Jean SEHET DE POUZARGUES 1918+1945

sehet Jazette n° 8 Octobre 1945 page 4extrait Jazette n°8 d’Octobre 1945 , page 4 . On notera que Jaz fait abstraction de sa particule nobiliaire…    71etang-sur-arroux

Monument aux morts ÉTANG-SUR-ARROUX en Saône et Loire

Vous noterez que , dans la notice reproduite ci-dessous extraite du  Mémorial Gen Web Relevés de monuments aux morts , soldats et victimes civiles , français et étrangers , tués ou disparus par faits de guerre , morts en déportation , Morts pour la France ,  Jazlebontemps a contribué en complétant la fiche par la communication de  la photo reproduite dans la Jazette de 1945 et en donnant les informations sur sa carrière professionnelle chez Jaz comme représentant  .photo bp/bp-5506650.jpg

Denis RAQUIN CHENILLET . Cette photographie est sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0.
Identification
Nom : SEHET DE POUZARGUES Prénoms : Albert Jean
Informations militaires et Résistance
Conflit : 1939-1945
Grade, unité : Lieutenant – [Résistance] – Résistance – Unités – C.F.P. Corps Franc Pommiès
Constitué comme grande unité irrégulière de la Résistance et formé le 17 novembr … ‘Lire la suite…’ 
Complément : Demi-Brigade MILER – Bataillon BARTHE Autres informations militaires : Légion d’Honneur – Croix de guerre – Ancien élève de l’école de cavalerie de Saumur, en 1940 à Saumur avait pris part à la défense de la Loire et abattu 23 allemands à la grenade, sous-lieutenant du 2e Régiment de Dragons basé à Auch d’où il provenait après la dissolution de l’armée d’armistice, passé au maquis de l’O.R.A. – Inhumé avec ses compagnons de combat, le chef d’escadron Robert de Neuchèze, le sergent-chef Edmond-Pallarès, et 4 résistants russes (les frères Grégoire et Nicolas Stykow, Victor Swonow, un inconnu)

Naissance
Date : 18/08/1918
Département : 38 – Isère
Commune : Claix
Décès
Date : 09/09/1944  (26 ans)
Département : 71 – Saône-et-Loire
Commune : Laizy
Lieu, complément : Fontaine-la-Mère
Genre de mort : Tué à l’ennemi
Mention Mort pour la France : Oui, cote AC 21 P 154673
Jugement
Transcription
Inhumation
Département : 71 – Saône-et-Loire
Commune : Étang-sur-Arroux
Lieu : Cimetière communal
Carré, rang, tombe :
Autres informations
Avant guerre représentant de la marque JAZ auprès des horlogers de Paris et sa banlieue, Gironde, Basses Pyrénées, Charentes et Landes, cette compagnie lui a rendu hommage dans sa « Jazette » revue interne d’Octobre 1945 – Pseudo « CALBIOT » anagramme de TOLBIAC –

Cyrla Szulewicz 1922+1943 mère de Georges PEREC

 

Portrait de Cyrla Szulewicz en 1938 et certificat du 8 janvier 1959 attestant que Cyrla Perec fut employée par la société Jaz du 11 décembre 1941 au 8 décembre 1942 .acte_disparition-mere_perecacte de disparition, en date du 19 août 1947, de la mère de Georges Perec, Cyrla Szulewicz © fonds Georges Perec, bibliothèque de l’Arsenal .                                                                                                                                                                                  C’est évident , le titre du roman le plus célèbre de Georges Pérec , La Disparition , prend tout son sens à la lecture de ce document et si le nom Jaz est cité dès la première ligne de son livre c’est parce qu’il évoque en fait sa mère . La perte de son père , soldat mortellement blessé par un obus le 16 juin 1940 , se manifeste dans un semblant de matérialité – une tombe avec un nom lisible sur laquelle il se rendra en 1956 – celle de sa mère est en revanche une véritable disparition . Après le 11 février 1943 ,  il n’existe plus aucune trace d’elle , pas même une sépulture . Perec est hanté par la perte de ses souvenirs : envoyé loin du danger et du drame , il a été exclu à la fois de l’Histoire et de son histoire personnelle .

