CALIBRE B circa 1919-1924

calibre-b

Le calibre B est le second calibre réalisé par la C.I.M.H. ,effectivement sa fabrication est antérieure à sa commercialisation en 1921 . Sa durée de vie fut assez courte puisque s’il a coexisté avec le calibre D qui le remplace totalement dès 1924 . Toutefois on peut trouver quelques calibres B postérieurement à cette date . Vers la fin des années 60 , le calibre D a remporté un tel succès que la marque elle-même, le présente  comme étant son premier calibre , effaçant totalement la trace des prédécesseurs , à savoir le A qui n’était certes qu’un prototype jamais commercialisé mais aussi ce B qui a tout de même servi pendant 4 ans …Il se définit comme suit : 30 heures à réveil , échappement  Roskopf , barillets démontables. fig40-echappement-suisseOn peut considérer le calibre A comme un prototype dont l’échappement à impulsions partagées dit « à ancre suisse »  s’avéra trop complexe à usiner . En outre comme on le voit sur cette figure n°40 , les palettes B et C sont obligatoirement d’onéreux rubis qui vont s’user .fig47-echappement-roskopfEn 1798, un horloger bisontin, L. Perron, imagine un échappement dont les fonctions sont à peu près les mêmes que celles de l’échappement à ancre , mais dont les palettes en rubis sont remplacées, pour des raisons d’économie, par des goupilles en acier. Ce type d’échappement est  choisi en 1867 par G. F. Roskopf  pour la fabrication de sa montre bon marché, qui fit sensation à l’époque. Cette montre apportait, au point de vue construction, des simplifications intéressantes comme  la suppression d’un rouage et elle était , en outre , très robuste . Le calibre B est donc doté de l’échappement à chevilles popularisé par Roskopf  au point de lui laisser son nom sans en être réellement l’inventeur , grâce à « La Prolétaire » comme il avait nommée sa montre au succès mondial . Plus simple , l’échappement Roskopf  avait donc fait ses preuves de simplicité et de robustesse . Il est caractérisé par l’absence complète de rubis . Les dents des roues d’échappement en acier agissent contre deux goupilles cylindriques en acier. La fourchette donne les impulsions au balancier en agissant contre un doigt en laiton. Il est évident qu’à conditions égales, cet échappement exige davantage de force que l’échappement à palettes en rubis. C’est précisément pour cette raison que Roskopf avait prévu une construction qui permettait de loger un grand barillet dans le mouvement ,or  le calibre B ne manquait pas de puissance avec son gros ressort . On peut rappeler ici l’adage bien connu : une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. L’échappement à chevilles a sa place dans un réveil de fabrication simplifiée  visant au prix modique et robuste , exactement ce que cherchait Jaz à ses origines ! desc-cal-bSi aucun brevet n’est donc déposé pour le calibre A , le brevet du calibre B est d’abord déposé à l’étranger : le 6 Septembre 1919 au Royaume Uni et en Suisse , le 8 Décembre 1919 au Japon  et le 20 Mai 1920 aux USA . La demande de brevet est déposée pour la France auprès de l’ONPI le 3 Août 1920 et obtenue le 12 Mars 1921 . Le calibre B va équiper des modèles tels que le CLASSIC ou le CLUB  jusqu’en 1924.

MODIC (1925 à 1939)

Le MODIC est l’un des quatre premiers réveils « JAZ » de la CIMH avec le REPLIC , le CLASSIC et le CLUB . Initialement équipé du  calibre 1D , il évolue dans les années 30 en acquérant le calibre H sans oublier quelques changements esthétiques . Vitre légèrement bombée . Les pieds qui se terminent par une boule des premiers modèles sont spécifiques au MODIC . Diamètre 9,5 cm , poids 420 gr .modic Mars 1926 à répétition (14)voir l’article que nous consacrons à ce MODIC à répétition de 1926 .

MODIC , gros réveil « modèle courant », mouvement mécanique , calibre D dit à l’époque « grand calibre réveil ». Référencé dans le tarif F129 de 1936 .

