Catégorie : collectionneurs
Collection Jaz Le Bon Temps
Collection Anthony Lemaître
Musée de la Bakélite suisse
Stand des horloges murales et à poser du musée de la Bakélite ( remarquez en fond la reprise du logo et du slogan de 1937 : Jaz Réveil de Précision )
Stand des réveils du musée de la Bakélite
Le Musée de la bakélite est situé en Suisse , au numéro 10 de la Schorenweg dans la ville d’Arlesheim , banlieue industrielle de Bâle … au sous-sol !! Effectivement , la collection de Jörg Josef Zimmermann vit sa vie dans une grande pièce sombre de son sous-sol qui n’est pas à la hauteur de son importance historique et son ampleur : à savoir plus de 7500 objets du légendaire Duroplast . Cela devrait changer à l’avenir avec la création d’une fondation , espère-t-il . Visitez avec nous le musée anglais de la bakélite dont le fondateur est aussi haut en couleurs que son collègue suisse .
Jörg Josef Zimmermann , 69 ans , est un personnage extraordinaire et hors normes – comme nous les aimons – , graphiste , décorateur et concepteur de salon professionnel , qui collectionne des objets en bakélite depuis 1985 . Avec son épouse Manon , ils ont écopés tous les marchés aux puces d’Europe et il chine tous les jours sur eBay pour enrichir encore son incroyable collection .
Chaussé de ses inévitables lunettes en bakélite , il reçoit des visiteurs tous les week-ends et pour pratiquement chacun des objets , il aura une histoire à raconter avec passion .
Il possède , en quantité impressionnante , des objets dans les styles Art Déco , Bauhaus, Streamlining et des Sixties .
Raymond Loewy , le designer industriel de rationalisation est bien représentée dans la collection de Zimmermann comme Edouard Fornells avec de superbes boîtes Art Déco. Il a créé un petit site , en allemand et en anglais , pour présenter son parcours et sa collection :http://www.bakelit.ch/
Notre talentueux ami suisse , voyant inévitablement un coq gaulois dans notre jaseur boréal (Bombycilla Garrulus) , lui a attribué deux barbillons et une crête de gallinacée un peu trop proéminents . Les deux stands , reproduits en tête d’article et détaillés ci-dessus , sont ceux qui étaient destinés aux réveils et horloges pour l’exposition de sa collection d’objets en Bakélite , lors de la MUBA , du 4 au 13 mai 2001 sur un surface totale de 900 mètres carrés et qui reçu 500.000 visiteurs . Que les chanceux , qui iront en 2019 au salon de l’horlogerie et de la bijouterie Baselworld , en profitent pour faire un saut à la MUBA dont l’entrée sera gratuite pour célébrer la dernière de cette foire de vente plus que centenaire qui ferme définitivement , baissant les bras devant le commerce en ligne .
Vous aurez noté que Jörg Josef Zimmermann a choisi d’illustrer ces stands de réveils et pendules avec les logos de Jaz , même si sa collection s’étend à toutes les marques possibles .
En outre , il a une définition très large de la bakélite puisque l’on trouve dans ses galeries des objets de couleur blanche ou crème qui ne peuvent être conçus dans cette matière mais sont en Polopas ou en polystyrène . Consultez notre galerie des Jaz en Bakélite / Jazolite et notre article sur la Bakélite où nous expliquons que ce phénoplaste est toujours de couleur sombre .
