TIARIC , réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 1J , 30 heures . Trois versions sont proposées pour la première fois à la page 6 du catalogue de 1957 . Zone centrale quadrillé « argent » dotée de quatre chiffres et huit index en relief . Aiguilles et huit points d’heures lumineux sur « chemin de fer ». Corps en laiton ceinturé de quatre colonnes torsadées en laiton massif . La couronne en laiton découpé qui le surmonte , ressemblant à une tiare , a inspiré sa dénomination de TIARIC . Format 8 x 11,5 cm, poids 405 gr . Cet exemplaire à joues laquées rouge vif derrière une grille ajourée est d’abord référencée V336-11 puis 336-41 à partir de 1958 . La version avec des joues laquées noir orné d’un décor polychrome de fleurs est référencée V 336-21 , lorsque les joues sont laquées rouge avec le même décor floral elle est référencée V 336-31 .
Dès l’année suivante , en 1958 , ces deux dernières variantes sont supprimées au profit d’une version à joues laquées « ivoire » ornée de ce même décor de fleurs , référencée 336-51 . 
Le TIARIC disparaît du catalogue 1962/63 en même temps que les NEBRIC et ANNIC , autres modèles à quatre colonnes pleines de style néoclassique dont il était le pionnier.
Boîte d’origine pour TIARIC , collection Romain GALLARDO .
Catégorie : stylites
AFRIC (1942)
AFRIC 437-11 lumineux . AFRIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre J , 30 heures . Cage bois d’Afrique BUBINGA (nommé Bubunga dans le catalogue !!) , socle Palissandre , lunette en cuivre rouge , cadran noir , verre plat , existe en non-lumineux ou lumineux . Format 92 x 133 mm poids environ 355 gr . Avant guerre les collections Jaz ne sont constituées que de réveils et pendules en métal et bakélite , la matière à la mode . Les restrictions et exigences de l’occupant auront quasiment raison de ces deux matières mais JAZ réussit , malgré tout , à créer des modèles luxueux en bois avec les ressources de ses créateurs maisons et de nos colonies dont provient le Bubinga (Guibortia Demesuei ) . Faut il voir dans l’emploi de cette matière provenant du Cameroun , l’ex Kamerun colonie allemande confisquée en 1918 à la suite de la défaite du II° Reich ralliée depuis 1940 à la France Libre , une malice voire un acte de résistance cachée dont les français se firent les champions sous l’occupation à défaut de faire mieux ?
AFRIC 437-10 non-lumineux . Toujours est il que l’AFRIC n’apparaît qu’au catalogue tarifé , restreint mais illustré , de Janvier 1942 sous la référence 437-10 pour le modèle non-lumineux et 437-11 pour le modèle avec aiguilles et chiffres lumineux . En 1943 il n’est déjà plus au catalogue alors que trois nouveaux réveils [ Corsic , Damic et Gradic ] apparaissent dont les boîtiers sont également en bois mais ceux ci sont beaucoup moins exotiques puisqu’ils sont en frêne et en charme . Est ce encore un hasard si ce Corsic fait allusion à la Corse libérée cette même année 1943 ? Entre temps , en Octobre 1942 , l’Afrikakorps de Rommel a été vaincu à El Alamein par les alliés dont les troupes de la France Libre du général Kœnig qui avait ouvert la voie pour cette victoire à Bir Hakeim ; il n’était plus du tout « recommandé » de citer l’Afrique et surtout de nouvelles colonies françaises venaient de rejoindre De Gaulle dans sa lutte contre l’Allemagne nazie coupant les approvisionnements en bois exotiques . En 1944/45 les conditions se sont encore durcies : les réveils de la gamme luxe , comme les ASIC , sont dans un bois bien ordinaire mais peints et sculptés et l’AFRIC fait l’objet d’une réédition sous le nom de NEFRIC dont le boîtier est constitué d’un simple bois blanc peint en imitation acajou .
On notera de légères différences d’aspect des socles entre nos deux exemplaires ; les platines en alliage « blanc » et non en laiton du calibre J témoignent elles aussi des pénuries et restrictions de guerre . Mais surtout vous remarquerez que l’un des cadrans affiche un oiseau – le fameux jaseur boréal– et pas l’autre au dessus du logo JAZ , ce qui n’est en fait pas si anormal puisque celui ci apparaît à partir de 1941 mais sans un systématisme absolu . Il en sera d’ailleurs de même en 1967 quand la queue du volatile se redresse , on trouve quand même en vente jusqu’en 1969 voire 1970 des jaseurs à queue basse .





