The Crown Le principe héréditaire 2020 Saison IV Episode 7

un LOUVRIC à l’asile sur la table de chevet de Katherine Bowes -Lyon sous un portrait de la princesse Margaret incarnée par Helena Bonham Carter

Par une ironie , tragique mais certainement involontaire, car nous doutons que les décorateurs de la série royale au succès mondial THE CROWN, aient eu connaissance du nom français de ce réveil : ils ont posé au chevet de ce membre de la famille royale qui n’a jamais fréquenté Buckingham Palace, un LOUVRIC qui fait référence au palais des rois de France. On notera que c’est une première version de la première production du LOUVRIC puisqu’il arbore un jaseur boréal à queue basse. Modèle charnière produit à l’époque de la modification du jaseur en 1967, on peut trouver le LOUVRIC avec le jaseur à queue basse mais aussi à queue haute . Néanmoins la définition de l’image n’est pas suffisante pour distinguer certainement un LOUVRIC d’un MOLTIC , modèles très proches par bien des points , si pour la beauté de l’histoire un LOUVRIC nous arrangerait , il est tout aussi probable que ce soit un MOLTIC , lequel arbore pareillement les deux jaseurs.

The CROWN est une série dramatique américano-britannique, bardée de dizaines de récompenses et de nominations, qui retrace les rivalités politiques et familiales, intrigues et événements qui ont marqué le règne de la reine Élisabeth II et la seconde moitié du XXe siècle avec une fidélité historique assez remarquable dans l’ensemble
Katherine Bowes-Lyon (1926-2014) et sa soeur Nerissa Bowes-Lyon (1919-1986)
Les cousines cachées de la reine Elizabeth dans un hôpital psychiatrique

Titre original de l’épisode The Hereditary Principle
En proie à des problèmes de santé mentale, la princesse Margaret cherche de l’aide et découvre un terrible secret concernant des membres de la famille royale que l’on a fait passé pour mortes mais qui sont enfermés dans un hôpital psychiatrique, à savoir Nerissa Bowes-Lyon (1919-1986) et Katherine Bowes-Lyon (1926-2014) toutes deux filles de John Herbert Bowes-Lyon et de son épouse Fenella Hepburn-Stuart-Forbes-Trefusis. John est le frère d’Elizabeth Bowes-Lyon, la reine mère du Royaume-Uni dite Queen Mumm. En conséquence Nerissa et Katherine sont les cousines germaines de la reine Élisabeth II et de la princesse Margaret.

Trudie Emery interprète Katherine et Pauline Hendrickson est Nerissa

 Les deux actrices ont des troubles d’apprentissage dans la vraie vie et participent aux ateliers d’art dramatique de leurs propres établissements de soins, où les auteurs ont effectué des castings afin de coller à la réalité du handicap mental.

De retour à Londres, la princesse Margaret accepte de se faire aider par une psy. 

Dès les premières minutes de la consultation, cette dernière évoqua l’existence de ses cousines Nerissa et Katherine Bowes-Lyons. Les filles de l’oncle Jack, frère de la reine-mère, sont enfermées dans un asile psychiatrique.

Lorsque la princesse Margaret évoque les deux cousines issus de germains à la reine, cette dernière indique qu’elles sont mortes. Mais Margaret insiste et affirme qu’elles ne sont pas mortes. Après vérification aux archives, Nerissa et Katherine sont bien inscrites comme décédées, dans les archives officielles. « Comme c’est étrange », s’exclame la princesse Margaret.

La princesse Margaret retrouve son ami catholique Dazzle. Elle l’emmène dans un asile psychiatrique et lui demande d’agir en tant que prêtre. Il doit retrouver Nerissa et Katherine, que Margaret soupçonne ne pas être mortes mais internées.

En réalité, les deux cousines de la reine sont bien vivantes et malgré leur handicap mental savent très bien qui elles sont et qu’elles sont les cousines d’Elizabeth II. Selon le prêtre, il y a également trois autres cousines internées dans cet établissement, qui elles aussi sont atteintes par une maladie mentale. Une maladie génétique avait décimé des membres masculins de la famille dans la petite enfance et provoqué un retard mental chez les femmes.

