SCIENTIC , pendule à poser de Luxe , cristal teinte émeraude , décor vert Tanagra , mouvement mécanique , calibre K , autonomie 8 jours , non lumineuse , échappement à ancre , 11 pierres , sans fonction réveil ni trotteuse
Grande plaque de cristal de couleur émeraude , socle en bronze patiné bronze vert dit Tanagra , aiguilles buildings , vitre en verre biseauté . Format 22 x 12,5 cm , 5 ¼” high and 8 ½” wide , poids 1,265 kg . Encore présente au tarif général F 178 du 15 Avril 1939 , référence 5840 , prix de vente 350 F. Calibre K daté en creux de 1938 . Jaz proposait à la vente une pendule à poser de conceptions esthétiques et techniques très proches la NORDIC , avec des joues de côtés plus courtes . Mention au dos : échappement à ancre 11 pierres Elle fait l’objet de variantes dont le socle , la couleur du cristal ou la forme du cadran – rond ou carré – sont légèrement différents .
LUCIC 1928. LUCIC , petit réveil de la gamme Jaz de Luxe , puis gamme des Petits Calibres , mouvement mécanique . D’une fabrication très soignée, les petits réveils JAZ , 30 heures , calibre E possèdent des pignons taillés , trempés , polis ; des platines pleines ; un porte-échappement et des barillets indépendants , un échappement empierré . Format 63 x 72 mm , poids 230 gr , aiguilles glaives , mention Made in France , boîtier en Jazolite . Les cadrans lumineux sont en métal émaillé , les cadrans non-lumineux sont en carton gaufré.
LUCIC n°362acajou , cadran non-lumineux .
LUCIC n°366 thuya non-lumineux
En 1936 la brochure tarifaire F129 propose trois versions : bakélite acajou , chiffres et aiguilles rouges , réf. 362 en non-lumineux et 363 en lumineux ; bakélite thuya , chiffres et aiguilles verts , réf. 366 en non-lumineux et 367 en lumineux ; bakélite granit , chiffres et aiguilles rouges , réf. 368 en non-lumineux et 369 en lumineux . Au tarif F160 d’avril 1938, il est mentionné que les versions 362/363/366 et 367 sont supprimées.
bakélite granit réf. 368bakélite granit , chiffres et aiguilles rouges, non-lumineux , réf. 368Tarif F 160 Avril 1938
Le modèle granit n’est plus disponible en 1937. Au tarif F 178 , d’Avril 1939 , il n’y a plus que deux variantes qui ne sont plus disponibles qu’en boîtier de Jazolite/Bakélite thuya : n°372 non-lumineux , prix 130 fr ; n°373 , prix 140 fr .
catalogue 1942
Au catalogue 1942 , les références changent : 321.11 sans écrin et 0321.11 avec écrin
écrin chapelle portes en diagonalesEn 1942 seul le modèle Thuya est proposé , avec écrin réf. 0321-11 ou sans réf. 321-11 . Il est alors équipé d’une lunette émaillée rapportée , d’un cadran métal satiné avec zone émaillée vert clair et chiffres lumineux . Notre exemplaire , neuf de stock bien qu’acquis récemment , a été toujours protégé de la lumière ce qui explique la vivacité du vert de l’émail du cadran qui est en général devenu plus clair avec le temps .LUCIC 321-11 thuya de 1943 et sa sobre boîte typique des pénuries de la guerreLe calibre est numéroté en creux , les deux derniers chiffres indiquant l’année de fabrication , ici 1935 . Le cadran en carton est fixé au mécanisme par deux clous tordus selon un usage qui va se perpétuer jusqu’aux années 90 en URSS et en Chine .Comme pour ses contemporains , les CUBIC et JANIC , un gong fixé sur le dos fait usage de sonnerie .Comparaison de taille entre une boîte de LUCIC au premier rang et une boîte de FONIC qui bénéficie de la reproduction de la silhouette du modèle contenu dont le cadran est remplacé par la dormeuse .
Boîte de LUCIC acajou , format 8,5 x 7,3 x 5,5 cm la plus petite boîte de cette catégorie qui servait également pour le petit BATIC ; Cette boîte ne peut être datée précisément en raison de l’absence de prix qui est le seul repère possible puisque Jaz ne datait pas ses boîtes avant guerre . La mention au tampon cadran blanc signifie qu’il s’agit d’un modèle non-lumineux .
