POSIC 1942

POSIC , pendule à poser , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 1G . Présente à la page 6 du catalogue de Janvier 1942 , référencée 649-10 . Boîtier en faïence terre de Sienne brûlée , filets et cadran jaune or , aiguilles buildings , aiguilles non lumineuses . Format 140 X 175 mm . Conçue comme une horloge murale de cuisine avec le même mécanisme et surtout dans la même matière , c’est le seul exemple de pendule à poser en faïence dans les collections Jaz . Les restrictions imposées par l’occupant qui interdisent la production de céramique auront très vite raison de la POSIC qui ne sera jamais produite comme l’indique le petit encart rose ( voir ci-dessous) inclus dans les catalogues de 1942 d’où nous provient sa seule représentation ; La tentative de réaliser un réveil dans cette matière avec le CERMIC n’aura guère plus de lendemain … Le nom de POSIC sera réattribué en 1974 .

NERVIC 1939 à 1942 et 1947 à 1949

Nervic 1939NERVIC n° 3012 à cadran champagne rectangulaire de 1939 non lumineux .                                                                                                                                                                                                                                                                                                       NERVIC , grand réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre J . Format 180 x 135 mm , poids 500 gr . Boîtier en métal chromé , pieds en métal doré , chevalet , cadran métal doré, vitre en verre biseauté , aiguille pontife pour l’heure .                                                                                                                                                                              Présent au tarif général F 178 du 15 Avril 1939 .Trois versions disponibles : n° 3012 à cadran champagne rectangulaire avec quatre chiffres cardinaux et huit index et chemin de fer à l’intérieur de la zone des chiffres , n’existe qu’en version  non-lumineuse ; n°3011 à cadran rond gris à douze chiffres rapportés à l’intérieur d’un chemin de fer rond , aiguilles et barrettes lumineuses ; n° 3010 pour la version non-lumineuse ; nervic marc barat NERVIC n° 3011 de 1939 ou 1940 à cadran rond lumineux .Collection Marc BARAT Nervic 3°trim NERVIC non-lumineux du 3° trimestre 1941                                                                                                                                                                                                                      nervic dosnervic dos 3dos du NERVIC de 1939 Nervic 3°trim dosdos du NERVIC de 1941 ; les attaches du chevalet sont différentes du modèle de 1939nervic-1942illustration catalogue Janvier 1942  ( avec douze chiffres , en version lumineuse , sans le jazeur pourtant apparu en 1941 )                                         nervic 2Présent dans le catalogue de 1942 , alors disponible uniquement avec chiffres et aiguilles lumineux ,  référencé 461-11 . Boîtier en métal chromé , pieds dorés , chevalet , cadran métal doré soleillé , vitre en verre plat , avec douze chiffres au cadran : la première version à cadran rectangulaire n’en comprenait que les chiffres cardinaux 12 , 3 , 6 et 9 .

Le NERVIC  n’est pas référencé dans les tarifs de 1943 mais il réapparaît en 1947 référencé 461-51 .

En 1950 il est doté du calibre K et change de nom pour devenir le DERVIC, disponible uniquement cette année là et référencé 561-11 , aisément reconnaissable à l’absence de la troisième aiguille puisque le calibre K n’a pas la fonction réveil et une seule clef au dos .                                                                                                                                                                                                                                                                                       Modèle à cheval sur deux périodes de la chronologie des logos Jaz , on trouve le NERVIC avec les deux types d’estampille au cadran , avec ou sans jaseur.boîte nervic (2)Boîte pour NERVIC 461-51 ; voyez l’article que nous consacrons à cette boîte particulière .boîte nervic dosSelon l’usage constant chez Jaz , les références du réveil sont imprimées au dos avec un tampon encreur ; en l’occurrence , en haut à droite , celle d’un des derniers NERVIC le 461-51 , en bas à gauche les chiffres 051 donnent la date Juin 1951 .

STAYBRIC (1939 à 1942 et 1945 )

staybric 2.jpgSTAYBRIC , pendulette , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre K , 11 jewels , autonomie 8 jours , sans fonction réveil . Présent au catalogue de Janvier 1942 page 12 , référencé 581-10 . Boîtier en acier inoxydable brossé , cadran métal soleillé , chiffres noirs , non lumineux . Format 7 x 7 cm .