Queen Mother Princess Margaret & Queen Elisabeth II

La princesse Margaret s’empresse d’aller voir sa mère. « Cinq, cinq, maman, cinq membres de votre famille proche et internées, ce sont vos nièces », s’esclame Margaret. La reine-mère s’énerve lorsque sa fille lui parle des membres de sa famille qui sont internées. « Si on n’entre pas dans le moule parfait alors on sera craché dessus, écarté ou pire, déclaré mort », s’emporte Margaret choquée par le sort réservé à ses cousines.

Après que Margaret se soit calmé, la reine-mère retrouve sa fille et tente de se justifier. Elle lui explique que ses nièces souffrent de « crétinisme » et de « débilisme ». Selon la reine-mère, les antimonarchistes pourraient mettre en avant ce problème de santé pour justifier l’arrêt de la monarchie qui tient uniquement à une personne, laquelle pourrait avoir une défaillance mentale. « Le patrimoine génétique de cette famille ferait mieux d’avoir un taux de pureté de 100% », explique la reine-mère à sa fille, en reprenant les termes de leurs détracteurs.

Face à sa psy, Margaret lui demande si elle est destinée à « devenir folle ». Mais la psy la rassure, le gène récessif de leur état de santé vient de la famille Clinton et plus précisément du 21e baron Clinton. Les cousines souffrent d’un trouble du développement qui est transmis par des liens de sang, or Margaret et Elizabeth II partagent des liens de sang du côté paternel et non maternel. Mais la psy lui prescrit tout de même une psychothérapie, de l’exercice physique et des médicaments.

Lorsque Nerissa est morte en 1986, aucun membre de sa famille n’a assisté aux funérailles. Elle est enterrée au cimetière de Redhill. Sa tombe était signalée par une étiquette en plastique et un numéro de série jusqu’à ce que son existence soit révélée dans les médias, après quoi la famille royale a ajouté une pierre tombale.

Never complain , never explain  Ne jamais se plaindre; ne jamais expliquer. Depuis le lancement de la série sur Netflix, la famille royale d’Angleterre garde un œil lointain sur la série, prenant systématiquement des distances et faisant bien attention à ne pas réagir. Mais la saison IV, qui vient de sortir, est tellement cinglante pour les Windsor, que la Couronne ne peut pas rester de marbre. Si la série se base sur des faits historiques réels et si ses auteurs semblent très bien renseignés, il s’agit néanmoins d’une fiction et plusieurs scènes sont purement inventées voire fausses comme Margaret Thatcher demandant à la Reine de dissoudre le Parlement, l’épreuve de Balmoral où les membres de la famille tendraient des pièges à leurs invités, etc. Toutefois la qualité de jeu et la force des images sont telles que le secrétaire d’État au Numérique, à la Culture et aux Médias, Oliver Dowden et l’actrice qui interprète Margaret ont récemment dû intervenir pour rappeler qu’il ne s’agit nullement d’un documentaire mais d’une fiction : deux genres bien distincts. Même le Comte Spencer, frère de la défunte Diana, s’en mêle et demande aux téléspectateurs de garder « un œil critique » sur la série alors même que sa sœur est présentée comme une victime et Charles comme un salaud.                                                                                              

Hélas cet épisode , en l’occurrence, colle à la réalité et l’histoire tragique des cousines Bowes-Lyon est bien réelle

Lors de l’épisode 8, nommée 48 contre un, apparaît une horloge à poser sur une cheminée du Yacht Royal Brittannia, où travaille l’écrivain Michael Shea, le chef du service de presse de la Reine, qui est également écrivain. Pendule qu’on ne peut totalement certifier et identifier, mais qui reprend la forme trapézoïdale en éventail si typique et propre à la marque anglaise METAMEC, dont nous avons évoqué la collaboration avec Jaz.           

Les plus observateurs des abonnés à Netflix auront sans doute pensé reconnaitre dans l’épisode suivant le 9 nommé Avalanche, sur la table de chevet du Prince Charles, un réveil Jaz de voyage en témoin d’une valse adultère des portraits de Camilla, remplacés opportunément par ceux de Diana, qui va arriver à Highgrove House, la résidence privée du Prince de Galles.

Ils n’auront pas tout à fait tort puisqu’on reconnait les volutes décoratives de la lunette des REISIC, mais le cadran est à chiffres romains et l’on voit le nom d’Europa et non le jaseur boréal : rien d’étonnant à cela puisque Jaz confiait à la firme de Senden la production de ses réveils de voyage, comme la moitié des entreprises horlogères européennes de la deuxième moitié du XX° siècle.

