VISIC 1946 à 1955

visic-version-2
VISIC 1948

VISIC 1950

visic
VISIC 1953

visic flècheVISIC 1952                                                                                                                      VISIC , horloge murale , mouvement mécanique , calibre 4G puis 5G (à partir de 1951) d’une autonomie de 8 jours , à remontage par clé  en façade . Présentée dans le tarif illustré FH  d’Octobre 1948 . Lunette en duralinox poli , vitre en verre plat , cadran en métal satiné , aiguilles style buildings . Diamètre 30 cm , poids 855 gr . Cette horloge est la descendante de la LENTIC de 1937 et l’ancêtre des VUSIC et VIRIC qui partagent toutes le même boîtier en métal léger mais dotées de calibres et de cadrans légèrement différents . visic-ouvertureElles disposent d’une ouverture inhabituelle de la lunette puisque la charnière n’est pas sur le côté comme d’ordinaire mais sur le dessus , ce qui est peu pratique puisque qu’il faut se servir de ses deux mains pour remonter l’horloge ou modifier l’heure , ces calibres ne possédant pas de bouton au dos . Malgré cette similitude d’aspect , il est relativement aisé de les distinguer . lenticEffectivement , datant d’avant guerre , la LENTIC  n’arbore pas sur son cadran d’oiseau jaseur apparu en 1941 et les chiffres de son cadran sont plus fins . Quant à la VUSIC qui lui succède en 1956 , son calibre AG impose deux vis de fixation apparentes sur le cadran de chaque côté de l’axe central qui permettent de la différencier facilement de la VISIC . La VIRIC étant une version électrique sur secteur 110 ou 220 volts , le câble secteur évite toute méprise .favre leuba.jpgEn Inde , où nous avons trouvé cet exemplaire , les VISIC arbore en plus du logo Jaz celui de son associé sur le subcontinent Favre-Leuba .

En revanche il existe deux variantes subtiles de la VISIC mais un petit détail permet de les discriminer aisément : apparue en 1946 , elle sera doté de 1948 à 1951 du calibre 4G  qui dispose d’un petit regard triangulaire juste au dessus de l’axe central des aiguilles qui permet l’apparition d’un témoin rouge de témoin de réserve , appelé avant guerre indicateur d’armage , qui indique qu’il ne faut pas tarder de remonter la pendule . Il disparaît en 1952 au profit de la mention  « 8 DAYS » et d’une petit flèche indiquant le sens du remontage avec l’adoption du calibre 5G  . En outre les variantes de 1946 et 1947 étaient disponibles avec cadran métal satiné , référencée 625-10 , ou métal noir , référencée 625-14 . En 1956 lui succède la VUSIC qui ne s’en distingue que son calibre AG.

crochet vi et vusic
Nous avons remarqué que , bien souvent, la fixation au dos a été recourbée par les utilisateurs , cette dernière n’étant pas alignée sur le bord du boîtier s’avère donc peu pratique .

Collection Delphine GUERRIER et Guillaume QUEMBREevisic photal damien (1)Merci à nos lecteurs attentifs Delphine GUERRIER et Guillaume QUEMBRE de nous avoir confié ces photographies de leur VISIC à cadran marron qui porte sous le VI la mention Photal Damien qui avait déjà intrigué un visiteur vietnamien , il y a quelques mois , sur une horloge identique .

Le procédé Photal Damien est un système d’impression photographique sur métal qui permet une grande finesse de couleurs et de détail . On trouve également l’inscription PHOTAL DAMIEN sur des règles à calcul , des cadrans d’instruments d’aéronautique , des étiquettes métalliques ou des appareils photos . Le procédé utilise des plaques d’aluminium photo-sensibles , donne une inscription sans aucun relief et permet des teintes différentes sur la même surface entre le rouge et le noir . Les couleurs palissaient avec une exposition à la lumière . Nous ne connaissons  pas le mécanisme exact de ce procédé mais il devait demander de l’outillage ou des compétences assez pointus car pendant la période de l’occupation , ce procédé a été systématiquement remplacé par la gravure chimique, qui était à la portée de n’importe quel imprimeur de quartier.                                                                                                                                                 Cette VISIC à cadran marron n’apparaît pas dans nos catalogues français , mais on sait que Jaz vendait des produits différents à l’export , peut être est ce le cas ? En outre , nous ignorons si JAZ employait le procédé Photal Damien sous licence ou bien faisait faire ces cadrans auprès de la Régie Maurice Damien qui était installée à Paris .

