BLANCHIC , pendule à poser , gamme des Jaz à Tirage Limité , mouvement mécanique , calibre KL , autonomie 8 jours , mouvement à ancre , 11 pierres , aiguilles glaives . Nouveauté du catalogue de Décembre 1947 , référencée 887-80 .
Boîtier gainé de parchemin véritable , intersocle et garnitures de la tranche en laiton doré , entièrement exécutée à la main , non lumineuse . Format 14 x 16, 5 cm , socle 15 x 5,2 cm , poids 560 gr .
Son tirage n’est pas vraiment limité puisque la BLANCHIC est au catalogue jusqu’en 1953 . Elle était une des pendules les moins chères de la gamme des Tirages Limités qui comprenait d’autres pendulettes gainées de cuir les NORIC , PENCHIC et surtout le RUSSIC dont le BLANCHIC est la version albinos : mêmes aiguilles , même mouvement , même socle et intersocle , même format , même silhouette et quasiment le même cadran . Sa dénomination de BLANCHIC est donc directement liée à sa couleur blanche , évidemment . La dénomination BLANCHIC sera réattribuée en 1983 à une pendule murale .
Au tarif de Février 1949 est ajouté une autre BLANCHIC référencée 887-90 qui correspond , peut être , à cette version réellement blanche ; elle est très éphémère puisqu’elle n’est pas présente au tarif de Novembre 1948 et qu’elle disparaît dès le tarif de 1949 .

Mouvement KL daté en creux sur la platine de 1946
Catégorie : 1948
UBLIC 1947 à 1951
UBLIC , pendule à poser , gamme des Jaz à Tirage Limité , mouvement mécanique , calibre KL , autonomie 8 jours , échappement à ancre , 11 pierres . Nouveauté du catalogue de 1947 , référencée 896-10 . 
Disque épais de glace galbé , socle au dos en métal doré , cadran noir , pas de chiffres mais des index entièrement gravés à la main dans le grand disque de verre à bord sablé , non lumineuse . Diamètre 20 cm .
Le disque en verre pèse 940 gr , poids total 1,870 kg .