photos courtoisie Marc Barat
PORTIC 1971 à 1976

PORTIC , réveil de la gamme des Stylites de voyage , mouvement mécanique , calibre DV , aiguilles et barrettes lumineuses . Nouveauté du catalogue 1971 /72 à la page 4 .
Deux couleurs disponibles pour le gainage : faux bois , référencé 1333-81 et noir , référencé 1333-41 . Dimensions: 7 x 7,5 x 3,5 cm . En 1974 , il adopte le calibre DK . Il est au catalogue en 1976 pour la dernière fois . Le PORTIC doit son nom à la possibilité de le porter puisqu’il s’agit d’un réveil de voyage . Cette dénomination PORTIC sera réattribuée à un autre réveil de voyage en 1983 . Elle avait déjà été attribuée dans les années 30.
Le Portic est visible dans le film Un homme qui dort.
REPIC 1969 à 1972

REPIC , réveil de la gamme des Stylites , sonnerie à répétition , mouvement mécanique , calibre 3DV . Nouveauté du catalogue 1969/70 à la page 13 . Corps en plastique sur socle , référencé 1304-61 dans cette version rouge , cadran « argent » brossé, garnitures façon or , n’existe qu’avec des chiffres romains .
Existe en noir , référencé 1304-41 . Format 11,5 x 8,5 cm, poids 230 gr . Il partage ce nouveau style de forme avec les DATIC et SILNIC .










Le REPIC est proposé pour la dernière fois en 1971/72 . Ce nom de REPIC avait déjà été attribué dix ans plus tôt à un réveil qui sonnait six fois , encore une fois cette dénomination fait allusion à la répétition de sonnerie.publicité Paris Match 1970 , pleine page , format 35,5 x 26 cm
JADIC 1970 à 1973

JADIC , petit réveil de la gamme des Stylites, mouvement mécanique , calibre 6DV . Nouveauté du 1970-1971 à la page 7 , référencée 1368-71 . Corps et socle en métal façon or , aiguilles et points lumineux , trois index en relief et huit chiffres noirs , dateur jour et date . Deux tirettes au dos permettent le réglage du dateur qui est automatique . Diamètre 7,5 cm . Apparaît pour la dernière fois au catalogue 1972/73 .
Publicité presse extraite du journal Spirou 1970 ( Modeste et Pompon par Mittié au dos ) Format 27 x 10 cm . Selon l’usage , Jaz adopte le tutoiement envers ses lecteurs dans la presse pour la jeunesse , en revanche on ne peut que s’étonner de ce texte très technique dont on peut douter qu’il soit à la portée d’un lectorat si jeune .
BARDIC 1958 à 1969

