FUSTIC 1209-61rouge FUSTIC , réveil , gamme des Gros Jaz , mouvement mécanique , calibre PA . Nouveauté du catalogue 1971/72 à la page 30 . Corps en métal , peinture laquée , bouton d’arrêt de sonnerie luminescent , vitre en plexiglas , chiffres Breguet , aiguilles et points lumineux . FUSTIC 1209-11 crème Existe en deux couleurs : rouge , réf. 1209-61 et crème , réf.1209-11 . Diamètre 8,7 cm . Dernière apparition au catalogue 1972/73 . Une deuxième version du FUSTIC revient en 1975 après une année d’absence , en deux nouvelles couleurs acidulées et dotée d’un nouveau cadran
FUSTIC de dos
version par PETER Uhren qui , nous le rappelons , fabriquait les gros réveils pour Jaz depuis 1967 .
En 1967 , dans le cadre du marché commun Jaz signe avec PETER- UHREN GmbH un accord de collaboration à la fois technique , industrielle et commerciale . L’année précédente PETER venait de célébrer son centenaire et de construire une usine moderne et design à côté de son siège historique à Rottweil , une petite ville de la Forêt Noire dans un méandre du Neckar , assez proche finalement de l’usine Jaz de Wintzenheim en banlieue de Colmar . JAZ avait déjà conclu antérieurement des accords étroits avec d’autres marques d’horlogerie comme la SMI -Société Méridionale Industrielle Marseillaise -ou Vedette et même absorbé quelques unes comme Japy et Carat. Un accord complémentaire conclut en 1975 avec PETER , devenu P.U.F.- Peter-Uhren Fabrik , Uhren étant le pluriel d’horloges en allemand -stipule que la société P.U.F. fabrique la totalité des besoins de Jaz en gros réveils mécaniques et que Jaz pourvoit à la totalité des besoins de Peter en horlogerie mécanique. Avec cet accord JAZ était , encore une fois , en avance puisque suivront d’autres alliances franco-allemandes dans l’univers de l’horlogerie comme Matra et VDO ou Bayard et Jaeger .Ceci explique que l’on trouve des modèles JAZ « seventies » indiquant Made in Germany sur le cadran ou plus discrètement sur leur mouvement et même des réveils et des pendules JAZ estampillés PETER avec peu ou pas de différences esthétiques comme le PETRIC devenu un T 2000 ( ci dessus à gauche face au PETRIC de Jaz à droite dont le nom rend hommage à l’accord avec Peter Uhren ) . Il en est de même pour les DIGIC , PEINTRIC , FUSTIC , BICLIC et bien d’autres modèles germanisés ou au contraire francisés dont les calibres PA portent les deux noms .Horloge murale rouge , Made in Germany , estampillée PETER mais doté d’un calibre Jaz . Chaîne de montage des PEINTRIC chez PETER à Rottweil . Réunion d’anciens ouvriers de l’usine PETER affichant fièrement devant eux quelques exemples de leur ancienne production dont des PEINTRIC et DIGIC . PETER a fermé définitivement ses portes dans les années 80 et n’a pas bénéficié de la chance de JAZ qui vient , en 2016 , de renaître de ses cendres avec brio.
Sur les portes des placards , où se sont réunis ces ouvriers , sont reproduits des blasons , qui comprennent une partie des armoiries de la Souabe , un des districts de la Bavière ( ci-dessus à gauche ) . En 1966 /67, afin de rendre hommage à son nouvel associé , Jaz nomme un de ses réveils SOUABIC ( ci-dessus à droite) .En novembre 1999, l’ancien bureau de l’emploi a déménagé dans l’ancien bâtiment de l’entreprise est resté dans la Marxstrasse ainsi que le service médical à Himmelreich comme autres emplacements du bureau de l’emploi.
En 1866, Wilhelm Jerger a commencé la production industrielle d’horloges dans l’ancienne ville impériale de Rottweiler Niedereschach. En 1914, l’entreprise entre en crise et est rapidement reprise par le fils du fermier Andreas Peter. En 1924, Peter a déplacé le siège de Peter-Uhren de Niedereschach à Rottweil dans le bâtiment de l’entreprise alors nouvellement construit dans Neckarstrasse, tandis qu’une succursale de Peter-Uhren est restée à Niedereschach. Plus tard, il y avait une succursale de Peter-Uhren à Irslingen.
En 1966, l’entreprise a célébré le déménagement d’une extension de l’ancienne usine de Neckarstrasse, juste à temps pour le centenaire de l’entreprise. A la fin des années 1960, Peter-Uhren GmbH fusionne avec la société française JAZ SA à Paris. En 1996, l’entreprise a fait faillite.En mars 2003, divers modèles de réveil de l’ancienne manufacture horlogère « Peter Uhren » ont été exposés dans la vitrine du musée de la ville de Rottweil
BICLIC , réveil de la gamme des Gros Jaz , mouvement mécanique , calibre PA . Nouveauté du catalogue 1969-1970 à la page 34 , référencée 1206-11 . Boîtier métal peint en blanc blanc et laiton , sonnerie sur 2 clochettes, aiguilles et points lumineux . Diamètre 8,7 cm . Le cadran de la première version est muni de chiffres arabes et d’aiguilles triangulaires très pointues.
