VICHY-ETAT et JAZ 1957

Publicité Paris Match Mars 1957 demi-page 34 x 14 cm, pour Vichy-État. ( Don du collectionneur Marc Barat ) Ce n’est pas notre scan qui est flouté ou votre vue qui est trouble, c’est bien la photo par Draeger qui est volontairement ondulée pour figurer les brumes du réveil.

Bouteille de Vichy de 1957 et un CHROMIC à cadran noir qui cesse d’être produit en 1956. Le publicitaire l’a donc aisément trouvé en boutique et le choix d’un cadran noir semble judicieux visuellement.

La même année, dans le même média, le même publicitaire communique toujours sur le sommeil et l’éveil, mais sans réveil Jaz cette fois. Mais reconnaissons que, si c’est d’évidence beaucoup moins créatif, c’est peut être plus lisible et immédiatement compréhensible.

Vichy employait à la même période les services du célèbre affichiste Villemot et utilisait le slogan « bon foie mesdames bon foie messieurs  » qui ne doit rien à VGE puisque bien antérieure à sa présidence.

Maurice Favières et son Grolic

Publicité RTL Paris Match années 70 (don du collectionneur Marc Barat)

Maurice Favières débute sa carrière sur les ondes de Radio-Luxembourg en 1965. Il prend les commandes de la tranche matinale et devient l’homme le plus écouté de l’Hexagone à l’heure du café-crème. « Chaque matin, expliquait-il, entre 8 journaux parlés, 40 disques, 70 pubs, 15 bruitages, 5 cafés, et 20 cigarettes, je parviens à glisser 10 calembours. » Il invente le « radioguidage » moderne à la radio et la surveillance des embouteillages à partir d’un avion. Il fut aussi l’animateur emblématique des « Jeux de 20 Heures » sur FR3 qu’il présenta en 1976, année de sa création. 

Rien d’étonnant à ce qu’un animateur qui ouvre l’antenne choisisse un réveil comme symbole ou objet fétiche. Favières s’affiche avec un Jaz GROLIC et Patrick Cohen qui éveille Europe 1 tous les matins arbore une belle plaque émaillée Blangy au slogan approprié. 

Sur Radio M, le dynamique David Lantin joue sur le nom de sa radio et se fait nommer M Radio Réveil. En 2010, le fameux  Jean-Jacques Bourdin change d’horaires sur RMC et prend l’antenne dès 6 heures. Mais un des premiers matin , les auditeurs de RMC n’ont pas retrouvé leur présentateur dès 6 heures car ce dernier n’était tout simplement pas réveil! Finalement à 6h18  Bourdin prend le micro alors que Fabien Crombé avait conservé l’antenne: « Ça y est, je suis revenu! Petite panne de réveil ce matin, mon réveil n’a pas sonné, ça peut arriver. Qu’est-ce que vous voulez, je suis désolé! Mais Fabien était parfait, j’ai écouté ça dans ma voiture » s’est amusé le journaliste, en direct qui n’a pas précisé la marque de son réveil.

Reading Time par Christophe B. Steiner anthropologue 2019

Lors de la publication de notre article sur le photographe Seydou Keita, nous avons été contacté par l’historien de l’art Christophe B. Steiner afin d’identifier un Jaz et par ricochet une TSF sur une photographie de ce célèbre artiste malien.

Une correspondance chaleureuse s’en est suivi et il nous a généreusement accordé de publier sa participation à l’ouvrage collectif universitaire paru en 2019  EXOTIC NO MORE Anthropology for the Contemporary World , University of Chicago Press, 713 pages, dont il assure le 18° chapitre , consacré au temps où Jazlebontemps est évoqué. Nous lui exprimons notre reconnaissance et notre admiration pour l’ensemble de son oeuvre.

Christopher B. Steiner BA, MA, de l’Université Johns Hopkins et MA, Ph.D.de l’Université Harvard, siège au conseil d’administration du Lyman Allyn Art Museum, ainsi qu’au conseil consultatif du Florence Griswold Museum et du Fairfield University Art Museum. Il est auteur, entre autres, de l’ouvrage primé African Art in Transit.

Il enseigne une gamme de cours interdisciplinaires en histoire de l’art, anthropologie et études muséales. Ses cours couvrent des sujets comme les arts traditionnels et contemporains de l’Afrique, sur la représentation visuelle de la race et de l’identité ethnique dans l’art et le cinéma, sur l’histoire des musées, sur l’art kitsch, sur l’histoire et la pratique de la  photographie.

