The Crown Le principe héréditaire 2020 Saison IV Episode 7

un LOUVRIC à l’asile sur la table de chevet de Katherine Bowes -Lyon sous un portrait de la princesse Margaret incarnée par Helena Bonham Carter

Par une ironie , tragique mais certainement involontaire, car nous doutons que les décorateurs de la série royale au succès mondial THE CROWN, aient eu connaissance du nom français de ce réveil : ils ont posé au chevet de ce membre de la famille royale qui n’a jamais fréquenté Buckingham Palace, un LOUVRIC qui fait référence au palais des rois de France. On notera que c’est une première version de la première production du LOUVRIC puisqu’il arbore un jaseur boréal à queue basse. Modèle charnière produit à l’époque de la modification du jaseur en 1967, on peut trouver le LOUVRIC avec le jaseur à queue basse mais aussi à queue haute . Néanmoins la définition de l’image n’est pas suffisante pour distinguer certainement un LOUVRIC d’un MOLTIC , modèles très proches par bien des points , si pour la beauté de l’histoire un LOUVRIC nous arrangerait , il est tout aussi probable que ce soit un MOLTIC , lequel arbore pareillement les deux jaseurs.

The CROWN est une série dramatique américano-britannique, bardée de dizaines de récompenses et de nominations, qui retrace les rivalités politiques et familiales, intrigues et événements qui ont marqué le règne de la reine Élisabeth II et la seconde moitié du XXe siècle avec une fidélité historique assez remarquable dans l’ensemble
Katherine Bowes-Lyon (1926-2014) et sa soeur Nerissa Bowes-Lyon (1919-1986)
Les cousines cachées de la reine Elizabeth dans un hôpital psychiatrique

Titre original de l’épisode The Hereditary Principle
En proie à des problèmes de santé mentale, la princesse Margaret cherche de l’aide et découvre un terrible secret concernant des membres de la famille royale que l’on a fait passé pour mortes mais qui sont enfermés dans un hôpital psychiatrique, à savoir Nerissa Bowes-Lyon (1919-1986) et Katherine Bowes-Lyon (1926-2014) toutes deux filles de John Herbert Bowes-Lyon et de son épouse Fenella Hepburn-Stuart-Forbes-Trefusis. John est le frère d’Elizabeth Bowes-Lyon, la reine mère du Royaume-Uni dite Queen Mumm. En conséquence Nerissa et Katherine sont les cousines germaines de la reine Élisabeth II et de la princesse Margaret.

Trudie Emery interprète Katherine et Pauline Hendrickson est Nerissa

 Les deux actrices ont des troubles d’apprentissage dans la vraie vie et participent aux ateliers d’art dramatique de leurs propres établissements de soins, où les auteurs ont effectué des castings afin de coller à la réalité du handicap mental.

De retour à Londres, la princesse Margaret accepte de se faire aider par une psy. 

Dès les premières minutes de la consultation, cette dernière évoqua l’existence de ses cousines Nerissa et Katherine Bowes-Lyons. Les filles de l’oncle Jack, frère de la reine-mère, sont enfermées dans un asile psychiatrique.

Lorsque la princesse Margaret évoque les deux cousines issus de germains à la reine, cette dernière indique qu’elles sont mortes. Mais Margaret insiste et affirme qu’elles ne sont pas mortes. Après vérification aux archives, Nerissa et Katherine sont bien inscrites comme décédées, dans les archives officielles. « Comme c’est étrange », s’exclame la princesse Margaret.

La princesse Margaret retrouve son ami catholique Dazzle. Elle l’emmène dans un asile psychiatrique et lui demande d’agir en tant que prêtre. Il doit retrouver Nerissa et Katherine, que Margaret soupçonne ne pas être mortes mais internées.

En réalité, les deux cousines de la reine sont bien vivantes et malgré leur handicap mental savent très bien qui elles sont et qu’elles sont les cousines d’Elizabeth II. Selon le prêtre, il y a également trois autres cousines internées dans cet établissement, qui elles aussi sont atteintes par une maladie mentale. Une maladie génétique avait décimé des membres masculins de la famille dans la petite enfance et provoqué un retard mental chez les femmes.