CALIBRE D 1921 à 1954

calibre-dDepuis sa création, JAZ n’a cessé d’innover en matière de technologie pour proposer des réveils et pendules adaptés au plus grand nombre . Le calibre D apparu en 1921 , fut sans nul doute le plus grand succès de la marque et sera employé dans la plus grande partie des modèles pendant une trentaine d’années . Comme sa nomenclature l’indique , le D n’est pas le premier calibre créé par Jaz . A partir de 1924  il équipe le CLASSIC , le premier réveil Jaz  jusqu’alors doté du calibre B . Le calibre A n’était qu’un prototype jamais diffusé et remplacé par le B lors des premières commercialisations en 1921 . Le calibre C n’existe pas . Son successeur est le calibre U et ses dérivés en usages de 1955 à 1967 .trottic (6)La version 11D est doté de trois rouages supplémentaires – encadrés en rouge – pour arborer une trotteuse sur le TROTTIC .Les_livres_jaunes page 29 réveilsEn 1951 , le calibre D sert à illustrer le chapitre réveil du célèbre Livre Jaune de l’Horlogerie , voir l’article que nous lui avons consacré .Les_livres_jaunes page 30 calibre DLes_livres_jaunes page 31 calibre D

cal d.jpg

Il fait partie de la catégories des gros calibres, 30 heures voire 45 heures d’après certains documents des années 30 . On le voit apparaître également sous la dénomination de calibre 1D ou  de Grand Calibre Courant à ses débuts  . Il est la base d’autres calibres adaptés selon le type de modèle à réaliser.

Catalogue Jaz 1937 page 17.jpg

En observant la platine, on voit apparaître différents marquages. Le premier: « Mod.D » ou « cal.D ». Sur le marteau dit « battant » , la date de fabrication: trimestre et année (ex. 3 – 49) calibre D blancPendant la guerre le laiton des platines et rouages est remplacé par des alliages dit  » blancs » comme pour ce CARRIC de 1945 . Un exemplaire de calibre est le porte -bonheur de Jean-Luc Mélenchon , voir notre article .

sans-titre-1Le calibre D est composé d’un peu plus de 50 pièces.                                                                                  Il a fait l’objet de nombreuses variantes :

  • 3 D: répétition, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm  exemple TRIPLIC
  • 10 D: sujet animé, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm  exemple BABIC 1946
  • 11 D: trotteuse centrale, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm exemple CROISIC
  • 12 D: sans trotteuse, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm  exemple POTIC
  • 13 D: avec trotteuse centrale, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm  exemple JAZIC
  • 14 D: sujet animé, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm  exemple FABLIC
  • 18 D: sonnerie sur clochette, exemple DUPLIC
  • 20 D: sonnerie à musique deux exemples CAMIC et MUSIC
  • 22 D: mouvement en Durilium exemples KINIC et  MINIC
  • 24 D: sonnerie sur clochette, exemples FURIC , DELTIC , BARIC

LEGIC 1945 à 1948

legic-1LEGIC 420-10 n-l de 1946 avec rivets et pieds tubes                                                                                                                                                                                                   LEGIC , petit réveil de la gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 1J . Boîtier duralinox tanké , pieds tubes puis pieds pleins , cadran satiné à quatre chiffres et huit index avec zone centrale plus claire , mention Made in France en bas du cadran , chemin de fer à la bordure du cadran ou chemin de fer en cercle , aiguilles glaives et aiguilles squelettes pour les n-l non lumineux . Format 8 x 6,5 cm .
legic chemin de fer en cercle sans rivetsLEGIC 420-10 n-l de 1947 sans rivets à pieds massifs                                                                                                                                                                                                              Le LEGIC apparaît pour la première fois dans la brochure tarifaire FH46 d’octobre 1946, mais certains sont dotés de calibre datés de 1945 . Référencés 420-10 en  non lumineux et 420-11 avec aiguilles et barrettes lumineuses . legic 420-30.jpgLEGIC 420-30 de 1945 avec rivets et pieds massifs                                                                                                                                                                                                             Existe également avec cadran uni métal satiné , référencés 420-30 en non lumineux et 420-31 en lumineux . Ces modèles sont aussi  proposés avec écrin, en ajoutant un zéro devant la référence . Notons que ces rivets en façade ne sont présents sur les LEGIC , mais également les DILIC , qu’en 1946 et pour ces deux modèles ils sont supprimés en 1947 . legic pieds  vis .jpgOn notera également ces pieds dit « massifs » ou pleins qui sont visés alors que les suivants seront faits d’un rouleau de métal évidé .

