Robert Alphonse Collard dit Robert Lortac (Cherbourg 19 XI 1884 + Paris XIV° 10 IV 1973 ) est un écrivain , dessinateur , portraitiste , critique d’art , scénariste , pionnier français du dessin animé, en particulier publicitaire . Il « inventa » la publicité en dessins animés dont il fit des petites fictions amusantes Lortac commence son premier dessin animé en 1914 . Après sa rencontre avec Émile Cohl , il crée sa propre société de production en 1919 et sa maison de Montrouge devint le premier studio de dessins animés en Europe avec entre dix et quinze collaborateurs et cinq caméras. Il utilise banc-titre, poupées animées, prises de vues réelles pour tourner des documentaires et des films techniques, éducatifs ou publicitaire . Lortac eut de très nombreux collaborateurs dont le célèbre Poulbot , l’affichiste Raymond Savignac, Raoul Guérin et son fameux Toto , entre mille autres … Il réalise ainsi plusieurs dessins animés de fiction que la société Pathé intégre plus tard dans la filmathèque 9,5 mm Pathé Baby . Parmi les plus connus , on peut retenir La Cigale et la fourmi , Le Lion et le rat , Toto cuisinier, etc. En 1922, il publie un journal satirique d’actualités en dessins animés Le Canard en ciné , projeté en salle avec les actualités Pathé. Après la Libération Lortac vend sa dernière caméra et abandonne le dessin animé et la publicité. Il écrit des scénarios de bandes dessinées et devint très prolifique pour Les Pieds Nickelés et Bibi Fricotin . Mais se consacre aussi à la peinture et publie également des romans policiers et de science-fiction qu’il illustre parfois
Dès 1921 , la publicité filmée est introduite dans les cinémas . La société Publi-Ciné popularise l’image du petit groom noir qui devient un personnage aussi familier que, plus tard , le sympathique mineur avec son piolet de Jean Mineur Publicité. Les publicités sont presque toujours des dessins animés , qui offrent plus de liberté que ne l’aurait fait un film avec décor et acteurs et sont souvent humoristiques . Cette source de revenus complémentaires incite beaucoup d’exploitants de salles à accepter les publicités d’abord accusées de vider les buvettes à l’entracte . L’atelier Lortac , où œuvrent aussi O’Galop et Émile Cohl , travaille beaucoup pour Publi-Ciné dont les principales firmes annonciatrices sont Citroën , les vins Nicolas , les parfums Arys , la SEITA … …mais aussi les médicaments Jubol et Urodonal dont la communication était gérée depuis des années par Georges Scemama , cofondateur de la Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère avec Yvan Benel et Louis-Gustave Brandt . C’est Scemama qui trouve à la CIMH son nom commercial : JAZ ! C’est bien logiquement qu’il va choisir LORTAC pour la promotion de sa marque d’horlogerie au cinéma . Consultez les articles de VENDRE celui de Mars 1924 et celui d’Octobre 1935 pour mesurer l’importance des petits films de Publi-Ciné dans le succès de Jaz .
Voyez deux des films réalisés par LORTAC en 1939 pour Jaz : Le Réveil de la terre et Les méfaits d’un mauvais réveil
En 1925 LORTAC réalise , pour la Manufacture de montres Zénith de Locle , Histoire de l’horlogerie un film d’animation , en N&B muet avec intertitres en français , qui retrace l’évolution de la mesure du temps à l’aide de dessins animés et de quatre intertitres . On voit ainsi prendre forme sous nos yeux des dessins de la clepsydre des Grecs, du cadran solaire des Romains, de la « grosse montre à clef » du XIXe siècle puis de la montre bracelet moderne : « élégante et d’une exactitude absolue, la montre chic, c’est la montre Zenith» .
On reconnaît immédiatement , dans ce film pour Zénith , le graphisme et le style du film La Mesure du Temps diffusé par l’ODF dans les écoles mais financé par Jaz en 1948 .

















































































































CLUB version
La France Horlogère 1° Octobre 1927 , 26° année , n°19 , publication professionnelle bi-mensuelle , pleine page 38 x 27 cm Y compris notre exemplaire , nous ne connaissons à ce jour que trois autres CLUB , tous sans bélière et dans cette robe craquelée noir et rouge , alors que la France Horlogère de 1927 et le tarif de 1934 , seuls documents à notre disposition actuellement , mentionnent un décor émail et or que l’on retrouve sur les
Catalogue 1934/1935 page 2 extrait Dans ce catalogue 1934/1935 , le CLUB apparaît subitement sans ses pieds boules mais avec une bélière , il a gardé les
Tarif Jaz circa 1934 extrait page 2 . Ce tarif illustré présente l’intérêt de faire apparaître une version à répétition , dotée d’un
Bon de commande d’étiquettes de 1926 En 1926 l’offre de Jaz se limite à sept réveils : quatre ronds le



Dos d’un MODIC 1938 en état parfait ; les très fines inscriptions que l’on aperçoit sont les dates de révision que les horlogers gravaient à la pointe sèche ; en général , ils les plaçaient en dessous à un endroit moins visible mais dans ce cas précis , l’entretien étant très régulier , il n’y a plus guère d’emplacements disponibles en dessous .
Pochette de réparation de 1938 , représentant un MODIC 158 .
ARTIST , grand réveil-pendulette borne , mouvement mécanique ,
Existait en version aiguilles et chiffres








voir l’article que nous consacrons à ce 










Petit prospectus non daté mais les prix correspondent à un tarif de 1936 , fragment d’un billet de loterie publicitaire .











