
Le calibre K est un mouvement mécanique , à 11 pierres jusqu’en 1954 où il n’est plus empierré qu’à 7 rubis synthétiques , d’une autonomie de 8 jours , sans fonction réveil , qui a équipé les pendulettes de la gamme Jaz de Luxe , des Tirages Limités et autres modèles de prestige de Jaz jusqu’en 1961 . Il a été créé en 1936 . Il s’agit pourtant de la dernière année de fabrication de cette première version à échappement Roskopf et ressort libre qui n’équipera donc que l’AMPLIC .
Dès 1937 il est modifié avec un porte échappement à ancre et son ressort en barillet : c’est à dire qu’il est encastré dans un barillet fermé qui contient le ressort , lequel n’est plus apparent , comme dans la première photo de cet article .
Ce calibre dispose d’un dos/ cloche spécifique indiquant ses spécificités : échappement à ancre et 11 pierres jusqu’en 1953 …à partir de 1954 , il passe à 7 pierres.

Il sera remplacé en 1961 par le calibre AF doté de la fonction réveil.
Comme la plupart des calibres , il se décline en plusieurs versions:
Calibres K , 8K et 9K: PAIRIC, DATIC, PARLIC
Calibre KL: VOLIC , BICHIC , SCULPTIC , FAUNIC , FONCIC
Calibre 13K: DONRIC


Anatomie d’un 



Il en existe alors 3 variantes de durée , munies d’une sonnerie.
Comme tous les calibres mécaniques Jaz , le Z et ses variantes sont datés sur le marteau . Toutefois cette date étant inscrite côté face avant , vers le cadran , elle n’est pas aisée à lire si l’on se contente d’ouvrir l’arrière du réveil ou du minuteur .


Ajout d’un cache-raquette en plastique que l’on peut tourner avec une pièce de monnaie pour faciliter les retouches du réglage avance /retard et empêche la poussière d’entrer . La cloche et le cache-poussière forment un tout assemblé par un œillet central .



Jazette n° 36 de JUIN 1955 entièrement consacrée au calibre U
Calibre 16U d’un
Calibre H de dos / côté clefs ; avant / après guerre les platines et rouages sont en laiton
Calibre H de face / côté cadran ; avant /après guerre les platines et rouages sont en laiton
Ci-dessus , un calibre H de 1942 , aux platines et rouages en

On peut considérer le calibre A comme un prototype dont l’échappement à impulsions partagées dit « à ancre suisse » s’avéra trop complexe à usiner . En outre comme on le voit sur cette figure n°40 , les palettes B et C sont obligatoirement d’onéreux rubis qui vont s’user .
En 1798, un horloger bisontin, L. Perron, imagine un échappement dont les fonctions sont à peu près les mêmes que celles de l’échappement à ancre , mais dont les palettes en rubis sont remplacées, pour des raisons d’économie, par des goupilles en acier. Ce type d’échappement est choisi en 1867 par G. F. Roskopf pour la fabrication de sa montre bon marché, qui fit sensation à l’époque. Cette montre apportait, au point de vue construction, des simplifications intéressantes comme la suppression d’un rouage et elle était , en outre , très robuste . Le calibre B est donc doté de l’échappement à chevilles popularisé par Roskopf au point de lui laisser son nom sans en être réellement l’inventeur , grâce à « La Prolétaire » comme il avait nommée sa montre au succès mondial . Plus simple , l’échappement Roskopf avait donc fait ses preuves de simplicité et de robustesse . Il est caractérisé par l’absence complète de rubis . Les dents des roues d’échappement en acier agissent contre deux goupilles cylindriques en acier. La fourchette donne les impulsions au balancier en agissant contre un doigt en laiton. Il est évident qu’à conditions égales, cet échappement exige davantage de force que l’échappement à palettes en rubis. C’est précisément pour cette raison que Roskopf avait prévu une construction qui permettait de loger un grand barillet dans le mouvement ,or le calibre B ne manquait pas de puissance avec son gros ressort . On peut rappeler ici l’adage bien connu : une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. L’échappement à chevilles a sa place dans un réveil de fabrication simplifiée visant au prix modique et robuste , exactement ce que cherchait Jaz à ses origines !
Si aucun brevet n’est donc déposé pour le calibre A , le brevet du calibre B est d’abord déposé à l’étranger : le 6 Septembre 1919 au Royaume Uni et en Suisse , le 8 Décembre 1919 au Japon et le 20 Mai 1920 aux USA . La demande de brevet est déposée pour la France auprès de l’ONPI le 3 Août 1920 et obtenue le 12 Mars 1921 . Le calibre B va équiper des modèles tels que le
à gauche , le calibre E reproduit à la page 9 du catalogue de 1937 aux côtés des CUBIC , JANIC ou BATIC qu’il animait et à droite , en 1981 , dans « le Guide Jaz Gros Volume » destiné aux horlogers pour le service après vente , 37 ans après son abandon .
Depuis sa création, JAZ n’a cessé d’innover en matière de technologie pour proposer des réveils et pendules adaptés au plus grand nombre . Le calibre D apparu en 1921 , fut sans nul doute le plus grand succès de la marque et sera employé dans la plus grande partie des modèles pendant une trentaine d’années . Comme sa nomenclature l’indique , le D n’est pas le premier calibre créé par Jaz . A partir de 1924 il équipe le CLASSIC , le premier réveil Jaz jusqu’alors doté du
La version 11D est doté de trois rouages supplémentaires – encadrés en rouge – pour arborer une trotteuse sur le
En 1951 , le calibre D sert à illustrer le chapitre réveil du célèbre Livre Jaune de l’Horlogerie , voir 



Pendant la guerre le laiton des platines et rouages est remplacé par des alliages dit » blancs » comme pour ce
Le calibre D est composé d’un peu plus de 50 pièces. Il a fait l’objet de nombreuses variantes :
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