3032, réveil rond sur socle biseauté , corps en laiton doré , cadran noir , tranche décorée de stries laquées noires, mouvement mécanique , calibre CS, chiffres Breguet , aiguilles scotties, aiguilles et points lumineux, présent uniquement dans le catalogue 1993/1994 , diamètre 6 cm , poids 135 gr.
3401 réveil de voyage , dateur à date sans jour , gainage de skaï façon cuir , bordeaux réf.3401 ou brun réf.3402 , mouvement mécanique , calibre CS , mono-barillet donc clef unique de remontage , 7 jewels , aiguilles et points lumineux , format 7x7x3 cm ; présent aux catalogues 1985 et 1986
Rubis , pierres ou jewels sont les dénominations les plus courantes des pierres d’horlogeries que l’on retrouve fréquemment affichés en fonction de leurs nombres sur les cadrans ou les dos cloches : pour Jaz cela va de 4 pierres à 15 pierres . Pour autant ne démontez pas vos réveils ou horloges , ces rubis sont faux ; ce terme péjoratif est en fait exagéré , disons qu’il s’agit de rubis de synthèse . Il s’agit encore une fois d’une invention suisse mais vulgarisée , modifiée et diffusée par un français .
Si la taille des pierres précieuses est connue depuis l’Antiquité, il faut attendre l’année 1700 pour qu’un Genevois établi à Londres, Nicolas Fatio de Duillier, géomètre et astronome qui alla jusqu’à calculer la distance de la terre à la lune , trouva le moyen de percer les rubis et de les appliquer au perfectionnement des montres . Sa méthode tenue secrète restera longtemps une spécialité anglaise . Sur le continent , le premier à l’adopter sera Ferdinand Berthoud en 1768
Jusqu’en 1902, les montres étaient montées avec de vrais rubis . La mention chaton indique que le rubis est serti puis vissé .
Cette année-là , Auguste Verneuil invente le corindon synthétique. Cette pierre synthétique est aussi dure que le rubis , le chimiste français y ajoute simplement un colorant , l’oxyde de chrome , pour lui donner une couleur rouge intense qui n’a pas d’autres qualités qu’esthétiques .
Le cours du rubis ayant trop augmenté dans les années 1920 , toutes les montres sont depuis équipées de rubis synthétiques . Dans ses premières années Jaz proposait le choix entre pointes , moins chères , et rubis plus onéreux mais plus endurants dans le temps pour ses calibres G dotant les SEVRIC et TERRIC .
Les axes du balancier et des roues sont fixés dans des trous en rubis, appelés coussinets. Le fait que le rubis synthétique soit lisse et extrêmement dur , puisqu’il s’agit de la pierre la plus résistante après le diamant, permet de minimiser le frottement et d’éviter que le trou ne s’agrandisse . De plus, il n’est pas conducteur, ne se dilate pas et est résistant aux changements de température et aux acides. La durée de vie de l’horloge et sa précision s’en trouvent ainsi améliorées. Toutefois le côté esthétique des rubis n’est pas à négliger et cette couleur rouge facilite la visibilité et donc la maniabilité pour les horlogers
Différentes étapes de la cristallisation dont – agrandie – la « bouteille »de rubis synthétique et un schéma du procédé de fusion Verneuil dit monocristallin , le procédé par pression/extrusion donne des polycristallins . Les montres de moyen/haut de gammes n’utilisent que des monocristallins alors que le bas de gamme utilise les polycristallins ; Aucun appareil de gemmologie traditionnel ne sait faire la différence entre un rubis de synthèse et un rubis naturel. Paris Match , décembre 1955 à noter que si 15 rubis semble être un minimum pour une montre c’est une exception pour un réveil . Par exemple pour Jaz seul le calibres AT est empierré à 15 rubis , derrière ce sont les calibres 4J , calibres K et KL et calibres 1AF ou 4AF à 11 pierres ou calibre 5 AF , le calibre Jaz S.A. Swiss CH et le fameux calibre AB et bien d’autres pour les 7 pierres . On constate qu’en première approximation, le nombre de rubis constitue un indice sur la qualité d’un réveil . Mais ça ne donne qu’une indication qui ne suffit pas à elle seule à déterminer précisément l’intérêt d’une horloge . Tout un tas d’autres facteurs entrent en jeu que seule une certaine connaissance du sujet permettent d’apprécier.