L’UBLIC est supprimée des catalogues en 1952 . Sa forme ronde et en verre représente une similarité avec un hublot à l’origine de son nom .
Publicité revue Plaisir de France 1947 . Papier , pleine page format 31 x 24 cm .Photos Scaïoni et René-Jacques . Publicité pour l’UBLIC , une des premières pendulettes à Tirage Limité de Jaz . Apparue en 1947 , son tirage n’était pas si limité puisqu’elle est encore en vente en Novembre 1951 , lui accordant une longévité presque égale à celle de la CUIRIC . Créée tout de suite à la sortie de la guerre en 1946 avec trois modèles seulement , cette catégorie des Tirages Limités prend très vite de l’ampleur puisque ce sont 13 modèles qui sont proposés dès 1948 , l’UBLIC étant alors de loin la plus chère de cette gamme . On notera que Jaz ne met pas en avant le calibre KL à ancre et 11 pierres qui est un mécanisme pourtant honorable , à peine une allusion est faite à son autonomie de 8 jours . Le titre de l’annonce est d’ailleurs explicite , il s’agit d’un élément d’ameublement , de décoration et même de mode . Dès lors on est moins étonné du choix de cette collaboration de grand prestige qui a été obtenue pour cette publicité entre un des plus célèbres photographes de mode et de publicité de la première moitié du XX° siècle Edigio Scaïono et le non moins fameux René-Jacques . René-Jacques ( 1908+2003) de son vrai nom René Giton est un photographe français réputé qui se consacre à la photographie d’illustration dès 1930. Membre du groupe « Rectangle » en 1941, il est l’un des fondateurs du Groupe des XV en 1946, collectif de photographes qui comptera Robert Doisneau , Willy Ronis ou Pierre Jahan dans les années 50.
On aperçoit un Ublic dans le film La petite voleuse.
NERVIC 1939 à 1942 et 1947 à 1949
NERVIC n° 3012 à cadran champagne rectangulaire de 1939 non lumineux . NERVIC , grand réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre J . Format 180 x 135 mm , poids 500 gr . Boîtier en métal chromé , pieds en métal doré , chevalet , cadran métal doré, vitre en verre biseauté , aiguille pontife pour l’heure . Présent au tarif général F 178 du 15 Avril 1939 .Trois versions disponibles : n° 3012 à cadran champagne rectangulaire avec quatre chiffres cardinaux et huit index et chemin de fer à l’intérieur de la zone des chiffres , n’existe qu’en version non-lumineuse ; n°3011 à cadran rond gris à douze chiffres rapportés à l’intérieur d’un chemin de fer rond , aiguilles et barrettes lumineuses ; n° 3010 pour la version non-lumineuse ;
NERVIC n° 3011 de 1939 ou 1940 à cadran rond lumineux .Collection Marc BARAT
NERVIC non-lumineux du 3° trimestre 1941 
dos du NERVIC de 1939
dos du NERVIC de 1941 ; les attaches du chevalet sont différentes du modèle de 1939
illustration catalogue Janvier 1942 ( avec douze chiffres , en version lumineuse , sans le jazeur pourtant apparu en 1941 )
Présent dans le catalogue de 1942 , alors disponible uniquement avec chiffres et aiguilles lumineux , référencé 461-11 . Boîtier en métal chromé , pieds dorés , chevalet , cadran métal doré soleillé , vitre en verre plat , avec douze chiffres au cadran : la première version à cadran rectangulaire n’en comprenait que les chiffres cardinaux 12 , 3 , 6 et 9 .
Le NERVIC n’est pas référencé dans les tarifs de 1943 mais il réapparaît en 1947 référencé 461-51 .
En 1950 il est doté du calibre K et change de nom pour devenir le DERVIC, disponible uniquement cette année là et référencé 561-11 , aisément reconnaissable à l’absence de la troisième aiguille puisque le calibre K n’a pas la fonction réveil et une seule clef au dos . Modèle à cheval sur deux périodes de la chronologie des logos Jaz , on trouve le NERVIC avec les deux types d’estampille au cadran , avec ou sans jaseur.
Boîte pour NERVIC 461-51 ; voyez l’article que nous consacrons à cette boîte particulière .
Selon l’usage constant chez Jaz , les références du réveil sont imprimées au dos avec un tampon encreur ; en l’occurrence , en haut à droite , celle d’un des derniers NERVIC le 461-51 , en bas à gauche les chiffres 051 donnent la date Juin 1951 .


JOLIC 1936 à 1954
JOLIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , aiguilles glaives , calibre 1J . Format 8 x 7 cm, poids 360 gr . Présent aux catalogues de 1936 à 1954 le JOLIC fait l’objet de nombreuses variantes qui peuvent ou non arborer le jaseur boréal au cadran en fonction de leurs dates de production .
Voir notre article sur la version cuir de 1939
JOLIC 425-33 Lx de 1948
JOLIC 425-22 nl de 1949 Au dos , le bouton d’arrêt de sonnerie est en haut , des ouïes ont été ménagées dans la plaque pour laisser passer le son de la sonnerie . Le JOLIC a fait l’objet de nombreuses variantes de couleurs pour le boîtier ou le cadran et de matières pour le socle – comme le cuivre ou le Pollopas – avec toujours la possibilité d’acquérir une version à aiguilles et points lumineux ou non , symbolisée dans les tarifs ci -dessous par la mention LX ou NL .



Ecrin chapelle imitation tressage
L’écrin chapelle restait optionnel , il a perdu son socle en double terrasse d’avant guerre pour une base plus sobre .


Boîte de JOLIC n°2010 Blanc , circa 1937 , blanc signifie cadran non-lumineux
Boîte de JOLIC réf. 425-23 de 1949 , chromé à intersocle cuivre et cadran à zone cuivrée


Jolic n° 2004 et Jolic n° 2000




Jolic 1939 Nl


Jolic 1939 dos


JOLIC n°2.008 de 1937 Le JOLIC fait son apparition en 1936. On en compte quatre modèles en 1936 et 1937:
Cadran courant à chiffres n°2000 Nl et n°2001 Lx
Cadran luxe, chiffres et index rapportés n°2004 et 2005
Cadran argenté, zone cuivre n°2008 et 2009
Cadran luxe, boîtier doré n°2010 et 2011
Le catalogue de 1942 présente deux variantes , disponibles en version lumineuse ou non , avec ou sans écrin : boîtier chromé à cadran noir ou boîtier émaillé ivoire, embase dorée et cadran métal soleillé. (réf. de base: 425)
Le JOLIC disparaît de la collection en 1943 et ne réapparaît qu’en 1947.




