DRIVIC , montre de volant , mouvement mécanique , calibre 9K , autonomie 8 jours , 7 pierres. Nouveauté du catalogue 1955 à la page 16 , référencée 579-11 . Boîtier chromé fixé sur cabochon – à gauche – ou par bras sur la colonne de direction – à droite- , cadran métal or , zone des heures ivoire , dispositif pair /impair , aiguilles et chiffres lumineux . Le cabochon convenait aux Traction Avant Citroën , Peugeot 203 , Panhard Dyna 54 et Dyna Junior et De Rovin . Les Traction Avant à volant spécial , les 2CV Citroën et toutes voitures à axe de direction fixe d’un diamètre maximum de 38 mm pouvaient être équipées grâce à un bras spécial , référencé 579-21 . Sa dénomination trouve évidemment son origine dans le terme anglais drive . Voir les autres montres de bord Jaz : DATIC / PARLIC et CAZIC / PAIRIC . Voyez notre article sur les montres de bord de prestige sur notre autre site horloger Cartier .
Remerciements à notre ami Stéphane G. pour les photos de ce DRIVIC et de sa boîte d’origine portant au dos ses références au tampon 579-21 ; les chiffres 016 en bas indiquent la date de production Janvier 1956 . Consultez le site spécialisé de Stéphane https://sites.google.com/site/jazmontrevintage/
CAZIC , montre de bord pour automobile , mouvement mécanique , calibre K , autonomie 8 jours , échappement à ancre, 11 pierres , sans fonction réveil . Porte pour vide poches de 4 CV Renault en métal laqué équipée d’un montre mécanique 8 jours , aiguilles et chiffres lumineux . Poids 335 gr , format 16 x 11 cm. Nouveauté apparue dans la Jazette d’Octobre 1952 , référencée 549-13 et dotée du calibre K qui équipe les Jaz à Tirage Limité. En 1952 , la CAZIC est proposée à la vente afin de doter les RENAULT 4CV d’un montre de bord , le remplacement de la porte d’origine s’effectuant en trois minutes sans outillage spécial . Précision exceptionnelle sur cette annonce pour Jaz , qui tenait absolument à ne distribuer ses produits que chez les horlogers affiliés , le CAZIC était également disponible chez les marchands d’accessoires automobiles .Cazic sur porte en gris R.A.F. affichant encore son prix d’origine . L’inflation étant de 11,9% en 1952 , il n’est guère étonnant de trouver le prix augmenté de 10% quelques mois plus tard . Ces deux publicités , de petit format 13 x 11 cm , ont été publiés dans des revues automobiles : on notera que , sur celle-ci , la mention en faveur des revendeurs de pièces automobiles a disparu , au profit des seuls horlogers . La CAZIC se voit dotée en 1955 du calibre spécifique 8K , le cadran passe du jaune au gris suède et prend la référence 549-23 pour sa dernière année de mise en vente En 1953 une variante dotée du calibre 9K , équipée d’un dispositif indiquant les jours pairs et impairs , est logiquement nommée PAIRIC réf.559-21 . Si l’origine de son nom est limpide , sa fonction pair /impair l’est moins pour les conducteurs du XIX° siècle : c’est oublier que les principes de stationnement et de verbalisation au milieu du XX° siècle se basaient essentiellement sur une alternance quotidienne qu’on appelait à l’époque stationnement pair-impair , c’est-à-dire que l’on garait son véhicule selon la date, les jours pairs du côté des numéros pairs des maisons et les jours impairs du côté des numéros impairs des maisons . Cela a duré pendant quelques années et chaque matin il y avait problème puisque les véhicules garés la veille du côté réglementaire se retrouvaient le matin en infraction. La date ayant changé , les nouveaux arrivants du jour venaient garer leur véhicule du côté réglementaire …résultat : on avait régulièrement des voitures stationnées des deux côtés de la rue, celles de la veille et celles du jour, d’où un imbroglio quotidien : encombrement de la rue , embouteillages et verbalisation forcenée . Cette fonction pair /impair s’avérait donc bien utile avec la PAIRIC . Afin d’équiper d’autres voitures que la populaire 4CV , les mêmes montres de bord , d’un diamètre de 63 mm , étaient proposées nues : la CAZIC sans sa porte était nommée PARLIC réf .519-23 et la PAIRIC et son dispositif de signalement des jours pairs et impairs était logiquement baptisée DATIC réf.558-12. Voir leur variante pour Citroën la DRIVIC .Monsieur Hervé Stouls-Nicolas , fils de Paul Nicolas , nous a adressé cette photo de son exemplaire vendu chez Artcurial