En Mars 1947, l’esthétique du LEGIC change ou plutôt renoue avec l’aspect du METRIC avant guerre  : les rivets apparents disparaissent en façade et deux versions du cadran , qui passe de 4 à 12 chiffres au pourtour , sont proposées : soit avec zone centrale rectangulaire , référencés 420-50 en non lumineux et lumineux 420-51 , soit avec cadran métal soleillé , référencés 420-60 en non lumineux et 420-61 en lumineux .                                                                                                                                                     En Décembre 1947, l’esthétique du cadran est encore modifiée et deux versions sont en vente :  soit cadran métal verni blanc avec zone centrale satinée et cadre des minutes circulaire, non-lumineux réf. 420-50 ou lumineux réf. 420-51 , soit cadran métal satiné , cadre des minutes rectangulaire , non-lumineux  réf. 420-60 ou lumineux réf. 420-61 . Pareillement proposés avec écrin.legic dos

Le LEGIC n’est plus au catalogue en Novembre 1948.boîte legic 420-10 nlboîte de LEGIC 420-10  et la petite notice qui s’y trouvait . Format 9 x 7,7 x 4,3 cm .

SULLIC 1946 à (1951)

sullicSULLIC 151-66 jaune paille /ivoire                                                                                                                                                                                                                                  SULLIC , gros réveil , mouvement mécanique , calibre 1D . Apparu dans la brochure tarifaire FH46 d’octobre 1946 . Boîte et cloche métal vernie bleu Latour avec bélière , lunette nickelée , cadran blanc . Référencé 151-36 en non-lumineux  ou référencé  151-37 avec aiguilles et points lumineux . Diamètre 9,5 cm , 230 gr . sulic + boîte sulic bleuCe premier modèle bleu Latour , à cadran blanc , disparaît en 1947 mais le SULLIC  revient à la vente dans la brochure tarifaire FB48 de novembre 1948 , remplacé par le modèle ci-dessus de couleur  jaune paille/ivoire dont le cadran devient beige , disponible en non-lumineux réf.151-66 ou lumineux réf.151-67 . En 1950 , ces précédentes références se changent en 151-98 et 151-99 , sans raisons apparentes ,  et ils sont encore en vente en Octobre 1951 .

sullic belge référencesextrait  catalogue export destiné à la Belgique , 1950 .                                                    On retrouve les deux couleurs disponibles en France , le bleu Latour et le jaune paille / ivoire mais aussi des verts et bordeaux qui n’étaient pas distribués dans l’hexagone . ATTENTION le poids indiqué est fautif, c’est 230 gr, pas 430 gr , évidemment.Sullic marc baratExemplaire de SULLIC 151-99 appartenant au collectionneur Marc Barat ; cette couleur ivoire est spécifique à la Belgique pour le SULLIC Sullic marc barat à pieds belgesLes pieds correspondent au catalogue belge ; En revanche le cadran a viré de couleur , sans doute par un apport excessif d’huile de lubrification .

 

Les SULLIC ne se différencient des  CORIC KINIC et MONDIC que par la couleur du boitier mais surtout la lunette qui n’est pas peinte de la couleur du boîtier mais est en métal nickelé

Boîte de SULLIC 151-67 jaune paille lumineux ; pas de date indiquée au tampon encreur contrairement à l’usage mais ce modèle spécifique n’est disponible qu’en 1948/1949 .

Boîte de SULLIC 151-36 bleu Latour : là encore , pas de date mais ce ne peut être de toutes façons que 1946 et 1947 .Il  s’agit du réemploi d’une boîte « à la dormeuse » d’avant guerre , le jaseur boréal apparu en 1942/43 n’est d’ailleurs pas présent sur le réveil reproduit sur le côté . Ceci explique sans doute l’emplacement inhabituel choisi pour l’inscription de la référence qui se portait d’ordinaire sur le fond de la boîte et non sur le côté .

