais, vu la lourdeur de l’âge et la baisse de la vue, malgré des lunettes à forte dioptrie (on disait dans le temps lunettes à verres des fonds des bouteilles d’huiles (’قاع الزجاجة), Lakbir à cesser depuis 1974 de se déplacer aux souks et s’est contenter de son magasin jusqu’à aujourd’hui.
Le passage Choiseul , avec ses 190 mètres de long et ses 3,9 mètres de large , est le plus long de Paris . Edifié en 1825/27 , il était dans un tel état de décrépitude en 1936 que Louis – Ferdinand Céline, qui y vécut son enfance , l’immortalise sous le nom de Passage des Bérésinas dans Mort à crédit. Heureusement une restauration importante et réussie du Passage Choiseul a eu lieu de 2013 à 2017 . Meilleure allure , meilleure fréquentation , meilleure visibilité à l’extérieur , superbe luminosité à l’intérieur , sont autant d’atouts qui marquent la renaissance du Passage Choiseul , lequel abrite au numéro 57 la bijouterie horlogerie Choiseul . Bel écrin pour abriter la dernière adresse d’une dynastie d’horlogers : sur quatre générations : les GAILLARD dont les cousins LECLOU étaient également horlogers .encart publicitaire des années 20 Marcel GAILLARD 1911 médaillé de l’Ecole d’horlogerie de Cluses promotion 1897/1900 Boutique de la première génération , sise 95 ( actuel 21) rue de La Chapelle dans le XVIII°à Paris , avec appartement à l’étage . La conformation de ses vitrines est typique de son époque : lettres bombées en émail collées à l’extérieur sur les vitres , pas de publicités mais un maximum d’objets présentés , au point de ne plus voir l’intérieur du magasin ; dans la vitrine de gauche en haut : les médailles et bijoux ; en bas : les montres à gousset ; dans la vitrine de droite : les réveils à cloche et pendules de cheminée . Pas de Jaz puisque la firme est fondée en 1921 , donc postérieurement .Boutique à la Médaille d’Argent en 1940 , 95 rue de la Chapelle . Vitrine de droite on devine malgré le reflet une pancarte Jaz derrière la vitre et à l’extérieur une plaque émaillée Jaz première génération – tout à gauche – répond à une plaque Oméga tout à droite intérieur de la boutique en 1947 : on notera la présence d’un éphéméride mural Jaz , hélas , un peu caché par le thermomètre -baromètre en marbre .Louis GAILLARD 1950 diplômé Ecole de Cluses promotion 1924/1927 Les années 50 marque l’apogée de Jaz , comme en témoignent les nombreuses publicités qui ornent la boutique de la deuxième génération des GAILLARD . En 1945 , la rue de la Chapelle fut scindée en deux , sa partie sud prenant le nom rue Marx Dormoy : la numérotation s’en trouva modifiée et la boutique qui était au 95 se voit attribuée le numéro 21 que l’on devine derrière la première vitre tout en haut ; en revanche le voisin a gardé le numéro 95 en façade .
En haut à gauche : une plaque émaillée si délavée que ses inscriptions sont à peine visibles : elle prouve toutefois une affiliation à Jaz qui remonte au moins aux années 35/37 . En haut à droite trône au contraire , entre deux carillons Vedette , la toute récente enseigne lumineuse de 44 cm de diamètre qui arbore le jaseur boréal de René RAVO devenu pendant la guerre le logo de Jaz . Très courante à l’époque , puisque Jaz ne produisait pas ce type d’horloges qui connaissaient un grand succès à l’époque , la proximité avec les carillons Vedette s’explique aisément par l’accord conclu entre Jaz et Vedette en 1949 . En revanche les six belles plaques qui ornent les bas de caisse ont été fabriquées sur mesures pour cette boutique qui est , à notre connaissance , celle qui affiche le plus de publicités pour Jaz .La boutique au 21 rue de la Chapelle en 1954 et ses magnifiques panneaux Jaz en 1957 la diversification s’étend au briquet Flaminaire Cette carte publicitaire postérieure montre que , si la plaque émaillée Jaz est toujours présente , les six panneaux de bas de caisse ont été remplacés par d’opportunes vitrines permettant de présenter plus de produits en vente . On notera l’amusant texte conçu par Louis Gaillard , à la première personne , à propos de sa pendule électrique qui « donnait » l’heure au quartier , ce qui n’est pas exagéré . Effectivement la boutique se trouvant au point culminant de la très longue rue de la Chapelle , cette horloge pouvait être vue depuis l’avenue Max Dormoy ; subsiste d’ailleurs , en place actuellement , un panneau lumineux Citizen qui permet de s’en rendre compte . En général ce sont les beffrois des mairies , des hôpitaux ou les clochers des églises qui rythment les heures d’un quartier , or de l’autre côté de la rue , presque en face l’établissement des GAILLARD , se trouve la Basilique Sainte Jeanne d’Arc qui aurait dû tenir ce rôle sauf qu’elle restera inachevée de 1930 à 1964 et que son absence de clocher traditionnel et d’horloge laissait place « à la médaille d’argent » pour assurer ce service .
Le nom de la boutique est extrêmement bien choisi puisqu’il semble faire allusion à l’activité de bijoutiers qui vendaient beaucoup de médailles en or et argent , souvent religieuses , mais les initiés savaient qu’il s’agissait de la médaille d’argent obtenue en fin de cycle d’études à Cluses par Marcel puis Louis Gaillard qui , par extraordinaire , ont été successivement deuxièmes de promotion de cette école à la réputation internationale .Monsieur Gaillard devant sa boutique en 1968 et sa petite famille à la fenêtre à l’étage Olivier (à gauche) et son père Jean Claude GAILLARDdiplômé de l’ENHC – Ecole Nationale Horlogère de Cluses , promotion 1952/1956 – dans sa boutique atelier du passage de Choiseul . Rares sont les familles d’horlogers qui ont survécu à l’invasion dévastatrice du quartz nippon , aussi ce type de magasin fait notre bonheur . On n’est pas reçu par de simples changeurs de piles – même s’ils assurent ce service évidemment- mais de vrais horlogers qui peuvent légitimement exposer les superbes outils des générations précédentes et vendre pendulettes d’officier , goussets , etc . Leur sellier maroquinier pourra réaliser un bracelet de montre entièrement sur mesure et selon votre choix le plus particulier . Spécialisés dans la réparation de montres mécaniques, anciennes ou récentes quelque soit leur marque , ainsi que de pendules , ils sont également distributeurs de nombreuses marques suisses , allemandes ou françaises telles que Junghans , Junkers , Zeppelin , Claude Bernard ,Timberland , etc . Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Olivier et au regretté Jean-Claude Gaillard ( + 2018) qui ont bien voulu nous confier les documents ci-dessus et pris le temps de nous guider comme ils le feront pour achats et réparations dans leur boutique .
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