Nous vous proposons ci-après une traduction/interprétation résumée de son intervention, pour ceux qui ne sont pas parfaitement anglophone. Elle est titrée READING TIME que l’on peut traduire par TEMPS DE LECTURE.

Ceux qui veulent en savoir plus consulteront le chapitre XVIII, qui est reproduit dans son intégralité et dans sa version originale, à la fin de cet article.page 338 Steiner établit d’abord un parallèle audacieux, mais finalement évident, entre les rappeurs des années 80 qui portaient des horloges autour du cou et les mélanésiens qui arboraient des réveils en guise de percing au début du XX° siècle.

Exemple illustré par une extraordinaire photo prise par un anthropologue missionnaire,  le Révérend George Brown en 1902 et un réveil Ansonia, conservé au Musée National d’Anthropologie d’Osaka qui avait servi à cet usage, lui aussi. [NDLR : d’ailleurs son format a été largement exagéré dans l’autobiographie du missionnaire méthodiste; la taille donnée de 13 pouces soit 33 cm est celle d’une horloge murale, alors qu’il fait au maximum la taille d’un Jaz Classic soit 12,5 cm, ce qui est déjà énorme pour un tunnel d’oreille ]. Brown avait une affection particulière envers les Salomoniens, qu’il admirait même, en revanche il méprisait les Mélanésiens supposés paresseux, arriérés dont il n’aimait pas les modifications corporelles. Ce n’est donc pas sans ironie qu’il avait photographié ce contraste entre ce réveil symbole de modernité, de chronométrage, de travail structuré et son porteur « sauvage »qui l’avait détourné en percing.

L’Horloge qui disparaît fait référence à deux photographies extraites de l’oeuvre monumentale du célèbre photographe ethnologue américain Edward Sheriff Curtis (1868+1952 ) aux 50.000 prises de vue sur verre sur les amérindiens. Lequel a une démarche très différente du missionnaire méthodiste. Il veut décrire une civilisation en train de disparaître, telle qu’il l’a fantasme: allant jusqu’à fournir des tenues emplumées aux indiens et faisant disparaître les signes de modernités de ses clichés a posteriori.page 346Ainsi sur cette plaque originale de 1909, on aperçoit, entre Little Plume et Yellow Kidney, une horloge avec bélière. Le fait que celle-ci soit exposée dans sa boîte démontre qu’il s’agit sans doute d’un marqueur social plutôt que d’une horloge utilisée selon sa fonction première. page 347Laquelle a été soigneusement gommée dans son ouvrage publié en 1911. Bien que Curtis n’a laissé aucune trace de la raison pour laquelle il a enlevé l’horloge de l’image publiée, on peut seulement imaginer qu’il l’a fait dans un effort pour préserver sa mythologie d’un authentique indigène intact, en fait déjà disparu. En supprimant cette pendule, il bannit le temps de l’image et, en fin de compte, cela lui permet de nier leur contemporanéité avec le spectateur de la photographie.

Cette horloge ne représente pas seulement la prolifération produits manufacturés dans les communautés amérindiennes par le début du vingtième siècle, il signifie aussi une période dans l’histoire du monde lorsque le temps lui-même est devenu une marchandise dans le contexte du capitalisme industriel. page 348Avec ironie et sagacité, Steiner fait remarquer que la Société d’horlogerie Ingraham Co, du Connecticut sort l’année suivante en 1912, un réveil INDIAN qui a connu un succès énorme aux Etats Unis. L’horloge « indienne » est donc un exemple idéal de l’argument de l’anthropologue Renato Rosaldo, en 1989, dans sa création de l’expression « nostalgie impérialiste » pour se référer à ce phénomène paradoxal dans lequel les gens pleurent ce qu’ils ont eux-mêmes détruit ou profondément transformé. seydou_keita_jazNous vous invitons à lire ou relire notre article sur Seydou Keïta , le célèbre photographe malien; à l’inverse des photos coloniales évoquées plus haut, qui insistaient souvent sur la nudité, dont le public potentiel était le colonisateur, Keïta faisait ses photos pour ses clients, traitant d’égal à égal avec eux et cherchant à les valoriser en leur prêtant costumes et accessoires modernes, soit l’antithèse de la démarche de Curtis avec les amérindiens. Dans ce portrait non daté, probablement du début au milieu des années 1950, Keïta photographie dans son studio un jeune homme élégant, chaussures en cuir brun et montre-bracelet fine au poignet. Il se penche avec confiance vers la caméra et regarde directement dans l’objectif, repose son bras droit sur une grande TSF en bakélite.page 353Posée sur le dessus de la radio, comme un mât totémique pour les fétiches d’objets désirés, un grand OBLIC, avec ce paradoxe que si la radio date de 1946, le Jaz est d’avant guerre. Toutefois cela permettait au photographe et à ses sujets de s’aligner sur les valeurs culturelles françaises et leur nouveau statut de classe dans une culture urbaine  puisqu’il s’agissait pour la plupart de maliens ayant récemment migré vers la ville,  arrivant à Bamako en quête de revenus , d’ascension sociale à l’européenne et d’un désir de participer à la promesse de la prospérité coloniale française. Steiner fait remarqué que sa main gauche semble régler la radio , pouvant signifier : voyez , je suis branché !