 

(quatre photos ci-dessus) SULLIC jaune paille/ivoire 151.98 non-lumineux à « pieds belges »

ORBIC / SCULPTIC 1945/1946 à 1949

IMG_3858 (Copier)SCULPTIC sans fonction réveil

ORBIC , réveil présenté comme étant » de Luxe », même si la catégorie Jaz de Luxe n’existait pas encore , doté d’un  mouvement mécanique, calibre JL d’une autonomie de 30 heures . Référencé 493-12 dans la brochure tarifaire F.A. 45 de Janvier 1945. Boîtier en bois sculpté à la main, cadran rouge , laqué ivoirine , chiffres romains , aiguilles dorées , vitre bombée en verre , chemin de fer à l’intérieur de la zone des heures ,  non lumineux . Format 15 x 16,5 cm , poids 560gr .IMG_3860 (Copier)IMG_3859 (Copier)

Pendant la guerre en raison des restrictions et  pénuries , Jaz avait  multiplié les modèles en bois dont les ORBIC , ECHIC et ASIC . Dans la brochure tarifaire F.H.46 d’octobre 1946,   ils sont annoncés comme étant « au tirage épuisé » ; exception faite de l’ORBIC qui devient  SCULPTIC en échangeant son modeste calibre JL  contre un plus noble calibre KL avec échappement à ancre d’une autonomie de 8 jours ;  perdant au passage sa fonction réveil , il devient alors une pendule à poser . Ainsi équipé il entre dans la toute nouvelle catégorie des Tirages Limités . Sa référence est désormais  894-10 . La brochure de 1947 précise que le mouvement est en laiton . Il apparaît pour la dernière fois en  1949, accompagné d’autres modèles « à tirage limité » dont la collection s’est agrandie avec le retour des modèles en bois mais aux essences plus rares comme le palissandre , l’ébène , etc .orbic-rouge-sculpticIl en existe une version réveil , donc avec une troisième aiguille, toujours à cadran rouge nommée ORBIC .

IMG_3863 (Copier)IMG_3862 (Copier)

sculptic-pub-2

Si le  ORBIC tenait , peut être, son nom  de sa forme orbitale tel un œil cyclopéen , le SCULPTIC  doit son nom à la qualité d’avoir été sculpté à la main.

Sorti en Octobre 1946 à 5.450 frs , il suit les fluctuations de l’inflation d’après guerre et ses variations importantes parfois : Mars 1947 à 4.296 frs , Décembre 1947 à 6.000 frs , Novembre 1948 à 8.000 frs , Février 1949 à 8.200 frs : il n’est plus présent au tarif de Juillet 1949 Son prix correspondait donc quasiment au salaire d’un ouvrier puisque la loi du 31 mais 1947 modifiant le texte du 31 mars garantissait un salaire minimum net de 7.000 francs pour une durée hebdomadaire de quarante heures  .

comparaison de taille avec un réveil Jaz ordinaire

La lunette en zamak est estampillé par la fonderie THECLA .

PENTIC /FACIC ( 1943 à 1947)

facic

PENTIC , grand réveil  de la gamme des Pendulites , mouvement mécanique , calibre H dit silencieux d’une autonomie de 30 heures . Cage en zamak brun foncé , pieds boules en matière plastique beige . Aiguilles et chiffres lumineux . Existe en non-lumineux . Diamètre 9,5 cm, poids 565 gr . Ce modèle est présenté pour la première fois dans la brochure tarifaire F.A. 43 de Septembre 1943 sous la référence 283-11 . Son nom fait évidemment allusion à sa silhouette en forme de pentagone .

facic camouflage 3Ce modèle , en tous cas un modèle très ressemblant , est vendu à partir de 1945 , précisant « zamak moucheté », sous le nom de FACIC  , référencé 292.31 dans la brochure tarifaire F.A. 45 de Janvier 1945 .

Ce FACIC en version camouflage a appartenu au gendarme Georges BARBIER à la fin de la guerre . Encadré sur la photo , en train lui-même de prendre en photo le photographe sur le ponton d’un sous marin .pentic facic.jpgNous n’en trouvons pas trace au delà de 1945 dans les tarifs et catalogues et pourtant ce modèle ci-dessus est daté de 1947 sur le marteau de la sonnerie selon l’usage ; il s’agit ici d’un exemplaire non-lumineux . Le cadran est toujours en carton , sa partie centrale ornée de cercles concentriques sur un décor façon aluminium .pentic facic nuIl n’est pas certain que cette version « brute » , dont nous ne trouvons pas trace dans les tarifs ou catalogues , ne soit pas tout simplement une ruse de vendeur pour contourner une peinture écaillée ou lacunaire en la supprimant totalement , toutefois sa fréquence toujours avec ce cadran nous fait douter de cette théorie et nous laisse à penser qu’il s’agit peut être d’un modèle standard .