Famille-devant-le-mur-des-noms-Mémorial-de-la-Shoah-Paris

Le nom de Cyrla Pérec au mur du mémorial de la Shoha à Paris 

 

Georges à cinq ans ( à gauche ) et dans sa classe à l’école maternelle de la rue des Couronnes en 1939 . Il est au troisième rang , à droite .

Georges Perec est né à Belleville, 19 rue de l’Atlas, dans le XIX° , le 7 mars 1936, d’Icek Judko Perec , devenu Isie ou André pour ses proches et de Cyrla Szulewicz , dite Cécile, le père venu de Lubartów, dans le sud est de la Pologne , la mère de Varsovie . Ils vivent alors rue Vilin , à Ménilmontant, dans cette pauvreté que partagent beaucoup d’immigrés juifs d’Europe de l’Est .                                                                                                          pèrec branche paternelleLes grands-parents paternels habitent 24 rue Vilin , la grand-mère Rojza Walersztejn-Peretz y tenant un magasin d’alimentation . Le grand-père maternel, Aron Szulewicz, resté veuf , est marchand de quatre-saisons , lui aussi rue Vilin , au numéro 1 . Le père aurait exercé divers métiers (livreur, tourneur, mouleur, fondeur, coiffeur…). La mère a tenu une boutique de coiffure, puis a été, entre 1941 et 1942, ouvrière dans l’usine d’horlogerie Jaz à Puteaux . C’est une petite enfance prolétaire qu’a connue Georges Perec. Ses grands-parents parlaient le yiddish et l’un des grands-pères , David Peretz , est réputé avoir été très pieux ; Mais la volonté de faire de cet enfant un petit Français est évidente : il a été doté d’un seul prénom , Georges , sans référence à la tradition juive .                                                                                                                                                   Une bonne part de la famille maternelle a péri en déportation : le père de Cyrla , un de ses trois frères et sa jeune sœur , Soura dite Fanny , âgée alors de seize ans . Les deux autres frères purent se cacher , mais perdirent contact avec la famille de Georges . Le grand-père paternel , David Peretz , fut raflé en janvier 1943 et mourut étouffé dans le train parti de Drancy ,   son nom précède celui de Cyrla sur le mur du Mémorial de la Shoha . La grand-mère , Rojza ou Rose , put rejoindre sa fille Esther dans le Vercors . Elle vécut après la guerre en Israël avec son autre fils , Lejzor dit Léon .pérec coiffureL’entrée du salon de coiffure pris en gérance par Cyrla Perec , au 24 rue Vilin , tout de suite avant son entrée chez Jaz . En 1976 , l’inscription au-dessus de la porte était encore lisible .entreprise juiveSuite à l’adoption du premier « Statut des Juifs » par l’État français , le 27 septembre 1940 tout commerçant juif se voyait contraint de disposer cette affiche à l’entrée de son magasin . Cyrla Pérec a donc été obligé de l’apposer sur la devanture de sa petite boutique . Cette première ordonnance interdisait déjà aux Juifs français d’exercer un certain nombre de professions tels que fonctionnaires , enseignants , journalistes ou dirigeants de certaines entreprises sensibles . D’ailleurs l’un des co-fondateur de Jaz , Ivan Benel qui était aussi de confession juive , avait cédé sa place à Paul Nicolas en 1940 , pour se réfugier en Lozère . Mais le deuxième « Statut des Juifs » , promulgué le 2 Juin 1941 et un décret passé en Juillet 1941 durcit encore les conditions professionnelles des israélites et les excluent quasiment totalement des professions commerciales ou industrielles . La mère de Georges ne peut plus gérer un établissement commercial et elle devient salariée chez Jaz , cinq mois plus tard .

 

L’épisode de l’affichette « Entreprise juive » n’a été que de courte durée et l’étape suivante consiste à « liquider » les commerces et entreprises juives . Nous ne savons pourquoi Cyrla quitte Jaz en Décembre 1942 mais il est certain que depuis Juin  , elle devait porter l’étoile jaune à son revers . Conséquence étonnante , cette visibilité soudaine permet l’application d’une interdiction plus ancienne qui frappait déjà les « nègres » aisément repérables mais également  les juifs qui pouvaient y échapper jusque là : l’obligation de ne prendre que la dernière voiture dans le métro parisien .                  Ce marquage infâme permet l’application de cette ségrégation supplémentaire et la mère de Georges a forcément subi cette longue humiliation pour se rendre à l’usine Jaz qui se trouvait à l’opposé de son domicile , à l’autre bout de Paris qu’elle devait traverser d’Est en Ouest et retour .

