PRINTIC , pendule murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 1G puis 5 G , autonomie 8 jours . Nouveauté du catalogue tarifé de mars 1950 F.A.50 , référencée 623-10 . Faïence ivoire , décor à fleurs , chiffres noirs , aiguilles type buildings . Format 18 x 18 cm , poids 885 gr. Son décor évoquant le printemps avec ses motifs floraux a inspiré son nom ; elle reprend la forme de la SARRIC qui n’était pas doté de ce décor . Elle est au catalogue jusqu’en 1955 où elle cohabite avec la SORIC , une autre horloge murale , qui va lui succéder , dont elle partage la forme mais celle ci est en Pollopas , une matière plastique . Le cas est unique chez Jaz d’un changement de matière pour une même forme , il est emblématique du triomphe des matières synthétique qui s’amorce dans les années 50 où la production était de 5Mtonnes contre 100Mtonnes aujourd’hui . On aperçoit une PRINTIC dans le film Les risques du métier en 1967 et dans Viens chez moi j’habite chez une copine en 1981 . La dénomination PRINTIC sera réattribuée en 1982 .mention RUBIS sur le cache du calibre G .
Les PRINTIC étant peintes à la main , les décors sont sensiblement différents d’un exemplaire à l’autre .
PARIC de 1944 PARIC , réveil de voyage de la gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 3J. Présenté à la page 11 du catalogue 1942 . Corps en bakélite , mention Made in France en bas de cadran , cadran bicolore au centre façon aluminium, chemin de fer carré à l’intérieur de la zone des heures , aiguilles et points lumineux , vitre en plastique , format 70 x 115 pour 3,5 cm d’épaisseur fermé , poids 215 gr .
extrait du catalogue 1942
L’année suivante le Tarif F.A.43 le présente avec la même référence mais avec un corps bicolore , noir et rouge .
La vitre en plastique a tendance à jaunir même pour cet exemplaire , neuf de stock , jamais vendu , conservé 70 ans à l’abri de la lumière dans sa boîte . Dans son catalogue Jaz précise que le verre est incassable , ce qui est judicieux pour un réveil de voyage , mais le terme « verre « est abusif , il conviendrait mieux d’indiquer « vitre » puisqu’il s’agit d’une matière plastique transparente . Boîte d’origine en carton moiré , arborant au dos la référence catalogue du PARIC soit 478-11 imprimé au tampon . A gauche , la rare notice d’origine .
Elle détaille l’utilisation des nouveaux et très pratiques boutons à plat pour réveils de voyage et l’astucieux procédé d’arrêt de sonnerie .
Les crans de ces boutons spécifiques ne sont pas sur le côté mais sur le plat pour accrocher au gras du pouce .Le bouton d’arrêt de sonnerie est astucieusement placé de façon à pouvoir l’actionner en appuyant sur l’avant du réveil .La platine du calibre 3J est frappée en creux de la date de fabrication : 1944 . En raison des pénuries de guerre et restrictions imposées par l’occupant , les platines ne sont pas en laiton doré mais dans un alliage blanc de substitution .
PARIC 1947 Le PARIC disparaît de la collection de 1946 pour réapparaitre dans le TARIF F.F.47 de Décembre 1947 en noir et rouge doté d’un cadran rose avec la référence 478-31 .
PARIC 1952 Le Tarif F.A.50 de Mars 1950 nous propose un PARIC marbré thuya et cadran rose référencé 478-51 . Il est remplacé en 1950 par son anagramme le RAPIC et en 1953 par le PARTIC . Le nom de PARIC sera réattribué en 1980 à un petit réveil à quartz . Collection Sandrine et Olivier Boulard. Réveil commémoratif à l’occasion de la sortie du dix millionième Jaz , le 21 juillet 1943 . La qualité de la photo permet de mettre en évidence les différences subtiles de teintes du cadran avec des bords rosés et un centre gris alu .
Il est à rapprocher du NOVIC de la collection de Romain Gallardo.