Queen Mother Princess Margaret & Queen Elisabeth II

La princesse Margaret s’empresse d’aller voir sa mère. « Cinq, cinq, maman, cinq membres de votre famille proche et internées, ce sont vos nièces », s’esclame Margaret. La reine-mère s’énerve lorsque sa fille lui parle des membres de sa famille qui sont internées. « Si on n’entre pas dans le moule parfait alors on sera craché dessus, écarté ou pire, déclaré mort », s’emporte Margaret choquée par le sort réservé à ses cousines.

Après que Margaret s’est calmée, la reine-mère retrouve sa fille et tente de se justifier. Elle lui explique que ses nièces souffrent de « crétinisme » et de « débilisme ». Selon la reine-mère, les antimonarchistes pourraient mettre en avant ce problème de santé pour justifier l’arrêt de la monarchie qui tient uniquement à une personne, laquelle pourrait avoir une défaillance mentale. « Le patrimoine génétique de cette famille ferait mieux d’avoir un taux de pureté de 100% », explique la reine-mère à sa fille, en reprenant les termes de leurs détracteurs.

Face à sa psy, Margaret lui demande si elle est destinée à « devenir folle ». Mais la psy la rassure, le gène récessif de leur état de santé vient de la famille Clinton et plus précisément du 21e baron Clinton. Les cousines souffrent d’un trouble du développement qui est transmis par des liens de sang, or Margaret et Elizabeth II partagent des liens de sang du côté paternel et non maternel. Mais la psy lui prescrit tout de même une psychothérapie, de l’exercice physique et des médicaments.

Lorsque Nerissa est morte en 1986, aucun membre de sa famille n’a assisté aux funérailles. Elle est enterrée au cimetière de Redhill. Sa tombe était signalée par une étiquette en plastique et un numéro de série jusqu’à ce que son existence soit révélée dans les médias, après quoi la famille royale a ajouté une pierre tombale.

Never complain , never explain  Ne jamais se plaindre; ne jamais expliquer. Depuis le lancement de la série sur Netflix, la famille royale d’Angleterre garde un œil lointain sur la série, prenant systématiquement des distances et faisant bien attention à ne pas réagir. Mais la saison IV, qui vient de sortir, est tellement cinglante pour les Windsor, que la Couronne ne peut pas rester de marbre. Si la série se base sur des faits historiques réels et si ses auteurs semblent très bien renseignés, il s’agit néanmoins d’une fiction et plusieurs scènes sont purement inventées voire fausses comme Margaret Thatcher demandant à la Reine de dissoudre le Parlement, l’épreuve de Balmoral où les membres de la famille tendraient des pièges à leurs invités, etc. Toutefois la qualité de jeu et la force des images sont telles que le secrétaire d’État au Numérique, à la Culture et aux Médias, Oliver Dowden et l’actrice qui interprète Margaret ont récemment dû intervenir pour rappeler qu’il ne s’agit nullement d’un documentaire mais d’une fiction : deux genres bien distincts. Même le Comte Spencer, frère de la défunte Diana, s’en mêle et demande aux téléspectateurs de garder « un œil critique » sur la série alors même que sa sœur est présentée comme une victime et Charles comme un salaud.                                                                                              

Hélas cet épisode , en l’occurrence, colle à la réalité et l’histoire tragique des cousines Bowes-Lyon est bien réelle

Lors de l’épisode 8, nommée 48 contre un, apparaît une horloge à poser sur une cheminée du Yacht Royal Brittannia, où travaille l’écrivain Michael Shea, le chef du service de presse de la Reine, qui est également écrivain. Pendule qu’on ne peut totalement certifier et identifier, mais qui reprend la forme trapézoïdale en éventail si typique et propre à la marque anglaise METAMEC, dont nous avons évoqué la collaboration avec Jaz.           

Les plus observateurs des abonnés à Netflix auront sans doute pensé reconnaitre dans l’épisode suivant le 9 nommé Avalanche, sur la table de chevet du Prince Charles, un réveil Jaz de voyage en témoin d’une valse adultère des portraits de Camilla, remplacés opportunément par ceux de Diana, qui va arriver à Highgrove House, la résidence privée du Prince de Galles.

Ils n’auront pas tout à fait tort puisqu’on reconnait les volutes décoratives de la lunette des REISIC, mais le cadran est à chiffres romains et l’on voit le nom d’Europa et non le jaseur boréal : rien d’étonnant à cela puisque Jaz confiait à la firme de Senden la production de ses réveils de voyage, comme la moitié des entreprises horlogères européennes de la deuxième moitié du XX° siècle.

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