MUTIC , réveil de voyage , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 1J . Emboîtage clos en métal chromé à portes rabattables d’un format fermé de 10 x 7 cm pour une épaisseur de 3 cm , vitre en plastique . Les variantes du MUTIC sont nombreuses puisqu’il apparaît en 1938 et reste disponible à la vente jusqu’en 1951 . Avant guerre il existe en non lumineux comme le modèle ci dessus de 1938 .
MUTIC 1941/1942 réf.0498-21 , le jaseur boréal n’est pas encore systématiquement ajouté au logo :avec jaseur à gauche et sans jaseur à droite .
MUTIC illustration du catalogue 1942 En 1942 le cadran et les rouleaux sont noirs et dorénavant le MUTIC ne sera plus proposé qu’en lumineux . Malgré les pénuries et restrictions de l’occupant , il est fourni avec un étui en cuir , en revanche les rouleaux qui étaient en aluminium sont dans un métal moins recherché pendant la guerre et le poids total s’en ressent nettement . Toujours pour les mêmes raisons de pénurie , à cette période , les platines du calibre J ne sont pas en laiton doré mais dans un alliage blanc .
MUTIC 498-81 En fonction des couleurs des rouleaux et du cadran , il est référencé 0498-21 en 1942 , 498-51 en 1945 et 498-81 en 1946 , année où il reprend son cadran d’avant guerre à zone des heures brunes et un décor laqué écaille . MUTIC 498-95 . En 1947 on ajoute cette variante , référencée 498-95 , à rouleaux bordeaux et volets en métal nickelé finement guilloché . En 1948 et 1949 pas de changement , les 498-81 et 498-95 sont toujours en vente , mais en option on propose un étui en peau de chèvre .
MUTIC catalogue 1948 et publicité presse 1947 En 1950 les deux précédents cèdent la place à deux nouveautés : le 497-23 boîtier laqué coquille d’œuf et cadran doré et le 497-51 au boîtier laqué écaille et cadran métal satiné . Ce dernier peut être accompagné d’un étui cuir façon crocodile . En 1951 , pour sa dernière année de mise en vente , l’offre se limite à un modèle qui marque , étonnamment , le retour du 498-95 de 1947 avec ses rouleaux bordeaux et son cadran à zone des heures brunes .
cette version aux rouleaux rosés était la seule disponible en 1940 sous la référence 2217
La similitude de forme des premiers réveils de voyage Jaz , aussi bien ouverts que fermés , avec un folding est indéniable . En empruntant l’esthétique des appareils photos pliants de l’époque pour ses MUTIC , Jaz capitalisait habilement sur leur propre image de modernité et de mobilité . En 1949 son « cousin » le PHOTIC adopte même une dénomination qui confirme cette analogie .On confond souvent ces deux réveils de voyage et pourtant leurs côtés permettent de les distinguer aisément .Le procédé de fermeture est excessivement simple et apparaît clairement au démontage : les volets pivotent sur deux rouleaux en aluminium retenus par les côtés qui se vissent sur le boîtier . S’agissant d’un réveil de voyage soumis à des chocs éventuels , la vitre n’est pas en verre mais en plastique , dite » incassable « dans les catalogues . Boîte et étui rouge , façon cuir , pour MUTIC lumineux portant la référence 2217 , qui nous est inconnue . Le prix de 275 Francs , porté au crayon , nous permet tout de même d’estimer une datation avant 1942 où son prix de 375 francs nous est connu . Format de la boîte 11,5 x 8,8 x 3,5 cm . Ne possédant pas les catalogues correspondants, cette référence 2219 portée sur la boîte nous est également inconnue
Collection Romain GallardoCollection Romain Gallardo cette référence 2211 nous est également inconnue
Boîte de MUTIC 198-53 ; la grande longévité de ce réveil de voyage 1938 à 1951 implique qu’il a été doté de plusieurs styles de boîtes et d’encore plus de variantes . Cette référence 498-53 ne nous est d’ailleurs pas connu , ce qui n’est guère étonnant pour la date 119 signifiant Novembre 1949 , période trouble où Jaz fait encore avec les moyens du bord .