En 1953, seuls les modèles 425-29 et 425-69 sont disponibles , avec écrin chapelle , puis le 425-29 uniquement en 1954 , sa dernière année de mise en vente .
anatomie d’un JOLIC



Vu sur le marché anglais , cette étonnante version non référencée sur les catalogues français, avec un dos spécifique qui s’explique par l’absence de fonction réveil , donc nul besoin d’orifices pour la clef ou le bouton du réveil . Au cadran , l’absence logique d’aiguille de réveil et la mention 8 jours , nous oriente vers une pendulette dotée du calibre K . La dédicace nous permet , sans véritable surprise d’ailleurs , une datation à 1935 quand la distribution du Jolic ne commence en France qu’à partir de 1936 puisqu’on sait que Jaz testait ces produits à l’étranger , en Belgique souvent après guerre , en Italie plus tardivement et en Grande Bretagne avant guerre .
Publicité , pleine page 30 x 22 sur papier glacé , revue Plaisir de France 1937









RONDIC 1944 à 1953


RONDIC lumineux RONDIC non-lumineux dit cadran blanc
RONDIC lumineux à cadran noir
RONDIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 1J , arrêt de sonnerie au dos. Apparaît pour la première fois sur le tarif de 1946 mais nous possédons un exemplaire dont la platine en duralium de son calibre J est datée de 1944 ; il n’apparaît pas dans les tarifs de 1945 . Boîtier en métal , pieds boules . Diamètre 6,5 cm . Le RONDIC a fait l’objet de nombreuses variantes dont vous trouverez le détail ci dessous : passant de l’innovant duralinox poli au chrome , puis au vert et au jaune peints pour le boîtier , parfois dotées d’un cadran noir ou doré . Chaque version est évidemment proposée avec des aiguilles et des chiffres lumineux ou un cadran dit blanc , symbolisé par LX ou non NL , sans compter l’ écrin optionnel . Le nom de RONDIC sera réattribué en 1978 à un petit réveil rond .




RONDIC vert 401-75 de 1949 et sa boîte d’origine . Les références 401-75 imprimées au tampon encreur au dos de la boîte atteste qu’il s’agit bien de sa boîte .
RONDIC A 401-87 de 1950 à cadran doré , aiguilles et chiffres lumineux avec son écrin -socle . Sur le fond imitation serpent , le logo Jaz se voit assez mal . Format de l’écrin : hauteur 8,5 x largeur 6,5 x 4,2 cm ; socle 7,5 x 5 cm .



Cet écrin était proposé en option , dans ce cas la référence du réveil était précédée d’un A majuscule ; en revanche , elle était la seule boîte Jaz à ne pas porter la référence du réveil qu’il contenait imprimée au tampon . Tout simplement pour ne pas altérer esthétiquement l’écrin et ensuite parce que , sur ce motif chargé , rien n’apparaît clairement : il faut que le jaseur reflète la lumière pour qu’il apparaisse , comme vu plus haut . Les références étaient donc déportées sur un fourreau de carton ondulé qui protégeait l’étui : A 401-87 correspond à un RONDIC à cadran doré 401-87 , le A majuscule précise donc qu’il est vendu avec cet étui , et 05 1 pour la date de production à savoir Mai 1951 .



Comme indiqué dans les tarifs plus haut , on pouvait acquérir un étui ou un écrin chapelle comme celui -ci pour emballer les RONDIC .


