Le Calibre Z pour compte-minutes apparaît en 1951 avec le COMTIC.Il en existe alors 3 variantes de durée , munies d’une sonnerie. Comme tous les calibres mécaniques Jaz , le Z et ses variantes sont datés sur le marteau . Toutefois cette date étant inscrite côté face avant , vers le cadran , elle n’est pas aisée à lire si l’on se contente d’ouvrir l’arrière du réveil ou du minuteur .
On le trouve également démuni de sa fonction sonnerie sur le TELIC , compte minutes spécialisé pour calculer le coût d’une communication téléphonique . Il disparaît en 1961 au profit du calibre AZ qui équipe le TEMPIC remplaçant du COMTIC .
Grande horloge publicitaire pour NAFRA-DON , mouvement mécanique à clé , calibre 5G . Diamètre 38 cm Poids 665 gr dans cette conformation Corps en isorel . Dans sa version complète l’horloge est visée sur un grand cercle rouge où sont fixés des disques d’embrayages , rappelant l’activité de cette entreprise spécialisée dans les disques de freins et d’embrayages : nous avons vu des exemplaires avec deux similis disques et d’autres avec six authentiques embrayages Nafra-Flex . N’était pas au catalogue puisque destinée aux garagistes . On trouve des exemplaires dont les calibres sont datés de 1952 ou 1953 .
JOLIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , aiguilles glaives , calibre 1J . Format 8 x 7 cm, poids 360 gr . Présent aux catalogues de 1936 à 1954 le JOLIC fait l’objet de nombreuses variantes qui peuvent ou non arborer le jaseur boréal au cadran en fonction de leurs dates de production . Voir notre article sur la version cuir de 1939JOLIC 425-33 Lx de 1948JOLIC 425-22 nl de 1949 Au dos , le bouton d’arrêt de sonnerie est en haut , des ouïes ont été ménagées dans la plaque pour laisser passer le son de la sonnerie . Le JOLIC a fait l’objet de nombreuses variantes de couleurs pour le boîtier ou le cadran et de matières pour le socle – comme le cuivre ou le Pollopas – avec toujours la possibilité d’acquérir une version à aiguilles et points lumineux ou non , symbolisée dans les tarifs ci -dessous par la mention LX ou NL .
Ecrin chapelle imitation tressage
L’écrin chapelle restait optionnel , il a perdu son socle en double terrasse d’avant guerre pour une base plus sobre .
Boîte de JOLIC n°2010 Blanc , circa 1937 , blanc signifie cadran non-lumineux
Boîte de JOLIC réf. 425-23 de 1949 , chromé à intersocle cuivre et cadran à zone cuivrée
Jolic n° 2004 et Jolic n° 2000
Jolic 1939 Nl
Jolic 1939 dos
JOLIC n°2.008 de 1937 Le JOLIC fait son apparition en 1936. On en compte quatre modèles en 1936 et 1937:
Cadran courant à chiffres n°2000 Nl et n°2001 Lx
Cadran luxe, chiffres et index rapportés n°2004 et 2005
Cadran argenté, zone cuivre n°2008 et 2009
Cadran luxe, boîtier doré n°2010 et 2011
Le catalogue de 1942 présente deux variantes , disponibles en version lumineuse ou non , avec ou sans écrin : boîtier chromé à cadran noir ou boîtier émaillé ivoire, embase dorée et cadran métal soleillé. (réf. de base: 425)
Le JOLIC disparaît de la collection en 1943 et ne réapparaît qu’en 1947.
En 1953, seuls les modèles 425-29 et 425-69 sont disponibles , avec écrin chapelle , puis le 425-29 uniquement en 1954 , sa dernière année de mise en vente .anatomie d’un JOLIC
Vu sur le marché anglais , cette étonnante version non référencée sur les catalogues français, avec un dos spécifique qui s’explique par l’absence de fonction réveil , donc nul besoin d’orifices pour la clef ou le bouton du réveil . Au cadran , l’absence logique d’aiguille de réveil et la mention 8 jours , nous oriente vers une pendulette dotée du calibre K . La dédicace nous permet , sans véritable surprise d’ailleurs , une datation à 1935 quand la distribution du Jolic ne commence en France qu’à partir de 1936 puisqu’on sait que Jaz testait ces produits à l’étranger , en Belgique souvent après guerre , en Italie plus tardivement et en Grande Bretagne avant guerre .Publicité , pleine page 30 x 22 sur papier glacé , revuePlaisir de France1937
boîte et écrin chapelle d’origine collection Romain Gallardoboîte et écrin chapelle d’origine collection Romain Gallardo
RONDIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 1J , arrêt de sonnerie au dos. Apparaît pour la première fois sur le tarif de 1946 mais nous possédons un exemplaire dont la platine en duralium de son calibre J est datée de 1944 ; il n’apparaît pas dans les tarifs de 1945 . Boîtier en métal , pieds boules . Diamètre 6,5 cm . Le RONDIC a fait l’objet de nombreuses variantes dont vous trouverez le détail ci dessous : passant de l’innovant duralinox poli au chrome , puis au vert et au jaune peints pour le boîtier , parfois dotées d’un cadran noir ou doré . Chaque version est évidemment proposée avec des aiguilles et des chiffres lumineux ou un cadran dit blanc , symbolisé par LX ou non NL , sans compter l’ écrin optionnel . Le nom de RONDIC sera réattribué en 1978 à un petit réveil rond .