Le célèbre danseur et chorégraphe Serge LIFAR possédait un MUTIC , voir notre article
JANIC non-lumineux JANIC , petit réveil , mouvement mécanique , calibre E . Présent à la page 9 du catalogue de 1937 . Boîtier en métal chromé , socle en Jazolite marbrée thuya , aiguilles cathédrales pour les versions lumineuses , aiguilles scotie et feuilles pour les non-lumineux . Existe en non-lumineux réf. 218 et lumineux réf. 219 . Format 9 x 7,5 cm , poids 255 gr .
Un écrin spécial était disponible en péga bleu ou peau bordeaux .
C’est de dos que la ressemblance avec son contemporain le CUBIC paraît la plus évidente , le couvercle arrière étant quasiment similaire avec de chaque côté du bouton central deux boulons de maintien du gong . Les inscriptions incisées en creux , plus ou moins adroitement , correspondent aux dates des interventions des différents horlogers pour l’entretien et la révision du mouvement .
Effectivement de par la taille , la technique et l’esthétique le JANIC est en fait un CUBIC qui n’est pas cubique et c’est bien la seule différence entre eux : ils sont dotés du même calibre E , un gong fixé sur le dos fait office de sonnerie pour ces deux réveils , leurs boîtiers chromés reposent sur un petit socle en bakélite .JANIC 1932 non-lumineuxJANIC 1932 lumineux . Ces deux derniers cadrans sont en carton , gaufré en creux et striés de lignes argentées et brillantes pour la partie centrale .Ce JANIC est doté lui aussi d’un cadran en carton gaufré mais à motif de cannage JANIC 1938 lumineux cadran métal avec chemin de fer au pourtour JANIC 1938 non-umineux cadran métal avec chemin de fer au pourtour Variante de cadran non-lumineux
Photos courtoisie de Serge Bennati . JANIC craquelé rouge , lumineux , de 1931 .Jusqu’au tarif 1933 , le JANIC apparaît sans socle en bakélite et disponible en craquelé prune , rouge et bleu , comme le CUBIC à la même période .chemin de fer allégé au pourtour du cadran Ces pieds en relief sont spécifiques à ces modèles sans socle : on ne les retrouve pas sr les autres JANIC .
Etrangement dans les publicités et les tarifs de 1933 , le JANIC est en vente sans son socle en Jazolite , socle qui est pourtant présent en 1932 et de retour après cette date . De ce fait son format s’en ressent et descend à 68 x 62 mm .
LENTIC vert deux tons réf. 8202 LENTIC , horloge murale , œil de bœuf , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 4G , autonomie 8 jours . Boîtier en métal chromé ou émaillé , vitre plate en verre , aiguilles buildings . Nouveauté du catalogue 1937 à la page 10 : trois modèles disponibles : chromée n°8200 ; émaillée vert n°8202 ; émaillée beige n°8204 . Diamètre 30 cm , poids 3,428 kg . Quatre versions disponible au tarif F 178 du 15 Avril 1939 : chromé n°8200 , prix 300 fr ; vert deux tons n°8202 , prix 275 fr ; beige deux tons n°8204 , prix 275 fr ; tout ivoire n°8206 , prix 275 fr .
épaisseur 6,5 cm , diamètre de la vitre 20 cm
C’est ainsi que le catalogue de 1937 vante une capacité peu courante de la LENTIC : Lunette démontable en deux pièces facilitant le remplacement du verre Cet argument publicitaire et technique nous semble étrange , comme s’il était usuel d’avoir à changer la vitre de sa pendule . En revanche remonter le calibre G devait se faire au moins tous les 8 jours et assez fréquemment régler l’heure , ce qui se fait sur les horloges murales en poussant délicatement l’aiguilles des minutes . Or ce système de hublot , dont la charnière est au sommet , n’est guère pratique . Effectivement il est d’usage , pour voir l’heure dans toute la pièce , de positionner son horloge assez haut sur le mur ; c’est donc à bout de bras qu’il faut soulever le hublot métallique pour accéder au cadran . Sauf que la vitre plate cerclée d’inox n’étant pas fixée , il faut , lorsque l’on soulève ce hublot d’une main , la maintenir avec l’autre main afin qu’elle ne tombe pas , puis l’enlever pour remonter le mouvement ou modifier l’heure et enfin la repositionner pour refermer le hublot : opération complexe et peu aisée qui peut conduire à casser la vitre . Dès lors la facilité à changer le verre prend son sens ce qui est pour le moins paradoxal , voire absurde . Les concepteurs de cette horloge seraient ils donc … disons incompétents , pour rester élégant ? Une charnière à III ou IX heures , sur le côté donc , n’est il pas une solution évidente qui sera d’ailleurs utilisée par Jaz sur d’autres pendules murales ? Sauf que celles ci étaient dans d’autres matières plus denses , or la LENTIC est constituée d’une tôle relativement légère que le poids du hublot gauchirait ou tordrait irrémédiablement s’il reposait sur une charnière de côté . La charnière au sommet ne présente pas cet inconvénient : CQFD !