En 1948 uniquement , le RONDIC est doté de ces pieds boules à équateur plat , comme son cousin le PETIC . Effectivement , à part la forme du boîtier à 12 côtés ou rond , rien ne distingue réellement ces deux réveils , même pas l’étui en carton imitation peau de serpent qui est commun aux deux . Le PETIC était à peine plus cher que le RONDIC . Dès 1949 , le RONDIC récupère ses pieds boules d’origine tout ronds .
RONDIC 401-74 de 1949 non-lumineux . Les deux dernières années , le RONDIC perd de nouveau ses pieds boules au profit de ces pieds « chaudrons » plus classiques . En 1953 , seules restent disponibles pour la dernière année de mise en vente : une version à boîtier chromé et cadran doré réf. 401-87 et une version à boîtier ivoire et cadran crème réf.401-77 , toutes les deux lumineuses .
RONDIC de dos




Calibre H 1934 à 1956
Calibre H en durilium , version période de l’occupation allemande
La particularité du calibre H est d’être considéré comme un calibre silencieux . Les calibres E , G , J, 4J et K pulsaient à 14.400 oscillations par heure et le calibre D à 12.600/ heure . Ces oscillations correspondent à autant de tic -tac bruyants . La singularité du calibre H s’explique par deux améliorations successives : avant guerre ce calibre , par ailleurs similaire au calibre D , voit le nombre de ses oscillations abaissé à 9.000/heure . Cette baisse du nombre de pulsations le rendent donc plus « silencieux ». Après la guerre, on isole le calibre H de l’emboîtage par une boîte intérieure à l’aide de supports en caoutchouc, ce qui limite encore les résonances .
Nécessitant moins de puissance , le ressort du calibre H est plus fin – 0,25 contre 0,37- et moins long que celui du calibre D – 1050 contre 1090 – , il prend donc beaucoup moins de place dans son logement sur son axe : la différence est très visible à l’oeil ; voyez ci-dessous que la différence se remarque également à l’oreille .
Calibre D à gauche -en durilium gris – et calibre H à droite -en laiton doré – . Ce dernier est d’évidence plus lent à l’œil mais , en montant le son de cette animation vidéo , vous constaterez que cela s’entend aussi très nettement à l’oreille .
Calibre H de dos / côté clefs ; avant / après guerre les platines et rouages sont en laiton
Calibre H de face / côté cadran ; avant /après guerre les platines et rouages sont en laiton
Ci-dessus , un calibre H de 1942 , aux platines et rouages en DURALUMIN qui remplaça le laiton durant toute la Seconde Guerre Mondiale . Cet alliage fut longtemps sujet à controverse auprès des horlogers affiliés . On remarque les trous de pivotement qui sont malgré tout en laiton .
PARIC (1942 à 1944 ) et 1947 à 1952
PARIC de 1944 PARIC , réveil de voyage de la gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 3J. Présenté à la page 11 du catalogue 1942 . Corps en bakélite , mention Made in France en bas de cadran , cadran bicolore au centre façon aluminium, chemin de fer carré à l’intérieur de la zone des heures , aiguilles et points lumineux , vitre en plastique , format 70 x 115 pour 3,5 cm d’épaisseur fermé , poids 215 gr .
extrait du catalogue 1942
L’année suivante le Tarif F.A.43 le présente avec la même référence mais avec un corps bicolore , noir et rouge .
La vitre en plastique a tendance à jaunir même pour cet exemplaire , neuf de stock , jamais vendu , conservé 70 ans à l’abri de la lumière dans sa boîte . Dans son catalogue Jaz précise que le verre est incassable , ce qui est judicieux pour un réveil de voyage , mais le terme « verre « est abusif , il conviendrait mieux d’indiquer « vitre » puisqu’il s’agit d’une matière plastique transparente .
Boîte d’origine en carton moiré , arborant au dos la référence catalogue du PARIC soit 478-11 imprimé au tampon . A gauche , la rare notice d’origine .
Elle détaille l’utilisation des nouveaux et très pratiques boutons à plat pour réveils de voyage et l’astucieux procédé d’arrêt de sonnerie .
Les crans de ces boutons spécifiques ne sont pas sur le côté mais sur le plat pour accrocher au gras du pouce .
Le bouton d’arrêt de sonnerie est astucieusement placé de façon à pouvoir l’actionner en appuyant sur l’avant du réveil .