VISIC 1952 VISIC , horloge murale , mouvement mécanique , calibre 4G puis 5G (à partir de 1951) d’une autonomie de 8 jours , à remontage par clé en façade . Présentée dans le tarif illustré FH d’Octobre 1948 . Lunette en duralinox poli , vitre en verre plat , cadran en métal satiné , aiguilles style buildings . Diamètre 30 cm , poids 855 gr . Cette horloge est la descendante de la LENTIC de 1937 et l’ancêtre des VUSIC et VIRIC qui partagent toutes le même boîtier en métal léger mais dotées de calibres et de cadrans légèrement différents . Elles disposent d’une ouverture inhabituelle de la lunette puisque la charnière n’est pas sur le côté comme d’ordinaire mais sur le dessus , ce qui est peu pratique puisque qu’il faut se servir de ses deux mains pour remonter l’horloge ou modifier l’heure , ces calibres ne possédant pas de bouton au dos . Malgré cette similitude d’aspect , il est relativement aisé de les distinguer . Effectivement , datant d’avant guerre , la LENTIC n’arbore pas sur son cadran d’oiseau jaseur apparu en 1941 et les chiffres de son cadran sont plus fins . Quant à la VUSIC qui lui succède en 1956 , son calibre AG impose deux vis de fixation apparentes sur le cadran de chaque côté de l’axe central qui permettent de la différencier facilement de la VISIC . La VIRIC étant une version électrique sur secteur 110 ou 220 volts , le câble secteur évite toute méprise .En Inde , où nous avons trouvé cet exemplaire , les VISIC arbore en plus du logo Jaz celui de son associé sur le subcontinent Favre-Leuba .
En revanche il existe deux variantes subtiles de la VISIC mais un petit détail permet de les discriminer aisément : apparue en 1946 , elle sera doté de 1948 à 1951 du calibre 4G qui dispose d’un petit regard triangulaire juste au dessus de l’axe central des aiguilles qui permet l’apparition d’un témoin rouge de témoin de réserve , appelé avant guerre indicateur d’armage , qui indique qu’il ne faut pas tarder de remonter la pendule . Il disparaît en 1952 au profit de la mention « 8 DAYS » et d’une petit flèche indiquant le sens du remontage avec l’adoption du calibre 5G . En outre les variantes de 1946 et 1947 étaient disponibles avec cadran métal satiné , référencée 625-10 , ou métal noir , référencée 625-14 . En 1956 lui succède la VUSIC qui ne s’en distingue que son calibre AG.
Nous avons remarqué que , bien souvent, la fixation au dos a été recourbée par les utilisateurs , cette dernière n’étant pas alignée sur le bord du boîtier s’avère donc peu pratique .
Merci à nos lecteurs attentifs Delphine GUERRIER et Guillaume QUEMBRE de nous avoir confié ces photographies de leur VISIC à cadran marron qui porte sous le VI la mention Photal Damien qui avait déjà intrigué un visiteur vietnamien , il y a quelques mois , sur une horloge identique .
Le procédé Photal Damien est un système d’impression photographique sur métal qui permet une grande finesse de couleurs et de détail . On trouve également l’inscription PHOTAL DAMIEN sur des règles à calcul , des cadrans d’instruments d’aéronautique , des étiquettes métalliques ou des appareils photos . Le procédé utilise des plaques d’aluminium photo-sensibles , donne une inscription sans aucun relief et permet des teintes différentes sur la même surface entre le rouge et le noir . Les couleurs palissaient avec une exposition à la lumière . Nous ne connaissons pas le mécanisme exact de ce procédé mais il devait demander de l’outillage ou des compétences assez pointus car pendant la période de l’occupation , ce procédé a été systématiquement remplacé par la gravure chimique, qui était à la portée de n’importe quel imprimeur de quartier. Cette VISIC à cadran marron n’apparaît pas dans nos catalogues français , mais on sait que Jaz vendait des produits différents à l’export , peut être est ce le cas ? En outre , nous ignorons si JAZ employait le procédé Photal Damien sous licence ou bien faisait faire ces cadrans auprès de la Régie Maurice Damien qui était installée à Paris .
AVIS de PASSAGE du représentant Gaston Haller à l’Horloger Olyve à Cassel ( Nord) 1950
JAZ ne distribuait ses productions qu’à travers un réseau composé d’horbijos soit horlogers , bijoutiers , joailliers ou orfèvres indépendants mais affiliés qui étaient régulièrement démarchés par les représentants de la marque . Afin d’annoncer leurs visites futures , ils envoyaient des cartes postales comprenant au recto leur nom et photo mais évidemment le verso était l’occasion d’une communication interne publicitaire . Début 1950 elle ne pouvait qu’évoquer le JAZIC apparu en 1949 qui va s’avérer un des plus grands succès de la marque au jaseur .