La France en 101 objets culte par Pierre Toromanoff

Page 166 : si l’auteur nous a contacté en amont de la rédaction de cette page et nous l’a soumis avant publication dans le cadre d’une correspondance chaleureuse, elle ne nous doit quasiment rien puisque le talent de Pierre Toromanoff n’a pas besoin de nous, tant sa plume est puissante et créative. Une comparaison avec l’ouvrage, auquel nous avons consacré un article, Ces objets qui ont fait la France, pourtant sur la même trame, marque très nettement l’originalité de l’approche plus construite et littéraire, comme la citation de George Perec en préambule le laissait présager. 

Page 167 illustration en regard du texte ci-dessus par Boris Paglia
version définitive de la couverture de l’ouvrage

Pierre Toromanoff qui travaille fréquemment avec sa talentueuse épouse Agata, laquelle connaît sa propre production d’ouvrages, n’en est pas à sa première parution puisqu’on lui doit une déjà longue bibliographie qui comprend: La mer vue par les peintres en 2019 déjà chez Ouest France, Gangsters et truands: les films culte 2020, Street Art Thèmes et motifs 2018, Chapeau à venir ce mois-ci, l’art des illusions d’optique, etc. , toujours remarquablement illustrés, voir ci-dessous.

Florilège de couvertures du couple Toromanoff, seuls ou en collaborations.

  • Poids de l’article : 740 g
  • Broché : 208 pages
  • ISBN-10 : 2737383781
  • ISBN-13 : 978-2737383786
  • Dimensions du produit : 19.1 x 1.7 x 24.6 cm
  • Éditeur : Ouest-France ( sortie le 9 octobre 2020)
  • Prix : 16,90 €

Assurément un beau cadeau à faire ou s’offrir pour Noël, en vente partout, puisque l’édition est noble, le choix des objets très original et la plume savante mais légère voire humoristique: un pur bonheur! Soit vous piochez dedans au hasard, soit vous suivez sagement la pagination, passant du couteau à huitres aux verres Duralex, sans oublier trois objets appartenant quasiment à notre patrimoine immatériel: la feuille de sécu, la carte de familles nombreuses et le ticket de tiercé, si typiquement français et pourtant ignorés par les ouvrages de ce genre. Pierre Toromanoff nous construit un bel inventaire à la Prévert du génie français, créant des voisinages antinomiques, entre le bleu de travail et la bibliothèque de La Pléiade pour nous instruire, tout en nous amusant avec finesse: je vous recommande la page sur la boîte à meuh ou celle du cruel dilemme de la chocolatine ou du pain au chocolat.

On remarquera la présence quelques lignes plus haut de notre amie, Marie Pia COUSTANS, LA spécialiste des montres LIP qui prépare un ouvrage sur YEMA.

Descriptif 

De la baguette au stylo Bic et de la boule de pétanque à l’Opinel, les cent un objets rassemblés dans cet ouvrage font partie de notre vie quotidienne ou de notre imaginaire hexagonal. Fruits du génie français, ils sont devenus des objets cultes et ont trouvé leur place dans le récit national car ils reflètent l’art de vivre à la française et nous rappellent des instants passés. Ce livre leur rend hommage en racontant leur histoire insolite et passionnante qui traverse les générations et marque encore nos habitudes. Ustensiles de cuisine, jeux de société, vêtements de tous les jours y côtoient des objets plus inattendus comme le casque des Poilus, le coq gaulois, le martinet ou le Solex: si nous ne les avons pas forcément touchés de nos mains, ils appartiennent à notre mémoire collective et à celle de nos parents. Chacun y trouvera sa petite madeleine proustienne, son objet fétiche qui évoquera des heures que l’on croyait oubliées. Du plus banal ? caddie, cocotte-minute ou eau de Javel ? au plus étonnant ? bonnet phrygien ou formulaire de la Sécurité Sociale ? Tous ces objets nous invitent à redécouvrir les trésors de nos placards tout comme ceux de l’histoire de France.
( Descriptif sur le site Cultura ) 

Doctor Who épisode 9 & 10 saison 12, 2020

Le Docteur est un personnage emblématique de la télévision britannique. Ce seigneur du temps voyage dans le temps et l’espace depuis 1963 sur les écrans de la BBC.