Le dernier exemple mérite quelques préambules pour des lecteurs européens concernant les deux protagonistes, à savoir : James Luna et William Benson.Benson Cette photo de 1936 représentant William Benson (Pomo, 1862–1937) célèbre vannier de la tribu des Pomo, tout américain cultivé, ne serait ce qu’un peu, la connaît. panier PomoLes paniers qu’il confectionnait avec son épouse, sont considérés comme les plus raffinés de cette civilisation et sont exposés dans tous les grands musées ethnographiques. Les grands collectionneurs se sont rués sur ces vanneries qui représentaient les derniers exemples authentiques de la vannerie Pomo. Sauf que l’on a découvert un peu tard, qu’au delà de leur talent indéniable, le couple de vanniers n’était qu’à moitié indien, chacun ayant un père anglo-américain et que les paniers n’étaient peut être pas si « véritables ».

James Luna Artifact Piece
James Luna Artifact Piece

L’autre intervenant de la fin du chapitre est James Luna 1950+2018, artiste amérindien hors normes, performer réputé outre atlantique pour son humour et sa théâtralité; Luna s’était par exemple exposé lui-même dans une vitrine avec des étiquettes décrivant ses cicatrices.James-LunaPrenez une photo avec un vrai indien ( 1991-1993) est une autre performance qui est à mettre en perspective avec les photos de Curtis, sans besoin d’être plus explicitée.page 357Il fallait ces petites mises à jour en civilisation américaine pour comprendre la photo de gauche, où James Luna singe Willian Benson ayant remplacé le panier Pomo par une horloge murale blanche. La juxtaposition visuelle que Luna nous propose, dans ce diptyque des Apparitions 2 de 2010,  invite le spectateur à regarder la photographie du célèbre tisseur de paniers Pomo de façon plus critique. Ses créations n’étaient pas issues d’une tradition si ininterrompue qu’annoncée malgré leurs prix devenus stratosphériques . Peut-être que l’horloge de Luna indique que Time is money, l’horloge devenant une métaphore de la tradition « intemporelle » de l’art Pomo. Le tee-shirt de Benson, caché par la pendule, représente un portrait d’Elvis Presley avec la légende que l’on aperçoit sur son bas ventre : I’m dead, faisant référence à la thèse de survivance du King. James Luna semble dessiner un parallèle ironique entre le mythe de l’« Indien en voie de disparition » et des théories conspirationnistes? Comment peut-on concilier l’absurdité des théories répandues, telle que celle d’un Elvis toujours vivant, tout en niant la contemporanéité des Amérindiens et de leurs cultures?

CONCLUSION de Steiner subtilement titrée CLOCKING OUT:  Bien que chaque image de cet essai a été sélectionnée parce qu’elle comprend la présence, ou l’absence, d’une horloge, la signification et la valeur de l’horloge dans chaque l’image est significativement différente. Dans le cas du Révérend George Brown, la présence de l’horloge signale une intrusion extraterrestre dans l’espace physique du sujet et son monde social. Dans ce cas l’horloge sert à fournir une mesure « scientifique » de la modification corporelle et surtout souligner la différence structurelle entre le « sauvage » et le « civilisé ». Contrairement au révérend, Edward Curtis n’a pas inséré la technologie moderne dans sa photographie. Au contraire, il a effacé la présence de l’horloge et ainsi nié l’existence de la technologie moderne dans ce qu’il a imaginé comme étant un « authentique » monde amérindien non corrompu par l’influence extérieure. Contrairement aux deux premiers exemples, qui montrent comment un missionnaire britannique et un photographe américain ont respectivement utilisé une horloge mécanique pour définir la nature de leur rencontre avec les peuples indigènes, les deux derniers exemples illustrent le pouvoir du sujet photographique à réaffirmer le contrôle sur sa propre représentation.