 

 

Georges Pérec en pélerinage rue Vilin en 1974 et l’escalier de la rue en 1971 . Spirale du vide autour du passé de Georges Pérec puisque même la rue Vilin disparaît à son tour dans les années 1980 , remplacée par le parc de Belleville .

 

 

Marcel Herscovic 1925+1944 et Julia Dzenziolsky 1913+1943

nos déportés Jazette n°9 Janvier 1946 page 4Jazette n°6 de Janvier 1946 page 4 . Etrangement la déportée résistante arrêté sur son lieu de travail à l’usine Jaz de Puteaux , à laquelle nous avons consacré un article , Lucienne Hébert , n’est pas au nombre des déportés mentionnés dans cette Jazette , pas plus que Cyrla Szulewicz , mère de Georges Pérec employée chez Jaz de 1941 à 1942 .                                                                                                                                                                                                                                                                                      Hélas , le jeune horloger de vingt ans , Marcel Herscovic , né le 2 février 1925 à Paris XVIII°, effectivement arrêté peu de temps avant la Libération de Paris – la Jazette se trompe de quelques jours – a aussitôt été déporté au camp polonais d’Auschwitz où il sera immédiatement exterminé , le 5 juillet 1944 .                                                                                                                                                                                                          Destin tout aussi tragique pour Julia Mauricette Dzenziolsky , native de Puteaux le 23 sept 1913 , ouvrière chez Jaz à Puteaux , domiciliée au 39 rue Jean Jaurès de sa ville natale . Matricule 3352 , déportée par le convoi n°58 de Drancy du 31 juillet 1943 , vers Auschwitz Birkenau . Elle est exterminée moins d’une semaine après son arrivée , le 5 Août 1943 à l’âge de 29 ans . Elle avait été en 1931 , la dernière lauréate du prix Cartault qui récompensait les filles les plus vertueuses de Puteaux , dites rosières . Sa mère Adèle , citée plus haut , née Nemarq le 11 juin 1889 à Saint Mihiel ( Meuse) , subit exactement le même sinistre sort aux mêmes dates et dans les mêmes circonstances . Son fils Maurice , né le 30 avril 1912 et donc frère ainé de Julia Mauricette , les avait précédé à Auschwitz où il est massacré le 23 septembre 1942 . Le père de Maurice et Julia , mari d’Adèle André Dzenziolsky né le 13 mars 1926 à Paris , soldat des Forces Françaises Libres au Bataillon de Choc du 3ème Groupement , est porté disparu le 21 janvier 1945 à Cernay (Haut Rhin)stèles Puteauxstèle PuteauxLe 12 avril 2012, lors du soixante-dixième anniversaire du début des déportations juives, une cérémonie rendant hommage aux trente-deux Putéoliens juifs déportés durant la Seconde Guerre mondiale a eu lieu au Cimetière Nouveau . A cette occasion, les deux stèles portant leurs noms ont été dévoilées dont ceux de la famille Dszenziolsky . exit Revue Municipale de Puteaux 2011

HÉBERT Lucienne 1911+2001 déportée résistante

Née le 29 ou 30 mai 1911 à Paris XIVe arr. et décédée le 29 décembre 2001 à Nanterre  ; ouvrière cartonnière chez Jaz à Puteaux ; membre du Parti Communiste ; Fille de Albert Descottes , teinturier et de Henriette Friès , blanchisseuse , Lucienne Descottes épousa Célestin Hébert , le 28 février 1931 en Mairie de Puteaux .
Dès la fin de l’année 1940, quelques militants communistes de Nanterre dirigés par son époux Célestin Hébert distribuent des tracts du parti communiste clandestin nuitamment à la volée dans les rues de la ville et dans boîtes aux lettres . Willeme_camion_7_tonnesD’autres militants qui travaillaient dans la ville notamment chez les camions Willème étaient fournis en tracts.
                                                                                                                                                               En septembre 1941, à la suite de filatures, surveillances et enquêtes, les services de la préfecture de police mettent fin aux activités d’un important centre clandestin de propagande communiste qui s’exercent plus particulièrement dans la banlieue ouest de Paris et dans certaines localités de Seine-et-Oise. Ce centre clandestin constitue le quatrième secteur de l’appareil illégal et comprend les 41e, 41e bis, 41e ter, 42e, 42e bis, 43e et 43e bis sections , les groupes des usines Bastard , automobiles Simca , Solex , camions Willème ou Saurer , le camp d’aviation La Folie , les fonderies Montupet , Bloch , LMT ,l’avionneur SNCAC , Lobstein , diverses autres usines de Courbevoie ainsi que les groupes de base de Bezons, Carrières-sur-Seine, Houilles, Cormeilles-en-Parisis, Nanterre, Suresnes, Boulogne et Saint-Cloud . Les usines Jaz ne semblent pas comprendre de section clandestine de ce type .                                                                                                                                                     Espagne_1938_Savenaud_et_PozziPOZZI pendant la guerre d’Espagne en 1938