La platine du calibre 3J est frappée en creux de la date de fabrication : 1944 . En raison des pénuries de guerre et restrictions imposées par l’occupant , les platines ne sont pas en laiton doré mais dans un alliage blanc de substitution .
PARIC 1947 Le PARIC disparaît de la collection de 1946 pour réapparaitre dans le TARIF F.F.47 de Décembre 1947 en noir et rouge doté d’un cadran rose avec la référence 478-31 .
PARIC 1952 Le Tarif F.A.50 de Mars 1950 nous propose un PARIC marbré thuya et cadran rose référencé 478-51 . Il est remplacé en 1950 par son anagramme le RAPIC et en 1953 par le PARTIC . Le nom de PARIC sera réattribué en 1980 à un petit réveil à quartz .
Collection Sandrine et Olivier Boulard. Réveil commémoratif à l’occasion de la sortie du dix millionième Jaz , le 21 juillet 1943 . La qualité de la photo permet de mettre en évidence les différences subtiles de teintes du cadran avec des bords rosés et un centre gris alu .
Il est à rapprocher du NOVIC de la collection de Romain Gallardo.
APPLIC 1945 / 1948 à ( 1950)
APPLIC , horloge murale , mouvement mécanique , calibre 3G à clé en façade d’une autonomie de 8 jours . Corps en Bakélite dite Jazolite , aiguilles type buildings , cadran de métal découpé composé de 12 chiffres peints en ivoire , petite fenêtre triangulaire de témoin de charge passant au rouge quand l’horloge doit être remontée . Format 23 x 23 cm, poids 790 gr .
En 1936 cette première version de l’APPLIC apparaît avec cadran rond sous lunette vitrée sur le même boîtier carré à pans biseautés en bakélite . Pendant la guerre , en raison des pénuries et des restrictions imposées par l’occupant , les pendules en bakélite ne sont plus produites . En 1942 , il n’y a plus que deux pendules en céramique disponibles qui sont à leur tour interdites si bien qu’en 1943 il n’y a plus aucune horloge murale en vente .Dès 1945 une horloge en bakélite réapparaît provisoirement , c’est la nouvelle APPLIC qui conserve la silhouette de la première version mais troque son cadran blanc et sa lunette ronde vitrée contre un centre granité et une élégante garniture de chiffres chromés qui lui donne paradoxalement un aspect beaucoup plus Art Déco que le modèle d’avant guerre . Elle disparaît des tarifs 1946 et 1947 pour réapparaître de nouveau à la page 3 du tarif illustré de 1948 équipée du calibre 3G mais cette fois le cadran et les aiguilles sont de couleur ivoire pour contraster avec la bakélite laquelle peut être soit brune marbrée soit rouge marbrée , référencées 654-24 et 654-34 . En 1949 et 1950 seule cette version rouge subsiste aux catalogues faisant d’elle l’ultime pendule murale en bakélite produite par Jaz .
APPLIC version marbre rouge
APPLIC version brun / noir
TROTTIC 1948 -1949
TROTTIC 159-50 non-lumineux
TROTTIC , réveil de la gamme des Gros Jaz , mouvement mécanique à trotteuse centrale , calibre 11D . Nouveauté de la collection 1948 , présente dans la brochure tarifaire FB48 de novembre 1948 . Boîte et cloche en métal verni vert métallisé , cadran beige , trotteuse centrale rouge pirate , bélière basse , mentions Made in France et CIMH en bas de cadran . Existe en version avec aiguilles et points lumineux réf. 159-51 ou non-lumineuse réf. 159-50 . Diamètre 9,5 cm . Poids 345 gr .
TROTTIC 159-51 lumineux
Le TROTTIC a existé dans cette version à cadran noir , réf 159-20 lx et 159-53 non-lx
Existence très éphémère pour le TROTTIC puisque il n’est déjà plus présent dans le tarif FC 49 de mai 1949 . Ce réveil est sans nul doute le premier réveil au monde équipé d’un mouvement à trotteuse centrale qui est évidemment à l’origine de son nom . Cependant en raison de l’énorme succès qu’il va rencontrer c’est le JAZIC qui rendra populaire cette innovation à partir de 1949 . En 1974 , un réveil équipé du calibre PA reprendra le nom de TROTTIC puisque doté , lui aussi , d’une trotteuse rouge .
le cadran est imprimé sur un papier très fin contrecollé sur son support en métal 
éclaté d’un TROTTIC ; le dos-cloche est en aluminium .
la date de production , 1948, est mentionnée en creux sur le battant du marteau de sonnerie , toujours du côte du cadran .
Pour arborer une trotteuse , le calibre 11D est doté de trois rouages supplémentaires par rapport au calibre D de base .
VISIC 1946 à 1955