Dans le cas de la photographie de Seydou Keïta d’un jeune homme dans son studio photographique, la mise en forme de la scène a probablement été entièrement dirigé par le portraitiste. La tenue sophistiquée du modèle et sa sélection d’icônes technologiques utilisées, [ telle qu’un Jaz Oblic NDLR], comme accessoires de studio animent son désir d’embrasser la modernité cosmopolite. Dans la mesure où le portrait de Seydou Keïta représente un désir de se positionner dans le monde de la modernité matérialiste, c’est aussi un geste de défiance, un refus d’être représenté comme sujet colonial. Apparitions 2 du diptyque de James Luna représente également un acte de défiance. La dissimilarité évidente entre les objets tenus par William Benson et James Luna – un traditionnel panier tissé à la main d’une part et une horloge d’usine produite en série d’autre part  -peut inviter à une réponse initiale qui met l’accent sur le progrès et l’évolution. Mais le message, de la différence et du changement, est immédiatement coupé par la similitude frappante entre les deux hommes : leur posture, leur expression  et même la similitude étonnante de leurs visages moustachus. Ils pourraient être frères. En jumelant ces deux images, il faut considérer si Luna nous invite à réévaluer de façon critique le rapport entre tradition et modernité, authenticité et inauthenticité, passé et présent.

L’un des défis pour l’anthropologie de nos jours est de réexaminer l’héritage de son propre passé et de développer le dépôt d’images qui constituent un sédiment permanent des connaissances archivistiques, répartis dans les strates de l’histoire de la discipline. Tandis que le caractère de base de la photographie elle-même, a été définie par l’hypothèse de son rendu précis, mécanique et impersonnel de la « réalité », réalité et fiction, objectivité et subjectivité, réalisme et fantaisie.

L’étude de la photographie dans l’histoire de l’anthropologie est habituellement compartimentée dans la sous-discipline de l’anthropologie « visuelle ». Par définition,
l’étude du visuel suppose que le sujet de l’enquête est intrinsèquement visible pour
l’œil observateur. Pourtant, je dirais que les points d’analyse les plus importants qui ressortent de cette enquête sur les photographies d’horloge ne sont pas les traces de
la culture visuelle et visible, mais plutôt les éléments invisibles et cachés juste sous la surface de l’analyse visuelle et de l’observation. Comme les mécanismes internes de l’horloge elle-même, qui fonctionnent en arrière-plan derrière le cadran, chacune des quatre photographies analysées ci-dessus ne peut être comprise qu’en analysant ce qui n’est pas représenté dans l’image : ses motivations et ses désirs.

[NDLR : Nous ne pouvons qu’adhérer et admirer cette conclusion et comparaison horlogère de Christopher Steiner , sur la relecture qu’il faut faire d’une photographie qui comme une horloge cache derrière son cadran une mécanique qu’il faut analyser et comprendre. Cette volonté d’aller au delà des apparences, ne pas se laisser abuser par une photographie supposée être le summum de la « réalité », est notre démarche depuis l’origine dans les articles d’analyse de Jazlebontemps ]page 338page 339page 340page 341page 342page 343page 344page 345page 346page 347page 348page 349page 350page 351page 352page 353page 354page 355page 356page 357page 358page 359page 360page 361page 362