Le prix indiqué de 45 Francs pour MODIC à « cadran blanc » peut correspondre selon le tarif rose n°F97 de 1934 à un réveil non lumineux nickel ou en peinture émaillée unie .
Le même MODIC à « cadran blanc » avec un prix de 42 Fr peut être un MODIC n°110 nickel ,d’après le tarif d’août 1936 ; les prix étaient donc en baisse par rapport à 1934 .
Le REPLIC n° 136 à bélière surbaissée , mouvement dit » silencieux » , pas encore de trotteuse . 
Formats des boîtes 

Cette boîte – en assez piteux état- pour un Replic à Répétition et cadran blanc ( inscription au tampon encreur à peine lisible dans le cartouche rond ) ne peut être daté précisément en raison de l’absence de prix , qui est le seul repère possible puisque Jaz ne datait pas ses boîtes avant guerre .
Boîte pour REPLIC à cadran lumineux , dont le prix de 42 Fr nous permet – comme pour la boîte plus haut – de l’attribuer à un REPLIC Nickel de 1934/35 .
Sur le côté des boîtes sont reproduits d’un côté les cadrans dit blancs , c’est à dire non-lumineux
De l’autre côté , ce sont un modèle lumineux que l’on retrouve . Format de ces boîtes 12,5 x 11,5 x 6,5 cm .
boîte pour REPLIC n°139 circa 1937 version
boîte pour REPLIC n°138 circa 1937 cadran blanc signifie
Cette boîte est un peu déroutante puisqu’elle arbore sur ses côtés , étonnement vierges d’inscriptions et de décors par rapport aux modèles reproduits plus haut , un coup de tampon encreur avec les références pour un des derniers REPLIC , le n°171 , alors que la « dormeuse » du couvercle est le première version connue devenu obsolète dans la communication de Jaz à cet époque ; on notera en outre que l’étiquette est trop grande pour la boîte et qu’elle s’en trouve tronquée sur les bords ; autant d’élements montrant les « bricolages » auxquels Jaz a été contraint pendant la guerre .
Boîte de REPLIC n° 138 nickel à cadran blanc 
Boîte de REPLIC à 27 Francs.




NORMAL non-lumineux
NORMAL lumineux








Depuis sa création, JAZ n’a cessé d’innover en matière de technologie pour proposer des réveils et pendules adaptés au plus grand nombre . Le calibre D apparu en 1921 , fut sans nul doute le plus grand succès de la marque et sera employé dans la plus grande partie des modèles pendant une trentaine d’années . Comme sa nomenclature l’indique , le D n’est pas le premier calibre créé par Jaz . A partir de 1924 il équipe le CLASSIC , le premier réveil Jaz jusqu’alors doté du
La version 11D est doté de trois rouages supplémentaires – encadrés en rouge – pour arborer une trotteuse sur le
En 1951 , le calibre D sert à illustrer le chapitre réveil du célèbre Livre Jaune de l’Horlogerie , voir 



Pendant la guerre le laiton des platines et rouages est remplacé par des alliages dit » blancs » comme pour ce
Le calibre D est composé d’un peu plus de 50 pièces. Il a fait l’objet de nombreuses variantes :
BUREAU , grand réveil-pendulette borne , mouvement mécanique , calibre B , daté 1928 sur le marteau . Largeur 28 cm , hauteur 16 cm , poids 1,270 kg . Corps en acajou , façade en marqueterie de bois exotiques sur fond de loupe d’orme .
S’agissant d’un travail fait main avec des matériaux naturels , aucun Jaz Bureau n’est tout à fait identique .
Document publicitaire , circa 1928 . On remarquera les aiguilles dorées différentes de nos modèles à aiguilles noires sans doute postérieures .Existait en version
Vue de dos : le couvercle arrière présente trois ouvertures ouvragées , obturées par un fin tissu , permettant au son de la sonnerie de sortir du corps en bois .L’arrêt de sonnerie est au sommet .
Ce couvercle arrière dissimule une cloche chromée très semblable à celle des réveils courants . Le calibre , à gauche , est protégé par une plaque qui présente le double avantage d’arrêter la poussière et contenir le bruit du mécanisme . Du fait de l’épaisseur du corps en bois et de l’emploi d’un cache arrière , les clés sont spécifiquement longues .
Le cadran est émaillé , particularité rare chez Jaz . A droite du calibre B émerge le marteau de la sonnerie , sur lequel la date de production est poinçonnée en creux .
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.