Il est vrai que les rubis jouent un rôle, mais principalement les onze premiers pour le balancier et l’échappement. Les rubis suivants sont plus là pour éviter l’usure des trous que pour augmenter la précision , en effet le rubis ne s’use pas contrairement au laiton .
Un mouvement empierré jusqu’à la roue de centre ne sera pas nécessairement plus précis qu’un autre moins empierré, cependant il est probable que sa révision coûtera moins cher sur le très long terme car il n’y aura pas à « bouchonner » les trous ovalisés par un long fonctionnement , néanmoins les rubis peuvent aussi se casser.à noter que les rubis synthétiques ne sont pas uniquement façonnées en coussinets dits aussi pierres à trous A, le garnissage des ancres par des levées ou palettes B et des chevilles de plateau pour les échappements C . Sur les montres Jaz et certains calibres Jaz comme le AF 8 jours et le AB , l’éllipse est en rubis aussi . Les contre pivots pleins sont également des rubis Si la matière première a donc changé au début du XXe siècle, le travail du pierriste qui fournit aux horlogers ses rubis , ne s’en trouve pas modifié . Mais les mouvements à quartz peuvent très bien se passer de rubis .
Calibre 4 AF à 11 pierresCalibre 5 AF à 7 pierres Le calibre AF est un calibre mécanique , mono-barillet , ne nécessitant donc qu’une clef unique de remontage , d’une autonomie de 8 jours , petit module , diamètre 49,5 mm épaisseur 12,5 mm : il est uniquement destiné à la gamme Jaz de Luxe ; Les premières versions , dite 1AF et 4AF à 11 pierres , dotent les RECTIC , CLAVIC , BINIC , TAMBRIC , PINCIC , TARVIC , HOMIC , DIRIC . La deuxième version , dite 5AF à 7 pierres, équipe les NUDIC , ZONIC , NUDIC , et non-répertorié 1962 . Les calibres AF ne sont pas datés en creux sur la platine du mouvement , comme les calibres J par exemple , toutefois la date de production est porté au tampon encreur sur le cache poussières : en l’espèce 10 62 pour octobre 1962 .
En outre les dos étaient d’abord gravés creux puis c’est un simple transfert qui donne les indications
Grand réveil de la gamme des Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre 5 AF , mono-barillet donc une seule clef de remontage , 7 jewels , autonomie 8 jours , pas de chiffres mais des index . Boîtier en laiton doré , chevalet , cadran décoré blanc et « or » , lunette concave et excentrique plus large en bas qu’en haut , aiguilles en métal doré , vitre en verre plat , aiguilles et points lumineux . Diamètre 13,8 cm , poids 560 gr .Le calibre 5 AF n’est pas daté … …mais le cache poussière est daté au tampon encreur rouge 10 62 pour Octobre 1962 ; Sachant que les calibres 5AF n’apparaissent en France qu’en 1964 /1965 , cela nous oriente vers l’hypothèse d’un modèle réservé à l’export puisqu’il n’apparaît dans aucun catalogue , ni tarif . Jaz avait l’habitude de tester à l’étranger ces nouveaux modèles , pas toujours suivis d’une diffusion en France métropolitaine . Voir notre rubrique en attente d’identification .Ce réveil est non répertorié , nous n’en connaissons – en dehors du nôtre- que cet autre exemplaire , ci-dessus , vu sur un site de vente argentin (exactement à Rosario, province de Santa Fe) en Novembre 2018 ; ce qui confirme notre suspicion d’un exemplaire destiné à l’export .Revue Vendre 1° juillet 1956 : remarquons que ce grand Jaz de Luxe , blanc et doré , correspond à cette description .