AVIS de PASSAGE du représentant Paul GRIMAUD à l’horloger Mougellas à Flumet en Savoie . En 1951 c’est le FRANCIC qui est à l’honneur , une déclinaison de la silhouette du JAZIC en plus petit .
Fin 1951 l’avis de passage de Gaston Haller , qui a renoncé à la moustache de l’année précédente , fait allusion à trois événements majeurs dans l’histoire de Jaz qui vient de prendre la majorité du capital de la SAP -Société Alsacienne de Précision- dont l’usine alsacienne fabriquait les productions de « Carat horlogers de précision » et elle absorbe cette dernière marque . Jaz fait ainsi une double bonne affaire : elle s’installe en Alsace à Wintzenheim près de Colmar dans son immense usine et hérite des calibres de précision de Carat dont le « 100 »rebaptisé par Jaz « AB » à 7 pierres et sonnerie limitable qui équipe le SAPIC reproduit sur la carte , inaugurant la nouvelle catégorie des Jaz de Luxe .
En 1958 Monsieur Olyve , horloger à Cassel dans le Nord , est démarché par Pierre GUILLOT qui remplace Gaston HALLER qui dorénavant représente Jaz mais aussi Japy puisque cette marque centenaire avait été absorbé en 1956 par la marque au jaseur . La carte postale évoque une horloge murale mécanique la LAMIC puisque la LIMIC sa version électrique n’apparaît que l’année suivante . Le Compte -Minutes est un COMTIC , très grand succès de la marque entre autres auprès des ménagères qui sont clairement la cible de cette petite publicité .
Avis de PASSAGE du représentant Jean Gervaise à l’horloger Pouzet à Saint Gilles Sur Vie en Vendée .En 1961 le recto publicitaire n’a guère changé , une PLATIC remplace la LAMIC : on reste dans les murales à clefs amovibles . Côté adresse le portrait de Jean Gervaise représentant pour la région ouest , .
En 1962 , un an plus tard SOLMIC et SMOLIC, TALIC, lesquelles sont pourtant en fin de carrière. Toujours adressé à Pouzet , horloger à Saint Gilles Croix de Vie , angle rue Gautté et Quai du Port Fidèle , où lui succèdera Thierry Dubaile .
En 1964 , Jaz met l’accent sur ces horloges à transistor : HOUDIC et TEMIC et son vaste choix de couleurs de Formica , la matière à la mode . Le représentant pour le sud ouest , Robert Lacassaigne , avait donc en charge La Vendée et entre autres commerçants Mr Pouzet , horloger au petit port de Saint Gilles sur Vie qui trois ans plus tard devient Saint Gilles Croix de Vie en s’unifiant à Croix de Vie , la petite ville qui lui faisait face à l’embouchure de la Vie .
Avis de passage de Jean BRIOTET : NOVIC , QUINZIC et DARLIC . Ces trois Jazistor alimentés par des piles sont une révolution en 1966 , date de sortie du DARLIC , les deux autres sont de 1965 .
Le tampon de la poste faisant foi , 27 Septembre 1966 , BRIOTET s’est rendu chez son client l’horloger BOBIN en Octobre 1966
AVIS de PASSAGE du représentant Bernard Royer à la bijouterie Hentzy à Guebwiller 21 juin 1970
Avis de passage de 1971 mettant en vedette le PERLIC qui était pourtant apparu trois ans plus tôt , il ornait d’ailleurs déjà l’avis précédent . La MINOR Austin stationnée , à l’envers , sur la place de la Concorde n’était pas non plus une nouveauté puisque 1971 est sa dernière année de production .au verso la photo du jeune représentant Gérard Zurmely
On est heureux d’apprendre par internet que l’horlogerie Bocquet Waslet à Laon est toujours en activité et que notre représentant Gérard Zurmely coule des jours heureux à Bangkok auprès de sa troisième épouse .
