PRINTIC , pendule murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 1G puis 5 G , autonomie 8 jours . Nouveauté du catalogue tarifé de mars 1950 F.A.50 , référencée 623-10 . Faïence ivoire , décor à fleurs , chiffres noirs , aiguilles type buildings . Format 18 x 18 cm , poids 885 gr. Son décor évoquant le printemps avec ses motifs floraux a inspiré son nom ; elle reprend la forme de la SARRIC qui n’était pas doté de ce décor . Elle est au catalogue jusqu’en 1955 où elle cohabite avec la SORIC , une autre horloge murale , qui va lui succéder , dont elle partage la forme mais celle ci est en Pollopas , une matière plastique . Le cas est unique chez Jaz d’un changement de matière pour une même forme , il est emblématique du triomphe des matières synthétique qui s’amorce dans les années 50 où la production était de 5Mtonnes contre 100Mtonnes aujourd’hui . On aperçoit une PRINTIC dans le film Les risques du métier en 1967 et dans Viens chez moi j’habite chez une copine en 1981 . La dénomination PRINTIC sera réattribuée en 1982 .mention RUBIS sur le cache du calibre G .
Les PRINTIC étant peintes à la main , les décors sont sensiblement différents d’un exemplaire à l’autre .
DELFIC , pendule murale , forme assiette , mouvement mécanique , calibre 5G d’une autonomie de 8 jours , à clef amovible . Nouveauté présentée à la Une de la Jazette n°11 d’Octobre 1952 , référencée 606-10 . Assiette en faïence , décor floral bleu Delft sur fond blanc , chiffres romains , aiguilles style buildings . Diamètre 26,5 cm, poids 965 gr . Bien que réalisée par la faïencerie de Gien comme l’indique cette estampille , son nom lui est donné par référence à la faïence de Delft , aux Pays-Bas , caractérisée par l’utilisation des camaïeux de bleus sur un fond émaillé blanc .
Jaz collaborera de nouveau en 1970 avec la manufacture de Gien pour une autre pendule-assiette , la LOIRIC . La DELFIC est proposée pour la dernière fois à la page 21 du catalogue de 1957. publicité Paris Match 1954 , format 34,5 x 13 cm .
APPLIC , horloge murale , mouvement mécanique , calibre 3G à clé en façade , d’une autonomie de 8 jours . Corps en Bakélite dite Jazolite couleur noyer , cadran blanc sous verre plat , lunette chromée ouvrante à droite pour le changement d’heure et le remontage , aiguilles buildings , petite fenêtre triangulaire de témoin de charge passant au rouge quand l’horloge doit être remontée . Présentée à la page 3 du tarif Août 1936 et à la page 11 du catalogue de 1937 , référencé n°8034 . Format 23 x 23 cm . Poids 1,160 kgCette APPLIC 1936/37 succède à l’APPLIC 1934/35 en forme de pyramide tronquée . Pendant la guerre , en raison des pénuries et des restrictions imposées par l’occupant , les pendules en bakélite ne sont plus produites . En 1942 , il n’y a plus que deux pendules en céramique disponibles qui sont à leur tour interdites si bien qu’en 1943 il n’y a plus aucune horloge murale en vente . Dès 1945 une horloge en bakélite réapparaît provisoirement , c’est l’APPLIC1945/48 qui conserve la silhouette de cette deuxième version de l’APPLIC mais troque son cadran blanc et sa lunette ronde vitrée contre un centre granité et une élégante garniture de chiffres chromés qui lui donne paradoxalement un aspect beaucoup plus Art Déco que le modèle d’avant guerre .Elle disparaît des tarifs 1946 et 1947 pour réapparaître de nouveau à la page 3 du tarif illustré de 1948 équipée du calibre 3G mais cette fois le cadran et les aiguilles sont de couleur ivoire pour contraster avec la bakélite laquelle peut être soit brune marbrée soit rouge marbrée , référencées 654-24 et 654-34 . En 1949 et 1950 seule cette version rouge subsiste aux catalogues faisant d’elle l’ultime pendule murale en bakélite produite par Jaz .