Yves SPORER collectionneur
Avec près de 700 réveils à la maison , le passage à l’heure d’hiver prend une toute autre dimension . Et chez Yves Sporer à Sigolsheim , on s’intéresse surtout aux objets issus de feue l’usine Jaz de Wintzenheim … Tic-tac, mais aussi coucou. Toutes les heures. Dans chaque pièce. « Une maison sans tic-tac, je trouve cela triste », glisse Béatrice, la compagne de Yves. « Quand une pendule s’arrête, le silence me pèse », dit encore celle qui avoue s’être laissée « contaminer » par son collectionneur de compagnon.
« 95 % de mes réveils fonctionnent »Car entre les voitures, les bouteilles de bières, les pots ou les figurines, le coeur de Yves bat d’abord pour les réveils de chez Jaz. Mais pas seulement : les radios-réveils, les minuteurs, les pointeuses, les montres de gare ou d’usine et toutes sortes d’objets dérivés trouvent grâce à ses yeux passionnés.
Cependant, avant de devenir celui qu’on connaît sur les marchés aux puces comme « Monsieur Jaz », il y eut un déclic : « C’était il y a quinze ans. J’étais dans le bureau de mon patron, et il avait un réveil, posé là. Un Jaz. Je l’ai trouvé beau, puis j’ai commencé à en chercher aux puces ». 700 réveils plus tard, Yves a appris « sur le tas » à les remettre en marche, attiré par une mécanique « vivante ». Aujourd’hui, « 95 % de mes réveils fonctionnent » Ouvrir, dégripper… « Il faut qu’ils tournent ! » Il garde néanmoins quelques chantiers « pour la retraite ».
Dévorante, sa passion n’est pas ruineuse pour autant : si un jour il a déboursé 80 EUR pour une « belle pièce », la majorité des transactions oscillent entre 20 EUR et 30 EUR.
« Quand je rentre bredouille, je prendssur moi. Des fois,ça me tourmente »« Les réveils à 5 EUR, c’est fini. Aujourd’hui ce n’est plus comme il y a quinze ans. Les gens savent que c’est rare. Je marchande beaucoup ». Béatrice acquiesce : « Il est tenace !» Pourtant, par « orgueil », Yves refuse de payer le prix fort : « Quand je rentre bredouille, je prends sur moi. Des fois, ça me tourmente ». Alors pour oublier, « j’en remonte un des miens ». Un tic-tac de plus.
Alignés au sous-sol, les réveils de Yves racontent presque tous une histoire, une époque, une esthétique, une innovation. En céramique, en bakélite, en laiton, en bois « avec de la marqueterie », en tôle, cerclés de chrome ou animés, ils traversent le siècle, des aiguilles ciselées à celles, phosphorescentes « et radioactives » des années trente, jusqu’aux premiers chiffres à cristaux liquides des années soixante-dix en passant par des mariages plus hasardeux, telle la lampe de chevet dont le pied est un réveil, ou la montre de voyage qui s’ouvre comme une petite armoire. Et toujours du Jaz. « Si c’est pas du Jaz, il n’a pas sa place ici ! »
Yves sait exactement ce qu’il possède. Parfois, il achète des doubles dans des lots, et les revend pour financer sa passion, « sans bénéfice ». Difficile d’en trouver des inédits après quinze ans de collection.
Sa priorité, c’est de « les remettre en marche ». C’est même « beaucoup plus important que l’exactitude de l’heure qu’ils indiquent ». Heure d’hiver ou pas…
Nicolas Pinot ( article DNA 28 Octobre 2012 )
Les musées horlogers et autres
GRISIC 1974

