Catégorie : export
Galerie des JAZ hors-France
MOGIC 1978
Horloge murale , en forme d’assiette , gamme Jaz Electronic , mouvement à pile LR14 , calibre TM , licence ATO en forme d’assiette . Diamètre 25 cm . Assiette en porcelaine de Limoges , sans trotteuse , aiguilles poire et feuille noires en métal .
Hors catalogue, probablement uniquement destinée à l’export ; nous ne connaissons la MOGIC que par cette page dont les trois horloges sont non répertoriées dans les catalogues français , au contraire des quatre réveils qui sont bien connus .
les horloges Jaz à dateur en Scandinavie
Nous l’avons expliqué , dans d’autres articles sur les réveils et horloges destinées à l’export , Jaz nommait parfois ses produits différement à l’étranger ; certains avaient des caractéristiques différentes ou comme en Espagne , où Jaz disposait d’une usine , présentait des produits spécifiques à un pays déterminé . Dans le cas des horloges à dateur , il fallait bien adapter les jours de la semaine dans la langue vernaculaire des pays où Jaz exportait ces produits . Dans le cas des pays scandinaves , Suède Danemark et Norvège , il existe de fines subtilités qui nous obligent à un très court exposé sur les langues scandinaves .
Les trois langues scandinaves , suédois danois et norvégien , sont très proches puisqu’elles ont les mêmes racines linguistiques et que les vicissitudes de l’Histoire ont fait que les uns ont occupés les autres parfois pendant plusieurs siècles , contribuant aux échanges et mélanges des dialectes . Le suédois et le norvégien bokmål sont suffisamment proches du danois pour qu’un Danois puisse comprendre le sens général des phrases , mais l’inverse est moins vrai du fait de la prononciation particulière du danois , un peu déroutante , même pour les autres Scandinaves . Le ø remplace la graphie ancienne oe. Il correspond à ö en suédois et en allemand . En fait quelqu’un qui parle couramment danois ne comprendra pas nécessairement le norvégien et le suédois, en raison de grandes différences de prononciation . Le danois écrit et le bokmål norvégien sont en revanche très proches, quoique la pronociation soit différente , la prononciation du norvégien ressemblant à celle du suédois . En conséquence les jours de la semaine sont quasiment identiques à l’écrit dans ces trois langues : LUNDI = mandag MARDI = tisdag en suèdois et tirsdag en danois et norvégien MERCREDI = onsdag JEUDI = torsdag VENDREDI = fredag SAMEDI = lördag en suédois et lørdag en danois et norvégien DIMANCHE = söndag en suédois et søndag et danois et norvégien . Il en ressort que la seule vraie différence se situe le mardi entre tisdag et tirsdag .
CALIC variante suédoise avec dateur sur lördag = samedi ; en fait les versions danoise ou norvégienne qui devraient être transcrtites lørdag emploient cette transcription commune .
LIGNIC 2° version en variante suédoise avec dateur sur söndag =dimanche ; là encore le choix a été fait de choisir la transcription suédoise pour les trois pays scandinaves au lieu de søndag pour la Norvège et le Danemark .
DAMIC version scandinave avec dateur sur fredag = vendredi qui est commun aux trois langues .
PRATIC variante suédoise avec dateur sur lördag = samedi ( trotteuse manquante)
PRATIC variante suédoise avec dateur sur söndag =dimanche . Autre différence notable avec les versions françaises , les PRATIC scandinaves ne sont pas dans la rubrique Jaz Transistor mais celle des Jaz Electric . On retrouve ce type de changement de catégorie en Espagne qui compte beaucoup de Jaz Electrico .
Exception faite des VIBRIC , en France il n’a aucune horloge murale de la catégorie Jaz Electric au delà de 1973 : elles sont donc toutes estampillées d’un jaseur boréal à queue basse . Or l’horloge murale en photo au début de cet article , qui est un modèle export non distribué en France , affiche un jaseur boréal à queue haute , post 1973 , est attribuée à la catégorie Jaz Electric . En outre , elle est la seule , à notre connaissance , dont l’estampille soit décentrée entre le 4 et 5 .
ORTIC en variante suédoise avec dateur sur söndag =dimanche ;
COURBIC variante suédoise avec dateur sur tisdag =mardi ; en revanche cette variante ne pourrait correspondre au marché norvégien ou danois puisque mardi s’écrit tirsdag dans ces deux langues .
LIGNIC 1° version en variante dano-norvégienne . Le dateur en position sur fredag = vendredi ne permet pas de distinguer cette variante qui peut être commune aux trois langues scandinaves .
En revanche , de dos , on devine le mot tirsdag qui ne se trouve qu’en danois et norvégien , une horloge suédoise indiquerait tisdag pour mardi .