VISIC 1952 VISIC , horloge murale , mouvement mécanique , calibre 4G puis 5G (à partir de 1951) d’une autonomie de 8 jours , à remontage par clé en façade . Présentée dans le tarif illustré FH d’Octobre 1948 . Lunette en duralinox poli , vitre en verre plat , cadran en métal satiné , aiguilles style buildings . Diamètre 30 cm , poids 855 gr . Cette horloge est la descendante de la LENTIC de 1937 et l’ancêtre des VUSIC et VIRIC qui partagent toutes le même boîtier en métal léger mais dotées de calibres et de cadrans légèrement différents . Elles disposent d’une ouverture inhabituelle de la lunette puisque la charnière n’est pas sur le côté comme d’ordinaire mais sur le dessus , ce qui est peu pratique puisque qu’il faut se servir de ses deux mains pour remonter l’horloge ou modifier l’heure , ces calibres ne possédant pas de bouton au dos . Malgré cette similitude d’aspect , il est relativement aisé de les distinguer . Effectivement , datant d’avant guerre , la LENTIC n’arbore pas sur son cadran d’oiseau jaseur apparu en 1941 et les chiffres de son cadran sont plus fins . Quant à la VUSIC qui lui succède en 1956 , son calibre AG impose deux vis de fixation apparentes sur le cadran de chaque côté de l’axe central qui permettent de la différencier facilement de la VISIC . La VIRIC étant une version électrique sur secteur 110 ou 220 volts , le câble secteur évite toute méprise .En Inde , où nous avons trouvé cet exemplaire , les VISIC arbore en plus du logo Jaz celui de son associé sur le subcontinent Favre-Leuba .
En revanche il existe deux variantes subtiles de la VISIC mais un petit détail permet de les discriminer aisément : apparue en 1946 , elle sera doté de 1948 à 1951 du calibre 4G qui dispose d’un petit regard triangulaire juste au dessus de l’axe central des aiguilles qui permet l’apparition d’un témoin rouge de témoin de réserve , appelé avant guerre indicateur d’armage , qui indique qu’il ne faut pas tarder de remonter la pendule . Il disparaît en 1952 au profit de la mention « 8 DAYS » et d’une petit flèche indiquant le sens du remontage avec l’adoption du calibre 5G . En outre les variantes de 1946 et 1947 étaient disponibles avec cadran métal satiné , référencée 625-10 , ou métal noir , référencée 625-14 . En 1956 lui succède la VUSIC qui ne s’en distingue que son calibre AG.
Nous avons remarqué que , bien souvent, la fixation au dos a été recourbée par les utilisateurs , cette dernière n’étant pas alignée sur le bord du boîtier s’avère donc peu pratique .
Merci à nos lecteurs attentifs Delphine GUERRIER et Guillaume QUEMBRE de nous avoir confié ces photographies de leur VISIC à cadran marron qui porte sous le VI la mention Photal Damien qui avait déjà intrigué un visiteur vietnamien , il y a quelques mois , sur une horloge identique .
Le procédé Photal Damien est un système d’impression photographique sur métal qui permet une grande finesse de couleurs et de détail . On trouve également l’inscription PHOTAL DAMIEN sur des règles à calcul , des cadrans d’instruments d’aéronautique , des étiquettes métalliques ou des appareils photos . Le procédé utilise des plaques d’aluminium photo-sensibles , donne une inscription sans aucun relief et permet des teintes différentes sur la même surface entre le rouge et le noir . Les couleurs palissaient avec une exposition à la lumière . Nous ne connaissons pas le mécanisme exact de ce procédé mais il devait demander de l’outillage ou des compétences assez pointus car pendant la période de l’occupation , ce procédé a été systématiquement remplacé par la gravure chimique, qui était à la portée de n’importe quel imprimeur de quartier. Cette VISIC à cadran marron n’apparaît pas dans nos catalogues français , mais on sait que Jaz vendait des produits différents à l’export , peut être est ce le cas ? En outre , nous ignorons si JAZ employait le procédé Photal Damien sous licence ou bien faisait faire ces cadrans auprès de la Régie Maurice Damien qui était installée à Paris .
PENDIC , horloge murale , mouvement mécanique , calibre 3AG d’une autonomie de 8 jours . Nouveauté du catalogue 1957 à la page 19 , référencée P 1672-10 . Boîtier de tôle peinte en brun dégradé avec garnitures en laiton façon or . Pas de chiffres mais des index faisant office de crochets pour le cordon , aiguille des heures trilobée , vitre en verre bombé , cordon en tissu torsadé jaune doré . Diamètre 25 cm , poids total 970 gr . La PENDIC , dont le cordon qui permet de la pendre justifie la dénomination , a été rejointe en 1958/59 par la TRINIC qui lui emprunte le même cordon et son attache , le même calibre , le même centre de cadran ainsi que les mêmes aiguilles très spécifiques . La PENDIC apparaît pour la dernière fois au catalogue 1960/61 . Ce nom de PENDIC sera réattribué en 1970 et 1984 .