MODIC 113

Numéros 112 et 113  pour le modèle émail uni rouge, cadran blanc ou lumineux . Numéros 114 et 115 pour le modèle émail uni bleu, cadran blanc ou lumineux . Numéros 110 et 111 pour le modèle nickel , cadran blanc ou lumineux . Diamètre 9 cm . Le nom de MODIC sera réattribué en 1978 à un petit réveil .

Se voulant à la mode  mais surtout  accessible pour une somme modique comme l’indique les publicités de son lancement  , son nom était tout trouvé . En 1937 , il est toujours dans la collection avec de nouvelles variantes qui sont présentées  aux pages 16, 18 et 19 du catalogue . Le n°158 est équipé du calibre H et perd la bélière au profit d’un petit carénage autour du bouton d’arrêt de sonnerie : voir l’article consacré aux MODIC n°158 et 159 .

Catalogue Jaz 1937 page 18.jpgclassic-replic-modic CLASSIC , REPLIC et MODIC .classic replic modic batic (4)CLASSIC , REPLIC , MODIC et BATIC

jaz_pu16.jpgPetit prospectus non daté mais les prix correspondent à un tarif de 1936 , fragment d’un billet de loterie publicitaire .Jaz Modic aiguilles

Boîte de 1939 pour MODIC Nickelé n°111 à cadran  lumineux

Sur cette face de boîte spécifique au MODIC , à gauche la version lumineuse  , sur l’autre la version NL dite à cadran blanc ;

Boîte pour MODIC  à cadran « blanc » , c’est à dire non-lumineux . Format de la boîte 11 x 10 x 6,8 cm . Le tarif de 33 Francs , imprimé au tampon encreur dans l’espace prévu , permet de le dater de 1935 et de l’attribuer à un MODIC n°110 à boîtier nickelé et cadran non- lumineux .Modic 39 fr cadran blanc (3)1934 Modic nl 45 Francs1934 Modic Nl 45 FrLe prix indiqué de 45 Francs pour MODIC à « cadran blanc » peut correspondre selon le tarif rose n°F97 de 1934  à un réveil non lumineux nickel ou en peinture émaillée unie . Modic 42 Fr cadran blanc (2)Le même MODIC à « cadran blanc » avec un prix de 42 Fr peut être un MODIC n°110 nickel ,d’après le tarif d’août 1936 ;  les prix étaient donc en baisse par rapport à 1934 .

TABLIC 1964 à 1967

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TABLIC , pendule murale et compte-minutes , Jaz Transistor , mouvement électrique à pile pour le calibre 1AN de l’horloge , licence ATO , mouvement mécanique calibre 1AZ pour le minuteur  . Nouveauté du catalogue  1964-1965 , référencée 2264-30 à la page 11 . Boîtier en Formica noir , jonc jaune , lunette façon or ,  chiffres et index jaunes , aiguilles façon or. Compte-minutes type TEMPIC incorporé , à cadran jaune . Format 30 cm de haut x 24 cm au plus large, poids 1055 gr. Elle n’est plus au catalogue en 1968 . La dénomination TABLIC sera réattribuée en 1983 .tablic dissicpublicité ELLE magazine 1964 , format 31 x 16,5 cm .

RHONIC 1952 à 1955

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RHONIC , pendule murale en forme d’assiette , mouvement mécanique , calibre 5G , autonomie 8 jours, à clé en façade . Nouveauté  du catalogue de 1952 , référencée G.603-10 . Assiette en faïence , décor vert sur fond blanc , chiffres romains , aiguilles  » buildings » rouges ou noires non lumineuses . Diamètre 30,5 cm, poids 1,225 kg  . La RHONIC n’est plus au catalogue en 1956 . lyon-longchamps-assiette-horlogeSon ornementation  est librement inspirée par le décor « Lyon » de la faïencerie  de Lonchamp en Côte d’Or , ainsi il était possible de coordonner son horloge avec son service de table .               estampille                                                                                                                                                                             Au dos de l’horloge , l’estampille est dissimulée par le mécanisme ; elle correspond bien à une des séries des villes de France de la manufacture de Longchamp à savoir : LYON . Dès lors le nom de RHONIC donné à cette horloge devient compréhensible .Ce nom de RHONIC sera réattribué en 1975 à une horloge murale à carillon .delfic formic mitric rhonic neptic cuisic rampic campic pubpublicité Paris Match 1954 , format 34,5 x 13 cm .