Les pieds boules sont dorénavant en métal

Les corps de réveils en zamak de Jaz ont toujours été réalisés par son partenaire THECLA qui imprimait son logo à l’intérieur des boîtiers .885.tif

CARRIC 1945 à 1953

carric 1945CARRIC 293-10 de 1945

CARRIC , réveil , gamme des Pendulites , mouvement mécanique , calibre 3D puis 1D . Boîte en zamak , peinture moucheté  , cadran en carton gaufré . Référencé 293-11 dans le fascicule Tarif F.A.45 à la  page 3 pour la version LX et 293-10 pour la version NL ci-dessus . Format 13 x 10,5 cm, poids 720 gr .carric rougeCARRIC bordeaux cadran carric 1945Le cadran en carton est gaufré  carric dosLe CARRIC est d’abord doté du calibre 3D à répétition de sonnerie dont le levier d’arrêt est au dos .

Ce levier est fixé sur le cache poussières .calibre D blanc.JPGEn comparant ce calibre D , daté sur le marteau de 1945 , avec un calibre D courant  la différence de couleur permet de reconnaître immédiatement un modèle de « guerre » constitué pour les platines et les rouages d’alliages de substitution dit « blancs » quand le laiton et sa couleur doré règnent d’ordinaire .carric lumineuxCARRIC 293-11 de 1945carric lumineux dosCARRIC 293-11 de 1945 dos

carric-1945 Le modèle ci-dessus est présenté dans le fascicule Tarif F.H. 46 d’octobre 1946 avec aiguilles et points lumineux, référencé 294-11 . Référence 294-10 pour le modèle non-lumineux . Boîtier en zamak laqué brun , cadran en carton gaufré de couleur saumon et surtout doté du calibre 1D sans répétition de sonnerie . En conséquence il n’arbore pas , contrairement à ses prédécesseurs , la mention Répétition  sous le logo . carric marbré 2CARRIC marbré sans fonction répétition carric marbré dosCARRIC marbré sans fonction répétition ; de dos on constate l’absence du levier de répétition de sonnerie .carric marbréSa silhouette sera réemployée en 1955 pour le CREMIC , un réveil de couleur crème uniquement .

En 1976 une pendule murale , sans aucun rapport avec ce réveil , se verra doté de ce même nom de CARRIC inusité depuis longtemps . Le CARRIC n’est plus en vente à partir de 1954 .

Ce CARRIC non silencieux réemploie un cadran pour CARRIC silencieux dont la mention a été cachée , il n’y a pas de gaspillage possible à cette époque d’après guerre et de restrictions

NOVIC / VOLTIC (1942 à 1943 ) 1946 à 1948

novic-volticcadran métal sans jaseur

NOVIC , réveil à répétition de sonnerie , de la gamme des Pendulites , mouvement mécanique , calibre 3D. Référencé 283-11 dans le catalogue de janvier 1942 à la  page 4 pour la version lumineuse , il n’apparaît pas de version non-lumineuse dans son catalogue . Cage et lunette en Jazolite brun marbré, socle en  Jazolite noir , cadran métal ,vitre en verre plat . Aiguilles et chiffres lumineux  . Format 98 x 112 mm , poids 395 gr . Il existe des variantes pour le cadran , voir plus bas . Modèle à cheval sur deux périodes de la chronologie des logos Jaz , on le trouve avec les deux types d’estampille au cadran , avec ou sans jaseur . novicVOLTIC cadran carton avec jaseur boréal et chemin de fer                                                                                                                                                                                                                                                            Les réveils à répétition sont présentés dans ce catalogue de 1942 comme « la providence des dormeurs. Le JAZ à répétition sonne 4 fois avec un silence de 30 secondes entre chaque sonnerie » On y trouve également les argumentaires suivants :  » Vos clients vous disent-ils : Je dors tellement que je n’entends pas la sonnerie – ou – si je l’entends, je me rendors après. Vendez-leur un JAZ à répétition; ils ne manqueront pas de vous remercier.  Sur tous les modèles à répétition, la sonnerie peut aussi fonctionner en continu en poussant le curseur situé au dos »                                                                                                                                                                                                    Décoratives, les Pendulites JAZ , 30 heures, embellissent un intérieur. Et, comme les réveils JAZ, elles ont « la sonnerie cristalline ».   Le NOVIC est officiellement encore au catalogue en 1943 , toutefois les restrictions et pénuries interrompent la production de réveil en bakélite ; Le NOVIC réapparait en 1947 doté du calibre 1D , sans sa fonction répétition , il est encore au catalogue 1948 mais sous la très provisoire dénomination VOLTIC puisqu’il n’est plus en vente en 1949 . La dénomination NOVIC sera réattribuée en 1965 .

