Extrait de la Jazette n°38 de Juin 1957. Aujourd’hui le laboratoire de l’Institut Polytechnique de Paris (IPP) à Palaiseau, évoqué dans l’article porte son nom.
Le Professeur Louis LEPRINCE-RINGUET, 1901+2000, qui réalise cette expérience avec un mécanisme Jaz, était plus qu’un célèbre physicien, il était une personnalité française majeure des années d’après-guerre et à vrai dire un homme absolument complet: physicien nucléaire, découvreur du méson K, membre de l’Académie Française, professeur au Collège de France, historien des sciences, essayiste à succès, peintre reconnu, tennisman de haut niveau, animateur d’une émission de télévision de vulgarisation scientifique de 1967 à 1969, directeur des Jeunesses Musicales de France. On cherche le domaine où il n’a pas excellé. Fumeur de pipe, il attribuait sa longévité exceptionnelle de 99 ans, à la consommation régulière de pommes. En traversant le siècle, il a embrassé toute l’épopée de la physique nucléaire et travaillé avec les grands précurseurs: Marie Curie, Paul Langevin, Louis et Maurice de Broglie.
Quelques ouvrages extraits de sa longue bibliographie comprenant autant d’ouvrages savants que de livres ou de collections de vulgarisation scientifique.
Dans ce graphique la courbe importante pour nous est celle des températures qui n’est pas linéaire contrairement à ce que l’on imagine d’ordinaire. Pour atteindre la hauteur record de 32 kms, aux deux tiers de la stratosphère, où elle remonte vers le zéro, elle passe par la tropopause et des zones à moins 50° Celsius, températures incompatibles avec le bon fonctionnement des mécanismes horlogers et photographiques, auxquelles le mécanisme Jaz a résisté.
Records concernent la profondeur ou l’altitude. Les années 50 voient le retour à la normale pour les recherches scientifiques, libérés des commandes militaires et les records s’accumulent. Le 16 février 1954, le Bathyscaphe conçu le professeur suisse Auguste Piccard (1884+1962) à droite sur la photo avec son casque en osier, modèle de Tryphon Tournesol, bat dans l’Atlantique le record de profondeur avec 4 050 m. Le 6 juin 1955 l’hélicoptère Alouette II bat le record du monde d’altitude en dépassant 8.209 mètres, il faut attendre 1972 pour que le même pilote atteigne 12.442 mètres avec un SA 315 Lama.
Toujours lors de cette année 1955: un peu plus de deux mois plus tard, le 24 juin 1955 est inauguré le deuxième tronçon du téléphérique de l’Aiguille du Midi, le plus haut du monde à 3.777 mètres.
La SNCF n’est pas en reste avec ses locomotives électriques qui battent CC 7121 avait atteint le record de 243 km/h sur le tronçon Dijon et Beaune. L’année suivante c’est presque 90 km de plus, avec 331 km/h au prix de la déformation des rails sur plusieurs centaines de mètres et la fonte des pantographes. Il faudra attendre 1981 et le TGV pour un nouveau record à 380 km/h.
Un tout petit moins glorieux, le , Lionel Durel bat, entre autres, le record de l’heure sur un Scoutex, cyclomoteur français fabriqué à Rouen, parcourant plus de 91 km. On ne se moquera pas outre mesure de l’aérodynamisme impressionnant de l’ensemble pilote et monture, mais au même moment le Néo-Zélandais Wright dépassait les 300 km/h sur une moto.

extrait Jazette n°8 d’Octobre 1945 , page 4 . On notera que Jaz fait abstraction de sa particule nobiliaire… 

acte de disparition, en date du 19 août 1947, de la mère de Georges Perec, Cyrla Szulewicz © fonds Georges Perec, bibliothèque de l’Arsenal . C’est évident , le titre du roman le plus célèbre de Georges Pérec , 
Les grands-parents paternels habitent 24 rue Vilin , la grand-mère Rojza Walersztejn-Peretz y tenant un magasin d’alimentation . Le grand-père maternel, Aron Szulewicz, resté veuf , est marchand de quatre-saisons , lui aussi rue Vilin , au numéro 1 . Le père aurait exercé divers métiers (livreur, tourneur, mouleur, fondeur, coiffeur…). La mère a tenu une boutique de coiffure, puis a été, entre 1941 et 1942, ouvrière dans l’usine d’horlogerie Jaz à Puteaux . C’est une petite enfance prolétaire qu’a connue Georges Perec. Ses grands-parents parlaient le yiddish et l’un des grands-pères , David Peretz , est réputé avoir été très pieux ; Mais la volonté de faire de cet enfant un petit Français est évidente : il a été doté d’un seul prénom , Georges , sans référence à la tradition juive . Une bonne part de la famille maternelle a péri en déportation : le père de Cyrla , un de ses trois frères et sa jeune sœur , Soura dite Fanny , âgée alors de seize ans . Les deux autres frères purent se cacher , mais perdirent contact avec la famille de Georges . Le grand-père paternel , David Peretz , fut raflé en janvier 1943 et mourut étouffé dans le train parti de Drancy , son nom précède celui de Cyrla sur le mur du Mémorial de la Shoha . La grand-mère , Rojza ou Rose , put rejoindre sa fille Esther dans le Vercors . Elle vécut après la guerre en Israël avec son autre fils , Lejzor dit Léon .

