CUPRIC , pendulette , chevalet , mouvement mécanique sans fonction réveil , calibre K , 8 jours , 11 pierres , aiguilles glaives , chemin de fer à l’intérieur de la zone des chiffres Format 80 x 65 mm . Nouveauté du tarif général F 178 du 15 Avril 1939 . Existe en deux versions : cage chromée , cadran fond noir à centre argenté , qui n’existe qu’en non- lumineux réf. 4810 ou cage cuivre rouge cadran grand luxe à fond noir à centre cuivre , qui n’existe qu’en lumineux réf. 4815 . Cette dénomination CUPRIC lui vient de cette version cuivre dont l’étymologie vient du latin Cupreum et du grec Kupros,
tarif F192 de janvier 1940, la version chromée est abandonnée
METRIC , petit réveil rectangulaire , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 1J . Boîtier chromé , chevalet deux pieds avant vissés , aiguilles glaives , aiguilles et points lumineux , chemin de fer au pourtour , mention Made in France en bas de cadran . Format 8,5 x 6,5 cm, poids 195 gr .
METRIC n°2231 cadran bleu nuit Lx
au tarif général F 178 d’avril 1939 on trouve: Cinq variantes disponibles : cadran bleu réf. 2230 pour la version non lumineuse ; cadran bleu nuit réf. 2231 pour la version lumineuse ; cadran paille réf. 2232 pour la version non lumineuse ; cadran paille réf. 2233 pour la version lumineuse ; cadran noir à centre argenté réf. 2234 pour la version non lumineuse qui n’existe pas en version lumineuse. au tarif F192 de janvier 1940 l’offre se réduit à quatre variantes dont deux nouvelles au cadran saumon référencée 2238 pour la non lumineuse et 2239 pour la lumineuse.
tarif F192 de Janvier 1940
La dénomination METRIC sera réattribuée à une horloge murale en 1978 . Un réveil très proche d’aspect sauf pour le pied sera au catalogue en 1953 avec le même nom de METRIC . Le LEGIC ressemble lui aussi beaucoup à ce METRIC mais il s’en distingue aisément par la présence du jaseur boréal .
Marguerite sonne . Grand minuteur 60 minutes , en tôle lithographiée , diamètre 19 cm , poids 525 gr.Exemplaire sans bouton ; mention Made in France en bas de cadran On notera les trois pattes de fixation qui rappellent celles d’un COMTIC . Il s’agit d’ailleurs d’un de ces minuteurs dont le cadran à été élargi pour des raisons évidentes de visibilité à des fins publicitaires . Ces minuteurs offerts par Produits Marguerite aux boulangers pâtissiers avaient besoin d’être bien fixés dans leurs laboratoires . Au dos , on reconnaît le dos d’un COMTIC avec l’emplacement du rivet de maintien de l’ergot de sonnerie . Sur un COMTIC , comme sur le minuteur Marguerite , ce plot A correspond au rivet visible à l’extérieur , rentre dans l’orifice rond Bménagé dans la platine pour que le battant du marteau C . Ce petit cylindre est donc frappé par le marteau ; comme il est fixé par un rivet au dos/cloche cela fait tinter celui-ci .Produits Marguerite est un important fournisseur des professionnels de la pâtisserie , confiserie , biscuiterie depuis des décennies , implanté dans la banlieue immédiate de Strasbourg à Schlitigheim en Alsace , à 80 km de l’usine Jaz de Wintzenheim .
Schlitigheim est surnommée la cité des Brasseurs , en raison de la présence des bières Fischer , Schutzenberger, Adelshoffen , l’Espérance, Perleet Heineken , de nos jours. Mais n’oublions pas que c’est aussi le berceau de Caddie , antonomase des chariots de supermarchés , comme Jaz a été celui des réveils : la marque remplace le nom du produit . L’autre entreprise d’envergure internationale implantée à Schlitigheim , c’est Produits Marguerite , fondée en 1919 comme Jaz . Facture Marguerite de 1931 . Les Produits Marguerite portent le nom d’une fleur et d’un prénom féminin , qui était celui de la mère de l’un des fondateurs et de la femme du second , messieurs Grussenmeyer et Tony . Prénom très en vogue , au début du siècle dernier , époque romantique où l’on effeuillait cette fleur à pétales pour connaître la force des sentiments : un peu , beaucoup , passionnément , etc . Pour conquérir le marché outre Rhin , Marguerite y est nommée Margot , sa traduction en allemand . L’entreprise est à l’origine spécialisée dans la fabrication de moutarde , d’anchois , de pâte d’amande et de confiture . L’objectif des fondateurs est déjà de proposer des ingrédients nobles et de haute qualité pour les préparations d’avant-produits du laboratoire des pâtissiers et confiseurs .