BARDIC , réveil de voyage de la gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre 1J . Nouveauté du catalogue de 1958-1959 à la page 10 . Forme portefeuille gainé cuir , lunette et cloche en métal doré , cadran argenté mat à filets « or », chiffres cernés noir, aiguilles alphas , aiguilles et points lumineux , chemin de fer au pourtour , mention made in France en bas de cadran . Existe d’abord en cinq couleurs de cuir : maroquin havane clair réf.329-15 ; maroquin rouge réf. 329-25 ; madras façon lézard havane réf.329-35 ; madras façon porc gold réf.329-45 ; madras vert réf.329-55 . Format 7,5 x 8,5 cm , épaisseur 3,5 cm .
Le BARDIC est la version bon marché du TARVIC . S’il est très semblable pour le format et l’aspect général , son cadran n’affiche que de simples chiffres peints : ils étaient rapportés et en relief pour le TARVIC qui surtout était servi par un calibre AF d’une autonomie de 8 jours , gamme Jaz de Luxe oblige . Le BARDIC ne dispose que d’un simple calibre 1J de 30 heures de capacité maximum nécessitant deux clés de remontage : une pour l’heure et une autre pour la sonnerie ce qui permet de le distinguer du TRENTIC dont il est le successeur et le sosie sauf au dos puisque son calibre AE ne nécessite qu’une seule clé de remontage .
Au catalogue 1961/1962 ne sont maintenus que le 329-15 havane clair ( reproduit ci-dessus) et le 329-25 rouge , toutefois ils font l’objet d’une modification du cadran qui perd ses filets dorés et son chemin de fer au pourtour . Le plus étonnant est que , sur ce même catalogue à la même double page , Jaz propose quatre autres versions du BARDIC avec encore un autre cadran . La version ci-dessus n’est déjà plus disponible au catalogue suivant .
Le BARDIC disposera donc d’un 3° type de cadran ( voir ci-dessus) plus « moderne » et plus » chic » avec un cadran blanc , sans chemin de fer mais avec des douze filets dorés rayonnants depuis le centre vers les index et des chiffres et relief rapportés . Ils seront proposés en 1961/62 , concomitamment avec la deuxième version du cadran , vue plus haut .
BARDIC 329-73 cadran noir
BARDIC 329-55 cuir madras vert
BARDIC 329-75 cadran rouge Ce troisième cadran fera l’objet à son tour de deux variantes en 1963/64 , cadran à fond noir, gainé madras gold façon porc réf. 329-73 et cadran fond rouge qui disparaîtra l’année suivante réf. 329-75.
La modification du cadran va de pair avec un changement du dos cloche dont les inscriptions étaient jusqu’à présent gravées en creux , elles sont dorénavant simplement sérigraphiées
Il sera également distribué par HorBiJo ( Horlogers Bijoutiers Joailliers) avec la mention Fabriqué par Jaz (ci-dessus , à droite) . La dénomination BARDIC sera réattribué en 1983 . Les Jaz dont les noms en deux syllabes finissent , quasiment toujours , en IC puisent en général l’origine de leurs dénominations d’une caractéristique esthétique comme les boules du BOULIC , de leur forme pour les CUBIC par exemple , de leur couleur à l’instar des VERDIC , voire d’une association avec une autre marque comme le PETRIC avec PETER , la LORIC avec LORENTZ et très rarement de leur concepteur comme le COUTTIC avec Monsieur Frot-Coutaz qui était en 1963 chef du Montage et Bureau des Méthodes de l’usine Jaz de Wintzenheim selon Monsieur Henry Kopfler , son successeur à ce poste . Nous devons à cette même source d’attribuer l’origine de la dénomination BARDIC à Monsieur François BARD , responsable qualité dans cette même usine .
Un BARDIC a été employé pour une carte de vœux , voir notre analyse .
Petit prospectus de 1960 à 1964. Les BARDIC , première et seconde versions , ont fait l’objet d’intenses campagnes de publicités comme en témoignent les exemples ci dessous :
publicité pleine page Paris Match n° 785 , avril 1964 , 35 x 26 cm .
publicité Paris Match pleine page , 34 x 26 cm .
publicité presse 31,5 x 11,5 cm . Au cours des années 1960 dans une France qui se voulait majoritairement catholique , l’ancien nom de « communion solennelle » est progressivement remplacé par celui de « profession de foi » . Elle était considérée comme un rite de passage à l’âge adulte se déroulant en général en Mai et induisait en général un cadeau des parrains , marraines , grands parents au cours du grand festin familial qui suivait la cérémonie religieuse .
Publicité 1958 dessin par Jean CHESNOT
publicité presse 1958 Reader’s Digest , format 18,5 x 13 cm . Le BARDIC est cité mais pas représenté sous son prédécesseur le TARVIC , réveil de voyage de Luxe , autonomie 8 jours , plus onéreux mais esthétiquement très proche pour la première version .
BARDIC et TARIC
publicité presse commune au BARDIC et FORZIC, format 30,5 x 8 cm .
publicité commune aux BARDIC et TARVIC de 1959
Publicité presse 18,5 x 13,5 cm , sans prix indiqués
Publicité estivale , Paris Match 1958 , format 35 x 14 cm ; dessin par Jean CHESNOT
Publicité presse 1958 , version condensée de la précédente , uniquement axée sur le BARDIC .
Publicité Presse 1959 dessin par Jean CHESNOT
publicité presse 34 x 14 cm
publicité ELLE magazine , pleine page , format 31 x 23,5 cm
publicité Paris Match pleine page pour les photos + 1/3 pour le texte à gauche , 35 x 34 cm
publicité à l’occasion des communions , format 35 x 14,5 cm.
Publicité double page Jaz plaira Décembre 1963
Ce modèle est visible dans un film de Jean-Luc Godard en 1964.
CISIC 1968 à 1974
CISIC 550-61
CISIC , petit réveil de la gamme des Stylites , mouvement mécanique, calibre 11J jusqu’en 1970, puis calibre 4DV à tic-tac discret, et enfin DK en 1974 . Nouveauté du catalogue 1968/69 à la page 6 . Boitier métal façon or sur fond de couleur , garniture métal doré ciselé finition diamant , aiguilles Breguet , aiguilles et points lumineux , chiffres romains , bélière, mention Made in France en bas de cadran . Diamètre 6,5 cm, poids 195 gr.
Sur la page 10 du catalogue 1969/70 , tous les Stylites , comme beaucoup d’autres Jaz , portent un nom inspiré par une de leurs caractéristiques esthétiques : le NEUDIC pour un noeud de laiton à son sommet , le BELIC pour sa bélière , ce CISIC dont le décor est ciselé et enfin le BASIC dont les pieds sont remplacé par une base ornée . On notera que les pieds des CISIC sont de type antigliss d’origine , tous ceux de cet article ont perdu leurs embouts en plastique blanc qui assurent cette fonction .
CISIC 550-41
Existe tout d’abord en deux variantes : à fond rouge référencée 550-61 ou fond noir référencée 550-41 .
En 1970 le CISIC change de calibre et d’aspect avec ses chiffres romains sur écoinçons blancs et la mention Discreto sur le cadran couleur or à motifs en relief .
Seul ce CISIC dans sa version à fond noir subsiste à partir de 1972/73 jusqu’à la dernière apparition en 1974, référencé 1350-41 .
Les références imprimées au tampon encreur au dos de cette boîte indiquent qu’elle abritait un CISIC 1350-41 de 1974 à calibre DK .
BELIC 1968 à 1978