La photo et même le nom du représentant a disparu permettant de n’éditer qu’un seul modèle d’avis de passage pour toute la France . Le MUSIC réveil -radio à transistor est en couverture du catalogue 1974 , c’est cette même photo que l’on retrouve sur cet avis de passage puisqu’il s’agissait d’une grande innovation à l’époque et un des produits les plus onéreux de la marque , vendu trois fois plus cher que la plupart des réveils Jaz et deux fois plus que les pendules .Au début des années 80 , le nom du représentant n’est pas revenu mais il est tout de même présent à travers cette petite saynète humoristique une peu surjouée où il tient sa mallette à la main , sa valise d’échantillons à ses pieds . Le propriétaire des lieux arbore un cigare qui , s’il n’est pas encore interdit dans les lieux publics , est tout de même un peu étonnant à moins d’y voir une référence subliminale à la représentation du capitaliste type avec ce message sous-jacent : grâce à Jaz vous allez vous enrichir !! Jaz a souvent accompagné son nom très bref d’un slogan correspondant à une période précise : tout d’abord » Jaz réveil de précision » puis « Jaz le réveil précis » ou « Jaz le réveil ponctuel » et enfin à la fin des années 70 » Jaz le Bon Temps » que nous avons repris comme titre pour notre site historique .Avis de passage de 1983 , recto & verso , format 21 x 10 cm . Le Catamaran Jaz fort de sa deuxième place lors de la route du Rhum 1982 est en vedette au dos de cette longue carte
EMA du 18 Septembre 1951 expédié depuis le VIII° arr.de Paris Une flamme postale, ou oblitération mécanique, est une oblitération qui comprend, en plus du cachet donnant le lieu et la date de prise en charge du pli par les services postaux, une illustration ou un texte qui peuvent être pédagogiques , touristiques ou comme ici commerciaux . Les flammes postales font l’objet de collection par certains philatélistes que l’on nomme flammophiles . On les nomme également Enveloppe EMA pour Empreinte par Machine à Affranchir . Outre le logo au jaseur , on notera le slogan des années 50 « LE REVEIL PRECIS » qui ornait catalogues , publicités , plaques émaillées , etc . La Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère ou CIMH était la société fondatrice dont Jaz était le nom commercial . Mais alors pourquoi dit on une flamme ? simplement parce que la première « oblitération mécanique » , mise en service à la fin du XIX° siècle , était un drapeau , un oriflamme .
EMA du 7 Avril 1964 Le slogan JAZ la plus forte production mondiale de pendules à transistor est à comprendre littéralement : il est question de pendules pas de réveils , entendez donc horloges murales . Toutefois le record est réel puisque dès 1963 Jaz est de tout l’univers le plus gros producteur de cette grande nouveauté : la pendule à transistor . Réveils et pendules confondus , Jaz emploie 1.110 personnes et produit plus de 1,4 millions de pièces en 1964 .EMA du 11 Mai 1966 Elles sont toutes expédiés depuis le VIII° arr. de Paris où se trouve le siège administratif de Jaz au 64 rue La BoétieEMA du 27 Mai 1966 à la même date quasiment , mais à l’autre bout de le France , à Wintzenheim où se trouve l’usine principale de Jaz , le message est différent : L’horlogerie à pile est l’affaire de JAZ . Néanmoins , on notera une chose étrange : l’horloge reproduite est d’évidence une LAGIC , dernière version , laquelle n’était plus en vente depuis 1963 , mais le message restait valable en 1966 . EMA du 15 Juillet 1972 En 1972 cette flamme postale assure la promotion des pendules « Jour et Date » , lesquelles représentaient un des points forts de Jaz . Effectivement l’apport de la fonction dateur pour ces horloges murales à transistor , apparues en 1970 , étaient alors une Première Mondiale . Jaz fait l’acquisition de Japy en 1954 , justement la même année que cette flamme . En octobre 1954 Japy est donc bien sous la coupe de Jaz qui hérite du produit phare de l’horlogerie Japy le MINUT à compte-minutes intégré . Créé en 1949 par Japy , il continuera à être produit et sera incorporé au catalogue Jaz / Japy en 1956 pour la dernière fois . En conséquence il est difficile de savoir s’il s’agit d’une idée du nouvel acquéreur de Japy ou la poursuite d’une initiative bien antérieure ;
DUPLIC , réveil de la gamme des Gros Jaz , mouvement mécanique , calibre 18D . Nouveauté du catalogue tarifé FB50 de novembre 1950 à la page 9 . Boîtier matière plastique ivoire , lunette laiton verni incolore , cadran grenat , non-lumineux réf. 225-10 ou aiguilles et points lumineux réf. 225-11 . Format 16,5 x 12 cm , poids 400 gr .
En 1952 , il est proposé en trois couleurs supplémentaires : vert jaspé réf.225-33 ou bordeaux réf. 225-43 et en violine jaspé en 1953 réf. 225-23 avec des cadrans différents . Le modèle vert n’est plus disponible en 1954 .