Les deux derniers chiffres sur le calibre G indiquent l’année de production en l’occurrence 1937
une petite fenêtre triangulaire de témoin de charge du ressort passe au rouge quand l’horloge doit être remontée
La LENTIC n’est plus en vente pendant la guerre, elle était la première et seule horloge murale en métal de la gamme Jaz d’avant guerre , les autres étant en céramique , bois ou bakélite : TERRIC , SEVRIC et APPLIC . La VISIC est son héritière en 1948 .
STATIC , petit réveil , mouvement mécanique , calibre J , autonomie 30 heures . Corps en métal nickelé , pied en aluminium ou zamak nickelé estampillé Jaz en relief , cadran métal , vitre plate en verre, mention Made in France en bas de cadran, disponible en non-lumineux ou lumineux . Format 8,5 x 7 cm , poids 210 gr . N’est pas au catalogue 1937 , nouveauté de 1938 .
Au tarif F 178 d’Avril 1939 , deux versions sont disponibles à zone carrée bleue , réf. 2202 pour les non-lumineux , réf. 2203 pour les lumineux .
STATIC vues de dos et dessous , cadran non lumineux dit cadran blanc
CLASSIC 1938 lumineux
STATIC 1938 non lumineux
STATIC 1938 n° 2202 à zone carrée bleue , non lumineux .STATIC 1939 n° 2203à zone carrée bleue , lumineux publicité 1938Publicité de 1939 : on notera que ce modèle est lumineux contrairement aux trois exemplaires en notre possession .Extrait du catalogue Jouets Etrennes Noël 1938 -1939 du grand magasin Au LOUVRE rue de Rivoli Paris : à gauche un STATIC proposé à 100F en cadran blanc non-lumineux ou 110F cadran lumineux , à droite un réveil Blanche Neige animé par BAYARD ; le film sorti pour Noël 1937 venait d’obtenir en 1938 un prix à la Mostra de Venise et décroche l’année suivante un Oscar d’honneur .Le STATIC a fait l’objet d’une réédition en 1991/92 au format d’origine mais doté d’un mouvement à quartz .
SEVRIC 8182 à douze godrons platine SEVRIC , horloge murale , mouvement mécanique à clé pour remontage en façade , calibre 1G , autonomie 8 jours . Corps en céramique , aiguilles buildings . Format 28 x 23 x 5 cm , poids 1,775 gr . Sur le couvercle en métal apparaissent les lettres RUB pour Rubis par opposition aux modèles à pointes d’acier – voir plus loin- et la mention TERRE DE FER est gravée en relief dans le corps en céramique . C’est une appellation commerciale désignant une céramique en faïence fine, proche de la porcelaine, à laquelle est mêlé du feldspath et du kaolin, pour la rendre plus blanche et plus résistante. Elle apparaît en France vers 1770, se répand vraiment à l’époque de la céramique, pour atteindre son apogée vers 1900 . Les principales manufactures ayant eu une production de Terre de fer se sont situées dans le Nord comme les faïences du Moulin des Loups , de Saint-Amand , Orchies , Hamage ou en région parisienne avec les faïenceries de Creil , Montereau , Choisy-le-Roi et dans l’Est avec celles de Sarreguemine .
En 1936 les variantes de la SEVRIC ne se distinguaient apparemment que par la couleur des quatre blocs de godrons qui pouvaient être soit platine , réf .8182 ; soit gris , réf.8086 ou ivoire , réf .8180 mais dans ce cas toute la pendule était de cette couleur unie . Ces trois modèles étaient dotés du calibre G à échappement sur rubis . SEVRIC 8084 à pointes d’acier Toutefois Jaz proposait également deux variantes , un peu moins chères , dont le calibre employait encore des pointes acier , soit en décor gris réf. 8082 , soit en décor ocre 8084 . En 1937 , exit les pointes acier , les trois modèles au catalogue sont dotés de rubis à l’échappement et ils se distinguent surtout des précédentes par des couleurs plus vives qui gagnent du terrain puisque seul le cadran reste blanc : bleu n°8184 , brun 8188 ou orange n°8186 avec godrons assortis . En tarif F 178 du 15 Avril 1939 , seulement deux versions sont disponibles : décor gris réf. 8086 et décor platine réf. 8182 .