par Hervé Poulain , commissaire priseur et pilote ayant participé dix fois aux 24 h du Mans . Les plus observateurs apprécieront le clin d’œil aux origines de Jaz et à Louis-Gustave Brandt , co-fondateur de Jaz , avec cette belle Oméga Speedmaster , à gauche . Au passage , il nous transmet les commentaires éclairés de ce grand expert en automobile , tenant aussi bien le marteau que le volant , qui lui a vendu ce CAZIC : le coloris , tout comme les couleurs disponibles pour la carrosserie des 4 CV à l’époque, provenait des saisies opérées sur les stocks de peinture de l’Allemagne perdante : c’est à dire les couleurs qui servaient à peindre le camouflage des véhicules militaires et tanks allemands .La chose est juste mais mérite quelques précisions : cette couleur jaune sable a été effectivement employé par L’Afrika Korps du maréchal Rommel , dit le Renard du Désert . En fait tous les véhicules utilisés par l’AK , d’abord peints en gris , seront repeints sur place dans une couleur convenant au sol tunisien , puis en usine dès la fin 1941/début 42 , dans un jaune sable – RAL 8000 – plus ocre que le char ci-dessus , qui est ici en RAL 8020 , la couleur jaune définitivement adoptée .Les spécialistes savent qu’il y avait aussi des Panzer VI Tiger de couleur verte dans l’A.K . parce que les allemands avaient eu en prise de guerre sur les américains un stock de peinture dite « vert US ». A priori aucun rapport avec nos braves petites 4 CV et leur CAZIC , sauf que cela s’inscrit dans une étonnante suite de valse des stocks de peinture entre alliés et belligérants . Il faut savoir que le jaune pour la peinture des tanks a été parfois « emprunté » à l’allié italien ou aux avions de la Luftwaffe . En fait avec la prise de Tobrouk en juin 1942 , Rommel trouvera une très grande quantité de matériels dont un stock de peintures anglaises jaunes …Mais n’oublions pas que Renault était aussi un grand producteur de blindés . Ce sont pas moins de 843 chars R 35 qui sont tombés aux mains des Allemands , dont 124 ont été revendus par l’Allemagne à l’Italie et environ autant à la Bulgarie pour certains dans des couleurs adaptés aux combats dans le sud de l’Europe , comme ci-dessus contre le débarquement en Sicile . Les Allemands avaient même un terme spécifique pour ces engins , à savoir : Beutepanzer , étym. « blindé de prise » , nom générique donné aux véhicules blindés capturés à l’ennemi , afin de les étudier ou de les remettre en service au sein de leurs propres forces armées
LeBaukommand Becker, « détachement de construction Becker », est une unité de la Wehrmacht commandée par le major Alfred Becker – à gauche -et chargée de convertir le parc blindé français pris par les Allemands en 1940 dont certains sont affectés à la campagne de Tunisie dans les couleurs adéquates à une zone de combat désertique : oui , encore le jaune sable ! En juin 1940 , une administration allemande prend la direction des usines Renault de Boulogne Billancourt . L’entreprise est contrainte de fournir à l’ennemi des véhicules utilitaires et de remettre en état des blindés Renault R35 et B1bis , afin de les incorporer au sein des divisions Panzer . La peinture jaune est donc sur place en France . Malgré l’interdiction totale de créer de nouveaux modèles , des prototypes sont secrètement étudiés pendant l’Occupation , qui aboutiront à la 4CV . Leprince Wilhem von Urach, héritier de la couronne du Wurtemberg , ingénieur automobile et directeur de Renault sous l’occupation , se rend néanmoins compte qu’un projet se trame à son insu et interroge Picard sur un curieux engin peint en vert que l’on a vu passer à plusieurs reprises du côté du pont de Sèvres . Picard , du bureau d’études , dément avec force , suspend les essais pendant une quinzaine avant de continuer ses recherches avec une voiture …. repeinte en noir. Décidément la couleur de cette voiture est vraiment capitale dans son histoire…
Louis Renault – ci -dessus avec Hitler – a effectué trois voyages en Allemagne nazie en 1935 , 1938 et 1939 où il rencontre Ferdinand Porsche créateur de la VolksWagen . Il est inculpé de commerce avec l’ennemi , meurt à la prison de Fresnes en 1944 à 67 ans . Pierre Lefaucheux , résistant de première heure , déporté à Buchenwald , Compagnon de la Libération , est nommé PDG de la future Régie Renault en 1944 .