Il a fallu attendre 2020 pour voir enfin apparaître entre ses mains une pendulette qui ne laissera pas de marbre les amateurs de notre marque préféré.

doctor who (7)doctor who (5)

Dans l’épisode 9, on le voit apparaître comme un cadeau anodin suite à un départ en retraite. Les formes, couleurs et garnitures ne trompent pas: c’est un HAUTIC. En revanche, le cadran et les aiguilles semblent différents.

L’épisode 10 nous présente l’objet sous un jour nouveau, épaississant l’intrigue.

Salle Jaz du musée de la Section d’Or Ville de Puteaux 2019

Situé au 5 de la rue Paul Bert à Puteaux, ville où se trouvait la première usine Jaz , le musée de la Section d’Or a ouvert ses portes en mai 2019 à l’occasion de la Nuit des Musées. Autrefois lieu d’habitation d’une famille d’artisans putéoliens, le bâtiment est désormais dédié à l’histoire picturale et industrielle de la ville. Le rez-de-chaussée, géré par la direction des Archives, est consacré à d’anciennes industries. Au début du XX° siècle, Puteaux était en effet une ville très industrialisée que nous avons largement évoquée dans notre article sur l’usine Jaz de Puteaux . Voyez cette vidéo sur ce musée .

Salle consacrée à l’usine Jaz et ses productions. La présentation est élégante mais l’espace est trop restreint pour ne serait ce que résumer l’ampleur de la production de l’usine Jaz de Puteaux. Les vitrines basses ne sont pas idéales pour exposer des réveils, d’ailleurs les autres musées, comme celui de Besançon, utilisent de hautes vitrines pour mettre les horloges à hauteur du regard. Nous sommes un peu étonnés de n’avoir pas été contactés par les autorités putéoliennes quand la commune voisine de Nanterre nous a gentiment invité et consulté pour une implication de la marque Jaz moins importante dans un événement local.

Le véritable problème n’est même pas là: nous n’avons pas encore réussi à visiter l’endroit, pas seulement en raison de la crise sanitaire. Comme l’avait prédit l’opposition politique à la municipalité, le lieu est très mal choisi: il s’agit d’un petit pavillon de banlieue à la base, exigu, assez inélégant, mal signalé, situé dans un ancien quartier d’habitations, quasiment sans commerces ni chalands, visitable uniquement par groupes et sur réservation. Même sur internet ce musée est quasi invisible: alors que nous effectuons tous les jours des recherches sur Jaz, ce n’est qu’un an après son « ouverture » (le terme se discute) que nous découvrons, effarés, son existence.

Une première salle du musée présente les parfumeurs locaux et leurs créations comme Coty, Houbigant, Chevalier d’Orsay, Phebel, tandis qu’une seconde expose quelques réveils  Jaz. La troisième est consacrée à l’histoire aéronautique de Puteaux à travers notamment la société Morane-Saulnier. Dans les étages, sous l’expertise de la direction du bureau de la Culture de Puteaux, sont exposées les œuvres d’artistes putéoliens de la Section d’Or tels que Kupka, Léger, Picabia, etc. 

Les frères Duchamp dans le jardin de l’atelier de Gaston Duchamp (dit Jacques Villon) 7 rue Lemaître à Puteaux

Le nom Section d’Or est le nom que s’était donné le groupe de Puteaux.
Dès 1911, un ensemble d’artistes et de critiques, dont Frantisek Kupka, Albert Gleizes, Jean Metzinger, Marcel Duchamp, Fernand Léger, Apollinaire et bien d’autres, se réunissent chaque dimanche à Puteaux dans l’atelier de Jacques Villon, au 7 de la rue Lemaître dans le centre de Puteaux. Cette Section d’Or, baptisé d’après le principe du nombre d’or de la Renaissance, à la base de leur théorie artistique, a joué un rôle déterminant dans l’histoire du cubisme. 