SEVRIC n°8086 gris à rubis Afin de distinguer les modèles à pointes d’acier , le couvercle arrière du mouvement précisait la nature des pivots d’échappements : ici la mention RUBISgravé en creux . SEVRIC à quatre godrons platine SEVRIC à quatre godrons dorés centraux , notez la mention Made in FranceSEVRIC bleue à godrons noirs
La mention POINTES sur le couvercle au dos indique une version antérieure à 1937 Décor non répertorié découvert en Angleterre La particularité des horloges en céramique Jaz est l’absence totale de vis de fixation dans le cadran grâce à un système exclusif de maintien par un œillet autour de l’orifice d’entrée de la clé . La concurrence affichait au moins deux , trois voire quatre têtes de vis pour le moins voyantes et disgracieuses sur ses cadrans .
JOLIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , aiguilles glaives , calibre 1J . Format 8 x 7 cm, poids 360 gr . Présent aux catalogues de 1936 à 1954 le JOLIC fait l’objet de nombreuses variantes qui peuvent ou non arborer le jaseur boréal au cadran en fonction de leurs dates de production . Voir notre article sur la version cuir de 1939JOLIC 425-33 Lx de 1948JOLIC 425-22 nl de 1949 Au dos , le bouton d’arrêt de sonnerie est en haut , des ouïes ont été ménagées dans la plaque pour laisser passer le son de la sonnerie . Le JOLIC a fait l’objet de nombreuses variantes de couleurs pour le boîtier ou le cadran et de matières pour le socle – comme le cuivre ou le Pollopas – avec toujours la possibilité d’acquérir une version à aiguilles et points lumineux ou non , symbolisée dans les tarifs ci -dessous par la mention LX ou NL .
Ecrin chapelle imitation tressage
L’écrin chapelle restait optionnel , il a perdu son socle en double terrasse d’avant guerre pour une base plus sobre .
Boîte de JOLIC n°2010 Blanc , circa 1937 , blanc signifie cadran non-lumineux
Boîte de JOLIC réf. 425-23 de 1949 , chromé à intersocle cuivre et cadran à zone cuivrée
Jolic n° 2004 et Jolic n° 2000
Jolic 1939 Nl
Jolic 1939 dos
JOLIC n°2.008 de 1937 Le JOLIC fait son apparition en 1936. On en compte quatre modèles en 1936 et 1937:
Cadran courant à chiffres n°2000 Nl et n°2001 Lx
Cadran luxe, chiffres et index rapportés n°2004 et 2005
Cadran argenté, zone cuivre n°2008 et 2009
Cadran luxe, boîtier doré n°2010 et 2011
Le catalogue de 1942 présente deux variantes , disponibles en version lumineuse ou non , avec ou sans écrin : boîtier chromé à cadran noir ou boîtier émaillé ivoire, embase dorée et cadran métal soleillé. (réf. de base: 425)
Le JOLIC disparaît de la collection en 1943 et ne réapparaît qu’en 1947.
En 1953, seuls les modèles 425-29 et 425-69 sont disponibles , avec écrin chapelle , puis le 425-29 uniquement en 1954 , sa dernière année de mise en vente .anatomie d’un JOLIC
Vu sur le marché anglais , cette étonnante version non référencée sur les catalogues français, avec un dos spécifique qui s’explique par l’absence de fonction réveil , donc nul besoin d’orifices pour la clef ou le bouton du réveil . Au cadran , l’absence logique d’aiguille de réveil et la mention 8 jours , nous oriente vers une pendulette dotée du calibre K . La dédicace nous permet , sans véritable surprise d’ailleurs , une datation à 1935 quand la distribution du Jolic ne commence en France qu’à partir de 1936 puisqu’on sait que Jaz testait ces produits à l’étranger , en Belgique souvent après guerre , en Italie plus tardivement et en Grande Bretagne avant guerre .Publicité , pleine page 30 x 22 sur papier glacé , revuePlaisir de France1937
boîte et écrin chapelle d’origine collection Romain Gallardoboîte et écrin chapelle d’origine collection Romain Gallardo
Calibre H en durilium , version période de l’occupation allemande
La particularité du calibre H est d’être considéré comme un calibre silencieux . Les calibres E , G , J, 4J et K pulsaient à 14.400 oscillations par heure et le calibre D à 12.600/ heure . Ces oscillations correspondent à autant de tic -tac bruyants . La singularité du calibre H s’explique par deux améliorations successives : avant guerre ce calibre , par ailleurs similaire au calibre D , voit le nombre de ses oscillations abaissé à 9.000/heure . Cette baisse du nombre de pulsations le rendent donc plus « silencieux ». Après la guerre, on isole le calibre H de l’emboîtage par une boîte intérieure à l’aide de supports en caoutchouc, ce qui limite encore les résonances .