Le principal dirigeant de l’organisation clandestine se nomme Félix Pozzi , ancien syndicaliste CGT des pneus Goodrich à Colombes, l’un des dirigeants des grèves de 1936 et 1937 au moment du Front populaire. Il combattit en Espagne républicaine de mars 1938 jusqu’à la fin octobre ou début novembre 1938.
Une dénonciation est à l’origine d’une quinzaine d’arrestations dans le secteur de Nanterre . Vers le 15 août 1941 , un habitant de Nanterre, se présente au poste de police de la ville . Il vient se plaindre du fait que des tracts communistes sont déposés dans sa boîte aux lettres . Ce délateur est un voisin du militant communiste Célestin Hébert . Le commissaire de Puteaux , Lucien Bizoire demande aux policiers de la Brigade spéciale d’intervention du commissariat de mener une enquête . Les militants qui viennent se ravitailler en tracts , souvent à bicyclette  , chez le couple Hébert sont alors filés .
26 rue de suresnes NanterreLa maisonnette du couple Hébert en 2019 .                                                                                                                                                                  Un cycliste , Paul Lescop , est repéré et suivi car il se rend très souvent en fin de journée au 26 rue de Suresnes chez le couple Hébert .Prospectus 1923 page 2 Le 8 septembre 1941 , Lucienne Hébert est interpellée par un inspecteur de Puteaux sur son lieu de travail  : l’usine des réveils Jaz avenue du président Wilson à Puteaux . Son mari est interpellé à son domicile . Lors de la perquisition domiciliaire les policiers saisissent : une machine à ronéotyper à main , cinquante mille tracts ronéotypés et imprimés , deux cents kilos de papier et trois obus de 75 mm , ainsi qu’un pistolet automatique . Lucienne Hébert est interrogée au commissariat de Nanterre . roquetteDès le lendemain , elle est transférée à la prison de la Roquette à Paris , puis le 10 septembre à la prison de la Santé . La quasi-totalité des militants est repérée, quinze arrestations s’échelonnent entre le 2 et le 16 septembre 1941 .
Le 24 mars 1942 ,  tous comparaissent devant le Tribunal militaire allemand du Gross Paris
Le commissaire de Puteaux témoigne à charge . Quinze condamnations à morts sont prononcées , dont celles de Florentine Berson et Lucienne Hébert pour « intelligence avec l’ennemi ».