Jaz is back again 2020

Teasing 2020 (1)Julien Clairet , propriétaire de la marque Jaz, qui a relancé la marque Jaz de 2016 à 2019 – en association avec l’horloger BPLUS du XV° arrdt. de Paris – avec des montres neovintage s’inspirant fortement de son histoire, nous fait l’honneur de nous confier ce teasing pour une nouvelle renaissance de la marque au jaseur , passant cette fois par les réveils et pendules , si possible . En préambule , précisons qu’il s’agit de projets et de concept clocks avec les mêmes réserves de probabilité de réalisations que pour une concept car d’un grand constructeur automobile . Ceci n’est pas un catalogue mais un document donnant une tendance et présentant aux industriels la potentialité de cette marque en se basant sur son ADN . En conséquence , il présente pour nous un grand intérêt car on y remarque la place prise potentiellement par les réveils et les horloges et surtout le dynamisme de Julien Clairet , son investissement humain et financier envers un nouvel envol du jaseur boréal :

Celui-ci nous confie : «  l’idée au cœur du projet « Jaz 2020 », c’est la production de belles répliques du patrimoine impressionnant de JAZ, dont l’or a pu être extrait du sol par le travail admirable de la communauté des Collectionneurs, avec une mention particulière pour JAZ LE BON TEMPS, dont le contenu m’impressionne, m’enchante, me stimule et encore mieux, m’inspire… ». nul doute qu’il y parviendra !Teasing 2020 (2)Teasing 2020 (3)Teasing 2020 (4)Teasing 2020 (5)Teasing 2020 (6)Teasing 2020 (7)Teasing 2020 (8)Teasing 2020 (9)Teasing 2020 (10)Teasing 2020 (11)Teasing 2020 (12)Teasing 2020 (13)Teasing 2020 (14)Teasing 2020 (15)Teasing 2020 (16)Teasing 2020 (17)

 

 

 

Daniela Daudé artiste en sculpture automobile

7-video-5-FIN-copie

Daniela Daudé , est artiste en sculpture automobile selon sa propre définition . Plasticienne diplômée passionnée de voiture, de moto, de détournement d’objets , depuis 2014 , elle applique le concept de sculpture automobile, afin de pouvoir concilier ses trois passions, l’automobile, le design et le développement durable , en associant la sculpture automobile . Elle joint ainsi Made in France et écologie dans ses créations .

Elle conçoit donc de superbes objets de décorations en transformant des pièces automobiles , comme cet original porte serviettes sur une base de pare-choc de Cox

Elle a créé cette horloge sculpture sur la base d’un pneu de moto et d’une Jaz , qu’elle présente judicieusement en situation , de manière virtuelle , dans différents décors .

Cette murale à quartz est une RONLIC , de 1982/1983 , qui présente l’avantage d’être d’un fort diamètre , à savoir 30 centimètres . Ne cherchez pas à acquérir cette oeuvre unique qui a déjà trouvé un amateur , évidemment . Néanmoins vous pouvez passer commande auprès de L’Atelier du Loft d’une autre création et de toutes façons suivre son site très riche qui va , généreusement , bien au-delà de ses propres créations vers d’autres créatrices et le monde automobile vu du côté des femmes , ce qui ne peut que nous plaireDaniel Daude

Collection Serge Bennati 2020

Serge Bennati 2Ces trois images ne représentent qu’une partie de la collection de Serge Bennati mais les spécialistes reconnaîtront quelques pièces peu communes , comme la silhouette en blason d’un ARMIC , un CRAMIC vert , les papillons du BUTIC et tout en bas un TOPIC si limpide .Serge Bennati 3Belle brochette de réveils animés , on devine en bas un grand HOTIC au cadran bien conservé , un rare support présentoir des années 30 lui aussi .Serge BennatiAu rayon du bas le GRANDIC mérite sa dénomination qui  dissimule un LORRIC dont les bandes blanches encore présentes démontrent que l’on est chez un connaisseur .Ils disputent leur rayon avec NOCTIC et PLAISIC . Les biches du BAMBIC , à gauche, et , à droite,  les fougères d’un FOUGIC encadrent l’éphémère CAMIC , le seul Jaz animé et musical . On passe au rayon supérieur par un CHARLIC , si difficile à obtenir , pour arriver juste  au dessus au spectaculaire GALLIC et ses nymphes voilées .