DIGIC 1974 à 1979

digicDIGIC , réveil digital à lecture directe par rouleau , mouvement mécanique , calibre Pa 024 . Nouveauté du catalogue 1974 à la page 29 . Deux versions disponibles : orange et blanc réf. 1224-60 ou noir et blanc réf. 1224-10 .Corps en plastique , bouton d’arrêt de sonnerie au sommet luminescent, Non lumineux . Format 8,5 x 9 cm, poids 584 gr . L’accès aux clés de remontage et à la fenêtre de l’heure de réveil est  dissimulé par une trappe ronde amovible . Dernière apparition au catalogue 1979 .

La France Horlogère n°343  Mai 1974 page 74 extrait.jpg

Annoncé , mais pas encore baptisé, dans le n°343 de La France Horlogère Mai 1974 p.74

digic

Article extrait de la France Horlogère fin d’année 1974 , le DIGIC a trouvé son nom

bulova Jaz Digic

digic ouvert  jaz-1975-page-35-digicLe DIGIC est une telle nouveauté que Jaz lui consacre une page entière dans son catalogue de 1975 . Est il besoin de préciser que sa dénomination DIGIC vient de son affichage digital ? JAZ_24h de la vie d une femme_MAMCconsultez notre article sur l’exposition  » 24 heures dans la vie d’une femme » au MAMC .contic orangeEn 1976 Jaz reprend la silhouette et le principe de la lecture directe pour le minuteur CONTIC dont on reconnaît une version verte , non-diffusée en France , sur la photo ci-dessous .peter-uhren-digic Photo prise lors d’une réunion amicale des anciens ouvriers de l’usine PETER à Rottweil, Bade-Würtemberg.                                                                                                                                      Devant eux quelques échantillons de leur production où l’on reconnait aisément à l’extrême gauche un DIGIC . Effectivement en 1967 , dans le cadre du marché commun , Jaz signe avec PETER- UHREN GmbH  un accord de collaboration à la fois technique , industrielle et commerciale . L’année précédente PETER venait de célébrer son centenaire et de construire une usine moderne et design à côté de son siège historique à Rottweil , une petite ville de la Forêt Noire dans un méandre du Neckar , assez proche finalement de l’usine Jaz de Wintzenheim en banlieue de Colmar . JAZ avait déjà conclu antérieurement des accords étroits avec d’autres marques d’horlogerie  comme la  SMI , Société Méridionale Industrielle Marseillaise , ou Vedette et même absorbé quelques unes comme Japy et Carat. Un accord complémentaire conclut en 1975 avec PETER , devenu P.U.F., Peter-Uhren Fabrik , stipule que la société P.U.F. fabrique la totalité des besoins de Jaz en gros réveils mécaniques et que Jaz pourvoit à la totalité des besoins de Peter en horlogerie mécanique . Ainsi les PEINTRIC , PETRIC , DIGIC et autres gros Jaz étaient fabriqués en Allemagne .                                           voir sa version pour BULOVA 

LAMIC 1957 à 1963

lamic

LAMIC , pendule murale , mouvement mécanique 8 jours , calibre 2AG . Nouveauté du catalogue  1957 à la page 19 . Tôle peinte  avec chiffres bruns ,  lunette et aiguilles façon or , vitre en verre bombé . Diamètre 19,5 cm, poids 760 gr . Trois couleurs disponibles : blanc référencé 1612-10 ;  jaune référencé 1612-20 et vert référencé 1612-40 .

limic

La collection 1959-1960 voit apparaître  la pendule murale électrique LIMIC , variante électrique de la LAMIC aisément distinguable grâce à sa trotteuse centrale .

lamic ouverte aiguilles brunes
lamic dos

On trouve également des aiguilles brunes .Dans la collection 1960-1961 seul  le modèle blanc subsiste jusqu’à la suppression de la LAMIC en 1963 . La dénomination LAMIC sera réattribuée en 1984 .

lamic-pub-1958Publicité presse 1958cloisic cuidic lamic pub

Les différences de format à l’édition de ces pages de publicité – 29 x 12,5 en haut , 18 x 13 à gauche et 23,5 x 17 cm à droite – ont justifié de légères modifications de leurs maquettes respectives .

