COQUIC et DROPIC par Tita TERRISSE
extrait Jazette n°17 de Juin 1948 Deux ans après cette annonce dans la Jazette n°17 , Jaz diffusait en Belgique la DROPIC un cartel de bronze qui porte effectivement sa signature au dos .
Le cartel en bois mentionné serait il le BOISIC sorti lui aussi en 1950 ? Ce n’est précisé nul part et il nous semble un peu trop raide par rapport au reste de sa production même si les rouleaux de parchemin stylisé appartiennent au vocabulaire stylistique de cette artiste . En revanche le COQUIC est d’évidence une des productions de la fée du staff comme on la surnommait avant guerre . Il n’y a pas de biographie connue de Tita TERRISSE qui n’est étrangement pas non plus recensée par le Benezit . Pourtant il suffit de consulter les résultats des grandes salles de ventes et quelques journaux des années 30/40 pour trouver de nombreuses traces de son talent multiforme puisqu’elle est , à la fois , aquarelliste , peintre , décoratrice , sculptrice , staffeuse et illustratrice .
On peut ajouter à son CV la qualité d’étalagiste-décoratrice puisqu’elle réalise ces vitrines pour le joaillier Boucheron
Cette paire de lampes diabolos portent un cachet à son nom , adresse de sa galerie , téléphone et son estampille constituée de deux T croisés
Photographie © Mobilier national, droits réservés Cartel en applique circulaire orné de douze rayons de soleil dorés, un sur deux ayant en relief les monuments de Paris. Numéro d’inventaire : GML-6027-000 du Mobilier National . Dimensions 44 cm de diamètre .Acquisition : 1 juil. 1943 .Ancien numéro d’inventaire : Sur cachet Tit à Tenisse 23 avenue des Champs Elysées – Paris – mouvement électrique Lip Ericsson. D’évidence il s’agit d’une mauvaise lecture d’un tampon identique à celui vu plus haut , qui est effectivement peu lisible .
Miroirs et toiles de sa main font aujourd’hui l’objet d’enchères assidues et témoignent de ses multiples talents .
Ce miroir et ces deux candélabres de 1940 attestent sa proximité avec Serge Roche , le célèbre décorateur que s’arrachaient Coco Chanel et Ali Khan . Elle collabore avec lui en tant que staffeuse et il est parfois difficile de distinguer qui à fait quoi . Face à l’excés de rationalisation de la fin de l’Art Déco , ils sont les tenants d’une réintéprétation du baroque . Le COQUIC est absolument typique de ce style , si particulier et si identifiable , que nous avons pris le parti de l’attribuer à Tita TERRISSE sans grand risque de se tromper .
1945 Projet pour la fête de la paix par Humbaire, Jean Picard le Doux, Tita Terrisse et Hétrau Sculpteurs et architectes exposent, au Salon de l’imagerie en 1945, des projets de décoration de l’Opéra et de son avenue pour la célébration d’éventuelles fêtes de la Paix …qui n’auront jamais lieu malgré les prestigieuses signatures réunies .
André ARBUS en 1937 et Jean JANIN en 1943 sont autant d’autres collaborations qui prouvent que son talent était reconnu par les plus grands noms de l’Art .
Louis Cheronnet et le conservateur du Petit Palais , Raymond Escholier , font allusion dès 1937 à des pendules conçues par TERRISSE qui auront , sans doute , inspiré à Jaz l’initiative heureuse de lui confier deux de ses productions . 

Jean CHESNOT peintre et dessinateur de l’Ecole Française, né à Dinard . Essentiellement connu comme
Il est également connu pour ses dessins d’audience .
Huile sur toile par Jean CHESNOT circa 1970 En 2012 , La Comédie Française acquiert six aquarelles de Jean CHESNOT représentant les coulisses de la Comédie-Française . Pour Jaz , il réalise de nombreux dessins publicitaires :
publicité Paris Match 31 x 23,5 cm
publicité estivale ; Paris Match 1958 , 35 x 14 cm
version condensée de la précédente uniquement axée sur le BARDIC
Publicité presse , 27 x 13 cm , publiée dans
1959 BARDIC
publicité presse 18,5 x 13 cm ; Reader’s Digest 1959

Dans cet article nous avons reproduit principalement les publicités portant sa signature mais il existe , à la même période , bien d’autres dessins qui sont d’évidence de sa main sans porter son nom .





















Réveils 1960 par ARMAN au Museum of Contemporary Art of Chicago Grâce au talent d’un des artistes français les plus connus au monde , de nombreux réveils Jaz ornent les cimaises des plus grands musées et les vitrines des plus grands collectionneurs. Effectivement , il est aisé de reconnaître au moins dix Jaz dans cette œuvre emblématique du plasticien , mondialement célèbre , ARMAN . Son style le plus reconnaissable , ce sont des collections d’objets communs et identiques qu’il a agencé dans de la résine ou dans du plexiglas . Ses accumulations d’objets effacent leur singularité et renvoient une image de profusion , en même temps qu’elles soulignent le caractère périssable des produits de la société d’abondance . L’artiste offre ainsi une nouvelle perception de la réalité , notamment des objets du quotidien .
ARMAN né Armand Fernandez (
Il emploie également des réveils neufs d’origine chinoise pour Minutes .

Alarm Clocks ( réveils ) au Museum of Contemporary Art of Chicago : détails.
Dans O’clock de 1998 , malgré la mauvaise qualité de l’image , on reconnaît quelques BAYARD mais évidemment aussi les silhouettes de plusieurs JAZ , dont un ou deux
ARMAN , en 1989 devant l’objectif de Fabrizio Garghetti , travaille sur des réveils découpés et maculés de peinture .
Robert Alphonse Collard dit Robert Lortac (Cherbourg 19 XI 1884 + Paris XIV° 10 IV 1973 ) est un écrivain , dessinateur , portraitiste , critique d’art , scénariste , pionnier français du dessin animé, en particulier publicitaire . Il « inventa » la publicité en dessins animés dont il fit des petites fictions amusantes Lortac commence son premier dessin animé en 1914 . Après sa rencontre avec
Dès 1921 , la publicité filmée est introduite dans les cinémas . La société Publi-Ciné popularise l’image du petit groom noir qui devient un personnage aussi familier que, plus tard , le sympathique mineur avec son piolet de

Maison réputée être celle de Mimi Pinson, 18 rue du Mont Cenis à Paris (1921) et affiche de film ( 1958) .
Comme indiqué fièrement dans les catalogues Jaz , le
Outre la cultissime lustreuse « Nénette » toujours en fabrication , il dessine pont d’autoroutes , brosse à dents Vademecum , chariot élévateur , électroménager , jouets , lampes Wonder , ordinateur Bull , publicités sur lieu de vente , téléviseurs dont le célèbre TELEAVIA Panoramic 111 , ventilateurs Etoile , poêle Pyrobal .
Pour Jaz il réalise , entre autres , ce
Ces deux doubles pages de publicités sont issues du même Paris -Match de 1965 , en haut Monsieur Charbonneaux (assis) présente la futur R16 et en bas apparaît un DRILIC version noire , attestant la remarquable créativité de cet « esthéticien industriel », pour reprendre la dénomination exacte des catalogues Jaz bien plus élégante que « designer ».



extrait de la Revue Vendre dirigée par
publicité presse ,18,5 x 13,5 cm ; signée René RAVO en haut à droite .
Vendre n°177 Août 1938 , à gauche la fameuse signature en compas
Vendre n°190 Septembre 1939
Vendre n°155 Octobre 1936
Vendre n°150 Foire de Paris mai 1936
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