DAMIC version scandinave avec dateur sur Thordag ( soit le jour de Thor) = jeudi qui est commun aux trois langues , lui aussi .
Histoire de LORENZ et sa collaboration avec Jaz
LORENZ la célèbre marque d’horlogerie italienne fondée en 1934, est la créatrice de ce modèle que Jaz a repris en 1974 la baptisant LORIC en hommage à son origine, comme précédemment avec PETER Uhren pour le PETRIC.

LORENZ a été souvent récompensée pour le design de ses horloges ou montres. Le meuble et le design sont à l’Italie ce que les parfums et le champagne sont à la France. Une renommée internationale, un savoir faire rarement égalé.





Il existe encore plus de variantes italiennes que de LORIC proposées par Jaz, certaines sont dotées de calibres diapason ou quartz mais tous ceux-ci sont italiens.


Mouvements diapason made in Italy.






On peut trouver en Italie des versions estampillées BINO, la marque créée par LORENZ pour ses horloges et réveils, de la BUVIC de Jaz.



Comme beaucoup d’autres marques européennes et américaines, les LORENZ à dateur sont généralement dotés de mouvement Jaz.




Horloge murale BINO en bois à dateur, dotée d’un calibre TJ par Jaz.





On trouve aussi en Italie des DUBLIC sous la marque BINO ou LORENZ.
BRÈVE HISTOIRE de LORENZ

La marque Lorenz est née via Monte Napoleone, la rue des commerces milanais de luxe, en 1934. Le fondateur et maître horloger Tullio Bolletta sent la possibilité de combiner le style italien raffiné et la maîtrise technique suisse en un seul produit. Le concept du style italien classique combiné au savoir-faire horloger suisse était avant-gardiste pour cette époque.

En 1951, les premières montres à mouvements mécaniques exclusifs à Lorenz avec 19 ou 25 rubis, équipées d’un balancier antichoc Incabloc, sont produites en Suisse.

Toujours dans les années 1960, la collaboration avec des fabricants suisses prestigieux tels que AQUASTAR et EDOX a commencé avec la production de montres de plongée techniques professionnelles de hautes performances.

Dans les années 1970, Lorenz était encore à l’avant-garde et présentait la collection Directime qui se distingue par l’indication de l’heure à travers des aguichants guichets, comme Jaz à la même période avec les DH 951/952/953.

L’horloge STATIC fabriquée par Lorenz en 1959 a été créée par le jeune designer Richard Sapper, il s’agit du modèle phare de la marque en matière d’horloge de table. Elle reprend un nom employé par Jaz dans les années trente pour un petit réveil.

Le fondateur de la société milanaise Lorenz, Tullio Bolletta, a chargé Sapper de concevoir des horloges de table à partir de mouvements électromécaniques extraits de torpilles et de têtes d’obus non-utilisées à la fin de la seconde guerre mondiale.
Bolletta avait acheté un wagon contenant environ mille mécanismes et a demandé au concepteur de développer une horloge autour de ces grands mouvements alimentés par piles.
Le modèle original de cette horloge de table a permis à Shapper d’obtenir le fameux le Compasso d’Oro 1960, ouvrant la porte à un certain nombre de récompenses dans les années suivantes. Le jury, qui comprenait Vico Magistretti et Marco Zanuso, a salué la Static pour « la simplicité et la rigueur du projet, de la forme au matériau, à la convivialité de l’objet ». La Static fait partie des collections permanentes des Musées d’Art Moderne les plus importants au monde, comme le MOMA à New York, la Triennale de Milan ou le Design Museum de Thessalonique.



Né en Allemagne et vivant à Milan, Sapper est un designer industriel qui a apporté une contribution cruciale à l’histoire du design italien pendant quarante ans. Il a tout conçu: des meubles aux horloges, des robinets aux cafetières en passant par les transports en commun. Il voit le design comme un processus de «résolution de problèmes» et veut «donner un sens à la forme». La collaboration entre Richard Sapper et Lorenz a eu lieu au début de la carrière du designer, alors qu’il avait 28 ans, si bien que la Static est le premier produit qu’il signe dans sa carrière de designer: coup d’essai mais coup de maître!

C’est à cette date que Lorenz décide de lancer une toute nouvelle marque dédiée à la production d’horloges murales et de table: le nom de BINO était né.