CHEVRIC , petit réveil , gamme Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre AB , 7 pierres, échappement à ancre , à sonnerie limitable . Nouveauté du catalogue 1959/60 à la page 7 , référencée 736-11 . Boîtier et côtés en laiton doré , cadran argenté , vitre en verre plat , huit chiffres et quatre index en relief , aiguilles dauphines , aiguilles et points lumineux . Format 6,5 x 8 cm . Le CHEVRIC n’est disponible qu’au catalogue 1959/60 .
Son design très particulier , avec ses grandes joues de côté , inspirera le MERIC en 1960 , puis le PESIC en 1963 et enfin le LETIC en 1965 . L’étymologie de cette dénomination de CHEVRIC peut sembler étrange si l’on pense aux caprins , en revanche le rapprochement avec l’appareil de levage nommé chèvre et les flancs de ce réveil est visuellement évident .
Mouvement mécanique , d’une autonomie de 8 jours , Swiss Made , échappement à ancre 7 jewels ou 7 rubis , ressorts en barillets , deux clefs de remontage . La nomenclature 800 CH de ce calibre est aisément décryptable : 800 pour son autonomie de 8 jours et CH qui correspond à Confœderatio Helvetica , nom de la Confédération Hélvétique en latin , popularisé par les plaques d’immatriculations suisses . les calibres 800CH sont toujours datés en creux sur la platine Le calibre 800 CH fera sa première apparition officielle au catalogue 1971/72 dotant seulement cinq réveils : les BANIC , BRILIC , BRONZIC , BULIC et le réveil de voyage BERNIC . Son existence officielle est brève puisqu’en 1974 , tous les réveils 8 jours sont supprimés des catalogues français , les modèles électroniques ayant pris leur place . Il était apparu plus tôt à l’export qu’en France comme en attestent ces deux réveils destinés à l’export en 1968 et 1970 .
Petit réveil , mouvement mécanique , calibre CH , 7 pierres . Cadre et socle en métal doré et brossé , cadran en métal bleu effet de gouttes , vitre plate en plexiglas , aiguilles et points lumineux , pas de chiffres mais des index . Format 9,5 x 8 cm , 380 gr . Le chiffre 8 dans un cercle , qui est reproduit au cadran , rappelle l’autonomie de huit jours de ce calibre d’origine suisse , justifiant la mention Swiss Made sous le VI .
La mention SWISS est reportée au dos , les finitions sont de qualités , les matériaux nobles portant le poids de ce petit réveil à 380 gr .
La référence 800 CH de ce calibre , à échappement ancre et 7 pierres , fait évidemment référence à son origine suisse . Daté en creux de 1968 sur le calibre , ce réveil n’apparaît pourtant pas aux catalogues français de cette période . Le calibre 800 CH fera sa première apparition officielle au catalogue 1971/72 dotant les BANIC , BRILIC , BRONZIC , BULIC et le réveil de voyage BERNIC . Mais nous savons par les Jazettes , le journal interne de communication avec les horlogers affiliés , que Jaz testait régulièrement de nouveaux modèles à l’export avant de les introduire ou pas sur le marché français comme par exemple la LORENESE qui ne sera vendue qu’en Italie . Apparemment ce modèle , que nous avons acquis en Angleterre , ne sera pas retenu mais a directement inspiré le BRONZIC avec son décor « minéral » . En 1974 , tous les réveils 8 jours sont supprimés du catalogue , les modèles électroniques ayant pris leur place . Voir un exemplaire similaire daté de 1970 .
RIDIC 769-71 guilloché RIDIC769-81 guillochés et fleurettes RIDIC , petit réveil de la gamme des Jaz de Luxe , mouvement mécanique à sonnerie limitable , calibre AB , 7 pierres , échappement à ancre . Nouveautés du catalogue 1957 à la page 2 . La version 769-71 , sans les fleurettes , n’est plus au catalogue 1959/1960 et celle aux fleurettes -769-81 n’est plus au catalogue suivant 1960/1961 . Ne pas confondre ces RIDIC avec les DIRIC qui ont le même type de boîtiers mais pas le même mécanisme ni les mêmes décors .Les RIDIC guillochés ont le même cadran et le même dos Boîtier en laiton guilloché . Socle , pieds , colonnettes , lunette et joncs sont en métal façon or , cadran façon argent satiné , zone centrale quadrillée relief argent , aiguilles façon or , chiffres et points d’heures façon or en relief , glace biseautée , portes escamotables , aiguilles et points lumineux . Format 7,5 x 9 cm, poids 555 gr .RIDIC 769-71 face fermé RIDIC 769-71 dos ferméRIDIC 769-81 dos ferméOn le constate sur cette publicité de 1957 , la différence de prix entre les RIDIC guillochés et les « cloisonnés » étaient négligeables .Paradoxalement les modèles ci -dessus sont donc les RIDIC les plus difficiles à trouver alors qu’ils sont moins fragiles que les RIDIC peints mais ces derniers ont été commercialisés pendant neuf ans , quasiment au même prix et rencontrèrent un succès vraiment considérable .