La Vie du Collectionneur n°217 Mars 1998 Les pendules de cuisine

La vie du collectionneur n°217 Mars 1998La Vie du Collectionneur n°217 Mars 1998 Les pendules de cuisine ,article par Roger  Gateau . La vie du collectionneur n°217 Mars 1998 page 15 bEtrange erreur de la part de Roger Gateau, qui est d’ordinaire un auteur sérieux et documenté, la pendule Bayard en fer forgé , la 2R817 modèle emblématique de la marque avec son style spatial , n’est pas du tout des années 50 mais de 1967 et surtout elle n’est pas sur cette photo dotée de ses aiguilles d’origine et celles de remplacement ne sont vraiment guère adaptée . Encore une erreur du typographe ou de l’auteur : la pendule n’est pas une Carrer mais une CARREZ célèbre marque fondée par Léon Carrez à Champagnole dans le Jura.  En revanche nous adhérons totalement à son conseil judicieux : n’achetez que des horloges en bon état. Ne croyez jamais les vendeurs qui prétendent ne pas avoir testé de piles sur leur pendule : même au fin fond du désert du Kalahari ou du Sahara il y a des piles, c’est du vécu: il y a des piles dans la télécommande de la télé, de la souris, etc . C’est un mensonge pour les enfants naïfs. Suivez son conseil : pas de vide greniers sans un jeu de pile dans les poches!La vie du collectionneur n°217 Mars 1998 page 16aLe choix d’une MERVEX , sous marque de FFR  est discutable, autant que la sélection de cette superbe FFR qui est hélas dénaturée par le noir et blanc …649-58-ffr-catalogue-1968-page-3….la voici en couleurs , issue d’un article de notre site FFR Romanet.La vie du collectionneur n°217 Mars 1998 page 17aLe choix d’une SINPAL ( pas SIMPAL ) n’est guère représentatif tellement cette marque suisse est confidentielle et sous-traitait ses horloges murales .

Collectionneur & Chineur n°55 Mars 2009 Les réveils « je les restaure tous « 

C& C la UNECollectionneur & Chineur n°55 du 6 Mars 2009 Les réveils « je les restaure tous ».C & C page26Page 26C&C page 27 Page 27 C&C page 28Page 28 C& C page 29Page 29

 

ANALYSE PAGE PAR PAGE

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A/ Ce petit Smith animé a été décliné à l’infini autour de 1954 , en 1940 les anglais avaient autre chose à faire que des réveils animés  ;  il est parfois doté d’aiguilles buildings rouges .Comme pour le BABIC de Jaz , la poule picore  .

B/ L’Horbijo est un TRINCIC à répétition , fabriqué par Jaz pour un groupement d’HORlogers BIjoutiers et JOailliers dont c’est l’acronyme .

C/  Météor est une des sous marques de la manufacture de Béthune qui a repris Blangy à sa fermeture en 1954 , si bien qu’on peut trouver cet ensemble en céramique de Viroflay siglé par Blangy .

D/  Le réveil voyage MADIC est de 1981 , pas 1950/1960 .

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A/ Effectivement le POTIC n’est disponible qu’en 1955 .

B / Le petit BLANGY date de 1954/1956 .

C/ Bien que disponible de 1924 à 1935 , le CLUB de Jaz est effectivement rare ; Encore une version dite à cadran blanc : bien que référencée dans les catalogues nous n’en connaissons aucune version lumineuse .

D/ Ce Baby Ben de Westclox n’a absolument rien d’un réveil d’officier , c’est un des grands classiques , de la fabrique de La Salle en Illinois , qui a été vendu en quantités colossales aux particuliers ; il s’agit en l’espèce d’un Baby Ben VI° version , disponible de 1949 à 1956 .

Ce réveil ORALUX ( et non RALUX) est encore une fois présenté comme un réveil pour malvoyants , comme c’est quasiment toujours le cas , sans doute par ignorance mais aussi par appât du gain , sans doute . Il s’agit pourtant d’un réveil tout à fait exceptionnel , sans avoir à lui donner une fonction qu’il n’a pas . Ces 48 picots , au pourtour du cadran , permettent de faire sonner ce réveil autant de fois qu’on le souhaite avec un écart de quinze minutes minimum , pour prendre des médicaments par exemple . oralux (3)Il n’est pourtant pas compliqué de comprendre que cet Oralux ne peut en aucun cas être un réveil pour mal-voyants . Aucun réveil pour aveugles n’a de vitre , afin que ceux- ci ressentent les aiguilles en se repérant à des plots en braille à la place des chiffres qui n’ont aucune utilité , lesquels sont ici absents . N’oublions pas qu’un réveil mécanique de ce type doit être remonté toutes les 30 heures environ et mis à l’heure à chaque fois : préalable impérieux , impossible à réaliser ici . En l’absence de repères , comment sélectionner un de ces 24 picots tous identiques ? Si j’étais cruel et ironique , je dirais : grâce aux couleurs de ceux -ci , qui sont  alternativement pointés par de minuscules points jaunes , bleus ou rouges pour faciliter le repérage aux aveugles .. soyons sérieux et logiques .