Collection Romain Gallardo
GRISIC , réveil de voyage , porte feuille gainé cuir mouvement mécanique , calibre DK , aiguilles noires , aiguilles et points lumineux , Nouveauté du complément de catalogue 1973 paru fin 1973 .
Trois variantes de couleurs du cuir sont disponibles : rouge vermillon réf. 1343-21 , brun foncé réf.1343-41 et façon porc réf. 1343-71 . Format 9 x 8 x 4 cm . Etrangement , comme la majorité des nouveautés de ce petit complément du catalogue 1973 , les GRISIC ne seront disponibles à la vente qu’en 1974 et encore peut être pas toute l’année puisqu’ils ne sont pas au catalogue 1974 . Ainsi les LIEGIC , CERCLIC , GALVIC , CALTIC , CHANFRIC , PAVIC , CRUCIC ,CUBIC , FILIC , CLARIC , FORFIC , SIMPLIC , GRANDIC , TROTTIC présentés dans ce petit fascicule de 16 pages ne seront eux aussi disponibles qu’en 1974 .

Photos ci-dessous courtoisie du collectionneur Marc Barat 


CHARMIC 4000 /4001 1937 à 1940

CHARMIC n°4000 CHARMIC , réveil , gamme des Stylites , mouvement mécanique , autonomie 30 heures , calibre J . Chevalet socle chromé , inclinable , vitre en verre , cadran métal , ouverture de la lunette en forme de tonneau , chiffres chromés rapportés . Nouveauté du catalogue de l’été 1937 à la page 6 . Format 21,5 x 11,5 cm , poids 820 gr . Le CHARMIC 4001 apparaît pour la dernière fois au tarif F 178 du 15 Avril 1939 et le CHARMIC 4000 au tarif F192 de Janvier 1940.
CHARMIC n°4000 dos Deux versions disponibles : n°4001 avec barrettes lumineuses et n°4000 non lumineux . On notera qu’étrangement , les aiguilles du 4001 ne sont pas lumineuses
à gauche le CHARMIC devant trois AMPLIC Les CHARMIC sont très proches esthétiquement des AMPLIC lesquelles sont des pendulettes sans fonction réveil avec un calibre K d’une autonomie de 8 jours , contrairement aux CHARMIC qui sont des réveils à l’autonomie de 30 heures . Les distinguer est donc aisé puisque les AMPLIC portent la mention 8 jours au cadran et la base de leur chevalet est en Bakélite .
La dénomination CHARMIC sera réattribuée en 1975 .
PRéSIDENT 1974
PRESIDENT , horloge à poser , mouvement à quartz , à pile , calibre FK brevet n° 1113 932 , trotteuse centrale , aiguilles noires , format 15 x 19 x 8,5 cm , poids 3,610 kg . Ce modèle n’apparaît que dans la brochure tarifaire de Janvier 1974 sous la référence 3001-10 et ne figure déjà plus dans celle de Mars 1974 , nous n’en connaissons , hormis la nôtre , qu’un seul autre exemplaire entre les mains de Marc Barat , très grand collectionneur de Jaz ; nos exemplaires ne sont toutefois plus dotés du calibre FK d’origine ; ce qui , en fait , n’a rien d’étonnant puisqu’il s’agissait d’un calibre expérimental , sans doute peu fiable vu la carrière avortée de cette pièce pourtant exceptionnelle .

Ce modèle est hors normes en bien des points: sa taille , son poids , son prix et même son nom qui ne finit pas en -IC selon une tradition pourtant bien établie chez Jaz depuis les années 20 ; il est qualifié de modèle de prestige haute précision , justifiant son prix exorbitant de 1950 francs , somme correspondant à presque deux SMIC de début 1974 ou en comparaison horlogères presque 50 fois plus cher qu’un NIGIC ou 10 fois plus qu’une horloge murale comme la JOIGNIC . Enfin ce calibre FK est exclusif à ce modèle . C’est également en 1974 qu’apparut le premier réveil quartz Jaz le CERCLIC qui aura lui aussi une existence très brève
Pour l’origine de son nom , reportez vous à notre grand article explicatif , qui démontre qu’elle est semblable à une horloge conservée à l’Elysée sur le bureau du Président de la République Française .
Boîte d’origine de la Président ; Format 21 x 18 x 11 cm , poids 725 gr . Pour une pendule d’exception il fallait une boîte spécifique à sa mesure , capitonnée de satin rouge moiré , au format intérieur et rembourrages précisément adaptés à la Président .
On retrouve une pendule très similaire d’aspect en 1984 , la PENDIC ; toutefois il s’agit d’une déclinaison bas de gamme aux matières et finitions beaucoup moins nobles



PETIC (1945) à 1948
PETIC , petit réveil de la gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre J. Présenté dans la brochure tarifaire F.A.45 de Janvier 1945 . Boîtier miniature dodécagonal , cadran métal , chiffres repoussés , pieds boules . Référencé 404-10 pour la version non-lumineuse et 404-11 pour la version à aiguilles et chiffres lumineux . Diamètre 6,5 cm, poids 145 gr . Aucune indication sur la couleur du boîtier n’est alors donnée.
En 1946 ces modèles disparaissent pour de nouvelles références : NL signifie non-lumineux et LX lumineux

En 1947 les modèles 404-90 et 404-91 ne sont plus disponibles au profit du (0)404-82 en acier tanké , cadran métal satiné et non-lumineux.
Le PETIC n’est plus disponible au tarif de Novembre 1948 mais en début d’année , il était encore proposé cette ultime variante à aiguilles et chiffres lumineux que l’on retrouve sur son cousin le RONDIC . Effectivement , à part la forme du boîtier à douze côtés ou rond , rien ne distingue réellement ces deux réveils , même pas l’écrin en carton imitation peau de serpent qui est commun aux deux .
Cet écrin était proposé en option, dans ce cas la référence du réveil était précédée d’un zéro ; en revanche , elle était la seule boîte Jaz à ne pas porter la référence du réveil qu’il contenait imprimée au tampon . Tout simplement pour ne pas altérer esthétiquement l’écrin et ensuite parce que , sur ce motif chargé , rien n’apparaît clairement : il faut d’ailleurs que le jaseur reflète la lumière pour qu’il apparaisse . La référence était donc déportée sur un fourreau de carton ondulé qui protégeait l’écrin .
PETIC de 1948
Remercions Joël F. , collectionneur bordelais qui s’est spécialisé dans les Jaz rares , de nous avoir confiés les photos de ce modèle , daté 1948 en creux sur la platine du calibre , qui arborent des pieds spéciaux , que là encore , on retrouve sur les RONDIC mais uniquement en 1948 .




PETIC non-lumineux de 1948 à pieds spéciaux


PETIC vert de 1945 non-référencé





























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