En raison des restrictions imposées par l’occupant et des pénuries , les productions de guerre sont chaotiques , le STAYBRIC est encore dans le catalogue de 1942 mais on ne le retrouve pas dans les tarifs de 1943 ; il réapparaît pour la dernière fois dans le tarif de Janvier 1945 référencé 581-30 en raison d’un boîtier qui est laqué et non plus brut . On reconnait le cadran du STATIC . A noter que si l’adoption du logo à l’oiseau jazeur a eu lieu en 1941 – et non 1942 comme parfois affirmé – il tarde à gagner les cadrans sans doute pour les mêmes raisons de pénuries , Jaz en était réduit pendant la guerre à demander aux horlogers de renvoyer les boîtes d’emballages en carton pour pouvoir les réutiliser .staybrite-louest-eclair-19-mai-1934Son nom de STAYBRIC lui vient de STAYBRITE , un acier inoxydable utilisé pour les montres comme indiqué dans cette publicité de 1934 pour les montres Oméga , entreprise  fondé par Louis Brandt  dont Louis Gustave Brandt , lui même co-fondateur de JAZ , est un descendant .

Comme toutes les boîtes Jaz , elle porte au dos , imprimée au tampon ,  les références du réveil , en l’occurrence 581-10 .staybric notice 2staybric noticeCe petit fascicule plié en trois , au format de 6 x 6 cm fermé  , était inclus dans chaque boîte ; on reconnait d’ailleurs le STAYBRIC accompagné d’un porte stylo et d’un éphéméride , toutefois la légende est un peu étrange puisqu’il est question d’un réveil et de l’utilisation assez inusité de sa sonnerie pour ne pas oublier une « grosse » affaire alors que le STAYBRIC est doté du calibre K  sans fonction réveil , ni sonnerie évidemment : cette notice s’expliquera plus tard avec l’apparition de sa version réveil le BRESTIC .calibre staybric + clef.jpgLes deux derniers chiffres gravés sur le calibre correspondent à l’année de production 1939 ; le filetage des clés réf. ECL6 des calibres K n’est pas fermé .

JOLIC 1936 à 1954

jolic.JPGJOLIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , aiguilles glaives , calibre 1J . Format 8 x 7 cm, poids 360 gr . Présent aux catalogues de 1936 à 1954 le JOLIC fait l’objet de nombreuses variantes qui peuvent ou non arborer le jaseur boréal au cadran en fonction de leurs dates de production .Jolic cuir (22) Voir notre article sur la version  cuir de 1939jolic-jaune-et-chrome-1949JOLIC 425-33 Lx de 1948jolic-jaune-et-chrome-dosjolic-cuivre-1949JOLIC 425-22 nl de 1949                                                                                             Au dos , le bouton d’arrêt de sonnerie est en haut , des ouïes ont été ménagées dans la plaque pour laisser passer le son de la sonnerie . Le JOLIC a fait l’objet de nombreuses variantes de couleurs pour le boîtier ou le cadran et de matières pour le socle – comme le cuivre ou le Pollopas – avec toujours la possibilité d’acquérir une version à aiguilles et points lumineux ou non , symbolisée dans les tarifs ci -dessous par la mention LX ou NL .jolic bleu

Ecrin chapelle imitation tressage

jolic-ecrin-chapelleL’écrin chapelle restait optionnel , il a perdu son socle en double terrasse d’avant guerre pour une base plus sobre .

Boîte de JOLIC n°2010 Blanc , circa 1937 , blanc signifie cadran  non-lumineux

Jolic 425-23 de 1949Boîte de JOLIC réf. 425-23 de 1949 , chromé à intersocle cuivre et cadran à zone cuivrée

Jolic n° 2004 et  Jolic n° 2000

Jolic 1939 Nl

Jolic 1939 dos

JOLIC n°2.008 de 1937                                                                                                                  Le JOLIC fait son apparition en 1936. On en compte quatre modèles en 1936 et 1937:

Cadran courant à chiffres n°2000 Nl et n°2001 Lx

Cadran luxe, chiffres et index rapportés n°2004 et 2005

Cadran argenté, zone cuivre n°2008 et 2009

Cadran luxe, boîtier doré n°2010 et 2011

Le catalogue de 1942 présente deux variantes , disponibles en version lumineuse ou non , avec ou sans écrin : boîtier chromé à cadran noir ou boîtier émaillé ivoire, embase dorée et cadran métal soleillé. (réf. de base: 425)