Du siège historique , au 1 route de Bischwiller à Schiltigheim , juste à l’entrée de la commune limitrophe de Bischeim , il ne reste que cette grande fresque murale . Les brasseurs sont installés à l’opposé de la commune , au bout de la même route , à l’autre entrée de Schiltigheim partagée avec Strasbourg .Reprise en 1998 par la CSM , un conglomérat américain d’origine hollandaise ,Marguerite a réussi à fêter ses 100 ans sur son nouveau site , dite l’usine bleue .Horloge vintage Marguerite , fixée sur une des façades du siège de la CSM , dont on aperçoit la fameuse usine bleue , en arrière plan . Horloge de rue rétro-éclairée Vitrine musée à l’entrée du siège mais pas de minuteur Jaz visible , hélas .
publicités issues de la presse professionnelle des métiers de la pâtisserieSi Marguerite est essentiellement destinée à une clientèle de professionnels , elle a tout de même distribué de la farine aux particuliers dans des boîtes en métal .
Produits Marguerite a offert divers objets publicitaires à sa clientèle de pâtissiers dont le minuteur Jaz qui permettait de mesurer les temps de levée des pâtes ou celui de cuissonsStand Marguerite à la Foire de Lyon , après la seconde guerre mondiale , on y reconnaît le bas en bois des vitrine des stands que nous avons étudiés et décrits dans notre article JAZ carte d’acheteur Foire de Lyon 1924 .PUBLIDEAL est le troisième intervenant pour ce minuteur , mais pas le moindre , puisque clairement crédité de sa création au dos du minuteur .Facture de pailles publicitaires de 1956 . Son siège historique est certes implanté à Bordeaux , mais dans l’entête à droite , on trouve une agence sise à Riquewihr soit moins de quinze kilomètres de l’usine Jaz de Wintzenheim . Dès lors on comprend mieux comment cette société bordelaise à rapproché ces deux sociétés implantées en Alsace
Fondée en 1946 , cette grande entreprise de publicité , ne pouvait pas éviter de célébrer son vingtième anniversaire avec un porte -clefs , comme elle en a tant produit pour ses clients et que l’on trouve à foison sur les sites marchands . Visière casquette du tour de France
Broche du centenaire de la Défense de Belfort 1970buvard publicitaire
Glacoïde pour un cognac
Cendrier publicitaire , signé de l’agence parisienneà part ce camion publicitaire cendrier , les productions publicitaires de Publidéal ne brillent guère par leur originalité , finalement le minuteur Marguerite/Jaz est le plus créatif .
CUBIC n°323 coquille d’œuf , lumineux CUBIC n°323, petit réveil de Luxe , mouvement mécanique , calibre E , corps en métal plaqué argent à décor peint à la main façon coquille d’œuf , cadran à damier ,chemin de fer au pourtour , version non-lumineuse à aiguilles Breguet cubiques ou lumineuse à aiguilles buildings , sans bélière , arrêt de sonnerie au sommet . Format 58 x 58 mm . Présents au catalogue 1935 . Il n’est pas encore au tarif 1934 et n’est déjà plus au tarif 1936 .
CUBIC n°323 coquille d’oeuf , non -lumineux
Comme les autres CUBIC , il était livré dans un écrin chapelle
LERPIC , réveil – pendulette de forme rectangulaire , Jaz Electronic , mouvement à pile LR14 , calibre TR , licence ATO . Nouveauté du catalogue 1978 à la page 6 , référencé 4471-71 . Corps en laiton massif doré et brossé , bélière fixe , vitre ovale en plexiglas , aiguilles poires noires , aiguilles et points lumineux , mention France en bas de cadran , tic-tac discret , sonnerie moduleur / buzzer , arrêt de sonnerie au dos . Format 10,5 x 8,5 cm . Sa dénomination est l’anagramme de son ancêtre , le PERLIC de 1968 à 1974 , dont il reprend la forme , les pieds miches à rinceau de perles , les aiguilles , le cadran ovale , etc . N’est plus disponible en 1980 .