Antiquités Brocante revue n°255 Janvier 2020 Jaz l’horloger qui swingue

Antiquités Brocante Janvier 2020.jpgLa revue Antiquités Brocante , dans son numéro 255 de Janvier 2020, a consacré un grand article de six pages  Jaz l’horloger qui swingue , que nous ne pouvons reproduire pour des raisons évidentes de copyright . Cette publication à priori nous réjouit d’autant que nous sommes cités , sans toutefois que nous ayons été contactés par l’auteur . Celui-ci  n’y était en rien contraint , évidemment ,  même si cela lui aurait évité quelques petites erreurs . Soyons honnêtes et beaux joueurs , il y en a moins que d’habitude et c’est plutôt bien résumé , toutefois il est de notre devoir de les relever pour nos lecteurs :

Le site alsacien de Jaz lui vient de l’absorption de la SAP , créatrice du calibre AB , bien avant l’acquisition de Japy qui se trouvait dans le territoire de Belfort et dont Jaz n’a pas repris les locaux .

loisic (1)

L’article est fort bien illustré même si on peut regretter le choix de l’assiette la plus laide parmi les plus affreuses et se demander s’il était vraiment nécessaire dans le cadre d’un article généraliste de donner des descriptifs si détaillés sur les réveils reproduits .

Le réveil Bureau qui a été photographié n’est pas doté des bonnes aiguilles .  

La montre incabloc reproduite ne peut dater de 1950 puisque l’article explique que Jaz commence à commercialiser des montres à partir de 1970 , ce qui n’est pas tout à fait juste d’ailleurs et là encore aurait pu être précisé , avec plaisir , par notre ami Stéphane spécialiste du sujet qui aurait donné des images plus représentative de la production Jaz comme l’iconique Derby Swissonic plutôt que la bien médiocre et tardive montre à quartz choisie par l’auteur .

Pour les évaluations des cotes des Jaz à l’achat , le moins que l’on puisse c’est que l’optimisme règne : allez trouver un radio réveil ou même une murale à 10 € … heureusement mais rarement , cela arrive encore sur quelques vide-greniers mais assurément plus à Emmaüs ou sur le Bon Coin , eBay ou Delcampe , bien loin de ce type de tarifs  , hélas..

Renvoyer au livre de Karine Myotte,  Jaz Une histoire d’une marque , est certes une bonne idée puisque cet ouvrage est un remarquable travail , avec très peu de fautes, sauf qu’il est quasi introuvable .

Un collectionneur est mis en avant pour ses 800 modèles , c’est sans doute lui qui a fourni les photographies . On y trouve son portrait , là où on aurait préféré voir sa collection , mais le pauvre n’y est sans doute pour rien . S’y ajoute un petit texte qui explique comment il a constitué son petit musée , à savoir comme tout le monde ou presque , et la précision selon laquelle pour lui  » le must est de les posséder dans leur boîte d’origine «  n’apporte rien à ce lectorat de collectionneurs dont le but est identique quelque soit l’objet recherché . Que ce soit pour un train miniature , une Lampe Berger , un savon ou un briquet , tous souhaitent obtenir l’emballage d’origine , c’est trop évident pour en parler .

Nous sommes surtout étonnés , et peut être même peinés , de n’avoir jamais entendu parler de ce monsieur précédemment , alors que nous répondons à tous les mails , rapidement et avec sérieux . D’autant que notre Facebook est ouvert à tous .

collection jazlebontemps (17)Ce site nous l’avons conçu pour tous les collectionneurs que nous souhaitions fédérer , sans aucune exclusivité , avec lesquels nous correspondons fréquemment car nous souhaitons unir tous les passionnés de réveils Jaz , pour lesquels nous avons créé une rubrique spécifique . Elle démontre qu’il y en a bien d’autres , qui ont d’ailleurs pour certains bien plus que 800 pièces , à commencer par la nôtre qui dépasse aujourd’hui les 1200 , mais d’autres ont atteint des chiffres tout aussi impressionnants ou une qualité de sélection remarquable avec des pièces rarissimes , à savoir nos amis : Marc Barat , Jean-Stéphane Véga , Jean François Musset , Gérald Stéphan , Serge Bennati , Mariano Macor , Romain Gallardo , Arnaud Lepage , Joël F. , Anthony Lemaître , Sébastien Charles , Jean Pierre Gouat , Alain Lauby , Benoît Noo,  Louis Vermeesch , Mathys Delattre , Christian Valentin , Marie Pia Auschwitzky , Jean Michel Auvray , Rémi Rolland , Fred Ladronze , Julien Zen , Alain Sais , Jessyca Loens , Patricia de Cubzac , Patrick Mendel , Nam Nguon et M-K  Termagazis en Grèce , sans oublier tout le groupe Facebook l’Heure Jaz .