La seconde version – photo ci-dessus- présentée à la page 29 du catalogue de 1970-1971 est dotée d’un cadran doré à chiffres romains et des aiguilles cathédrales . Sa référence devient 1206-13. Le BICLIC n’est plus au catalogue France en 1974, remplacé par le CLIBIC dont il est l’anagramme , mais il continue sa carrière à l’export jusqu’en 1977 et en France sous l’estampille Japy . Cette dénomination vient de ses deux cloches .Depuis 1954 , Jaz a acquis la partie horlogerie de Japy se servant parfois de l’ancienneté de cette marque prestigieuse pour faire remonter sa propre histoire à la fondation de celle ci en 1773 . Démarche publicitaire pour le moins excessive puisque les nouveaux Japy sont produits avec des calibres JAZ qui ne doivent rien à la marque bicentenaire , en l’occurrence ces modèles à calibre PA sont d’ailleurs fabriqués par Peter Uhren en Allemagne qui en produisait d’ailleurs sa propre version . Les JAPY sont même cantonnés systématiquement en fin de catalogues , en général sur des pages monochromes et proposés à des prix inférieurs aux Jaz comme le prouve ce Japy 135 copie servile du BICLIC qui ne s’en distingue que par le logo et le boîtier qui n’est pas peint en blanc . Ce modèle est visible dans la série Les brigades du Tigre.
DIGIC , réveil digital à lecture directe par rouleau , mouvement mécanique , calibre Pa 024 . Nouveauté du catalogue 1974 à la page 29 . Deux versions disponibles : orange et blanc réf. 1224-60 ou noir et blanc réf. 1224-10 .Corps en plastique , bouton d’arrêt de sonnerie au sommet luminescent, Non lumineux . Format 8,5 x 9 cm, poids 584 gr . L’accès aux clés de remontage et à la fenêtre de l’heure de réveil est dissimulé par une trappe ronde amovible . Dernière apparition au catalogue 1979 .
Annoncé , mais pas encore baptisé, dans le n°343 de La France Horlogère Mai 1974 p.74
Article extrait de la France Horlogère fin d’année 1974 , le DIGIC a trouvé son nom
Le DIGIC est une telle nouveauté que Jaz lui consacre une page entière dans son catalogue de 1975 . Est il besoin de préciser que sa dénomination DIGIC vient de son affichage digital ? consultez notre article sur l’exposition » 24 heures dans la vie d’une femme » au MAMC .En 1976 Jaz reprend la silhouette et le principe de la lecture directe pour le minuteur CONTIC dont on reconnaît une version verte , non-diffusée en France , sur la photo ci-dessous . Photo prise lors d’une réunion amicale des anciens ouvriers de l’usine PETER à Rottweil, Bade-Würtemberg. Devant eux quelques échantillons de leur production où l’on reconnait aisément à l’extrême gauche un DIGIC . Effectivement en 1967 , dans le cadre du marché commun , Jaz signe avec PETER- UHREN GmbH un accord de collaboration à la fois technique , industrielle et commerciale . L’année précédente PETER venait de célébrer son centenaire et de construire une usine moderne et design à côté de son siège historique à Rottweil , une petite ville de la Forêt Noire dans un méandre du Neckar , assez proche finalement de l’usine Jaz de Wintzenheim en banlieue de Colmar . JAZ avait déjà conclu antérieurement des accords étroits avec d’autres marques d’horlogerie comme la SMI , Société Méridionale Industrielle Marseillaise , ou Vedette et même absorbé quelques unes comme Japy et Carat. Un accord complémentaire conclut en 1975 avec PETER , devenu P.U.F., Peter-Uhren Fabrik , stipule que la société P.U.F. fabrique la totalité des besoins de Jaz en gros réveils mécaniques et que Jaz pourvoit à la totalité des besoins de Peter en horlogerie mécanique . Ainsi les PEINTRIC , PETRIC , DIGIC et autres gros Jaz étaient fabriqués en Allemagne . voir sa version pour BULOVA
FURIC à boîtier métal et cadran métal réf. 1233-31
FURIC , gros réveil à sonnerie « Tempesto » à répétition ou continue , mouvement mécanique , calibre PA .Corps en métal , aiguilles et chiffres lumineux , bélière triangulaire . Nouveauté du catalogue 1977 où apparaissent deux versions à boîtier métal et cadran métal réf. 1233-31 et boîtier métal et cadran noir , réf. 1233-35. Diamètre 13,5 cm, poids 510 gr .