Extraordinaire longévité de la STATIC, qui est de nouveau produite soixante ans après sa création. Depuis 2019, il vous en coûte entre 439 et 449€ pour une production entièrement made in Italy et dotée d’une plateforme e-commerce spécifiquement dédiée www.lorenz-static.it

Dans la seconde moitié des années 1980, la collection Neos a été lancée sur le marché, représentant un défi en termes d’innovation technique et de design post-moderne grâce à la collaboration avec des designers tels que George Sowden et Nathalie Du Pasquier, co-fondateurs du groupe et du style Memphis avec le fameux Ettore Sottsass.




Bien que le mouvement Memphis n’ait duré que relativement peu de temps, et a connu rapidement mauvaise presse pour son style trop daté et marqué, l’impact de Memphis a été très influent dans les années 80, au point que Jaz a succombé à son graphisme pour au moins trois couvertures de ses catalogues eighties, sans toutefois aller jusqu’à produire des horloges ou réveils de ce type.











En revanche le style Memphis sera clairement la grande spécialité de Lorenz, assez logiquement d’ailleurs. Ce mouvement fondée à Milan se devait d’être produit et distribué par un horloger milanais. Le style possédait un sens de l’humour qui faisait défaut à l’époque dans le design et semblait même naïf et enfantin. Imaginé pour mélanger les styles, les couleurs et les matériaux du XX° siècle, il se positionnait comme une mode plutôt que comme un mouvement académique et ne se prenait guère au sérieux.

Dans les années 80, Karl Lagerfeld équipe son palais de Monaco d’un total look Memphis, que la célèbre décoratrice Andrée Putman a décrit comme «un palais pour enfant», empli de pièces d’art fonctionnelles, vivement colorées, ludiques aux frontières du comique. Le Kaiser revend l’ensemble en 1991, puisque comme toujours, il va tout au bout de son obsession décorative pour chacune de ses résidences, puis il se débarrasse de tout. En l’occurrence assez mal puisque l’ensemble, pourtant constitué de nombreux prototypes, ne se vend que l’équivalant de 215.000€.


Sur la télévision, à la mire très Memphis, une horloge Lorenz de la même eau, mais le catalogue de la vente de 1991 laisse apparaître d’autres horloges Lorenz très typiques .
David Bowie avait lui aussi succombé aux sirènes des Memphis mais sa collection, qui était pourtant de même niveau se vend pour 1,6 millions d’euros lors de sa vente de succession en 2016. Entre temps le purgatoire du style Memphis est passé, l’effet Bowie a joué et celui-ci avait eu l’élégance de décéder avant la vente apportant une plus-value salvatrice à ce style qui repointe le bout de son nez mutin dans la mode.

Au début des années 2000, la relation avec des designers internationaux se poursuit. La collaboration avec l’Espace Créatif Culdesac ne mène pas une impasse puisque leur nouveau modèle Neos apporte à nouveau le Compasso D’Oro à Lorenz en 2008.



Néanmoins LORENZ ne se repose pas sur ses lauriers et continue à produire de remarquables horloges dites 3D. En 2016, la marque est devenue la propriété de Leader Watch Company.