BELIC , petit réveil de la gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre DV . Nouveauté du catalogue de 1968/69 à la page 9 , référencée 1301-71 . Le BELIC tient son nom de sa petite bélière ouvragée . Corps métal façon or brossé , finition diamant , aiguilles et points lumineux . Diamètre 6,3 cm, poids 165 gr . Longue « carrière » pour le BELIC qui , entre 1974 et 1976 , voit son calibre DV remplacé par un calibre DK comme la plupart des petits Stylites , puis par un calibre CS en 1978 , référencé 1301-81 , le bouton d’arrêt sonnerie passant alors au dos . Dernière apparition au catalogue 1978 .
Etrangement et à tort évidemment , un BELIC, fabriqué par Jaz en Alsace, illustre une carte postale de Besançon .
Pour reconnaître le calibre sans le démonter, il suffit d’observer le dos et les boutons qui diffèrent d’un calibre à l’autre:




BASIC 1969 à 1974

BASIC , petit réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre DV ,4 jewels . Nouveauté du catalogue de 1969/70 à la page 10 , référencée 1302-77 . Sur cette page 10 du catalogue 1969/70 , tous les Stylites , comme beaucoup d’autres Jaz , portent un nom inspiré par une de leurs caractéristiques esthétiques : le NEUDIC pour un nœud de laiton à son sommet , le BELIC pour sa bélière , le CISIC dont le décor est ciselé et enfin ce BASIC dont les pieds sont remplacés par une base ornée
Corps métal façon or brossé à la finition diamant , chiffres romains , aiguilles et points lumineux , mention Made in France en bas de cadran , arrêt de sonnerie au sommet et au dos . Diamètre 6 cm , poids 140 gr . En 1974 pour sa dernière apparition au catalogue , le calibre DV est remplacé par le DK . La dénomination BASIC avait déjà été attribuée en 1939 .
les clefs sont épatées à la base pour empêcher la poussière de pénétrer dans le boîtier
Version à boutons en plastique noir .




BOITIC 1969 à 1973

BOITIC , réveil de voyage , de la gamme des « Stylites voyage », mouvement mécanique , calibre DV . Nouveauté du catalogue 1969/70 à la page 6 . Boîte dite « portefeuille » gainée de cuir , aiguilles et points lumineux . Format 7 x 7 pour une épaisseur de 3,5 cm . Existe en trois couleurs de cuir : brun , cognac ou bleu , référencées 1308-31 , 1308-41 et 1308-51 . La forme très particulière de son boîtier lui a donné son nom , elle rompait avec l’habituelle forme portefeuille et ne se reverra pas dans les collections Jaz après la dernière apparition du BOITIC dans le catalogue 1972/73 .












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