RONDIC 1950 réf. 401-75
RONDIC vert 401-75 de 1949 et sa boîte d’origine . Les références 401-75 imprimées au tampon encreur au dos de la boîte atteste qu’il s’agit bien de sa boîte .
RONDIC A 401-87 de 1950 à cadran doré , aiguilles et chiffres lumineux avec son écrin -socle . Sur le fond imitation serpent , le logo Jaz se voit assez mal . Format de l’écrin : hauteur 8,5 x largeur 6,5 x 4,2 cm ; socle 7,5 x 5 cm .
Cet écrin était proposé en option , dans ce cas la référence du réveil était précédée d’un A majuscule ; en revanche , elle était la seule boîte Jaz à ne pas porter la référence du réveil qu’il contenait imprimée au tampon . Tout simplement pour ne pas altérer esthétiquement l’écrin et ensuite parce que , sur ce motif chargé , rien n’apparaît clairement : il faut que le jaseur reflète la lumière pour qu’il apparaisse , comme vu plus haut . Les références étaient donc déportées sur un fourreau de carton ondulé qui protégeait l’étui : A 401-87 correspond à un RONDIC à cadran doré 401-87 , le A majuscule précise donc qu’il est vendu avec cet étui , et 05 1 pour la date de production à savoir Mai 1951 .
Comme indiqué dans les tarifs plus haut , on pouvait acquérir un étui ou un écrin chapelle comme celui -ci pour emballer les RONDIC .
En 1948 uniquement , le RONDIC est doté de ces pieds boules à équateur plat , comme son cousin le PETIC . Effectivement , à part la forme du boîtier à 12 côtés ou rond , rien ne distingue réellement ces deux réveils , même pas l’étui en carton imitation peau de serpent qui est commun aux deux . Le PETIC était à peine plus cher que le RONDIC . Dès 1949 , le RONDIC récupère ses pieds boules d’origine tout ronds .
RONDIC 401-74 de 1949 non-lumineux . Les deux dernières années , le RONDIC perd de nouveau ses pieds boules au profit de ces pieds « chaudrons » plus classiques . En 1953 , seules restent disponibles pour la dernière année de mise en vente : une version à boîtier chromé et cadran doré réf. 401-87 et une version à boîtier ivoire et cadran crème réf.401-77 , toutes les deux lumineuses .RONDIC de dos
MURIC , horloge murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 5G , autonomie 8 jours . Présente au catalogue 1952 , référencée G 634-10 . Boîtier en Pollopas , lunette métal façon or , cadran chiffres reliefs noirs sur zone galbée façon or mat , aiguilles et chiffres bruns Van Dyck , vitre en verre bombé , mention 8 DAYS sous l’orifice de la clé rappelant à l’export son autonomie de 8 jours . Son nom de MURIC trouve son origine dans le fait qu’il s’agit d’un horloge murale . Elle apparaît pour la dernière fois au catalogue 1956 sous la dénomination MURIC mais continue à être diffusée à partir de 1957 sous sa version CLOISIC , dotée d’un plus moderne calibre 1AG , qui s’en distingue aisément par ses aiguilles pleines et les nouvelles couleurs de la zone des heures dorénavant jaune Pernod ( consultez notre article sur l’histoire très particulière de ce jaune ). Format 21 x 21 cm, poids 870 gr .
En 1954 uniquement , cette éphémère version au boîtier en Pollopas bordeaux (ou aubergine) était disponible sous la référence 634-12 .RUMIC MURIC Son nom de MURIC est utilisé en anagramme avec la RUMIC selon la pratique courante chez Jaz de décliner ainsi la dénomination d’un modèle dont on conserve l’habillage mais dont le mécanisme change . Effectivement la RUMIC – à gauche sur la photo – était équipée d’un mouvement électrique sur secteur 110 ou 220 volts . Outre son câble d’alimentation , la RUMIC se distingue de la MURIC par sa trotteuse centrale rouge.