Exemples de réveils Braille présentant les caractéristiques évoquées plus haut  , certains affichent des chiffres car ce sont des réveils ordinaires transformés , mais ce type de réveils n’a d’ordinaire aucuns chiffres , lequels sont tout à fait inutiles   . L’Institut Valentin Haüy , fondation pour les aveugles, proposait des minuteurs Jaz à picots en 1967.

DH est l’acronyme de Diette-Hour ; attention à la tentante confusion sur Hour qui n’a rien à voir avec la traduction anglaise de heure . Cela ne s’invente pas : il s’agit d’un  horloger , nommé Charles Hour , qui avait repris la manufacture de son ex-patron Diette . Ce type de réveil à balancier n’est pas début XX° siècle , il est typiquement milieu/fin XIX° et Diette-Hour n’existe que de 1881 à 1891. Voir notre site Hour-Lavigne .

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A/ Quelle étrange demande , concernant le TROTTIC à cadran noir , ou mauvaise interprétation du journaliste ?  Comme son nom l’indique , il y a bien une trotteuse mais elle est centrale et c’est d’ailleurs la particularité de ce réveil ? En haut du cadran c’est bien entendu l’aiguille de la sonnerie .

B/ Pour le globe dont le socle contient une music box  , la marque WINDMILL  ( moulin à vent) n’est ni anglaise , ni américaine mais japonaise . On le trouve sous toutes sortes de marques dont LANCEL  sans la base qui contient la boîte à musique , dans ce cas il est made in Germany .

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VANITIE n’est pas la marque de ce réveil épais , mais le nom de ce modèle fabriqué par Waterbury Clock & Cie  ( 1880/1898) dans le Connecticut et il ne date forcément de 1907 . La date portée au dos est celle du dépôt de brevet , comme les CLASSIC de Jaz qui arborent au dos des brevets bien antérieurs à leur date de production  . Avant la grande dépression cette entreprise était la plus importante des USA .

PLUTO , réveil animé par Bayard , présent aux catalogues 1964/1965 ou 1967 : la référence G signifie réveil mécanique 30 heures  ; A pour réveil animé .junghans animé Le réveil sur le thème du football  est présent en fait au catalogue Junghans 1929 , page 36 référencé 56/26 , logiquement nommé FUßBALL mais , oubli étonnant , il est animé : le joueur de gauche envoie le ballon rouge

Petite confusion Pfeilmarkese se traduit par la marque aux flèches, le logo de HAÜ pour Hamburg -Amerikanische Uhrenfabrik que l’on pourrait traduire par Usine Horlogère Américaine de Hambourg  , qui n’a rien d’américaine et dont le siège a bien été à Hambourg mais vite transférée à Schramberg  au Württemberg  qu’elle inscrivait sur ses horloges en tant que pays d’origine , au lieu de «Allemagne» , ce qui est quasi unique . En effet , même après la création du II° Reich en 1871, et après que la loi McKinley des États-Unis de 1890 ait exigé que tous les articles d’importation demandant l’entrée soient » localisées  » avec le pays d’origine ,  HAÜ fait preuve d’un étrange chauvinisme intra-allemand en faveur de ce petit royaume , membre de l’Empire , alors que son nom revendique deux autres toponymies : vraiment incohérent . L’autre originalité de HAÜ ce sont ces cloches pour le moins  » baroques » pour des français mais assez répandu outre -rhin . Ce réveil appelé Klein-Fonos – on comprend pourquoi – est référencé 44 dans le catalogue HAÜ de 1913 .

Concernant le réveil japonais jaune par Fashion , le type pendule en plastique n’existe évidemment pas , en revanche elle est bien de style neuchâteloise comme la NEUSTIC ou la NEUVIC de Jaz

UNIS-FRANCE n’est pas la marque de ce réveil surmonté d’un chien :  voilà une erreur bien répandue : il s’agit d’un label – pas d’une estampille ou d’une marque ou d’un logo – que l’on peut trouver dans le cou d’une poupée , sur une lame de rasoir , une lampe , un cadenas ou des réveils comme les Scout de la manufacture de Béthune qui adhéra à cette union hétéroclite de fabricants français . UNIS est l’acronyme de l’Union Nationale Inter Syndicale des Marques Collectives , on peut le comparer à la mention Made in France en ce qu’il garantit un produit français .