Plaque en métal peint non-émaillé , bi-face , format 57 cm x 42 cm , poids 2,050 kg . Le réveil reproduit est le tout premier Jaz , un CLASSIC non lumineux et la mention » réveil de précision » est le slogan initial de la marque en 1921
Le célèbre tournebroche COCAMBROCHE était doté d’un mécanisme Jaz à remontage mécanique La forte démultiplication et la puissance du ressort permettaient de faire tourner une broche pendant une heure .Clef de remontage Extrait catalogue de vente 1970
Affiche publicitaire Cocambroche par les illustrateurs Jacques et Pierre Bellenger Imprimerie : La Vasselais à Paris , format 58 x 44 cm , 1954 . Cette affiche a beaucoup fait pour la popularité des Cocambroche fabriquée par Genevée , elle est aujourd’hui très recherchée par les collectionneurs .
Les frères BELLENGER , Jacques et Pierre , étaient des jumeaux qui travaillaient ensemble et dont les affiches portent la signature commune JPB . Formés à l’Académie Julian , ils remportent le concours d’affiches de l’Exposition Coloniale en 1928 . C’est le début d’une longue carrière jalonnée de créations d’un très bon niveau telles Favor , Godin 1935 , Dietrich 1936 , Bally 1938 . L’année 1966 marque la fin de leur carrière commune d’affichiste .
Pour comprendre , pourquoi l’on peut trouver ces différentes variantes de tournebroche Cocambroche , toutes équipées du même mécanisme Jaz , il nous faut retracer l’histoire de cette maison . Si l’on en croit la couverture de ce catalogue Pierre GENEVÉE , il faudrait faire remonter la fondation de ses établissements à 1530 : ce n’est pas franchement mensonger , mais c’est pour le moins exagéré . Les deux usines de Saint Ouen -Vendôme et de Fréteval sont à dix kilomètres l’une de l’autre , tout proche de Vendôme , sous préfecture de Loir et Cher Plaque exposée au musée de la Fonderie , Place Pierre Genevée ( forcément) à Fréteval qui reprend cette date fondatrice . La vérité est un peu plus complexe . S’il semble que le minerai de fer était déjà extrait à Fréteval au XIIe siècle , on est certain que les moines de Marmoutier y créent un bas-fourneau proche de leur moulin en 1530 . C’est donc par extrapolation que cette date est retenue pour la création de ces fonderies . En 1778 César Motta, écuyer et secrétaire royal , achète la forge locale qui devient ensuite la propriété de la famille de La Rochefoucauld-Doudeauville , propriétaire du proche château de la Gaudinière à la Ville-aux-Clercs , en 1820 . Un certain Chevé se retrouve responsable de la fonderie de 1849 à 1957 En 1881 , l’entreprise est confiée à Alexandre Genevée , né en 1830 , enseignant sans emploi pour raisons de santé . Le Duc Stanislas de la Rochefoucauld loge Alexandre Genevée et sa famille dans l’une de ses fermes dépendantes de son château et lui propose d’abord de s’occuper des comptes de l’usine avant de lui en confier la direction .
A partir de 1892 , il sera secondé par son fils Pierre Genevée qui rachète la fonderie en 1900 à la Duchesse Marie Sophie Adolphine de la Rochefoucauld , son mari Stanislas étant mort en 1887.
En 1906, alors que la fonderie de Fréteval est en pleine expansion, Pierre Genevée achète celle de Saint-Ouen et donne son nom aux deux fonderies . Elles seront rachetées, en 1934 par la société de Diétrich , tout en gardant la dénomination fonderies Pierre Genevée .
Extrait du catalogue Pierre Genevée et un de ses superbes poêles émaillés Art Déco
C’est dans ce contexte industriel qu’apparaît le COCAMBROCHE . Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Henri Carlier quitte l’entreprise de Genevée où il était employé comme ingénieur. Il avait inventé une rôtissoire , momentanément commercialisée par la fonderie , avant que cette dernière ne lui rende son brevet , croyant fort peu à l’avenir flamboyant de ce produit . Néanmoins on trouve aisément des Cocambroche portant la signature de Genevée . De dépit , l’ingénieur démissionne et s’installe , avec une dizaine d’ouvriers , 104 faubourg Saint-Bienheuré à Vendôme et crée Cocambroche SA , référencée comme fabricant d’articles métalliques ménagers et de coutellerie . Son procédé , dont le moteur est un mouvement Jaz , connaît alors un franc succès notamment sur les foires aux arts ménagers en plein essor dans les années 50/60 et reçoit des commandes des Galeries Lafayette ou d’autres distributeurs parisiens et étrangers , si bien qu’on trouve des Cocambroche en Espagne et Italie à foison . Les tournebroches asiatique à piles ont raison du Cocambroche dans les années 80 . Malgré l’occupation postérieure par les Presses Universitaires de France puis des décennies d’abandon , lors de son début d’effondrement puis de sa démolition en 2018 , l’endroit était encore nommé le Cocambroche par les Vendômois .
