photo d’un jeune malien par Seydou Keïta , accoudé sur un poste TSF Ducretet-Thomson , lui même surmonté d’un OBLIC , tous deux en bakélite ; circa 1956/1957 . On lira , plus après , que les accessoires visibles étaient généralement fournis par le photographe , comme ce poste TSF qui permet à ce jeune dandy d’avoir une contenance presque naturelle et lui évite un inenvisageable bougé puisqu’on sait , que pour des raisons économiques , Keïta n’effectuait qu’une seule pose par sujet ! Cet OBLIC n’apparaîssant qu’une fois dans son oeuvre , à notre connaissance , on peut imaginer qu’il a été apporté par le modèle .
Alexandre Dumas , Gustave Doré , Courbet et Charles Garnier Dès lors , comment ne pas effectuer le rapprochement avec les chaises – fumeuses , voyeuses ou ponteuses – employées par les premiers photographes , comme Nadar , pour donner une contenance avantageuse à leurs sujets et surtout les empêcher de bouger à une période où les temps de poses pouvaient atteindre douze longues secondes Elles avaient également un autre usage , qui nous échappent complètement aujourd’hui , puisqu’elles étaient à l’époque d’indéniables marqueurs sociaux : avoir une fumeuse supposait que l’on disposait d’un fumoir , pièce dédiée qui ne se trouvait que dans les appartements bourgeois . Il en est de même pour une ponteuse qui servait à ponter/miser à une table de jeux . Le poste TSF de notre photographe malien , le réveil Jaz qui le surmonte étrangement et la montre bracelet bien en évidence sont autant de signes extérieurs de richesse et de civilisation qui ne devraient pas plus susciter l’ironie que les chaises à poser de nos grands hommes du XIX° siècle .
Seydou Keïta (vers 1921 à Bamako + Paris 2001) est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands photographes de la deuxième moitié du XXe siècle. La valorisation de
ses sujets, la maîtrise du cadrage et de la lumière, la modernité et l’inventivité de ses mises en scène lui ont valu un immense succès. Il prend sa retraite en 1977, après avoir été le photographe officiel d’un Mali devenu indépendant.
Son œuvre constitue un témoignage exceptionnel sur la société malienne de son époque.
Du 31 mars au 11 juillet 2016 , au Grand Palais à Paris , il fait l’objet d’une exposition rétrospective organisée par la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais avec l’aimable participation de la CAAC , Contemporary African Art Collection
Réalisés sur commande, les portraits de Seydou Keïta jouissent d’une grande
réputation dans l’Afrique de l’Ouest. La clientèle est nombreuse, à la fois attirée
par la qualité des photographies mais aussi par le sens esthétique de l’artiste.
On pose alors seul , en couple , en famille , en groupe ou entre amis . Seydou Keïta travaille principalement à lumière naturelle , dans sa cour.
Cadrés en buste de trois-quart ou en pied , assis ou allongés , les modèles sont presque toujours positionnés par le photographe , qui cherche à donner d’eux la plus belle image. Il utilise plusieurs fonds à motifs et joue avec le graphisme des tissus portés par les femmes . Sa maîtrise de la lumière et du cadrage ramène à l’essentiel : une grâce, une élégance naturelle transparaît de ces images sans artifice. Cette simplicité est renforcée par l’utilisation du noir et blanc. Mais il faut surtout y voir une raison économique: dans les années 1950 et 1960, il est difficile de trouver des pellicules couleur au Mali . .
A Bamako, métropole très animée, nombreux sont les jeunes hommes citadins, travaillant dans les bureaux, à vouloir se faire photographier avec des «vêtements élégants, à la mode» .Pour répondre à leur demande, Seydou Keïta possède dans son studio des «costumes européens », avec cravate , nœud-papillon , chapeau et béret .
Le photographe met également à la disposition de ses modèles des accessoires: montres, stylos, gourmettes, poste de radio, téléphone, scooter… [Si bien que l’on retrouve plusieurs fois le poste TSF au diapason , caractéristique de la marque Ducretet -Thomson en l’occurrence un D736 de 1946 , ndlr ] Certains clients apportent leurs propres accessoires et plusieurs tenues différentes. L’œuvre de Keïta est le reflet d’une société malienne qui aspire à une certaine modernité, influencée par l’Occident,
tout en affichant son identité tandis que celle-ci évolue vers l’Indépendance (extrait du catalogue de l’Exposition )
André Magnin , Seydou Keïta et Jean Pigozzi L’incroyable fonds photographique de Seydou Keïta, constitué de plus de 10.000 négatifs, a été découvert par André Magnin en 1992, lors de ses recherches menées pour compléter la plus grande collection d’art contemporain africain au monde celle de Jean Pigozzi entrepreneur et jet-setteur , milliardaire excentrique , mécène , héritier de la firme automobile Simca et « inventeur » du selfie .
selfies de Pigozzi avec Mel Brooks , Rod Stewart , Jerry Hall et Mick Jagger

extrait Jazette n°17 de Juin 1948 Deux ans après cette annonce dans la Jazette n°17 , Jaz diffusait en Belgique la
Le cartel en bois mentionné serait il le
Photographie © Mobilier national, droits réservés Cartel en applique circulaire orné de douze rayons de soleil dorés, un sur deux ayant en relief les monuments de Paris.
1945 Projet pour la fête de la paix par Humbaire, Jean Picard le Doux, Tita Terrisse et Hétrau Sculpteurs et architectes exposent, au Salon de l’imagerie en 1945, des projets de décoration de l’Opéra et de son avenue pour la célébration d’éventuelles fêtes de la Paix …qui n’auront jamais lieu malgré les prestigieuses signatures réunies .

Jean CHESNOT peintre et dessinateur de l’Ecole Française, né à Dinard . Essentiellement connu comme
Il est également connu pour ses dessins d’audience .
Huile sur toile par Jean CHESNOT circa 1970 En 2012 , La Comédie Française acquiert six aquarelles de Jean CHESNOT représentant les coulisses de la Comédie-Française . Pour Jaz , il réalise de nombreux dessins publicitaires :
publicité Paris Match 31 x 23,5 cm
publicité estivale ; Paris Match 1958 , 35 x 14 cm
version condensée de la précédente uniquement axée sur le BARDIC
Publicité presse , 27 x 13 cm , publiée dans
1959 BARDIC
publicité presse 18,5 x 13 cm ; Reader’s Digest 1959

Dans cet article nous avons reproduit principalement les publicités portant sa signature mais il existe , à la même période , bien d’autres dessins qui sont d’évidence de sa main sans porter son nom .























Maison réputée être celle de Mimi Pinson, 18 rue du Mont Cenis à Paris (1921) et affiche de film ( 1958) .
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.