novicNOVIC , variante de cadran , issue de la collection de Marc Barat , sans fonction répétition , à calibre 1D , à cadran gaufré au centre comme signalé au tarif de 1947 , référencé 180-11 pour cette version lumineuse et 180-10 pour la version non-lumineuse . En 1948 le NOVIC passe au calibre 3D à répétitionVolticNOVIC , deuxième variante de cadran , également issue de la collection de Marc Barat , dont  les références sont 281-11 pour cette version NL du premier trimestre 1947 d’après la date frappée sur le marteau 1-47 ; référencé 218-11 en version LX . Calibre 1D , non-lumineux , centre du cadran à cercles concentriques sur aluminium déjà vu sur le DUTIC.

novic romain 10 million

Modèle commémoratif de la sortie du 10 000 000 ème réveil. Collection Romain Gallardo. Voir l’article sur Paul NICOLAS évoquant cette commémoration ; D’autres réveils ont été utilisés pour commémorer cet événement comme un PARIC .

CUIRIC 1946 à 1952

cuiric

CUIRIC , réveil  de la gamme à Tirage Limité , mouvement mécanique ,calibre JL , échappement à ancre , 11 pierres , autonomie 30 heures , non lumineux . Référencé 470 -20 dans la brochure tarifaire d’octobre 1946 , il est un des trois premiers modèles de la gamme des Tirages Limités tout d’abord équipé du calibre JL . Dès Mars 1947 selon la brochure tarifaire FC 47 , il est doté du calibre 4J et donc dorénavant référencé 770-40 . Boîtier gainé parchemin véritable entièrement exécuté à la main . Socle , cadran et garnitures en laiton doré , non-lumineux . Format 14,5 x 11 cm , poids 700 gr .jaz cuiric dos.jpg                                                                                                                                                                               cuiric pythoncuiric dosA partir de 1948 une variante en gainé python véritable est ajoutée , référencé 770-50 . En 1951 , soit cinq ans après son arrivée , la version parchemin , qui n’était donc pas d’un tirage si limité , disparaît enfin au seul profit du gainé python qui est subitement référencé 770-52 sans raison apparente n’ayant ni changé d’aspect , ni de calibre . Le CUIRIC n’est plus au catalogue en 1953 . L’emploi de cuirs de haute qualité pour l’habillage a induit son nom de CUIRIC qui sera réattribué en 1980 à un réveil de voyage .

Le CUIRIC sera également distribué en vente par correspondance par SARDA Besançon  à un tarif légèrement supérieur soit 9.700 Fr contre 9.500 Fr en boutique , soit une augmentation d’environ 2% . A l’issue de la guerre , produire un réveil de luxe était relativement audacieux si l’on tient compte des restrictions sur les matières premières qui perdureront longtemps et du faible pouvoir d’achat des français . L’instabilité de la monnaie est un autre facteur pénalisant qui se retrouve dans la consultation des tarifs qui étaient parfois trisannuel chez Jaz pour compenser des variations parfois violentes . Notons que les prix de vente étaient imposés par la marque et les tous les horlogers de France devaient s’y conformer strictement . Ainsi le CUIRIC tout d’abord sorti en octobre 1946 au prix de 5.200 Fr , redescend en mars 1947 à 4.646 Fr pour grimper en décembre de la même année à 7.000 Fr soit une augmentation colossale de 50% en neuf mois . Un an plus tard , en Novembre 1948 , il est en vente à 9.500 Fr ce qui représente encore 35% d’augmentation pour finalement se stabiliser de février 1949 jusqu’en avril 1951 à 9.700 Fr . Encore une fois l’histoire de la France et de son économie se reflète , assez logiquement , dans l’histoire de Jaz . IMG_6055 (Copier)IMG_6056 (Copier)

extrait Jazette 1947
Publicité belge pour le Cuiric 1946 ; il s’agit donc de francs belges
lunette fondue par les usines Thécla de Delle ( gravé au revers en relief)  comme pour son contemporain ,le JUNIC