DORMIC , grand réveil , gamme des Gros Jaz , mouvement mécanique , calibre 2U . Nouveauté du catalogue 1957 à la page 16 , référencée 1092-31 . Boîte , gros bouton d’interruption et pieds boules : tous chromés ; cadran zone centrale soleillée , zone des heures blanches , chiffres cernés de noir , aiguilles noires , aiguilles et points lumineux . Diamètre 9,5 cm, poids 435 gr . Son calibre 2U à tic tac discret qui respecte le dormeur est à l’origine de son nom de DORMIC et explique la mention SILENTIC au cadran ; vous noterez qu’ il ne s’agit pas d’un argument publicitaire exagéré , les Silentic sont réellement silencieux : il faut mettre l’oreille contre le réveil pour s’assurer qu’il fonctionne bien .
La trotteuse est remplacée par un petit disque strié qui tourne dans un petit orifice ménagé sous l’axe central au dessus du logo et c’est en fait le meilleur moyen de s’assurer qu’il fonctionne puisque contrairement aux autres Gros Jaz vous ne l’entendez pas .
Le DORMIC est disponible du catalogue 1957 à 1959/60. Nous avons créé un panorama des Gros Jaz pour différencier aisément les grands réveils de la fin des années 50 au début des années 60 .publicité Paris Match n° 442 , Sept 1957 , tiers de page format 34,5 x 12,5 cm
MIBRIC , grand réveil , gamme des Gros Jaz , mouvement mécanique , calibre 1U . Nouveauté du catalogue 1957 à la page 15 . Boîtier en métal laqué , bélière , cadran crème , chiffres et aiguilles bruns , verre bombé , pieds antigliss , aiguilles et points lumineux . Diamètre 9,5 cm . Disponible en deux couleurs de boîtier : crème réf.1016-21 et vert réf.1016-51 . Dernière apparition au catalogue 1959/60 . Il est esthétiquement très proche du KUNIC , qui en était la version à boîtier chromé , et d’autres grands réveils de la fin des années 50 et début des années 60 , aussi avons nous créé un panorama des Gros Jaz pour les différencier aisément . Il est identique au BRIMIC , son anagramme, ne s’en différenciant que pas son calibre et par conséquent l’absence d’une trotteuse centrale .
SIBLIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre J . Nouveauté de 1953 (alors référencé 363-11), présent dans le catalogue 1955 à la page 9, référencé 363-15 . Boîtier en métal doré , cadran argent , chiffres en relief , aiguilles et points lumineux . Format 7,5 x 7,5 cm .Jusqu’au catalogue 1958, il est référencé 363-15 en raison de son cadran doré à zone centrale dorée . A partir du catalogue 1959/60 son cadran est uniformément argenté et sa référence devient donc 363-11 . Dernière apparition au catalogue 1960/61 .
SIBLIC 363-15
Il est , de par sa forme et son format , le successeur de son anagramme -imparfait -le BLAISIC . Il est doté du même cadran que le CRAVIC . Le SIBLIC est la version sans socle du BALSIC .
publicité Paris Match , format 35 x 13 cm .publicité Reader’s Digest 1954 , format 18 x 13 cm .
FRANCIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre J . Nouveauté du catalogue de Novembre 1950 à la page 5 . Boîtier en métal laqué écaille acajou , réserve avant cuivrée , cadran en relief métal argenté , chiffres romains ou arabes , aiguilles et points lumineux . Diamètre 7,6 cm , poids 190 gr .