Une grande partie de l’année 1945 est consacrée à la remise en état des ateliers de l’usine durement bombardée par la Royal Air Force en mars 1942 puisque ce sont 461 tonnes de bombes qui ont été larguées sur le site et la ville de Boulogne Billancourt . Pas rancunière la Régie commercialise la 4CV , en jaune certes mais aussi en gris R.A.F. celui des avions anglais : décidément bien militaires ces couleurs ! De son côté Saab utilisera les surplus de peinture vert bouteille des avions de guerre pour sa première voiture la 92.La Renault 4 CV apparaît en 1946/1947 . Ironie du sort : Ferdinand Porsche , prisonnier en France est consulté sur sa faisabilité .Les premières 4 CV arborent une robe jaune sable et des jantes laquées d’un rouge vif .
On se souvient de son surnom de « 4 pattes » mais on la nommait également en raison de ce fameux jaune et en fonction de sa forme : « la motte de beurre » le CAZIC de Jaz remplaçait le couvercle de la boîte à gants qui était déjà une option elle n’était pas dotée de cette « porte » d’origine CAZIC en place . Notez que , même si la voiture est verte l’intérieur reste jaune , ce qui facilite les choses pour Jaz qui n’est pas obligé de fournir d’autres couleurs que le fameux jaune .Plus tard les fournisseurs de peinture de Renault seront Nitrolac , Valentine , leFranc , Duco et Villemer, mais pour les premières 4 CV bien malin est celui qui est capable de dire si le jaune donné à titre des dommages de guerre est celui de L’Afrika Korps venant d’Allemagne ou celui que les allemands ont confisqué aux anglais , emprunté aux italiens ou imposé aux français occupés …
DENIC , petit réveil , mouvement mécanique , calibre CS , 7 jewels. Nouveauté du catalogue 1979 à la page 30 , référencée 1477-71 . Boîtier en laiton , sur socle , aiguilles losanges ou scoties , chiffres romains , aiguilles et points lumineux . Diamètre 7,5 cm . pour sa dernière apparition en 1985 il arbore la référence 3016. Le DENTIC en est la version à chiffres arabes .
PHARIC , pendulette , gamme Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre K , 7 pierres , échappement à ancre , autonomie 8 jours , sans fonction réveil . Nouveauté du catalogue 1955 page 4 , référencée 845-10 .
Boîtier et socle argenté mat et doré , lunette dorée , cadran concave , six cercles concentriques dorés et gravés en creux , pas de chiffres mais des index et points d’heures dorés et rapportés , glace biseautée sertie , non lumineux . Diamètre 10 cm , poids 565 gr . Dernière apparition au catalogue 1958/59 .
La tranche et le pied sont bicolores alternant parties dorées et argentées
Son nom de PHARIC lui vient , évidemment , de la ressemblance de son cadran concave avec les lentilles de Fresnel qui équipent les phares maritimes .publicité pleine page Paris Match n°400 , Déc.1956 , 35 x 26 cm .publicité Reader’s Digest , pleine page , 18 x 13 cm .publicité presse hebdomadaire , tiers de page ,35 cm x 14 cm .
PLANIC , petit réveil , gamme Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre AB , 7 pierres , à échappement à ancre , à sonnerie limitable . Nouveauté du catalogue 1955 page 2 , référencée 724-11 . Boîtier plat argenté satiné , encadrement et baguettes dorés , traits rayonnants dorés , lunette en métal doré , cadran argenté , aiguilles dauphines , chiffres et points dorés et rapportés , glace bombée biseautée , aiguilles et points lumineux . Format 8 x 8 cm . Poids 275 gr . Le PLANIC n’est disponible qu’aux catalogues 1955 et 1956 . La dénomination PLANIC sera réattribuée en 1984 .publicité Reader’s Digest , format 18 x 13 cm , 1955 .