Le JOLIC disparaît de la collection en 1943 et ne réapparaît qu’en 1947.

tarifs-jolic

En 1953, seuls les modèles 425-29 et 425-69 sont disponibles , avec écrin chapelle , puis le 425-29 uniquement en 1954 , sa dernière année de mise en vente .jolic anatomie.JPGanatomie d’un JOLIC

Vu sur le marché anglais , cette étonnante version non référencée sur les catalogues français,  avec un dos spécifique qui s’explique par l’absence de fonction réveil , donc nul besoin d’orifices pour la clef ou le bouton du réveil . Au cadran , l’absence logique d’aiguille de réveil et la mention 8 jours , nous oriente vers une pendulette dotée du calibre K . La dédicace nous permet , sans véritable surprise d’ailleurs , une datation à 1935 quand la distribution du Jolic ne commence en France qu’à partir de 1936 puisqu’on sait que Jaz testait ces produits à l’étranger , en Belgique souvent après guerre , en Italie plus tardivement et en Grande Bretagne avant guerre .Plaisir de FrancePublicité ,  pleine page 30 x 22 sur papier glacé , revue Plaisir de France 1937jolic bleujolic bleu 5

La Disparition roman de Georges Perec 1968

LA DISPARITION est un roman  en lipogramme  écrit par Georges PEREC  en  1968 et publié en 1969. Il fait environ 300 pages et ne comporte pas une seule fois la lettre E    Quand il publie son roman La Disparition en 1969, Georges Perec fascine son public en écrivant un texte sans aucun mot contenant la lettre «e», un exploit . Un lipogramme , du grec leipogrammatikos, de leipein (« enlever , laisser ») et gramma (« lettre ») : « à qui il manque une lettre », est une figure de style qui consiste à produire un texte d’où sont délibérément exclues certaines lettres de l’alphabet . Démarche complexe qui s’inscrit parfaitement dans le mouvement de l’OULIPO  « l’OUvroir de LIttérature POtentielle» dont étaient membres Perec ou Raymond Queneau , qui s’étaient donnés pour mission de trouver des contraintes d’écriture susceptible de décupler leur potentiel créatif . Pour l’Oulipo , la contrainte lipogrammique permet d’exalter l’imagination , que résume Perec en ces mots « … qu’a contrario tout mot soit produit sous la sanction d’un tamis contraignant… ». Les mots pendules , réveils , horloge , réveille- matin , montre , tocante , chronomètre , chronographe , etc comportant tous un E , c’est naturellement Jaz que Perec emploie , certain qu’il était d’être compris tellement ce nom  était devenu synonyme de réveil , suivant en cela le souhait de Georges Scemma , publicitaire des origines de la marque et inventeur du nom Jaz , qui avait prescrit  :  Notons ceci : « Jaz », jamais « réveil Jaz » ; c’est inutile et même nuisible. On ne parle plus de réveil, il n’existe plus de mot, il est remplacé par son synonyme : un Jaz .                                                                                                                                                                    La Disparition du E affecte également la macrostructure externe du roman , qui est composé de 26 chapitres soit le nombre de lettres de l’alphabet et 6 parties pour le nombre de voyelles , puisque un observateur attentif remarquera l’absence du 5° chapitre et de la 2° partie correspondant à la place du E dans l’alphabet et l’ordre des voyelles .                                                                                                                                                                       Mais Claude BURGELIN , ami de l’auteur, explique le malentendu autour de la Disparition  : Le feu d’artifice verbal est si éblouissant qu’il aveugle. On mit des années avant de s’apercevoir que derrière ces jeux de massacre autour de la lettre interdite se dessine une fable sur le génocide des juifs . Et plus particulièrement ses propres parents puisque PEREC , né en 1936 de parents juifs polonais , se retrouve orphelin très tôt : son père engagé volontaire dans la Légion Etrangère meurt au front en 1940 et sa mère prise dans un rafle meurt en 1943 à Auschwitz . Perec très touché par la disparition de ses parents et soigné dès 1949 par Françoise DOLTO , allait élever des livres cénotaphes pour faire barrage à l’élimination hitlérienne . C’était sa façon d’avoir le dernier mot mais il avait l’élégance et la pudeur de les crypter comme dans Le Condottière où l’on retrouve les dates de mort de ses parents dissimulées .                                                                                                                                                            Cette mère , Cyrla Szulewicz , contrainte de porte l’étoile jaune était ouvrière chez JAZ avant d’être déportée , dès lors il n’est pas étonnant de la trouver évoquée dès l’incipit de la Disparition  : ce JAZ c’est sa mère …

 

Anton Voyl n’arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt. Il poussa un profond soupir, s’assit dans son lit, s’appuyant sur son polochon. Il prit un roman, il l’ouvrit, il lut; mais il n’y saisissait qu’un imbroglio confus, il butait à tout instant sur un mot dont il ignorait la signification.