version 466-10 non-lumineuse photos courtoisie du collectionneur Marc Barat
Socle fabriqué par le fondeur ALUVAC , bien connu des collectionneurs de Solido et Scooter ( voir ci-dessous et après les publicités )
Affichette de vitrine fournie aux horloges affiliés avec la Jazette de Novembre 1950
TABLEAU CHRONOLOGIQUE par Mariano MACOR
Le FRANCIC est clairement présenté par Jaz comme un JAZIC en réduction .publicité Paris Match n°105 , Mars 1951 , format 35,5 x 13,5 cm ( non signée mais il s’agit d’évidence d’un travail de BYDO .publicité couleur par BYDO pour le Reader’s Digest , format 18,5 x 13,5 cm . publicité par BYDO , Paris Match n°90 , le 9 XII 1950 .publicité Paris match n° 299 , déc .1954 , tiers de page
Il est tout d’abord proposé en 1950 avec un boîtier doré brillant , un socle et la cloche arrière laqués ivoire , réf . 466-10 pour la version Lx et 466-11 pour la version NL. En 1951 un écrin en fer à cheval est proposé en option . En 1953 la version non lumineuse 466-11 n’est plus en vente , en revanche apparaît une version supplémentaire à boîtier et socle de couleur écaille acajou , réf 466-37 , ils disposent toujours de l’écrin fer à cheval en option mais maintenant au choix avec un écrin chapelle . En 1955 , le tout premier modèle doré réf . 466-10 n’est plus disponible , la version écaille acajou réf. 466-37 est toujours en vente et on lui ajoute une version à chiffres arabes et l’ensemble socle et boîtier peint de couleur ivoire , réf 466-19 qui peuvent encore être dotés d’un écrin fer à cheval ou chapelle . Pas de changement en 1956 , en revanche en 1957 la version ivoire réf. 466-19 disparaît ainsi que les écrins qui ne sont plus disponibles . Seule la version acajou réf.466-37 est toujours en vente dans les catalogues 1957 , 1958/59 , 1959/60 et enfin 1960/61 pour la dernière apparition du FRANCIC. Socle du FRANCIC en aluminium moulé estampillé ALUVAC en relief. Après la Grande Guerre , Ferdinand de Vazeilles Directeur du Laboratoire et des Ateliers Thermique des Automobiles , chargé par le Ministère de l’Armement d’une mission en Angleterre , découvre l’existence de la technique peu usité de la fonderie d’aluminium sous pression . En 1919 il crée la première fonderie française sous pression à Paris qu’il transfère à Nanterre en 1925 et baptise ALUVAC , fonderie de précision .. Il connaît un succès foudroyant en fournissant tout d’abord l’industrie automobile avec les premiers carters fondus sous pression mais si cette marque et Monsieur de Vaizelles restent célèbres de nos jours , c’est parce qu’il réalise les premiers jouets exploitant ce procédé pour des petites voitures qu’il décide de commercialiser lui même sous le nom de SOLIDO .
Publicité et Usine ALUVAC 22 boulevard National à Nanterre .
C’est bien naturellement que Jaz , alors implanté à Puteaux , fait appel à son fameux voisin de Nanterre pour fondre les pieds de ses FRANCIC . La dénomination FRANCIC sera réattribuée en 1978 à une horloge murale .
La Smi , Société Méridionnale d’Industrie implantée à Marseille , a fait également appel aux services d’Aluvac pour certains de ses socles .
SUIVIC , pendule à poser , gamme Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre K , 8 jours d’autonomie , 7 pierres , sans fonction réveil . Nouveauté du catalogue 1956 à la page 4 , référencée 846-10 . Boîtier et socle en métal doré , cadran argenté , chiffres et points d’heures rapportées en relief , vitre en verre plat biseauté , non-lumineux . Format 13,5 x 14 cm , poids 710 gr .On notera que le SUIVIC partage avec le GRANDIC les mêmes aiguilles et les petits plots en guise de points d’heures .
HOMIC , pendule à poser puis réveil , gamme Jaz de Luxe et gamme Jaz à Tirage Limité , mouvement mécanique , calibre K puis AF dans sa version 1AF , 11 jewels , 8 jours d’autonomie . Nouveauté du catalogue 1957 à la page 4 , référencée V872-10 . Format 16,5 x 14,5 cm , poids 880 gr .Boîtier en métal doré ; cadran argenté mat , fond noir décoré de rayons dorés ; quatre chiffres et huit index de métal doré en fort relief , aiguilles alphas , aiguilles façon or , non lumineux , vitre en verre plat . En 1961/62 la HOMIC , qui était dotée depuis 1957 du calibre K , hérite du calibre AF . Ce changement n’est pas sans conséquence puisque , si l’autonomie reste de 8 jours , le nouveau calibre AF est doté de la fonction réveil que n’avait pas l’ancien K . Ainsi équipée , de pendulette à poser , la HOMIC devient un réveil qu’il est aisé de distinguer de la version précédente , puisqu’elle affiche évidemment une troisième aiguille au cadran , mais surtout parce que le décor est inversé en façade : la partie noire est désormais en bas et la partie dorée gagne le haut . En conséquence ses références sont modifiées et deviennent 813-10 . Lors de sa première apparition en 1957 , elle appartenait à la catégorie desTirages Limités, toutefois le succès a sans doute modifié l’intention originelle puisqu’elle sera disponible jusqu’au catalogue 1962/63 . Sa silhouette de maison , avec son petit toit à deux pans , est à l’origine de son nom anglicisé de HOMIC .