DUPLIC 225-23 violine jaspé
Le DUPLIC n’est plus en vente en 1954 . On aperçoit plusieurs fois un DUPLIC dans le film Suivez cet homme de 1953 et dans le film Mon frangin du Sénégal, de Guy Lacourt, en 1953 également . Voir la version yougoslave du DUPLIC par INSA .
sonnerie sur cloche interne
DUPLIC et sa boîte d’origine par le designer Crous-Vidal .Le format de cette boîte est adapté au DUPLIC ( 16,5 x 12 cm) et uniquement à lui .notice de réparation pour le DUPLIC publicité presse , 18,5 x 13,5 cm .publicité presse , format 35,5 x 13,5 cm
Depuis sa création, JAZ n’a cessé d’innover en matière de technologie pour proposer des réveils et pendules adaptés au plus grand nombre . Le calibre D apparu en 1921 , fut sans nul doute le plus grand succès de la marque et sera employé dans la plus grande partie des modèles pendant une trentaine d’années . Comme sa nomenclature l’indique , le D n’est pas le premier calibre créé par Jaz . A partir de 1924 il équipe le CLASSIC , le premier réveil Jaz jusqu’alors doté du calibre B . Le calibre A n’était qu’un prototype jamais diffusé et remplacé par le B lors des premières commercialisations en 1921 . Le calibre C n’existe pas . Son successeur est le calibre U et ses dérivés en usages de 1955 à 1967 .La version 11D est doté de trois rouages supplémentaires – encadrés en rouge – pour arborer une trotteuse sur le TROTTIC .En 1951 , le calibre D sert à illustrer le chapitre réveil du célèbre Livre Jaune de l’Horlogerie , voir l’article que nous lui avons consacré .
Il fait partie de la catégories des gros calibres, 30 heures voire 45 heures d’après certains documents des années 30 . On le voit apparaître également sous la dénomination de calibre 1D ou de Grand Calibre Courant à ses débuts . Il est la base d’autres calibres adaptés selon le type de modèle à réaliser.
En observant la platine, on voit apparaître différents marquages. Le premier: « Mod.D » ou « cal.D ». Sur le marteau dit « battant » , la date de fabrication: trimestre et année (ex. 3 – 49) Pendant la guerre le laiton des platines et rouages est remplacé par des alliages dit » blancs » comme pour ce CARRIC de 1945 . Un exemplaire de calibre est le porte -bonheur de Jean-Luc Mélenchon , voir notre article .
Le calibre D est composé d’un peu plus de 50 pièces. Il a fait l’objet de nombreuses variantes :
3 D: répétition, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm exemple TRIPLIC
10 D: sujet animé, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm exemple BABIC 1946
11 D: trotteuse centrale, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm exemple CROISIC
12 D: sans trotteuse, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm exemple POTIC
13 D: avec trotteuse centrale, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm exemple JAZIC
14 D: sujet animé, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm exemple FABLIC
CLAMIC , gros réveil , mouvement mécanique , calibre 1D . Nouveauté de la brochure tarifaire FA50 de mars 1950 . Boîte et cloche en métal peint bleu Latour , cadran métal satiné , sans bélière , non-lumineux réf.106-10 ou à aiguilles et points lumineux réf. 106-11 . Diamètre 9,5 cm, poids 375 gr.
CLAMIC 106-11 Lx bleu Latour 1951 dos et ses clefs trouées
En 1953 , le CLAMIC change de couleur pour un bleu lavande référencé 106-40 en Lx et 106-41 en Nl .
En 1955 , son calibre 1D est changé au profit d’un calibre 1U et il devient le CLUMIC
Malgré le Plan Marshall , la fin des restrictions et pénuries de matières ne cessent qu’en 1950 . En outre , le CLAMIC est le premier prix de la gamme Jaz donc une boîte en carton ondulé est bien suffisante . Elle arbore comme toutes les boîtes Jaz , la référence du réveil au tampon 106-11 pour un modèle Bleu Latour lumineux
et celle-ci 106-10 pour la version non-lumineuse
Même la petite notice est édité sur un papier bible de piètre qualité .