Collectionneur & Chineur n°66 Septembre 2009 Réveils Jaz

C & C n°66 page 0Collectionneur & Chineur n°66 du vendredi 18 Septembre 2009                                       Numéro Spécial 100% fichiers collection .C & C n°66 page 1 aL’auteur de l’article et des photos , Jean Pierre Hossann , a pris comme source le livre de Karine Myotte : bien lui en a pris puisque cet article est quasiment sans erreur , contrairement aux autres publications que nous avons analysées jusqu’à présent . Cet article est une page à découper et à classer dans la catégorie Histoire des marques .C & C n°66 page 2 aSeules petites erreurs : cette affirmation selon laquelle ce serait à partir de 1975 que le jaseur disparaît des cadrans . Nous l’avons déjà dit , c’est très exagéré : seuls les quatre premiers quartz , MILTICLODRIC , PROFIC et GLECIC en sont dépourvus mais cela se limite à cette catégorie ; au catalogue 1980 , tous les Jaz ont encore un jaseur boréal triomphant au dessus du logo et cela jusqu’en 1983/1984 ; il ne disparaît qu’en 1985 avec les dénominations en -IC et encore est il maintenu sur les anciens modèles . En fait cette erreur trouve son origine dans un article dans la même revue , un an auparavant et sera reprise en 2013 dans un article d’Aladin , puisque ces articles sont des compilations les uns des autres .                                                                                                                             Autre erreur : si en 1995 la CGH cherche un repreneur pour Jaz , la marque ne disparaît pas avant l’an 2000 .

 

La Vie du collectionneur nov.2000 n°341 « Pendulettes à petits prix »

la vie du collectionneur 10 novembre 2000La Vie du collectionneur novembre 2000 n°341 , article « Pendulettes à petits prix » par Roger Gateau , textes et photos .la vie du collectionneur 10 novembre 2000 page 19page 19 Roger Gateau était le spécialiste de l’horlogerie pour la Vie du Collectionneur ;   on lui doit de bons articles sur Les montres Jaeger-LeCoultre , La production Cartier , Toute l’horlogerie à Villedieu les Poêles ou Les montres de femmes  et d’ailleurs il s’agit de l’article le mieux rédigé et le plus compétent de notre rubrique sur les articles de presse à propos de Jaz . Donc pas d’erreurs à signaler , même les cotes établies restent valides vingt ans plus tard , malgré l’obstination des revues à ne pas parler de leurs concurrents qui était déjà bien présent en 2000 , les sites internets .page 20 (2)page 20 ; la pendule type 400 jours par Jaz est une CLOCHIC  , effectivement produite par HERMLE , comme toutes les autres pendules de ce type estampillées Jaz . Cet horloger allemand de gros ne vendait qu’à des confrères . Dans l’encart Des marques et des pays , l’auteur semble croire que seuls les suisses et les allemands ont exportés leurs production et dotés les concurrents de leurs mouvements . Si les allemands sont bien les spécialistes des 400 jours et imitations , toutes plus chargées les uns que les autres dont on leur reconnait bien volontiers la paternité , n’oublions pas que Jaz a doté de nombreuses marques étrangères tant en calibres mécaniques , qu’en transistor et particulièrement pour les pendules murales .page 21page 21. La pendule au centre en forme de blason est une NOBLIC en pollopas . C’est un des rares reproches que l’on peut faire à l’auteur si l’on veut être précis , l’exacte définition des horloges , lui qui fait étrangement de cette Jaz une pendulette .                                     Une pendule est l’abrégé d’une horloge à pendule  du latin  pendulus (« pendant ») : « chose pendante, qui pend » donc avec balancier ou poids , les autres sont des horloges concernant celles à suspendre ; Pour ce qui est des gardes temps à poser : ce sont des réveille-matin , abrégé en réveils , s’ils …réveillent tout simplement . On notera que réveille-matin , qui est invariable au pluriel en orthographe traditionnelle non réformée ,  peut prendre un S de nos jours mais le terme est vraiment vieilli de nos jours et quasi inusité . Si bien que l’objet qui réveille , à savoir le réveil porte le nom de ce qu’il provoque le réveil . Les pendulettes seraient celles qui ont un pendule ou balancier , mais en fait l’usage nomme ainsi celles qui donnent l’heure mais n’ont pas la fonction réveil . Mais tout cela est relatif  puisque selon Victor Hugo : »  En ce monde tout est pendule . Graviter c’est osciller. Un pôle veut l’autre «  dans l’ Homme qui rit, t.2, p.27 . Magnifique mise en abîme pour tout collectionneur de pendules qui est est donc lui-même pendule …page 19 1page 19 dessus page 19 2page 19 dessous page 20 (1)page 20 dessuspage 20 (2)page 20 dessouspage 21 1page 21 dessus page 21 2page 21 bas