REMIC , petit réveil , gamme Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre AB , 7 pierres , échappement à ancre , à sonnerie limitable . Nouveauté du catalogue 1956 à la page 2 , référencée 725-11 . Chapiteau et intersocle en plexiglas noir poli , garnitures latérales et socle en métal doré , chiffres noirs sur fond doré , aiguilles dauphines noires , vitre en plexiglas galbé , aiguilles et points lumineux . Format 10,5 x 7,5 cm , poids 395 gr . Le REMIC n’est disponible qu’en 1956 .
BALIC 759-41 BALIC , réveil de voyage , gamme Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre AB ,7 pierres, échappement à ancre , à sonnerie limitable . Nouveauté présentée dans la Jazette d’octobre 1952 . Boîtier et porte avant faisant office de socle gainées de cuir , cadran argenté , vitre en verre biseauté sertie dans la lunette en métal doré , chemin de fer carré au pourtour du cadran , aiguilles phalliques , aiguilles et chiffres lumineux . Format 7,5 x 10 cm ,épaisseur 3 cm , poids 310 gr . BALIC 759-21 . Trois variantes disponibles : maroquin rouge réf.759-21 ou maroquin bleu réf. 759-31 et maroquin vert réf.759-41 , cette dernière version est supprimée en 1953 . Le nom de BALIC sera réattribué en 1972 et en 1982 .Au dos , on reconnaît la cloche commune à tous les calibres AB avec l’index pour limiter la sonnerie graduée : STOP / 5 / 20 .
L’arrêt de sonnerie est déporté sur le côté Ce déport de l’arrêt de sonnerie sur le côté explique la rotation de 45° du calibre par rapport aux réveils dont l’arrêt de sonnerie est au sommet .
photos ci-dessous courtoisie de l’horloger Romain Gallardo
BALIC rouge , monogrammé LG à la feuille d’or ( Collection Serge Bennati )
Publicité presse 1953 . Papier , pleine page , format 31,5 x 23,5 cm , issue de la revue mensuelle « Réalités ». Dessin par J.BYDO . Modèles reproduits GAPIC , COTIC , LANDIC et BALIC . Bien connu par ses publicités pour le Rhum Rocroy , Darbel et Martini , BYDO avait déjà illustré la publicité de la ROULIC pour Jaz en 1950 et l’EMPIC en 1952 . Ces réveils de Luxe correspondaient parfaitement au lectorat de Réalités qui était la revue illustrée la plus influente et la plus lue entre les années 1950 et 1970 . Avec son dos carré , son impression en quadrichromie , d’un prix élevé – 590 francs en 1956 – Réalités accordait une large place à la photographie , une grande importance au choix des couvertures et à la qualité de ses encarts publicitaires .Déclinaison simplifiée pour le Reader’s Digest , par Bydo lui même , de son travail pour Réalités . Format 18,5 x 13,5 cm . publicité par Bydopublicité 1956/57 format 23,5 x 9 cm
ROMIC , petit réveil , mouvement mécanique , calibre CS , 7 jewels . Nouveauté du catalogue 1979 à la page 31 , référencée 1473-71 . Boîtier en laiton , chiffres romains , aiguilles et points lumineux . Format 5,7 x 6 cm .
En 1985 il perd son nom pour la seule référence 3014 et se voit doté de nouvelles aiguilles rectangulaires qui remplacent les aiguilles de 1979 .
Il est plus disponible dans le catalogue 1988/89 . La dénomination ROMIC avait déjà été attribuée dans les années 30 .
Le calibre CS ne nécessite qu’une clé pour le remontage du mouvement et de la sonnerie
STOPIC , petit réveil , mouvement mécanique , calibre CS , 7 jewels . Nouveauté du catalogue 1979 à la page 30 , référencée 1476-71 . Boîtier et socle en laiton , aiguilles scoties , chiffres Breguet , aiguilles et points lumineux . Format 6,5 x 7 cm . Ce cadran , le graphisme des chiffres , les aiguilles et le décor de volutes aux quatre angles sont empruntés au réveil de voyage de 1976 le REISIC qui était doté du même calibre CS .
STOPIC 1476-71 ( gauche) et 3015 ( droite ) .
En 1985 , il perd le jaseur boréal et son nom de STOPIC est remplacée par une simple référence 3015.
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