 Il abandonna son roman sur son lit. Il alla à son lavabo; il mouilla un gant qu’il passa sur son front, sur son cou.

 Son pouls battait trop fort. Il avait chaud. Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Il faisait doux. Un bruit indistinct montait du faubourg. Un carillon, plus lourd qu’un glas, plus sourd qu’un tocsin, plus profond qu’un bourdon, non loin, sonna trois coups. Du canal Saint-Martin, un clapotis plaintif signalait un chaland qui passait.

 Sur l’abattant du vasistas, un animal au thorax indigo, à l’aiguillon safran, ni un cafard, ni un charançon, mais plutôt un artison, s’avançait, traînant un brin d’alfa. Il s’approcha, voulant l’aplatir d’un coup vif, mais l’animal prit son vol, disparaissant dans la nuit avant qu’il ait pu l’assaillir.

Calibre H 1934 à 1956

 

Calibre H en durilium , version période de l’occupation allemande 

La particularité du calibre H est d’être considéré comme un calibre silencieux . Les calibres E , G , J, 4J et K pulsaient à 14.400 oscillations par heure et le calibre D à 12.600/ heure . Ces oscillations correspondent à autant de tic -tac bruyants . La singularité du calibre H s’explique par deux améliorations successives  : avant guerre ce calibre , par ailleurs similaire au calibre D , voit le nombre de ses oscillations abaissé à 9.000/heure . Cette baisse du nombre de pulsations le rendent donc plus « silencieux ». Après la guerre, on isole le calibre H de l’emboîtage par une boîte intérieure à l’aide de supports en caoutchouc, ce qui limite encore les résonances .

Nécessitant moins de puissance , le ressort du calibre H est plus fin – 0,25 contre 0,37- et moins long que celui du calibre D – 1050 contre 1090 – , il prend donc beaucoup moins de place dans son logement sur son axe : la différence est très visible à l’oeil ; voyez ci-dessous que la différence se remarque également à l’oreille .

Calibre D à gauche -en durilium gris – et calibre H à droite -en laiton doré – . Ce dernier est d’évidence plus lent à l’œil mais , en montant le son de cette animation vidéo ,  vous constaterez que cela s’entend aussi très nettement à l’oreille .calibre H faceCalibre H de dos / côté clefs ; avant / après guerre les platines et rouages sont en laiton calibre H dosCalibre H de face / côté cadran ; avant /après guerre les platines et rouages sont en laiton

Ci-dessus , un calibre H de 1942 , aux platines et rouages en DURALUMIN qui remplaça le laiton durant toute la Seconde Guerre Mondiale . Cet alliage fut longtemps sujet à controverse auprès des horlogers affiliés . On remarque les trous de pivotement qui sont malgré tout en laiton .

 

PARIC (1942 à 1944 ) et 1947 à 1952

paric 1944PARIC de 1944                                                                                                                                                      PARIC , réveil de voyage de la gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 3J. Présenté à la  page 11 du catalogue 1942 . Corps en bakélite , mention Made in France en bas de cadran , cadran bicolore au centre façon aluminium,  chemin de fer carré à l’intérieur de la zone des heures , aiguilles et points lumineux , vitre en plastique , format 70 x 115 pour 3,5 cm d’épaisseur fermé , poids 215 gr .

extrait du catalogue 1942

L’année suivante le Tarif F.A.43 le présente avec la même référence mais avec un corps bicolore , noir et rouge .

