Pendule à poser , gamme Jaz Transistor , mouvement électrique à pile LR 14 , non-lumineux , licence ATO . La gamme Jaz Transistor s’étend de 1959 à 1974 , large période pour laquelle nous possédons tous les catalogues Jaz existants , pourtant cette belle pendule à poser n’y apparaît pas : il s’agit donc probablement d’un prototype ou d’un modèle réservé à l’export qui serait non-répertorié . Il ne peut s’agir d’un hybride – montage avec des éléments d’une autre marque- puisque ce cadran inédit est spécifique à ce modèle . Il est la propriété de Mariano MACOR , notre correspondant local en Alsace . Depuis la rédaction de cet article nous sommes entré en possession d’un deuxième exemplaire .
Ce décor de poissons nous est familier puisque nous le retrouvons sur les DIRIC dont nous savons , par Monsieur Kopfler , que ces boîtiers étaient fabriqués par une entreprise de Besançon qui ne peut être qu’à l’origine de la conception de ce prototype .
Réveil boîtier en bois , aiguilles et points non-lumineux , mention Made in France en bas de cadran , calibre J en durilium non daté , chemin de fer rond au pourtour . Circa 1943 /1944; format 16,2 x 9,8 cm, poids 300gr deuxième exemplaire en bois plus foncé
Pendule murale , mouvement mécanique , à clé amovible , aiguilles buildings , calibre G , circa 1943/1944 , chiffres en bois rapportés . Format 39 x 31 cm Poids 1,770/1,970 kg. Produite à très peu d’exemplaires pour une clientèle qui devrait consacrer ses faibles revenus à ses besoins vitaux , elle n’apparaît dans aucun catalogue , de ce fait son nom n’est pas connu .
Grand réveil de bureau , mouvement mécanique , calibre J en durilium daté en creux 1943 , socle en Bakélite , boules en bois , cadre métal , aiguille pontife pour l’heure et glaive pour les minutes , aiguilles et chiffres lumineux , vitre en verre plat . Socle de 21,5 cm de long , hauteur du réveil 13,5 cm ; poids 380 gr . Existe en version non-lumineuse Ce grand réveil n’apparaît pas au catalogue de 1942 ni au tarif F.A. de 1943 de Septembre 1943 , néanmoins son calibre J de 1943 en durilium et son boîtier au décor de boules en bois peints sont typiquement des productions de guerre comme les DAMIC qui , sous régime de restrictions strictes des métaux , font appel au bois qui est moins contingenté par l’occupant , comme ses contemporains le CORSIC et le GRADIC qui sont en bois laqué et frêne verni . Même souci de pénurie dans le catalogue 1943 pour les TORIC et MARBRIC qui eux sont en pierre et marbre tout autant que les DANSIC et GRAVIC conçus en verre et plexiglas . Ce cadran avec cette combinaison d’aiguilles avait déjà été emplyé par Jaz pour le réveil 2302 en 1939 .
Réveil mécanique , hors catalogue peut être destiné à l’export , Swiss Made mouvement mécanique , bélière , aiguilles et chiffres lumineux , arrêt de sonnerie au sommet, diamètre 9,5 cm .
Ce type d’aiguilles et ce genre de pieds n’ont jamais été employés par Jaz pour d’autres réveils , excepté pour son cousin sans bélière . Aiguilles et chiffres lumineux , arrêt de sonnerie au sommet .De nombreux détails nous incitent à dater ce réveil du début des années 40 : la silhouette générale , l’arrêt de sonnerie au sommet de petite taille , le cadran en carton , la bélière basse à la mode en Europe à cette période et évidemment l’absence de jaseur boréal au dessus du logo Jaz .La platine est estampillée en creux JAZ SWISS MADE et MOD.Zpour calibre Z qui sera en fait le nom donné à partir de 1951 aux mouvements des minuteursCOMTIC avec lequel il n’a rien à voir , évidemment . Le battant du marteau de sonnerie , en demi-lune forme tout à fait inusitée chez Jaz , ne comporte pas la date gravée en creux selon l’usage pour les réveils de la marque au jaseur .
Ce mouvement ne nous est pourtant pas inconnu puisque nous le retrouvons dans un réveil SWIZA Repeat , Swiss Made des années 40 . La marque fondée en 1904 par Louis Schwab ne prend le nom officiel de Swiza qu’à partir de 1935 .La platine en revanche ne porte aucune inscription comme c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’une fabrication sous licence . Toutefois on a vu pour BULOVA que JAZ acceptait que ses platines portent la marque de son client .