PRINTIC 1950 à 1955

printicPRINTIC , pendule murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 1G puis 5 G , autonomie 8 jours . Nouveauté du catalogue tarifé de mars 1950 F.A.50 , référencée 623-10 . Faïence ivoire , décor à fleurs , chiffres noirs , aiguilles type buildings . Format 18 x 18 cm , poids 885 gr.                                                                                                           Son décor évoquant  le printemps avec ses motifs floraux a inspiré son nom ; elle reprend la forme de la SARRIC qui n’était pas doté de ce décor . Elle est au catalogue jusqu’en 1955  où elle cohabite avec la SORIC , une autre horloge murale , qui va lui succéder , dont elle partage la forme mais celle ci est en Pollopas , une matière plastique . Le cas est unique chez Jaz d’un changement de matière pour une même forme , il est emblématique du triomphe des matières synthétique qui s’amorce dans les années 50 où la production était de 5Mtonnes contre 100Mtonnes aujourd’hui . On aperçoit une PRINTIC dans le film Les risques du métier en 1967 et dans Viens chez moi j’habite chez une copine en 1981 . La dénomination PRINTIC sera réattribuée en 1982 .printic 3printic dosmention RUBIS sur le cache du calibre G .

Les PRINTIC étant peintes à la main , les décors sont sensiblement différents d’un exemplaire à l’autre .

CADIC 1936

cadic

CADIC , pendule à poser , mouvement mécanique 8 jours , calibre 3G . Présente dans la collection de 1936 et au Tarif F129 d’Août 1936 . Boîte en bakélite et plaques chromées , aiguilles buildings  .

Proposée en trois couleurs : acajou référencé 8012 , vert référencé 8014 ou thuya référencé 8016 . Non lumineux . Dimensions hors tout: largeur 18,2 cm x profondeur 9,1 cm x hauteur 12,5 cm. Poids 1,125 kg.

Dimensions au cadran 11,6 x 6,9cm. 

cadran cadicOn notera la petite fenêtre de témoin de réserve de charge au milieu du 2 de XII heures : lorsque le triangle est rouge il faut remonter le mécanisme . Le 8 au dessus de l’axe central rappelle l’autonomie de 8 jours du calibre G qui n’a pas de fonction réveil .

Ce mouvement dotait les premières horloges murales Jaz mais , dans le cas de ces pendules à poser , le remontage ne se faisait pas en façade mais par l’arrière grâce à une clé qui disposait d’un logement moulé en creux dans la bakélite au dos de l’horloge pour certains modèles ; en l’occurrence pour la CADIC , la clé est fixe . Elle n’est plus en vente en 1937 . Ce nom de CADIC sera réattribué en 1976 à un réveil Electronic .pub-anglaiseCes pendules à poser en bakélite obtinrent de beaux succès à l’export aux USA et en Grande Bretagne particulièrement . Le siège de la filiale anglaise se trouvait en plein Londres face à St Sepulchtre’s Church , proche de la City .

PARIC (1942 à 1944 ) et 1947 à 1952

paric 1944PARIC de 1944                                                                                                                                                      PARIC , réveil de voyage de la gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 3J. Présenté à la  page 11 du catalogue 1942 . Corps en bakélite , mention Made in France en bas de cadran , cadran bicolore au centre façon aluminium,  chemin de fer carré à l’intérieur de la zone des heures , aiguilles et points lumineux , vitre en plastique , format 70 x 115 pour 3,5 cm d’épaisseur fermé , poids 215 gr .

extrait du catalogue 1942

L’année suivante le Tarif F.A.43 le présente avec la même référence mais avec un corps bicolore , noir et rouge .