VISIC 1950

VISIC 1952 VISIC , horloge murale , mouvement mécanique , calibre 4G puis 5G (à partir de 1951) d’une autonomie de 8 jours , à remontage par clé en façade . Présentée dans le tarif illustré FH d’Octobre 1948 . Lunette en duralinox poli , vitre en verre plat , cadran en métal satiné , aiguilles style buildings . Diamètre 30 cm , poids 855 gr . Cette horloge est la descendante de la LENTIC de 1937 et l’ancêtre des VUSIC et VIRIC qui partagent toutes le même boîtier en métal léger mais dotées de calibres et de cadrans légèrement différents .
Elles disposent d’une ouverture inhabituelle de la lunette puisque la charnière n’est pas sur le côté comme d’ordinaire mais sur le dessus , ce qui est peu pratique puisque qu’il faut se servir de ses deux mains pour remonter l’horloge ou modifier l’heure , ces calibres ne possédant pas de bouton au dos . Malgré cette similitude d’aspect , il est relativement aisé de les distinguer .
Effectivement , datant d’avant guerre , la LENTIC n’arbore pas sur son cadran d’oiseau jaseur apparu en 1941 et les chiffres de son cadran sont plus fins . Quant à la VUSIC qui lui succède en 1956 , son calibre AG impose deux vis de fixation apparentes sur le cadran de chaque côté de l’axe central qui permettent de la différencier facilement de la VISIC . La VIRIC étant une version électrique sur secteur 110 ou 220 volts , le câble secteur évite toute méprise .
En Inde , où nous avons trouvé cet exemplaire , les VISIC arbore en plus du logo Jaz celui de son associé sur le subcontinent Favre-Leuba .
En revanche il existe deux variantes subtiles de la VISIC mais un petit détail permet de les discriminer aisément : apparue en 1946 , elle sera doté de 1948 à 1951 du calibre 4G qui dispose d’un petit regard triangulaire juste au dessus de l’axe central des aiguilles qui permet l’apparition d’un témoin rouge de témoin de réserve , appelé avant guerre indicateur d’armage , qui indique qu’il ne faut pas tarder de remonter la pendule . Il disparaît en 1952 au profit de la mention « 8 DAYS » et d’une petit flèche indiquant le sens du remontage avec l’adoption du calibre 5G . En outre les variantes de 1946 et 1947 étaient disponibles avec cadran métal satiné , référencée 625-10 , ou métal noir , référencée 625-14 . En 1956 lui succède la VUSIC qui ne s’en distingue que son calibre AG.


Merci à nos lecteurs attentifs Delphine GUERRIER et Guillaume QUEMBRE de nous avoir confié ces photographies de leur VISIC à cadran marron qui porte sous le VI la mention Photal Damien qui avait déjà intrigué un visiteur vietnamien , il y a quelques mois , sur une horloge identique .
Le procédé Photal Damien est un système d’impression photographique sur métal qui permet une grande finesse de couleurs et de détail . On trouve également l’inscription PHOTAL DAMIEN sur des règles à calcul , des cadrans d’instruments d’aéronautique , des étiquettes métalliques ou des appareils photos . Le procédé utilise des plaques d’aluminium photo-sensibles , donne une inscription sans aucun relief et permet des teintes différentes sur la même surface entre le rouge et le noir . Les couleurs palissaient avec une exposition à la lumière . Nous ne connaissons pas le mécanisme exact de ce procédé mais il devait demander de l’outillage ou des compétences assez pointus car pendant la période de l’occupation , ce procédé a été systématiquement remplacé par la gravure chimique, qui était à la portée de n’importe quel imprimeur de quartier. Cette VISIC à cadran marron n’apparaît pas dans nos catalogues français , mais on sait que Jaz vendait des produits différents à l’export , peut être est ce le cas ? En outre , nous ignorons si JAZ employait le procédé Photal Damien sous licence ou bien faisait faire ces cadrans auprès de la Régie Maurice Damien qui était installée à Paris .

















Ci-dessus , un calibre H de 1942 , aux platines et rouages en
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