Sur ce réveil LANCEL , on reconnaît aisément les fleurettes du RIDIC 769-81 . Nous savons par Monsieur Henri KOPFLER , ex -directeur de Méthode à l’Usine de Wintzenheim , que ces boîtiers étaient produits par une manufacture bisontine qui visiblement ne fournissait pas que Jaz .
Le calibre CS est un calibre de réveil d’une autonomie de 30 heures qui apparaît en 1975 et commence en 1977/78 à remplacer le calibre DK . Il est conçu par Uhrenfabrik Senden , fabricant de réveils allemands distribués sous les noms commerciaux de Europa et Deluxe . Consultez l’article que nous consacrons à Europa et sa collaboration avec Jaz .
Pour identifier facilement un calibre CS sans l’ouvrir , il suffit de regarder la morphologie du dos dont la principale caractéristique est qu’il ne comporte qu’une clef de remontage pour remonter le mouvement et la sonnerie contrairement à ses prédécesseurs qui nécessitaient deux clés séparées.
Il existe trois variantes du calibre CS de base qui n’est doté que de deux rubis : celle à sept rubis , dans ce cas les réveils portent en général la mention7 jewels au cadran ; une variante à dateur simple sans les jours ( exemple le CALIC ) et enfin le 6CS à dateur jour et date ( exemple le JOURIC )
Le calibre n’ayant pas de sens de fonctionnement impératif , il peut être orienté , selon les spécifités du boîtier, « tête » en bas ou en haut : l’arrêt de sonnerie peut donc être en haut à gauche …
…ou en bas à droite…
…voire de côté à gauche ou à droite
la date est parfois indiquée sur le moyeu de la clef de remontage… le premier chiffre est le trimestre il peut donc aller de 1 à 4 , le second chiffre indique es deux derniers chiffres de l’année par exemple 2/76 pour deuxième trimestre 1976
…toutefois le calibre CS est toujours daté en creux sur la platine ; la référence W001 trahit son origine allemande puisqu’elle commence par le W de Wecker qui veut dire réveil en allemand , d’ailleurs les références des plus célèbres mouvements ou réveils allemands commencent souvent par ce W , comme le fameux W10 de Junghans . La dénomination française est une allusion à son fabricant CS pour Calibre par Senden .
Ce réveil ne dispose que d’une seule clef , correspondant donc à un seul barillet qui déversera son énergie pour les deux fonctions : mouvement et réveil ; D’ordinaire chaque fonction a son propre barillet .
On utilise un système d’arrêtage qui laisse vider assez d’énergie pour que la sonnerie sonne une fois, soit un tour d’arbre, ce qui veut dire que l’on a qu’un armage de sonnerie, il faut donc remonter à chaque fois son réveil : https://www.youtube.com/watch?v=m-ST4NpCsls
les boutons sont , a priori et en grande majorité , en plastique mais on peut en trouver en métal .
Ce calibre CS est à forte diffusion puisque vous le retrouverez également sur les réveils DELUXE , autres marques de Senden Uhrenfabrik .
La manufacture horlogère française UTI , fondée par le grand père de Jacques Meyer qui sera PDG de JAZ S.A de 1982 à 1986 , employa également le calibre CS pour ces réveils de voyage de base , comme d’autres marques telles que LANCEL ou JAPY sous gouvernance JAZ .
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