ALADIN n°127 Janvier 1999 « Collectionnez les réveils »

ALADIN, le magazine des chineurs, a périodiquement abordé notre sujet de prédilection, avec plus ou moins de bonheur ; Nous avions été contraints de décortiquer avec sévérité celui de Janvier 2013 qui comportaient d’affligeantes billevesées et chanter les louanges de celui de Juin 2022 dont Cécile Ybert était l’autrice qui avait déjà officié en 1999 pour celui-ci. Il ne peut donc s’agir d’un hasard si ce dernier nous apporte la même satisfaction.

Quelle bonne surprise de trouver une photographie de l’improbable et rarissime réveil à système Fanthou , auquel nous pouvons enfin consacrer un article, au chapitre des réveils insolites ( à venir très prochainement).

Encore une fois nous ne décelons qu’une petite erreur, qui lui a été dicté par un bien mal informé collectionneur: la SMI, qui n’a jamais été spécialisée dans les pétrins mécaniques, aurait disposé à ce titre d’un stock de laiton après la seconde guerre.

Or Michelet Loiselet, professeur de la Chaire de Biochimie au CNAM, issu d’une famille au savoir-faire centenaire en matériels pour les boulangers, lui-même inventeur de plusieurs innovations significatives et primées dans le domaine de la panification, a consacré plusieurs articles à l’évolution de la boulangerie : depuis 1907, avec l’invention du premier batteur planétaire, puis 1910 avec les premiers pétrins de type oblique et les fameux Artofex. Jusqu’en 1960 qui voit l’arrivée du pétrin à spirale à pétrissage encore plus intensifié . Tous ceux décrits étaient d’abord en bois puis en acier inoxydable, évidemment pas en laiton pour des raisons évidentes d’hygiène et de fragilité de ce métal, dont d’ailleurs personne ne disposait de stock, pendant ou après guerre, pour des raisons évidentes de restrictions et de pénuries.

à une exception près : les usines d’armement pour les balles et les obus ! Exactement ce qu’était la Société Méridionale d’Industrie de Monsieur Léon PAULET, créée initialement sous la dénomination Société des Etablissements Léon Paulet, qui fait fortune en fabriquant obus et balles de tous calibres pendant la Grande Guerre.

A l’issue de celle-ci, elle est contrainte de recycler ses machines-outils en tant que sous traitante de l’industrie automobile et enfin produire un trentaine d’automobiles sous son nom propre, dont il ne subsiste hélas que trois spécimens.

La fin de la seconde guerre mondiale impose à ses descendants la même problématique et de nouveau une conversion radicale, qui se fait cette fois vers l’horlogerie sous le nom de SMI en espérant avoir plus de succès que dans l’automobile, avant d’être absorbé dans les années soixante par Jaz.

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s