En 1950 Jaz produit 1.400.000 réveils , son usine de Puteaux a dû chasser ses bureaux vers le Siège Social parisien de la rue de la Boétie , en outre des ateliers ont été ouverts à Annecy et rue Bayen à Paris mais cela ne suffit pas encore . Afin de faire face à son expansion galopante , Jaz prend la majorité du capital de la SAP -Société Alsacienne de Précision- dont l’usine alsacienne fabriquait les productions de « Carat horlogers de précision » et elle absorbe cette dernière marque . Jaz fait ainsi une double bonne affaire : elle s’installe en Alsace à Wintzenheim près de Colmar dans son immense usine et hérite des calibres de précision de Carat dont le « 100 »rebaptisé par Jaz « AB » à 7 pierres et sonnerie limitable .
Ce calibre AB représente une telle innovation avec sa sonnerie limitable – toujours transcrite sous cette forme insistante li-mi-ta-ble – que Jaz fait sa publicité en représentant avec audace et pédagogie le dos , et lui seul , de leurs nouveaux réveils , originalité sans doute unique dans le monde de l’horlogerie !
L’arrivée de ce calibre AB dans le giron de Jaz induit l’apparition d’une nouvelle gamme de réveils les « Jaz de Luxe » dont trois réveils sont les pionniers : ALSIC , COLMIC et SAPIC mais bien d’autres suivront dont l’emblématique RIDIC , appartenant tous à la catégorie des Jaz de Luxe : LISIC , CYCLIC , LANDIC , COTIC , MORIC , MARGIC , NATIC , CURVIC , etc .Les mouvements d’origine , le calibre 100 de Carat , sont numérotés mais pas datés …… contrairement aux calibres AB qui sont datés en creux sur la platine , à gauche .dessin de Bydo
Publicité d’Octobre 1952 : Jaz réunit dans cette publicité l’ensemble de ses dispositifs de sonnerie augmentée , diminuée ou améliorée dont le contacteur et la clef de limitation de sonnerie.photos Mariano MACOR
Notre correspondant en Alsace, le collectionneur Mariano MACOR, possède la matrice de découpage des cloches des calibres AB
RIDIC , petit réveil de la gamme des Jaz de Luxe , mouvement mécanique à sonnerie limitable , calibre AB ,7 pierres , échappement à ancre . Nouveauté du catalogue 1955 à la page 2 . Boîtier laqué écaille acajou réf. 769-11 ou écaille verte réf. 769-21 . Socle , quatre pieds miches , quatre colonnettes , lunette et joncs sont en métal façon or , cadran façon argent satiné , zone quadrillée façon or relief , aiguilles façon or , quatre chiffres cardinaux et points d’heures façon or en relief , glace biseautée , portes escamotables , aiguilles et points lumineux . Format 7,5 x 9 cm , poids 540 gr.
Si Jaz a commercialisé dès avant guerre des pendulettes et réveils luxueux , la catégorie Jaz de Luxe à laquelle appartient ce RIDIC , n’est apparue qu’en 1951 lorsque le calibre AB est mis en service . Ce mouvement mécanique offrait en Exclusivité Mondiale la possibilité de faire varier le temps de sonnerie en trois positions : stop permanent , sonnerie courte 5s’ ou sonnerie longue 20s’. Le calibre AB dispose d’une seule clé pour remonter mouvement et sonnerie puisqu’un unique ressort anime les deux fonctions , induisant des conséquences sur l’autonomie du réveil en fonction du temps de sonnerie choisi grâce au petit bouton muni d’une aiguille indicatrice : 60 heure en STOP permanent , 58 heures en courte sonnerie ou 40 heures en longue sonnerie .RIDIC 769-53
RIDIC 769-43 .RIDIC 769-43 . En 1956 deux nouvelles variantes supplémentaires apparaissent : laqué noir , réf. 769-33 ou façon argent réf. 769-43 avec des scènes de vies au Japon polychromes sur les portes avant et un décor japonisant stylisé sur le cadran façon or sur argent .