Jazette n°6 de Janvier 1946 page 4 . Etrangement la déportée résistante arrêté sur son lieu de travail à l’usine Jaz de Puteaux , à laquelle nous avons consacré un article ,
D’autres militants qui travaillaient dans la ville notamment chez les camions
POZZI pendant la guerre d’Espagne en 1938
La maisonnette du couple Hébert en 2019 . Un cycliste , Paul Lescop , est repéré et suivi car il se rend très souvent en fin de journée au 26 rue de Suresnes chez le couple Hébert .
Le 8 septembre 1941 , Lucienne Hébert est interpellée par un inspecteur de Puteaux sur son lieu de travail : l’usine des réveils Jaz avenue du président Wilson à Puteaux . Son mari est interpellé à son domicile . Lors de la perquisition domiciliaire les policiers saisissent : une machine à ronéotyper à main , cinquante mille tracts ronéotypés et imprimés , deux cents kilos de papier et trois obus de 75 mm , ainsi qu’un pistolet automatique . Lucienne Hébert est interrogée au commissariat de Nanterre .
Dès le lendemain , elle est transférée à la prison de la Roquette à Paris , puis le 10 septembre à la prison de la Santé . La quasi-totalité des militants est repérée, quinze arrestations s’échelonnent entre le 2 et le 16 septembre 1941 .
Monument rue Félix et Roger Pozzi à Sannois Fusillé également René Muller, mécanicien chez l’avionneur Régy avec le plus important d’entre eux , le fameux Félix Pozzi , monteur-électricien de Sannois dont une rue porte son nom et celui de son fils , mort en 1942 des suites d’une autre arrestation musclée .
Ravensbrück , camp de concentration pour femmes. Elle passe à Cottbus le 5 avril 1944 , avant d’être envoyée à Ravensbrück le 20 décembre 1944 où elle porte le matricule 94115. Le 4 mars 1945
Cité Mag , revue municipale de Nanterre ,Février 2017 ,n°50 Lucienne Hébert a été homologuée au titre de la résistance intérieure française et en tant que déportée internée résistante et veuve de résistant , fusillé Mort pour la France . Avoir été la seule survivante de ce groupe de résistants , l’a longtemps tenu à l’écart des honneurs dont ses camarades ont été comblés avec , pour la majorité d’entre eux , des rues portant leurs noms . Mais notre ex-cartonnière chez Jaz n’est pas oubliée à Nanterre : elle a donné son nom à une résidence, en novembre 2019 (
Jazette n°6 de Janvier 1946 page 4 . Etrangement la déportée résistante , à laquelle nous avons consacré un article ,
JAZ a été créé aussitôt après la première guerre mondiale ; la société initiale portait le nom de « Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère » ou CIMH . Une
Naissance du premier JAZ: c’est le
Apparition du
Création du
La marque JAZ est désormais surmontée de la silhouette du
A Puteaux , le Directeur Général Louis-Gustave Brandt , entouré de ses collaborateurs, célèbre la sortie du dix millionième JAZ .
JAZ installe ses services commerciaux dans le VIII° arrondissement de Paris, au 64 bis de la rue La Boétie. L’action JAZ est introduite à la Bourse de Paris.
Jaz prend le contrôle de la marque
L’horlogerie Japy, créée en 1767, s’intègre dans le groupe JAZ. La fabrication de la marque Japy est transférée de Beaucourt ,où elle était implantée depuis 187 ans , à l’usine JAZ de Puteaux. Les marques Japy , JAZ et Carat sont désormais vendues par une nouvelle société, filiale de JAZ : « La Générale Horlogère » dite Génhor qui a son siège rue La Boétie à Paris . Installation d’une usine moderne à Wintzenheim, près de Colmar, sur un terrain de 39 000 m².
Création du
Sortie de deux nouveaux calibres électriques JAZ à balancier moteur :
Naissance du
Quatrième extension de l’usine de Wintzenheim. Édification d’une seconde usine à Nanterre. Agrandissement des bureaux de la rue La Boétie à Paris.
Naissance du Jour et Date mural, ou Jaz Dator, comportant à la fois le jour de la semaine en entier et le jour du mois. Lancement du radio JAZ.
Dans le cadre du marché commun, JAZ signe, avec la société
Naissance des calibres 6AR (Jazistor Jour et Date), 

extrait de Jaz Actualités n°18 , Septembre 1958 , journal de communication interne avec les horlogers affiliés Jaz
Ci-dessus : cette page , destinée aux horlogers affiliés en 1990 , donne une idée de l’effort consenti envers la publicité dans la presse par JAZ . Ci-dessous : un grand pêle-mêle des publicités destinées au grand public de 1923 à 1984 ( cliquez sur la photo d’une de nos 231 réclames pour l’agrandir) Chaque document à été dépouillé et renvoyé à l’article des Jaz reproduits en dessins ou photographies . 











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