Le Chineur n°128 Juin 2008 Réveils Jaz L’oiseau qui swingue

le_chineur_128_(1)[1]Le Chineur n°128 Juin 2008 , article titré La marque Jaz ;le_chineur_128_(3)[1] page 16                                                                                                                           Etrange affirmation qui fait du fondateur de Jaz , qui était issu de l’industrie lourde , un spécialiste en radio ; il faut lire  GALBIC pas JALBIC ;le_chineur_128_(2)[1]page 17 ;  erreurs d’imprimerie pour certaines dénominations ? coquilles ou humour ? pas de réveil qui s’appelle xoxoxoxoxox  évidemment mais plutôt BURBIC  et  CLOISIC pas CHOISIC mais aussi LETIC et pas COUTTIC .le_chineur_128_(4)[1]page 18    Avec autant de perles et de coquilles , Le Chineur est une revue pour ostréiculteurs plutôt que pour collectionneurs : il faut lire Scemama le_chineur_128_(5)[1]page 19                                                                                                                                                  Cette affirmation selon laquelle ce serait à partir de 1975 que le jaseur disparaît des cadrans est très exagérée : seuls les quatre premiers quartz , MILTIC, LODRIC , PROFIC et GLECIC en sont dépourvus mais cela se limite à cette catégorie ; au catalogue 1980 , tous les Jaz ont un jaseur boréal triomphant au dessus du logo et ce jusqu’en 1983/1984 ; il ne disparaît qu’en 1985 avec les dénominations en -IC et encore est il maintenu sur les anciens modèles . Tout aussi injustifiée l’affirmation selon laquelle la bakélite est employée dans le moindre réveil : au contraire les boîtiers en bakélite sont bien rares puisque nous n’en recensons que 24 , auxquels il faut rajouter quelques socles dans cette matière . Cet article de 2008 est la dernière intervention publique de Jean- Stéphane Véga qui avait déjà participé aux articles de la Vie du Collectionneur en 1996 et le Collectionneur Français en 2000 . En revanche c’est pour le moins inélégant de la part de Dominique Jacquemin de ne pas citer son site , c’est même une faute professionnel .

La Vie du collectionneur n°122 Mars 1996 un festival de Jaz

Véga collection page 1page 4 ;  En 1996 ,  Jean Stéphane Véga en était au début de sa collection avec seulement 150 réveils . Autres temps autres mœurs , sans internet , les collections se construisaient beaucoup plus lentement . En outre l’avenir prouvera qu’il a privilégié la qualité et une certaine sélection selon ses goûts plutôt que la quantité ; D’ailleurs le CLUB , en haut à droite ,  est un des Jaz les plus difficiles à trouver . Le choix est fait , dans cet article , de ne pas donner leurs dénominations au Jaz au profit du nom des calibres , sans que nous sachions s’il s’agit d’une option ou d’une manière de camoufler certaines lacunes . Nous penchons toutefois pour cette dernière hypothèse quand on constate qu’il nomme  » Réveil – Kodak «  ce qui est en fait un PHOTICVéga collection page 2page 5 ; Nous devons rendre hommage à Monsieur Véga qui a été un pionnier dans la collection des Jaz , a créé un des premiers sites pour collectionneurs http://jsvega.free.fr/  dont on voit déjà dans cet article qu’il cherche alors leur contact . C’était le premier site qui contenait les prémices d’une histoire de la marque , décrivant quelques mouvements et montrant des objets liés à la marque . Il a poussé la passion du collectionneur de réveils jusqu’à quitter sa profession de professeur de musique pour passer un CAP d’ horloger et ouvrir sa boutique de réparations et ventes d’horlogerie . Hélas ce choix professionnel , à rebours de la tendance actuelle , était voué à l’échec et il n’a pas actualisé son site pourtant prometteur pendant des années , se vouant à une autre passion : le Jazz à haut niveau comme saxophoniste , dont le titre de cet article est donc la prémonition : un festival de Jaz.la-vie-du-coll-122-mars-96Monsieur Véga fera l’objet d’un nouvel article dans le Collectionneur Français en 2000 et un dernier article dans le Chineur en Juin 2008.