La comparaison des dos confirme les nombreuses similitudes entre les deux modèles qui arborent les mêmes boutons et les mêmes clefs . En l’absence de documents sur cette collaboration , il nous est actuellement impossible de dire qui est le concepteur et qui est le fabricant de ces réveils , le premier n’étant pas forcément le second . Nous tenons à remercier un de nos fidèles lecteurs , le collectionneur Arnaud Le Page , de nous avoir cédé ce réveil atypique , dont le collectionneur Marc Barat possède un exemplaire tout à fait semblable et notre ami le jeune horloger Romain Gallardo qui nous a mis sur la piste du calibre de ce Swiza . On notera la similitude d’aspect – hormis l’absence de bélière – avec cet autre Jaz Swiss Made , exposé au Turku Museum Centre de l’ancienne capitale finlandaise Åbo , actuelle Turku .
Pendule à poser , gamme Jaz Electric et gamme Jaz Transistor , mouvement à pile LR14 , calibre AN , licence ATO . Pas de chiffres mais des index , incisés en creux , sur une couronne extérieure d’un diamètre de 10 cm , vitre légèrement bombée en plexiglas , cadran métal doré brossé , aiguilles dauphines , aiguilles non-lumineuses . Le calibre est daté de 1964 et les deux autres exemplaires que nous connaissions sont datés de 1962 , néanmoins cette horloge n’apparaît pas dans les catalogues français de cette période : il s’agit donc très probablement d’un modèle réservé à l’export . Hauteur 14,5 cm pour un poids 1,245 kg sans la pile .La pile LR14 est dissimulée dans la colonne .
confirmation de sa destination à l’export par cet exemplaire de 1962 vendu à Rome
Petit réveil , mouvement mécanique , calibre CH , 7 pierres . Cadre et socle en métal doré et brossé , cadran en métal bleu effet de gouttes , vitre plate en plexiglas , aiguilles et points lumineux , pas de chiffres mais des index . Format 9,5 x 8 cm , 380 gr . Le chiffre 8 dans un cercle , qui est reproduit au cadran , rappelle l’autonomie de huit jours de ce calibre d’origine suisse , justifiant la mention Swiss Made sous le VI .
La mention SWISS est reportée au dos , les finitions sont de qualités , les matériaux nobles portant le poids de ce petit réveil à 380 gr .
La référence 800 CH de ce calibre , à échappement ancre et 7 pierres , fait évidemment référence à son origine suisse . Daté en creux de 1968 sur le calibre , ce réveil n’apparaît pourtant pas aux catalogues français de cette période . Le calibre 800 CH fera sa première apparition officielle au catalogue 1971/72 dotant les BANIC , BRILIC , BRONZIC , BULIC et le réveil de voyage BERNIC . Mais nous savons par les Jazettes , le journal interne de communication avec les horlogers affiliés , que Jaz testait régulièrement de nouveaux modèles à l’export avant de les introduire ou pas sur le marché français comme par exemple la LORENESE qui ne sera vendue qu’en Italie . Apparemment ce modèle , que nous avons acquis en Angleterre , ne sera pas retenu mais a directement inspiré le BRONZIC avec son décor « minéral » . En 1974 , tous les réveils 8 jours sont supprimés du catalogue , les modèles électroniques ayant pris leur place . Voir un exemplaire similaire daté de 1970 .
Petite pendule à poser , gamme Jaz Electric , mouvement à pile LR14 , calibre 1 AN sans fonction réveil . Boîtier en bois peint crème , lunette en métal ouvragé , vitre en verre bombé , aiguilles blanches , chiffres romains sur écoinçons blancs sérigraphiés , cadran vert . Format 17 x 17 cm . Cette pendule est hors des catalogues Jaz français , uniquement destinés à l’export comme l’indique la mention foreign en bas du cadran sous le VI . Nous l’avons d’ailleurs rachetée en Angleterre .Offerte , selon la mention manuscrite au dos , à un membre de la société de pêche anglaise Long Eaton Victoria Society en 1974 , ce qui semble bien tard puisque ce calibre 1AN qui l’équipe n’a été employé par Jaz qu’au début des années 60 et uniquement pour des horloges murales . Les pendules à poser sans d’ailleurs plutôt rares pour la marque au jaseur hormis les modèles de luxe et exceptées les 400 jours des années 80 , évidemment . Mais ce n’est pas la seule étrangeté de ce modèle : l’orifice du bouton de l’heure a été obturé . La lunette étant pivotante , le changement d’heure se fait en façade – comme sur les anciennes horloges mécaniques – en poussant les aiguilles avec le doigt . Le bois peint n’avait pas été utilisé depuis la guerre . Ce type de lunette en métal ouvragé est inconnu chez Jaz . Enfin si ce modèle d’aiguilles a été beaucoup employé , la forme de celle des minutes est étrangement inversé par rapport à tous les autres exemplaires inventoriés dans les collections Jaz .
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