La vitre en plastique a tendance à jaunir même pour cet exemplaire , neuf de stock , jamais vendu , conservé 70 ans à l’abri de la lumière dans sa boîte .  Dans son catalogue Jaz précise que le verre est incassable , ce qui est judicieux pour un réveil de voyage , mais le terme « verre « est abusif , il conviendrait mieux d’indiquer « vitre » puisqu’il s’agit d’une matière plastique transparente . paric et boite et noticeBoîte d’origine en carton moiré , arborant au dos la référence catalogue du PARIC soit 478-11 imprimé au tampon . A gauche , la rare notice d’origine .

Elle détaille l’utilisation des nouveaux et très pratiques boutons à plat pour réveils de voyage et l’astucieux procédé d’arrêt de sonnerie .

paric boutonsLes crans de ces boutons spécifiques ne sont pas sur le côté mais sur le plat pour accrocher au gras du pouce .paric bouton arret sonnerieLe bouton d’arrêt de sonnerie est astucieusement placé de façon à pouvoir l’actionner en appuyant sur l’avant du réveil .paric calibre (1)La platine du calibre 3J est frappée en creux de la date de fabrication : 1944 .  En raison des pénuries de guerre et restrictions imposées par l’occupant , les platines ne sont pas en laiton doré mais dans un alliage blanc de substitution .

paric 47 (2)PARIC 1947                                                                                                                                                 Le PARIC disparaît de la collection de 1946 pour réapparaitre dans le TARIF F.F.47 de Décembre 1947 en noir et rouge doté d’un cadran rose avec la référence 478-31 .

paric 1942PARIC 1952                                                                                                                                                                                                                                                                           Le Tarif F.A.50 de Mars 1950 nous propose un PARIC marbré thuya et cadran rose référencé 478-51 . Il est remplacé en 1950 par son anagramme le RAPIC et en  1953 par le PARTIC . Le nom de PARIC sera réattribué en 1980 à un petit réveil à quartz . coll-boulard-8Collection Sandrine et Olivier Boulard. Réveil commémoratif à l’occasion de la sortie du dix millionième Jaz , le 21 juillet 1943 . La qualité de la photo permet de mettre en évidence les différences subtiles de teintes du cadran avec des bords rosés et un centre gris alu .

Il est à rapprocher du NOVIC de la collection de Romain Gallardo.

APPLIC 1945 / 1948 à ( 1950)

applic-1948APPLIC , horloge murale , mouvement mécanique , calibre 3G à clé en façade d’une autonomie de 8 jours . Corps en Bakélite dite Jazolite , aiguilles type buildings , cadran de métal découpé composé de 12 chiffres peints en ivoire , petite fenêtre triangulaire de témoin de charge passant au rouge quand l’horloge doit être remontée . Format 23 x 23 cm, poids 790 gr .                                   applic-1936    En 1936 cette  première version de l’APPLIC apparaît avec cadran rond sous lunette vitrée sur le même boîtier carré à pans biseautés en bakélite . Pendant la guerre , en raison des pénuries et des restrictions imposées par l’occupant , les pendules en bakélite ne sont plus produites . En 1942 , il n’y a plus que deux pendules en céramique disponibles qui sont à leur tour interdites si bien qu’en 1943 il n’y a plus aucune horloge murale en vente .Dès 1945 une horloge en bakélite réapparaît provisoirement , c’est la nouvelle APPLIC qui conserve la silhouette de la première version mais troque son cadran blanc et sa lunette ronde vitrée  contre un centre granité et une élégante garniture de chiffres chromés qui lui donne paradoxalement un aspect beaucoup plus Art Déco que le modèle d’avant guerre . Elle disparaît des tarifs  1946 et 1947 pour réapparaître de nouveau à la page 3 du tarif illustré de  1948 équipée du calibre 3G mais cette fois le cadran et les aiguilles sont de couleur ivoire pour contraster avec la bakélite laquelle peut être soit brune marbrée soit rouge marbrée , référencées 654-24 et 654-34 . En 1949 et 1950 seule cette version rouge subsiste aux catalogues faisant d’elle l’ultime pendule murale en bakélite produite par Jaz .

APPLIC version marbre rougeapplic (1)applic (2)APPLIC version brun / noir