La MURIC possède la particularité de disposer d’un emplacement pour ranger la clé, petit détail qui disparaîtra en 1956 sur la CLOISIC. Ce modèle est visible dans le film Les carottes sont cuites de Robert Verney.
Le commissaire Basquier , interprété par Bernard Blier , se rappelle deux affaires qui ont marqué sa carrière à l’occasion de son cinquantième anniversaire : l’assassinat d’Olga, une prêteuse sur gages , puis la fausse arrestation et le cambriolage du bijoutier Courvoisier .La reconstitution de sa boutique est certainement la plus importante présence de JAZ sur le grand écran jamais vue : on y frôle le sponsoring …
Mais déjà dans la première affaire , l’interrogatoire du mari d’Olga , qui se déroule dans la chambre de la victime , est l’occasion de reconnaître un DUPLIC sur la table de chevet . Sauf que ce réveil apparaît en 1950 et que cette affaire est une narration de la plus belle affaire du commissaire , survenue 17 ans plus tôt . Comme souvent dans les films d’après guerre l’anachronisme est de rigueur pour les réveils .L’affaire du cambriolage par des faux policiers se déroule donc dans une bijouterie reconstituée dans les studios Photosonor de Courbevoie dont le tournage a eu lieu entre le 16 Juin et le 1° Août 1952 .Les extérieurs ont été tournés en décors naturels dont nous avons réussi à identifier la localisation exacte grâce aux plans larges sur la rue et les autres commerces : il s’agit d’un bijoutier affilié Jaz situé au 12 rue Sainte Croix de la Bretonnerie à Paris IV° en plein Marais . Aux extrémités de la vitrine on reconnait aisément des réveils Jaz et à gauche une plaque Jaz au très identifiable jaseur . Les vitrines sont pleines de publicités Jaz et l’on reconnaît plusieurs modèles du début des années 50 : DUPLIC , RANVIC , LADIC , etc.Cependant la scène est censée se dérouler au sortir de la Libération , les réveils présentés sont donc encore légèrement anachroniques mais cela est sans doute volontaire . Effectivement quel intérêt pour Jaz de prêter , pour être présentés à l’écran , des modèles obsolètes ? C’est donc la gamme de l’année qui est offerte aux regards des 1.141.019 spectateurs de ce film , dont 331.288 pour Paris , assurant une belle publicité subliminale à JAZ .
Calibre H en durilium , version période de l’occupation allemande
La particularité du calibre H est d’être considéré comme un calibre silencieux . Les calibres E , G , J, 4J et K pulsaient à 14.400 oscillations par heure et le calibre D à 12.600/ heure . Ces oscillations correspondent à autant de tic -tac bruyants . La singularité du calibre H s’explique par deux améliorations successives : avant guerre ce calibre , par ailleurs similaire au calibre D , voit le nombre de ses oscillations abaissé à 9.000/heure . Cette baisse du nombre de pulsations le rendent donc plus « silencieux ». Après la guerre, on isole le calibre H de l’emboîtage par une boîte intérieure à l’aide de supports en caoutchouc, ce qui limite encore les résonances .
Nécessitant moins de puissance , le ressort du calibre H est plus fin – 0,25 contre 0,37- et moins long que celui du calibre D – 1050 contre 1090 – , il prend donc beaucoup moins de place dans son logement sur son axe : la différence est très visible à l’oeil ; voyez ci-dessous que la différence se remarque également à l’oreille .
Calibre D à gauche -en durilium gris – et calibre H à droite -en laiton doré – . Ce dernier est d’évidence plus lent à l’œil mais , en montant le son de cette animation vidéo , vous constaterez que cela s’entend aussi très nettement à l’oreille .Calibre H de dos / côté clefs ; avant / après guerre les platines et rouages sont en laiton Calibre H de face / côté cadran ; avant /après guerre les platines et rouages sont en laiton
Ci-dessus , un calibre H de 1942 , aux platines et rouages en DURALUMIN qui remplaça le laiton durant toute la Seconde Guerre Mondiale . Cet alliage fut longtemps sujet à controverse auprès des horlogers affiliés . On remarque les trous de pivotement qui sont malgré tout en laiton .