De nos jours la marque BINO est gérée par Gevril Group, fondé par Samuel Friedmann qui produit des horloges sur verre sérigraphié.
COQUIC 1950
COQUIC , réveil , gamme des Jaz à Tirage Limité , mouvement mécanique , calibre 4J , 11 pierres . Référencée 797-10 . Boîtier et socle en bronze massif , poids 0,840 kg , vitre sertie en verre biseauté ,aiguille pontife pour l’heure , non-lumineux . Format 13,2 x 12,5 cm .
Absent des catalogues et tarifs français , l’identification du COQUIC n’a été possible que par cette fiche extraite d’un catalogue de 1950 destiné au marché belge auquel sa commercialisation était apparemment limitée . ( le poids mentionné est de 740 gr mais nous en possédons deux rares exemplaires qui pèsent chacun 840 gr , il s’agit donc probablement d’une erreur ) . Vous noterez également qu’ elle arbore sur l’illustration les mêmes aiguilles que sa cousine la DROPIC , celle du réveil est étrangement absente , mais que nos exemplaires sont équipées d’autres aiguilles .Sur cette fiche , la mention modèle de luxe , bien que justifiée , ne fait pas entrer pour autant le COQUIC dans la catégorie Jaz de Luxe parce qu’il y aurait le logo correspondant reproduit sur son cadran . En revanche , en raison de sa qualité , de l’extrême briéveté de sa production , de sa rareté mais surtout du calibre employé, nous la classons parmi les Jaz à Tirage Limité : effectivement le calibre 4J n’est attribué qu’à des réveils de cette catégorie . D’ailleurs on reconnait le cadran et les aiguilles du ROULIC , nouveauté de cette catégorie en cette même année 1950 .
Contrairement à la DROPIC , qui est présente au même catalogue belge et affiche de nombreuses similitudes avec elle , la COQUIC n’est pas signée au dos ; toutefois elle est tellement caractéristique de son style – plus d’ailleurs que la DROPIC – que nous n’hésitons pas à l’attribuer à Tita TERRISSE . Est il besoin de préciser que sa dénomination trouve son origine dans sa forme de coquille ?
Tita TERRISSE artiste
COQUIC et DROPIC par Tita TERRISSE
extrait Jazette n°17 de Juin 1948 Deux ans après cette annonce dans la Jazette n°17 , Jaz diffusait en Belgique la DROPIC un cartel de bronze qui porte effectivement sa signature au dos .
Le cartel en bois mentionné serait il le BOISIC sorti lui aussi en 1950 ? Ce n’est précisé nul part et il nous semble un peu trop raide par rapport au reste de sa production même si les rouleaux de parchemin stylisé appartiennent au vocabulaire stylistique de cette artiste . En revanche le COQUIC est d’évidence une des productions de la fée du staff comme on la surnommait avant guerre . Il n’y a pas de biographie connue de Tita TERRISSE qui n’est étrangement pas non plus recensée par le Benezit . Pourtant il suffit de consulter les résultats des grandes salles de ventes et quelques journaux des années 30/40 pour trouver de nombreuses traces de son talent multiforme puisqu’elle est , à la fois , aquarelliste , peintre , décoratrice , sculptrice , staffeuse et illustratrice .
On peut ajouter à son CV la qualité d’étalagiste-décoratrice puisqu’elle réalise ces vitrines pour le joaillier Boucheron
Cette paire de lampes diabolos portent un cachet à son nom , adresse de sa galerie , téléphone et son estampille constituée de deux T croisés
Photographie © Mobilier national, droits réservés Cartel en applique circulaire orné de douze rayons de soleil dorés, un sur deux ayant en relief les monuments de Paris. Numéro d’inventaire : GML-6027-000 du Mobilier National . Dimensions 44 cm de diamètre .Acquisition : 1 juil. 1943 .Ancien numéro d’inventaire : Sur cachet Tit à Tenisse 23 avenue des Champs Elysées – Paris – mouvement électrique Lip Ericsson. D’évidence il s’agit d’une mauvaise lecture d’un tampon identique à celui vu plus haut , qui est effectivement peu lisible .
Miroirs et toiles de sa main font aujourd’hui l’objet d’enchères assidues et témoignent de ses multiples talents .
Ce miroir et ces deux candélabres de 1940 attestent sa proximité avec Serge Roche , le célèbre décorateur que s’arrachaient Coco Chanel et Ali Khan . Elle collabore avec lui en tant que staffeuse et il est parfois difficile de distinguer qui à fait quoi . Face à l’excés de rationalisation de la fin de l’Art Déco , ils sont les tenants d’une réintéprétation du baroque . Le COQUIC est absolument typique de ce style , si particulier et si identifiable , que nous avons pris le parti de l’attribuer à Tita TERRISSE sans grand risque de se tromper .
1945 Projet pour la fête de la paix par Humbaire, Jean Picard le Doux, Tita Terrisse et Hétrau Sculpteurs et architectes exposent, au Salon de l’imagerie en 1945, des projets de décoration de l’Opéra et de son avenue pour la célébration d’éventuelles fêtes de la Paix …qui n’auront jamais lieu malgré les prestigieuses signatures réunies .