La vitre en plastique a tendance à jaunir même pour cet exemplaire , neuf de stock , jamais vendu , conservé 70 ans à l’abri de la lumière dans sa boîte .  Dans son catalogue Jaz précise que le verre est incassable , ce qui est judicieux pour un réveil de voyage , mais le terme « verre « est abusif , il conviendrait mieux d’indiquer « vitre » puisqu’il s’agit d’une matière plastique transparente . paric et boite et noticeBoîte d’origine en carton moiré , arborant au dos la référence catalogue du PARIC soit 478-11 imprimé au tampon . A gauche , la rare notice d’origine .

Elle détaille l’utilisation des nouveaux et très pratiques boutons à plat pour réveils de voyage et l’astucieux procédé d’arrêt de sonnerie .

paric boutonsLes crans de ces boutons spécifiques ne sont pas sur le côté mais sur le plat pour accrocher au gras du pouce .paric bouton arret sonnerieLe bouton d’arrêt de sonnerie est astucieusement placé de façon à pouvoir l’actionner en appuyant sur l’avant du réveil .paric calibre (1)La platine du calibre 3J est frappée en creux de la date de fabrication : 1944 .  En raison des pénuries de guerre et restrictions imposées par l’occupant , les platines ne sont pas en laiton doré mais dans un alliage blanc de substitution .

paric 47 (2)PARIC 1947                                                                                                                                                 Le PARIC disparaît de la collection de 1946 pour réapparaitre dans le TARIF F.F.47 de Décembre 1947 en noir et rouge doté d’un cadran rose avec la référence 478-31 .

paric 1942PARIC 1952                                                                                                                                                                                                                                                                           Le Tarif F.A.50 de Mars 1950 nous propose un PARIC marbré thuya et cadran rose référencé 478-51 . Il est remplacé en 1950 par son anagramme le RAPIC et en  1953 par le PARTIC . Le nom de PARIC sera réattribué en 1980 à un petit réveil à quartz . coll-boulard-8Collection Sandrine et Olivier Boulard. Réveil commémoratif à l’occasion de la sortie du dix millionième Jaz , le 21 juillet 1943 . La qualité de la photo permet de mettre en évidence les différences subtiles de teintes du cadran avec des bords rosés et un centre gris alu .

Il est à rapprocher du NOVIC de la collection de Romain Gallardo.

CALIBRE E 1928 à 1944

Entre 1919 et 1924 , la toute nouvelle C.I.M.H. a breveté trois calibres: le A , le B et le D. Cependant , ces calibres ne pouvaient servir qu’à équiper de gros modèles . En 1928 l’ingénieur Maurice Georges met au point  calibre E , 30 heures d’autonomie à fonction réveil . Par sa petite dimension , il va permettre à la marque de se lancer dans la production de petits modèles . Après 1944 , lui succédera le calibre 2E aux caractéristiques presque identiques et dont la plupart des pièces pouvaient servir à la réparation du calibre E.

calibre-e-1937-1981à gauche , le calibre E  reproduit à la page 9 du catalogue de 1937 aux côtés des CUBIC , JANIC ou BATIC qu’il animait et à droite , en 1981 , dans « le Guide Jaz Gros Volume » destiné aux horlogers pour le service après vente , 37 ans après son abandon .

BATIC marteau sur cloche                                 CUBIC marteau sur gong

Il existe deux types de marteau pour le calibre E  soit en acier bleui à gauche du calibre , soit à droite sur tige avec battant venant frapper un gong sous forme d’un cercle non fermé .                                                                                                                                                                 Le calibre E est monté dans les CUBIC , LUCIC , JANIC , VERDIC et BATIC .

CALIBRE D 1921 à 1954

calibre-dDepuis sa création, JAZ n’a cessé d’innover en matière de technologie pour proposer des réveils et pendules adaptés au plus grand nombre . Le calibre D apparu en 1921 , fut sans nul doute le plus grand succès de la marque et sera employé dans la plus grande partie des modèles pendant une trentaine d’années . Comme sa nomenclature l’indique , le D n’est pas le premier calibre créé par Jaz . A partir de 1924  il équipe le CLASSIC , le premier réveil Jaz  jusqu’alors doté du calibre B . Le calibre A n’était qu’un prototype jamais diffusé et remplacé par le B lors des premières commercialisations en 1921 . Le calibre C n’existe pas . Son successeur est le calibre U et ses dérivés en usages de 1955 à 1967 .trottic (6)La version 11D est doté de trois rouages supplémentaires – encadrés en rouge – pour arborer une trotteuse sur le TROTTIC .Les_livres_jaunes page 29 réveilsEn 1951 , le calibre D sert à illustrer le chapitre réveil du célèbre Livre Jaune de l’Horlogerie , voir l’article que nous lui avons consacré .Les_livres_jaunes page 30 calibre DLes_livres_jaunes page 31 calibre D

cal d.jpg

Il fait partie de la catégories des gros calibres, 30 heures voire 45 heures d’après certains documents des années 30 . On le voit apparaître également sous la dénomination de calibre 1D ou  de Grand Calibre Courant à ses débuts  . Il est la base d’autres calibres adaptés selon le type de modèle à réaliser.