Nous le savons , écrire un article résumant les cent ans d’existence d’une marque aussi importante en quelques pages est une gageure ; néanmoins , cet article nous laisse sur notre faim essentiellement par un manque de recul et une vision un peu trop boutiquière de la collection qui est le propre de ce genre de publications comme vous le constaterez dans  notre article sur le numéro 149 de la Vie du Collectionneur de 1996  . 

Il manque le plus important : pendant des générations le mot Jaz était devenu l’antonomasedu mot réveil , au même titre que Velux remplace fenêtre de toit , Sopalin l’essuie tout . Comme Klennex et Bic , très peu de marques françaises ont atteint ce statut emblématique . On ne disait plus un réveil mais un Jaz comme nous l’avons mis en évidence dans les livres de Frédéric Dard ou Georges Perec par le truchement de la rubrique Jaz et Littérature .

Autre fait historique qui fait la particularité de Jaz : la marque au jaseur boréal est la première entreprise française à devoir , de manière incontestable , son succès grâce à ses publicités dans les salles de cinéma . D’autres marques suivront la voie des salles obscures pour réussir mais plus tard .

Il aurait fallu évoquer les implantations de Jaz au Brésil , en Espagne et en Inde parce que ces délocalisations nous parlent aujourd’hui , c’est tellement d’actualité .

peintricTout aussi historique , le partenariat avec Peter Uhren , son associé allemand , qui est le premier accord de ce type dans le cadre de l’Europe qui ouvrira la voie à l’accord en 1972 entre Renault , Peugeot et Volvo pour le fameux moteur PRV ; nous démontrerons d’ailleurs prochainement qu’il y a de troublants rapprochements à faire entre l’industrie horlogère et automobile avec les mêmes délocalisations , innovations , associations , faillites et  mouvements sociaux  .

Pour revenir à nos apports à l’histoire de Jaz qui ont été omis dans cet article et qui nous semblent pourtant capitaux : nous avons été les premiers à démontrer que Jaz a été fournisseur de nombreuses marques horlogères comme Lancel , Longchamp , Bulova , Lorenz , Acctim , Phinney-Walker , Sarda , etc  .                                                                                                                                                                                                                    Nous avons décrypté la dénomination de plus de 300 Jaz qui avaient un sens plus ou moins cachés , c’est une nouveauté qui aurait pu être évoqué même sans nous l’attribuer.

buildingSaviez vous que c’est Jazlebontemps qui a inventé , en Juillet 2016 , la dénomination aiguilles buildings pour ces aiguilles qui reprennent la silhouette des gratte-ciels et qui dotent souvent les réveils Art Déco . C’est avec fierté que nous constatons que cette nomenclature de notre cru , nous la retrouvons reprise dorénavant par les commissaires priseurs ou autres sites de collectionneurs .

Jaz ce sont aussi des premières mondiales qui ne sont pas évoquées :  SISTRIC  TRANSIC ALPIC et CASTIC sont les premières pendules dans le monde à transistor et à balancier circulaire . Le DRILIC est le premier réveil à transistor 100% électrique . Le calibre CF est le premier mouvement au monde à pile indiquant heure , seconde , jour et date. Les MOIRIC VARTIC , FAMIC , et CERIC  sont les premiers réveils miniaturisés au monde automatique 24 heures par son modulé 100% électrique . trottic-lxLe DIGIC est le premier réveil digital mécanique à fenêtre mobile . Le TROTTIC est sans nul doute le premier réveil au monde équipé d’un mouvement à trotteuse centrale de grande diffusion . Le calibre AB était le seul mouvement à sonnerie limitable à doter des réveils .

Enfin il faut savoir que nous avons , actuellement en construction des sites similaires pour LANCELVEDETTE , HOUR LAVIGNECARTIER , SMI , ROMANET , JAPY période Jaz , BLANGY , UTI /Swiza etc , afin de mieux cerner la place de JAZ face à ses concurrents et surtout écrire une histoire inédite de l’horlogerie française de gros , réveils et pendules donc , et l’inscrire plus largement dans l’histoire industrielle française et européenne du XX° siècle .