André ARBUS en 1937 et Jean JANIN en 1943 sont autant d’autres collaborations qui prouvent que son talent était reconnu par les plus grands noms de l’Art .
Louis Cheronnet et le conservateur du Petit Palais , Raymond Escholier , font allusion dès 1937 à des pendules conçues par TERRISSE qui auront , sans doute , inspiré à Jaz l’initiative heureuse de lui confier deux de ses productions . 
SPIREGLOR et TEXTOSCOPE
extrait du catalogue export Belgique 1950 En 1950 dans son catalogue destiné aux horlogers français , Jaz proposait une petite boîte à outils de réparation basique . En revanche à l’export ce sont deux appareils beaucoup plus sophistiqués fabriqués par Jaz et arborant le jaseur boréal qui sont présentés : SPIREGLOR et TEXTOSCOPE .
extrait Le Guide Jaz Fournitures pour réveils et pendulettes 1951 Comme indiqué dans la légende de cette photo , le SPIREGLOR est destiné à l’industrie ; il ne s’agit pas d’un outil de réparations mais de fabrication ; dès lors on comprend que Jaz n’en fasse pas la promotion en France mais à l’étranger où visiblement quelques exemplaires ont été vendus .
source site de la NASA , Nasa Astrophysics Data System On le voit dans cette communication de la CIMH , acronyme de la Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère raison sociale de Jaz jusqu’en 1948 , le TEXTOSOPE n’est pas plus destiné aux horlogers rhabilleurs que le SPIREGLOR mais bien aux manufactures de montres et réveils .
Dans les années 70 , afin d’accompagner ses horlogers affiliés dans leurs conversions à l’horlogerie électronique et à quartz , Jaz va s’associer à GREINER Electronic
réveil JAZ Swiss Made à bélière circa 1940 /1942 hors catalogue
Réveil mécanique , hors catalogue peut être destiné à l’export , Swiss Made mouvement mécanique , bélière , aiguilles et chiffres lumineux , arrêt de sonnerie au sommet, diamètre 9,5 cm .
Ce type d’aiguilles et ce genre de pieds n’ont jamais été employés par Jaz pour d’autres réveils , excepté pour son cousin sans bélière . Aiguilles et chiffres lumineux , arrêt de sonnerie au sommet .
De nombreux détails nous incitent à dater ce réveil du début des années 40 : la silhouette générale , l’arrêt de sonnerie au sommet de petite taille , le cadran en carton , la bélière basse à la mode en Europe à cette période et évidemment l’absence de jaseur boréal au dessus du logo Jaz .
La platine est estampillée en creux JAZ SWISS MADE et MOD.Z pour calibre Z qui sera en fait le nom donné à partir de 1951 aux mouvements des minuteurs COMTIC avec lequel il n’a rien à voir , évidemment . Le battant du marteau de sonnerie , en demi-lune forme tout à fait inusitée chez Jaz , ne comporte pas la date gravée en creux selon l’usage pour les réveils de la marque au jaseur .
Ce mouvement ne nous est pourtant pas inconnu puisque nous le retrouvons dans un réveil SWIZA Repeat , Swiss Made des années 40 . La marque fondée en 1904 par Louis Schwab ne prend le nom officiel de Swiza qu’à partir de 1935 .
La platine en revanche ne porte aucune inscription comme c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’une fabrication sous licence . Toutefois on a vu pour BULOVA que JAZ acceptait que ses platines portent la marque de son client .
La comparaison des dos confirme les nombreuses similitudes entre les deux modèles qui arborent les mêmes boutons et les mêmes clefs . En l’absence de documents sur cette collaboration , il nous est actuellement impossible de dire qui est le concepteur et qui est le fabricant de ces réveils , le premier n’étant pas forcément le second . Nous tenons à remercier un de nos fidèles lecteurs , le collectionneur Arnaud Le Page , de nous avoir cédé ce réveil atypique , dont le collectionneur Marc Barat possède un exemplaire tout à fait semblable et notre ami le jeune horloger Romain Gallardo qui nous a mis sur la piste du calibre de ce Swiza .
On notera la similitude d’aspect – hormis l’absence de bélière – avec cet autre Jaz Swiss Made , exposé au Turku Museum Centre de l’ancienne capitale finlandaise Åbo , actuelle Turku .

Pendule à poser 1962 à 1964 export
Pendule à poser , gamme Jaz Electric et gamme Jaz Transistor , mouvement à pile LR14 , calibre AN , licence ATO . Pas de chiffres mais des index , incisés en creux , sur une couronne extérieure d’un diamètre de 10 cm , vitre légèrement bombée en plexiglas , cadran métal doré brossé , aiguilles dauphines , aiguilles non-lumineuses . Le calibre est daté de 1964 et les deux autres exemplaires que nous connaissions sont datés de 1962 , néanmoins cette horloge n’apparaît pas dans les catalogues français de cette période : il s’agit donc très probablement d’un modèle réservé à l’export . Hauteur 14,5 cm pour un poids 1,245 kg sans la pile .

La pile LR14 est dissimulée dans la colonne .





































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