calibre 3AG Furtwangen Deutsches Museum Musée allemand de l’Horlogerie à Triberg- Furtwangen en Forêt Noire . On y constate , avec cette exposition permanente , que les horloges suspendues à un cordon étaient à la mode dans toute l’Europe dans les années 50 .Telle que cette horloge de la marque allemande DUGENA , abréviation de Deutsche Uhrmacher-Genossenschaft Alpina (Coopérative Horlogère Allemande Alpine)
En revanche cette horloge est totalement identique à la PENDIC de Jaz ; il s’agit d’une production URGOS de Schwenningen , une des nombreuses marques d’horlogerie allemandes implantées en Forêt Noire .Version du PENDIC estampillée Phinney -Walker , une compagnie américaine qui s’est fait connaître avant guerre pour équiper en montres de tableau de bord des Ford T jusqu’au Rolls Royce Phantom II . Mais à partir des années 30 , Phinney- Walker n’est quasiment plus producteur d’horloges . Devenue une division de Hamilton Watch Company , elle se contentant jusque dans les années 70 de distribuer sous son nom des horloges et réveils produits par diverses entreprises européennes ou japonaises : SEMCA , UTI Swiza , Europa et donc Jaz .
NUDIC , réveil de la gamme des Jaz de Luxe , mouvement mécanique, calibre AF version 5AF , 11 jewels , autonomie 8 jours . Présent uniquement dans le catalogue 1964-1965 à la page 2 et référencé 851-11 . Boîtier en laiton doré, cadran blanc , un index en métal doré à XII heure en fort relief et quatre traits d’heures noirs , aiguilles métal doré, aiguilles et points lumineux , mentions Made in France en bas de cadran et un 8 entouré d’un cercle à III heure pour le rappel de l’autonomie de 8 jours . Format 12 x 7,7 cm , poids 270 gr. L’absence totale de chiffres au profit d’un seul index ainsi que l’extrême blancheur et nudité de ce cadran ont inspiré son nom de NUDIC .publicité décembre 1965 double page , variante bichrome de la précédente
AMPLIC n°4800 AMPLIC , pendulette , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre K , 11 jewels, autonomie 8 jours , sans fonction réveil . Chevalet socle chromé , supports en bakélite , inclinable , vitre en verre biseautée , cadran métal , chiffres chromés rapportés , aiguilles bleuies , chemin de fer à l’intérieur de la zone des heures , mention 8 jours sous le XII . Présent au tarif d’Août 1936 et au catalogue de l’été 1937 . Deux versions disponibles : n°4801 avec barrettes et chiffres lumineux et n°4800 non lumineuse . Format 20 x 12 cm .
AMPLIC 4800 non- lumineuxLes AMPLIC comportaient trois variantes de cadran déclinés en CB pour Cadran Blanc non- lumineux et CL Cadran de Luxe lumineux . Voyez les articles des AMPLIC 4802/4803 et AMPLIC 4804/4805On ne confondra pas les AMPLIC avec le CHARMIC -dans l’angle à gauche- qui est un réveil et se distingue donc aisément à sa troisième aiguille au cadran .Publicité , pleine page 30 x 22 sur papier glacé , revue Plaisir de France 1937 . En bas un AMPLIC 4801 lumineux .
LUMIC , grande horloge murale , pendule éclairante , mouvement mécanique à clé amovible , autonomie 8 jours , calibre 5G , sans trotteuse . Présente au catalogue 1955 à la page 15 , référencée P685-10 en 110 volts et P685-20 en 220 volts . Equipée d’un tube fluorescent blanc rosé 32 watts , puissance réelle 100 watts , supportant des pastilles collées servant de points d’heures . Corps en aluminium laqué blanc , grandes aiguilles building peintes en bleu nuit . En 1961 il n’y a plus aucune pendule éclairante au catalogue . Diamètre 33 cm , pèse plus de 3 kg . La dénomination LUMIC sera réattribuée en 1970 à un petit réveil à cadran lumineux .