En 1957 apparaît son cousin le DIRIC et , s’il ne dispose pas de la sonnerie limitable qui est une Exclusivité Mondiale propre au calibre AB , il ne s’agit pourtant pas d’un parent pauvre , bien au contraire puisqu’il est peu plus onéreux . Effectivement le DIRIC est doté du calibre AF qui lui offre une autonomie de 8 jours contre 60 heures maximum pour le RIDIC . Outre un choix riche de variantes pour les décors , Jaz propose donc deux options de mécanismes bien différentes et selon son habitude , quand l’habillage est similaire , les noms des modèles sont déclinés sous forme d’anagrammes . Jaz consacre les premières pages de ses catalogues 1957 et 1958/59 à ces réveils , de la gamme Jaz de Luxe , hors normes tant par leurs formes de cabinets à portes escamotables , leurs décors raffinés et leurs mécanismes sophistiqués qui sont la véritable différence qui les distingue . Le succès sera au rendez-vous même si le choix se resserre jusqu’à la dernière apparition au catalogue 1963/64 .
En 1951 les Jaz se vendaient déjà dans 61 pays ; à l’export leurs productions étaient parfois rebaptisées : ainsi les DIRIC et RIDIC s’appelaient La Persiana en Italie , dénomination qui leur va très bien puisque cela signifie persienne ou volet ce qui caractérise parfaitement ces cabinets à deux volets .
publicités presse Reader’s Digest 1956 /1958 , format 18 x 13 cm .publicité pleine page Paris Match n°400 , Déc 1956 , 35 x 26 cm .publicité ELLE magazine 1956 , format 31 x 24 cm .publicité presse hebdomadaire , 1956 , format 34,5 x 13 cm (dessin non signé mais à attribuer à CHESNOT )publicité Paris Match 1956 , format 35 x 12,5 cm publicité 1960 format 35 x 13 cm Prospectus 1960 à 1962 .
Le Calibre Z pour compte-minutes apparaît en 1951 avec le COMTIC.Il en existe alors 3 variantes de durée , munies d’une sonnerie. Comme tous les calibres mécaniques Jaz , le Z et ses variantes sont datés sur le marteau . Toutefois cette date étant inscrite côté face avant , vers le cadran , elle n’est pas aisée à lire si l’on se contente d’ouvrir l’arrière du réveil ou du minuteur .
On le trouve également démuni de sa fonction sonnerie sur le TELIC , compte minutes spécialisé pour calculer le coût d’une communication téléphonique . Il disparaît en 1961 au profit du calibre AZ qui équipe le TEMPIC remplaçant du COMTIC .
SECTIC , pendule à poser , gamme Jaz Electric , mouvement électrique sur secteur , calibre 5R en 110 volts et 6R en 220 volts . Boîte polystyrène ivoire , cadran « argent » soleillé , aiguilles métal façon or ; vitre en verre bombé , aiguilles et points lumineux . Format 14,5 x 12 cm . Le nom de la SECTIC fait référence à son alimentation par le secteur soit en 110 volts réf. 919-11 , soit en 220 volts réf. 919-21 , mais sa dénomination est aussi très proche de celle du SULTIC auquel elle ressemble parfaitement hormis sa trotteuse rouge et l’absence de petit cadran sous le XII puisqu’il s’agit d’une horloge équipée de calibres électriques sans fonction de réveil .Il s’agit d’un rare cas de boîtiers identiques équipés de mécanismes radicalement différents : voir les cas similaires des horloges SOLMIC et SMOLIC ou des réveils BARIC devenus RABIC . La SECTIC disparaît des catalogues en 1963 , elle sera la dernière la horloge Jaz sur secteur cédant la place aux modèles à piles .
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