Catalogue Jaz 1937 page 17.jpg

En observant la platine, on voit apparaître différents marquages. Le premier: « Mod.D » ou « cal.D ». Sur le marteau dit « battant » , la date de fabrication: trimestre et année (ex. 3 – 49) calibre D blancPendant la guerre le laiton des platines et rouages est remplacé par des alliages dit  » blancs » comme pour ce CARRIC de 1945 . Un exemplaire de calibre est le porte -bonheur de Jean-Luc Mélenchon , voir notre article .

sans-titre-1Le calibre D est composé d’un peu plus de 50 pièces.                                                                                  Il a fait l’objet de nombreuses variantes :

  • 3 D: répétition, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm  exemple TRIPLIC
  • 10 D: sujet animé, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm  exemple BABIC 1946
  • 11 D: trotteuse centrale, sonnerie sur cloche ø 9,5 cm exemple CROISIC
  • 12 D: sans trotteuse, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm  exemple POTIC
  • 13 D: avec trotteuse centrale, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm  exemple JAZIC
  • 14 D: sujet animé, sonnerie sur cloche ø 13,5 cm  exemple FABLIC
  • 18 D: sonnerie sur clochette, exemple DUPLIC
  • 20 D: sonnerie à musique deux exemples CAMIC et MUSIC
  • 22 D: mouvement en Durilium exemples KINIC et  MINIC
  • 24 D: sonnerie sur clochette, exemples FURIC , DELTIC , BARIC

GAMIC Répétition 1940 /1942

gamicGAMIC Répétition , gros réveil , mouvement mécanique , calibre 3D à répétition ,  autonomie 30 heures . Cage en métal émaillée  , lunette chromée , bélière basse , cadran métal , vitre en verre plat . Diamètre 9,5 cm . Le modèle ci-dessus à cage bleu est daté de 1941 , il est doté d’aiguilles et de points lumineux .gamic-1943 GAMIC 143-10 non-lumineuxgamic 4° trim. 1940 (4)GAMIC 143-11  lumineux  aiguilles cathédrale ( daté 4.40 sur le marteau de sonnerie pour 4° Trimestre 1940  )                                                                                                                                                                                                                                               Dans le catalogue 1942 , le GAMIC  Répétition n’est disponible que dans cette livrée beige Togo . La version non-lumineuse  était référencée  143-10 , 143-11 pour celle à aiguilles et chiffres lumineux . On notera , qu’à l’époque , la différence entre les versions lumineuses ou non ne consistait pas seulement à appliquer un produit luminescent sur les aiguilles et le cadran de la version non lumineuse , cela impliquait un changement esthétique radical pour les aiguilles et le cadran .img_7101-copier La fonction répétition est longuement vantée et expliquée dans ce catalogue illustré : » le Jaz à Répétition sonne 4 fois de suite , avec un silence de 30 secondes entre chaque sonnerie  »  . » Vos clients vous disent -ils ?  Je dors tellement que je n’entends pas la sonnerie -ou- si je l’entends je me rendors après . Vendez leur un Jaz à répétition ; ils ne manqueront de vous remercier  » . » sur tous les réveils à répétition , la sonnerie peut aussi fonctionner en continu si l’on pousse le curser » . On peut lire à droite CONT. pour continu , à gauche REPon pour répétition .gamic 4° trim. 1940 (3).JPG Le nom de GAMIC est réattribué en 1981 à un réveil-radio .gamic 4° trim. 1940 (2)GAMIC 143-11 et sa boîte d’origine portant , imprimée au tampon encreur rouge , ses références , nom et caractéristiques du cadran . boîte Gamicgamic 4° trim. 1940 (5)gamic 4° trim. 1940 (6)gamic 4° trim. 1940 (8)