Afin de créer à coût raisonnable une horloge éclairante , le principe choisi par Jaz est assez simple et séduisant : utiliser un tube néon circulaire d’un diamètre de 32 cm d’usage courant , ils sont d’ailleurs toujours en vente de nos jours . Le corps creux en aluminium dissimule , outre le mécanisme de l’horloge , l’indispensable mais volumineux et lourd ballast ferro-magnétique . Celui-ci permet de fournir la haute tension nécessaire à l’allumage du tube puis , une fois le néon allumé , il limite le courant le traversant. Si la durée de vie d’un ballast est d’environ 60 ans , le petit starter doit être changé assez fréquemment , il est donc accessible mais partiellement dissimulé par le tube qui est tenu par trois crochets . Le crochet à 12 heures dissimule la broche d’alimentation à culot G10q à 4 prises . Les deux autres crochets plastique , à 4 h et 8 h , sont articulés par des ressorts pour libérer aisément le tube néon . L’aiguille des minutes est légèrement courbe à la pointe pour passer au dessus du tube . Deux fils sortent du corps de l’horloge : celui d’alimentation est au sommet avec une prise estampillée Jaz , en bas le câble abouti sur un interrupteur poire pour éteindre le tube néon à volonté . La niche de vente de ces horloges éclairantes est nettement ciblée dans les publicités : cafés , hôtels , stations-service , garages , cinémas , magasins , bureaux , usines . Elles apparaissent en 1953 à la charnière de deux changements technologiques : la montée en puissance des horloges à mouvement électrique sur secteur par rapport au traditionnel mouvement mécanique et le passage de la tension de distribution en France du 110 volts au 220 . Jaz est donc contraint de multiplier les variantes et sous variantes en précisant dans ses catalogues « Ne confondez pas . Les pendules électriques LUMIC et ZODIC sont équipées d’un mouvement MECANIQUE 8 jours ,calibre 5G. Voyez page suivante le DIFFIC à mouvement électrique » .Esthétiquement la confusion n’est guère possible : La SOLIC version électrique de la LUMIC est doté d’une trotteuse centrale et ses points d’heures sur le tube sont des barrettes rectangulaires , évidemment elle n’a pas d’orifice sous le logo pour introduire la clé de remontage comme une LUMIC . Preuve que les mouvements mécaniques ont encore leur mot à dire , Jaz ajoute en 1955 la ZODIC dotée du même calibre 5G mais le corps se limite à une cloche centrale , le tube néon se trouvant tenu par 3 bras qui en émergent et ses aiguilles sont plus grosses et arrondies . Plus étonnant encore Jaz met en vente en 1956 la SPHERIC version tout électrique de la ZODIC , mais elle n’est déjà plus en vente l’année suivante . La DIFFIC , version tout électrique également , est plus sophistiquée puisque le tube est dissimulé par un diffuseur qui est à l’origine de son nom , comme la fonction LUMIère donne la LUMIC et la forme SOLeil induit SOLIC .
MISSIC 1610-10 jaune MISSIC , horloge murale , mouvement mécanique à clé , calibre 2AG , d’une autonomie de 8 jours .Corps en métal laqué , sans vitre ; chiffres et aiguilles » buildings »marrons . Disponible en trois couleurs laquées : jaune topaze référencée 1610-10 ; vert turquoise référencée 1610-30 ; blanc référencée 1610-20 .MISSIC 1610-30 vert turquoise Nouveauté du catalogue 1956 à la page 16 , elle n’est déjà plus disponible en 1957 . Diamètre 19,5 cm, poids 670 gr . Avec le calibre 5G elle était précédemment nommée MASSIC . Ce nom de MASSIC sera réattribué à un réveil en 1968 .Dos et boîte d’origine de la MISSIC
CAMPIC 615-20 puis 615 -40 CAMPIC , horloge murale , mouvement mécanique à clé amovible , calibre 5G , autonomie 8 jours . Nouveauté du catalogue de 1954 à la page 14 . Boîtier en métal laqué ou alu poli , vitre en verre bombé , lunette chromée ou laiton poli , chiffres noirs en relief sur fond « or »galbé . Diamètre 19,5 cm , poids 790 gr .
CAMPIC 615-10
Lors de sa sortie , en 1954 , deux versions sont disponibles : la 615- 10 qui se caractérise par son boîtier en alu poli , sa lunette chromée mais surtout ses trois de fixations apparentes et son joint l’isolant du mur ou la 615-20 qui deviendra 615-40 en 1955 dont le boîtier est laqué ivoire , la lunette en laiton poli mais ne disposant ni des trois pattes , ni du joint mais se suspendant par la patte qui se trouve sur le couvercle du mécanisme . En 1956 elle échange son calibre 5G pour le 2AG et devient TAMPIC qui sera proposée pour la dernière fois dès l’année suivante , en 1957 , uniquement en version laquée ivoire , référencée P1615-40. La CAMPIC est la version mécanique de la RAMPIC qui est une horloge sur secteur et dotée d’une trotteuse centrale .
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