PRINTIC , pendule murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 1G puis 5 G , autonomie 8 jours . Nouveauté du catalogue tarifé de mars 1950 F.A.50 , référencée 623-10 . Faïence ivoire , décor à fleurs , chiffres noirs , aiguilles type buildings . Format 18 x 18 cm , poids 885 gr. Son décor évoquant le printemps avec ses motifs floraux a inspiré son nom ; elle reprend la forme de la SARRIC qui n’était pas doté de ce décor . Elle est au catalogue jusqu’en 1955 où elle cohabite avec la SORIC , une autre horloge murale , qui va lui succéder , dont elle partage la forme mais celle ci est en Pollopas , une matière plastique . Le cas est unique chez Jaz d’un changement de matière pour une même forme , il est emblématique du triomphe des matières synthétique qui s’amorce dans les années 50 où la production était de 5Mtonnes contre 100Mtonnes aujourd’hui . On aperçoit une PRINTIC dans le film Les risques du métier en 1967 et dans Viens chez moi j’habite chez une copine en 1981 . La dénomination PRINTIC sera réattribuée en 1982 .mention RUBIS sur le cache du calibre G .
Les PRINTIC étant peintes à la main , les décors sont sensiblement différents d’un exemplaire à l’autre .
PARIC de 1944 PARIC , réveil de voyage de la gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 3J. Présenté à la page 11 du catalogue 1942 . Corps en bakélite , mention Made in France en bas de cadran , cadran bicolore au centre façon aluminium, chemin de fer carré à l’intérieur de la zone des heures , aiguilles et points lumineux , vitre en plastique , format 70 x 115 pour 3,5 cm d’épaisseur fermé , poids 215 gr .
extrait du catalogue 1942
L’année suivante le Tarif F.A.43 le présente avec la même référence mais avec un corps bicolore , noir et rouge .
La vitre en plastique a tendance à jaunir même pour cet exemplaire , neuf de stock , jamais vendu , conservé 70 ans à l’abri de la lumière dans sa boîte . Dans son catalogue Jaz précise que le verre est incassable , ce qui est judicieux pour un réveil de voyage , mais le terme « verre « est abusif , il conviendrait mieux d’indiquer « vitre » puisqu’il s’agit d’une matière plastique transparente . Boîte d’origine en carton moiré , arborant au dos la référence catalogue du PARIC soit 478-11 imprimé au tampon . A gauche , la rare notice d’origine .
Elle détaille l’utilisation des nouveaux et très pratiques boutons à plat pour réveils de voyage et l’astucieux procédé d’arrêt de sonnerie .
Les crans de ces boutons spécifiques ne sont pas sur le côté mais sur le plat pour accrocher au gras du pouce .Le bouton d’arrêt de sonnerie est astucieusement placé de façon à pouvoir l’actionner en appuyant sur l’avant du réveil .La platine du calibre 3J est frappée en creux de la date de fabrication : 1944 . En raison des pénuries de guerre et restrictions imposées par l’occupant , les platines ne sont pas en laiton doré mais dans un alliage blanc de substitution .
PARIC 1947 Le PARIC disparaît de la collection de 1946 pour réapparaitre dans le TARIF F.F.47 de Décembre 1947 en noir et rouge doté d’un cadran rose avec la référence 478-31 .
PARIC 1952 Le Tarif F.A.50 de Mars 1950 nous propose un PARIC marbré thuya et cadran rose référencé 478-51 . Il est remplacé en 1950 par son anagramme le RAPIC et en 1953 par le PARTIC . Le nom de PARIC sera réattribué en 1980 à un petit réveil à quartz . Collection Sandrine et Olivier Boulard. Réveil commémoratif à l’occasion de la sortie du dix millionième Jaz , le 21 juillet 1943 . La qualité de la photo permet de mettre en évidence les différences subtiles de teintes du cadran avec des bords rosés et un centre gris alu .
Il est à rapprocher du NOVIC de la collection de Romain Gallardo.
DELFIC , pendule murale , forme assiette , mouvement mécanique , calibre 5G d’une autonomie de 8 jours , à clef amovible . Nouveauté présentée à la Une de la Jazette n°11 d’Octobre 1952 , référencée 606-10 . Assiette en faïence , décor floral bleu Delft sur fond blanc , chiffres romains , aiguilles style buildings . Diamètre 26,5 cm, poids 965 gr . Bien que réalisée par la faïencerie de Gien comme l’indique cette estampille , son nom lui est donné par référence à la faïence de Delft , aux Pays-Bas , caractérisée par l’utilisation des camaïeux de bleus sur un fond émaillé blanc .
Jaz collaborera de nouveau en 1970 avec la manufacture de Gien pour une autre pendule-assiette , la LOIRIC . La DELFIC est proposée pour la dernière fois à la page 21 du catalogue de 1957. publicité Paris Match 1954 , format 34,5 x 13 cm .
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