Nécessitant moins de puissance , le ressort du calibre H est plus fin – 0,25 contre 0,37- et moins long que celui du calibre D – 1050 contre 1090 – , il prend donc beaucoup moins de place dans son logement sur son axe : la différence est très visible à l’oeil ; voyez ci-dessous que la différence se remarque également à l’oreille .
Calibre D à gauche -en durilium gris – et calibre H à droite -en laiton doré – . Ce dernier est d’évidence plus lent à l’œil mais , en montant le son de cette animation vidéo , vous constaterez que cela s’entend aussi très nettement à l’oreille .Calibre H de dos / côté clefs ; avant / après guerre les platines et rouages sont en laiton Calibre H de face / côté cadran ; avant /après guerre les platines et rouages sont en laiton
Ci-dessus , un calibre H de 1942 , aux platines et rouages en DURALUMIN qui remplaça le laiton durant toute la Seconde Guerre Mondiale . Cet alliage fut longtemps sujet à controverse auprès des horlogers affiliés . On remarque les trous de pivotement qui sont malgré tout en laiton .
Le MODIC est l’un des quatre premiers réveils « JAZ » de la CIMH avec le REPLIC , le CLASSIC et le CLUB . Initialement équipé du calibre 1D , il évolue dans les années 30 en acquérant le calibre H sans oublier quelques changements esthétiques . Vitre légèrement bombée . Les pieds qui se terminent par une boule des premiers modèles sont spécifiques au MODIC . Diamètre 9,5 cm , poids 420 gr .voir l’article que nous consacrons à ce MODIC à répétition de 1926 .
MODIC , gros réveil « modèle courant », mouvement mécanique , calibre D dit à l’époque « grand calibre réveil ». Référencé dans le tarif F129 de 1936 .
MODIC 113
Numéros 112 et 113 pour le modèle émail uni rouge, cadran blanc ou lumineux . Numéros 114 et 115 pour le modèle émail uni bleu, cadran blanc ou lumineux . Numéros 110 et 111 pour le modèle nickel , cadran blanc ou lumineux . Diamètre 9 cm . Le nom de MODIC sera réattribué en 1978 à un petit réveil .
Se voulant à la mode mais surtout accessible pour une somme modique comme l’indique les publicités de son lancement , son nom était tout trouvé . En 1937 , il est toujours dans la collection avec de nouvelles variantes qui sont présentées aux pages 16, 18 et 19 du catalogue . Le n°158 est équipé du calibre H et perd la bélière au profit d’un petit carénage autour du bouton d’arrêt de sonnerie : voir l’article consacré aux MODIC n°158 et 159 .
MODIC 104 photos courtoisie du collectionneur Marc Barat
Boîte pour MODIC à cadran « blanc » , c’est à dire non-lumineux . Format de la boîte 11 x 10 x 6,8 cm . Le tarif de 33 Francs , imprimé au tampon encreur dans l’espace prévu , permet de le dater de 1935 et de l’attribuer à un MODIC n°110 à boîtier nickelé et cadran non- lumineux .Le prix indiqué de 45 Francs pour MODIC à « cadran blanc » peut correspondre selon le tarif rose n°F97 de 1934 à un réveil non lumineux nickel ou en peinture émaillée unie . Le même MODIC à « cadran blanc » avec un prix de 42 Fr peut être un MODIC n°110 nickel ,d’après le tarif d’août 1936 ; les prix étaient donc en baisse par rapport à 1934 .
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.