Le 10 avril 1942 , les treize hommes sont passés par les armes au Mont-Valérien à Suresnes : le mari de Lucienne Célestin Hébert avec Jean Lebon , Georges Hany , Daniel Becker , tous trois ajusteurs et le cycliste Paul Lescop , employé de bureau tout comme Edmond Dubuis, chaudronnier aux Usines Breguet et le plombier André Chabenet qui ont tous donné leur nom à une rue de Nanterre . Sont fusillés avec eux , ces quatre employés de chez Willème : Roger Bouchacour , ajusteur d’Argenteuil , Georges Lacaud, tourneur de Courbevoie ,  Daniel Baron tôlier et Charles Wagner ajusteur , ces deux deniers ont donné leurs noms à une rue de Bezons où ils habitaient . monument Pozzi à SannoisMonument rue Félix et Roger Pozzi à Sannois                                                                         Fusillé également René Muller, mécanicien chez l’avionneur Régy avec le plus important d’entre eux , le fameux  Félix Pozzi , monteur-électricien de Sannois dont une rue porte son nom et celui de son fils , mort en 1942 des suites d’une autre arrestation musclée .
Les Allemands ne fusillaient pas les femmes en France, ils firent un sursis à exécution puis commuèrent la peine en travaux forcés à perpétuité. Le 20 avril 1942 Lucienne Hébert et Florentine Berson quittent la Santé pour la gare de l’Est où elles prennent la direction de l’Allemagne. Lucienne Hébert affronte successivement les prisons de Karlsruhe où elle séjourne une semaine, celles de Anrath et Lübeck-Lauerhot , réservées aux femmes classées “NN” Nacht und Nebel –Nuit et Brouillard–  du 17 décembre 1942 au 4 avril 1944 .ravensbrück Ravensbrück , camp de concentration pour femmes.                                                                                                                                                                   Elle passe à Cottbus le 5 avril 1944 , avant d’être envoyée à Ravensbrück le 20 décembre 1944 où elle porte le matricule 94115. Le 4 mars 1945 elle est transférée à Mauthausen (Autriche), elle y arrive trois jours plus tard . Le 22 avril 1945 elle est enfin libérée par la Croix-Rouge . Florentine Berson n’a pas eu cette chance et sera gazée au camp de  Ravensbrück en 1945 , une résidence porte son nom à Nanterre .
                                                                                                                                                                    Le 12 mars 1945 un juge d’instruction inculpa le délateur de Célestin Hébert « d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État ». Clément , le dénonciateur était marié à Stéphanie , une allemande des Sudètes en Tchécoslovaquie . Le couple habitait le pavillon voisin du frère de Célestin Hébert . Membre du Mouvement Social Révolutionnaire , parti collaborationniste d’Eugène Deloncle , Clément assistait aussi aux réunions du Parti Populaire Français de Doriot. Il est donc farouchement anticommuniste . Après l’exécution de Célestin Hébert et de ses compagnons , il vend précipitamment son pavillon et déménage . Après la Libération , il est retrouvé par la police dans la Sarthe , arrêté, jugé, il est condamné le 19 octobre 1945 à vingt ans de travaux forcés et vingt ans d’interdiction de séjour au delà de cette peine .
Lucienne Hébert est auditionnée en 1945 par un juge d’instruction dans le cadre d’une commission rogatoire . Elle déclare qu’un inspecteur du commissariat de Puteaux s’était « présenté seul pour procéder à son arrestation à l’Usine Jaz où elle travaillait comme cartonnière. Après avoir exhibé sa plaque de police , il m’a prié de bien vouloir le suivre sans toutefois m’indiquer le motif de cette arrestation ».
« Conduite au commissariat de Puteaux, j’ai été interrogé par [lui], puis par le commissaire [Lucien] Bizoire et plusieurs autres inspecteurs. Je n’ai subi aucun sévices ni aucune menace de la part de Bizoire. Toutefois, ce dernier m’a fait remarquer que si je ne voulais pas parler, je n’aurais aucune chance de revoir ma fille ».
Cité Mag Février 2017 n°50Cité Mag , revue municipale de Nanterre ,Février 2017 ,n°50                                                                                                                                                        Lucienne Hébert a été homologuée au titre de la résistance intérieure française et en tant que déportée internée résistante  et veuve de résistant , fusillé Mort pour la France . Avoir été la seule survivante de ce groupe de résistants , l’a longtemps tenu à l’écart des honneurs dont ses camarades ont été comblés avec , pour la majorité d’entre eux , des rues portant leurs noms . Mais notre ex-cartonnière chez Jaz n’est pas oubliée à Nanterre : elle donnera bientôt son nom à une résidence de la place de la Boule , en voie de finition fin 2018 .nos déportés Jazette n°9 Janvier 1946 page 4Jazette n°6 de Janvier 1946 page 4 . Etrangement la déportée résistante , à laquelle nous avons consacré un article ,  Lucienne Hébert n’est pas au nombre des déportés mentionnés dans cette Jazette pas plus que Cyrla Szulewicz , mère de Georges Pérec employée chez Jaz de 1941 à 1942 . Voyez notre article consacré à Marcel Herscovic et Julia Dzenziolsky , tous deux employés chez Jaz et victimes de la barbarie nazie .