à partir de 1980 se sont quatre variantes du FURIC qui sont disponibles. Boîtier blanc et cadran noir , réf. 1233-11 . Boîtier métal et cadran métal réf. 1233-31 . Boîtier métal et cadran noir , réf. 1233-35 . Boîtier noir et cadran métal , réf. 1233-41 . Au catalogue 1983 la version à boîtier noir et cadran métal , réf. 1233-41 n’est plus disponible. Au catalogue 1985 , les références changent 1233-31 devient 2447 , 1233-35 = 2448 et 1233-41 = 2453. Au catalogue 1986, cette dernière version à boîtier noir et cadran métal successivement référencée 1233-41 puis 2453 est à son tour supprimée. Plus aucun FURIC ne sont en vente en 1990.
Boîtier métal et cadran noir , réf. 1233-35 Boîtier métal et cadran métal réf. 1233-31la fonction répétition repeat est débrayable au dos .
Son nom de FURIC et même sa catégorie TEMPESTO ( complétée par DISCRETO et CRESCENDO) évoquent une furieuse tempête en raison de la puissance de sa sonnerie et se veulent une réponse à Bayard et ses réveils aux noms tonitruants à savoir Tenor , Stentor et Sonnfor . La dénomination FURIC avait déjà été employée en 1955 pour un gros réveil en polystyrène ivoire qui ne lui ressemble en rien . En 1984 /1985 Jaz réédite le FURIC avec le Japy 145 sans bélière .
PARMIC , gros réveil , mouvement mécanique , calibre PA . Nouveauté du catalogue 1978 à la page 38 . Boîtier plastique , aiguilles et points lumineux . Trois modèles disponibles : blanc et cadran blanc , réf. 1235-19 ; noir et cadran blanc , réf.1235-49 et rouge à cadran noir , réf. 1235-69 , puis référencés 2409, 2410 et 2411 à partir de 1985. Diamètre 8,5 cm, poids 210 gr . En 1960 la dénomination PARMIC avait déjà été attribuée à un horloge murale .
Boîte d’origine pour PARMIC 1235-69 rouge à cadran noir . Format 11 x 11 x 7 cm .
L’habillage du PARMIC a servi de modèle pour les réveils d’entrée de gamme PRIMO .
PARMIC 1235 -45 photos ci-dessous courtoisie de l’horloger Romain Gallardo
TROISIC , gros réveil à sonnerie « crescendo » à répétition , mouvement mécanique , calibre PA . Nouveauté du catalogue 1979 à la page 34 . Boîtier en métal blanc à cadran noir, réf. 1249-11 ou boîtier métal noir et cadran blanc , réf. 1249-91 . Socle en plastique , vitre en verre bombé , aiguilles , points et bouton d’arrêt de sonnerie lumineux . Diamètre 8,5 cm, poids 270 gr .
CIRCIC , gros réveil , mouvement mécanique , calibre PA . Nouveauté du catalogue de 1976 à la page 38 . Cadran noir , aiguilles et points lumineux , au sommet bouton d’arrêt de sonnerie luminescent . Boîtier en métal peint en corail référencé 1217-81 ou jaune référencé 1217-71 . Diamètre 9,5 cm . Il n’est plus disponible en 1982.
CLAUSIC , gros réveil à tic-tac discret , gamme Discreto , mouvement mécanique , calibre PA par Peter Uhren . Nouveauté du catalogue de 1976 à la page 39 . Corps en matière plastique , mention Germany au dos , arrêt de sonnerie au sommet , aiguilles et barrettes lumineuses . Deux modèles existants: boîtier brun foncé et cadran blanc , référencé 1228-11 ou boîtier orange et cadran noir référencé 1228-61 . Format 12,5 x 9,5 cm, poids 275 gr . Il n’est plus disponible en 1982 . La dénomination CLAUSIC avait déjà été attribuée en 1962 à une horloge murale .
FORTIC , réveil de la gamme des Gros Jaz , à répétition , mouvement mécanique , calibre PA . Nouveauté du catalogue de 1968-1969 à la page 32 , référencée 1220-31 , sans bélière jusqu’en 1973 . Boîtier et garnitures nickelés, bouton d’arrêt de sonnerie luminescent , aiguilles et points lumineux , chemin de fer rond à l’intérieur de la zone des chiffres , trotteuse petite seconde à VI heure, sonnerie forte à l’origine de son nom de FORTIC. Diamètre 11 cm .
version sans bélière de 1968 à 1973 : pas de bélière
La bélière n’apparaît qu’en 1974 avec une nouvelle référence: 1220-35 . Etonnante longévité puisqu’il est toujours en vente en 1994 sous la référence 2442 apparue en 1985 en remplacement de la référence 1220-35.
Un modèle à cadran noir apparaît dans le catalogue Export 1976 (réf. 1220-37), non-disponible en France.
Un FORTIC apparaît dans les mains de Jean-Claude Brialy dans le film Le fantôme de la liberté en 1974 et dans les mains de Jean-Paul Belmondo dans le film Flic ou Voyou en 1979 .
changement d’aiguilles en 1990
L’année 1990 voit l’apparition au catalogue dans la gamme Les Classiques d’une version à cadran noir référencée 2502 . Les FORTIC sont désormais dotés d’une aiguille pontife pour l’heure ; ces deux FORTIC seront disponibles jusqu’en 1992.
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