SULLIC 151-66 jaune paille /ivoire SULLIC , gros réveil , mouvement mécanique , calibre 1D . Apparu dans la brochure tarifaire FH46 d’octobre 1946 . Boîte et cloche métal vernie bleu Latour avec bélière , lunette nickelée , cadran blanc . Référencé 151-36 en non-lumineux ou référencé 151-37 avec aiguilles et points lumineux . Diamètre 9,5 cm , 230 gr . Ce premier modèle bleu Latour , à cadran blanc , disparaît en 1947 mais le SULLIC revient à la vente dans la brochure tarifaire FB48 de novembre 1948 , remplacé par le modèle ci-dessus de couleur jaune paille/ivoire dont le cadran devient beige , disponible en non-lumineux réf.151-66 ou lumineux réf.151-67 . En 1950 , ces précédentes références se changent en 151-98 et 151-99 , sans raisons apparentes , et ils sont encore en vente en Octobre 1951 .
extrait catalogue export destiné à la Belgique , 1950. On retrouve les deux couleurs disponibles en France , le bleu Latour et le jaune paille / ivoire mais aussi des verts et bordeaux qui n’étaient pas distribués dans l’hexagone . ATTENTION le poids indiqué est fautif, c’est 230 gr, pas 430 gr , évidemment.Exemplaire de SULLIC 151-99 appartenant au collectionneur Marc Barat ; cette couleur ivoire est spécifique à la Belgique pour le SULLIC Les pieds correspondent au catalogue belge ; En revanche le cadran a viré de couleur , sans doute par un apport excessif d’huile de lubrification .
Les SULLIC ne se différencient des CORIC , KINIC et MONDIC que par la couleur du boitier mais surtout la lunette qui n’est pas peinte de la couleur du boîtier mais est en métal nickelé
Boîte de SULLIC 151-67 jaune paille lumineux ; pas de date indiquée au tampon encreur contrairement à l’usage mais ce modèle spécifique n’est disponible qu’en 1948/1949 .
Boîte de SULLIC 151-36 bleu Latour : là encore , pas de date mais ce ne peut être de toutes façons que 1946 et 1947 .Il s’agit du réemploi d’une boîte « à la dormeuse » d’avant guerre , le jaseur boréal apparu en 1942/43 n’est d’ailleurs pas présent sur le réveil reproduit sur le côté . Ceci explique sans doute l’emplacement inhabituel choisi pour l’inscription de la référence qui se portait d’ordinaire sur le fond de la boîte et non sur le côté .
REGIC , réveil de voyage , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 1J . Nouveauté à la Une du Tarif de 1950 . Boîtier gainé cuir à l’intérieur et l’extérieur , cadran métal argenté, puis façon or mat en 1951, chiffres « cordes » cernés dorés , fermeture à anneau façon sellier , aiguilles et chiffres lumineux. Existait en gainé maroquin rouge , référencé 499-11 ou gainé cuir havane , référencé 499-21 .Le mécanisme et le dos ne sont pas spécifiques aux réveils de voyage mais empruntés aux réveils de chevet de la gamme des stylites , induisant une épaisseur et un volume relativement importants . Format 12 x 7,6 cm , épaisseur 4,2 cm , poids environ 300 gr .
REGIC 499-13 . En 1953 , il change d’aiguilles , aiguille pontife pour l’heure , pour des modèles identiques à celles de réveils Jaz de la même période comme le VENIC par exemple , adoptant de ce fait la nouvelle référence 499-13 .
Le REGIC est le premier des réveils de voyage Jaz gainé de cuir , ils étaient précédemment en bakélite ou en métal peints . Le système de fermeture qui se transforme en chevalet est ingénieux mais fragile , il ne sera pas poursuivi au delà de 1954 qui marque la dernière apparition du REGIC au catalogue . Bydo l’auteur de cette publicité , qui travaillait très régulièrement pour Jaz , a dessiné les chiffres de la deuxième version avec les aiguilles de la première , en outre le cadran mentionné comme étant « fond argent » s’avère en fait d’un doré du plus bel effet . Il convient de pas le confondre avec l’ERGIC qui lui totalement semblable d’aspect début 1951 avec son cuir rouge , avant de n’être disponible qu’en gainé façon porc dès octobre 1951 . Selon un usage fréquent chez Jaz , les anagrammes ne se différencient essentiellement que par leur mécanisme ainsi l’ERGIC se voit doter d’un calibre 4J à échappement à ancre onze pierres , contre trois seulement pour le REGIC . Le nom de REGIC sera réattribué en 1975 et 1984 .publicité Reader’s Digest , 18 x 13 cm .publicité par BYDO , Paris Match n°90 , le 9 XII 1950 .
rarissime version de 1951 , bleu nuit , non-référencée , dont le cadran présente les caractéristiques des premières versions
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