Pour mémoire : jusqu’au XVI°siècle , la broche est tournée à la main par un marmiton appelé lui aussi tournebroche ou actionnée par des roues ou tambour en bois dans lesquels courent un chien , une épreuve pour la pauvre bête à l’origine de l’expression : mener une vie de chien .
Les tournebroches mécaniques automatiques se généralisent au XVII° siècle , remplaçant les marmitons et chiens tournebroche, grâce à différents mécanismes d’horlogeries : tournebroches à contrepoids régularisés par un volant, apparus dans la seconde moitié du XVI°siècle ; tournebroches à ressort , en fer et cuivre , qui datent des dernières années du XVIII° siècle et enfin les tournebroches à vapeur dont la roue à ailettes est actionnée par de la vapeur produite dans une chaudière.
INVENTAIRE CHRONOLOGIQUE en IMAGES Mascottes de vitrine version circa 1942/46 et version 1937 Présentoir en bois 1935/1937 Stand forain de la maison Hamelin à Angers en 1935 avec de nombreux objets de vitrine : supports , panneaux , réveils géants , etc .
Cliché en aluminium , logo Jaz au jaseur queue haute , post 1967 , poids 15 gr , 18 x 18 mm , pour 22 mm de hauteur . Caractère d’imprimerie , acquis en Espagne .comparaison de taille avec un réveil Jaz
SCHTROUMPF , réveil animé , mouvement mécanique , calibre PA made in Germany par Peter Uhren . Corps en métal couleur bleu , dos emboîté , diamètre 11 cm , poids 315 gr. arrêt de sonnerie au sommet , petit cadran du réveil en façade entre l’axe central et le XII , ,aiguilles lumineuses mais ni chiffres ni points lumineux , aiguille pontife pour l’heure . De dos , le Grand Schtroumpf se dandine à chaque seconde . Nouveauté du catalogue Jaz 1986 à la page 20 , référencée 2737 sous la marque Japy et jusqu’en 1988 . Toutefois à l’export , ils sont vendus avec le logo JAZ car la marque au jaseur n’ exploitait pas le nom de sa filiale à l’étranger . Il apparaît sous l’estampille Jaz en France , uniquement dans le catalogue Jaz 1990 , catégorie Les Classiques à la page 18 réf. 2525 . De 1986 et jusqu’en 1988/89 , il continue à être présent aux catalogues Jaz et sur le marché français uniquement , sous l’estampille de sa filiale Japy . Jaz a vendu , à la fin des années 80 , une série de réveils animés assez sommaires – les rouages , et même le marteau au centre , sont majoritairement en Delrin – réalisée par son partenaire allemand Peter Uhren qui comprenait des licences avec tous les grands noms de la BD et même Barbie … Dès 1989 Jaz diffuse ces produits dérivés sous l’estampille de sa filiale JAPY .Le dos n’est pas vissé – selon l’usage – mais simplement emboîté , il faut donc introduire un tournevis dans cette encoche pour commencer à désolidariser le dos du boîtier lui même . Evidemment il faut d’abord , comme sur cette image , dévisser ou enlever clefs et boutons .Lorsque l’écartement est suffisant , cette deuxième encoche sera ouverte au bord du dos et il sera alors aisé avec le tournevis de l’écarter complètement du boîtier . Le dos étant emboîté aux bords du boîtier , le marteau ne vient pas comme d’habitude frappé le rebord du dos / cloche appelé aussi timbre , sinon le son serait très atténué . Le marteau , que nous avons encadré en rouge, est en Delrin et placé au centre du réveil . Il vient frapper un ergot riveté dont on voit la fixation au dos .
EQUITY , fabricant hong-kongais avait obtenu une licence en 1983 pour diffuser ce réveil animé
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.