FRAISIC , horloge murale en forme d’assiette , gamme Jaz Electronic , en porcelaine de Limoges , à décors de fraises , chiffres Breguet , diamètre de 25 cm . Nous avons baptisé cette murale FRAISIC en raison de son décor de fraises , par analogie avec les autres dénominations que Jaz avait l’habitude de donner en fonction des décors , et parce que cette nomination de FRAISIC avait déjà été employé précédemment . Néanmoins nous l’ignorons car cette pendule n’apparaît dans aucun catalogue de la période des Jaz Electronic qui ne couvre que la période 1974 à 1979.
Catégorie : pendule murale
BOTIC voilier 1982 à 1986

BOTIC , horloge murale de la gamme Jaz Quartz , mouvement à quartz , pile LR6 , calibre MAK . Nouveauté du catalogue de 1982/1983 à la page 16 , référencée 7150-10 . Boîtier laiton , cadran blanc à décor de voilier, trotteuse centrale , aiguilles poire et feuille noires , chiffres romains , sans bélière , chemin de fer à l’extérieur de la zone des chiffres , diamètre 22,8 cm . Elle n’est plus disponible en 1984 . Son nom de BOTIC lui vient de boat = bateau en anglais . La période 1982/1983 est assez troublée pour Jaz avec pour conséquences , entre autres , des flottements et des changements dans les catalogues et mêmes les productions . De fait , il existe un catalogue 1982 , mais aussi un catalogue 1982/1983 et enfin un catalogue 1983 , ce dernier étant très pauvre d’aspect et imprimé en bleu , avec des illustrations à la place des habituelles photographies en couleur . Ainsi cette BOTIC est présente au catalogue 1982/1983 en couleur et au catalogue 1983 imprimé en bleu , avec quelques différences d’aspect comme la présence d’un chemin de fer au cadran du modèle de 1982 que l’on ne voit pas en 1983 , de même on ignore si elle possède une trotteuse étant donné la mauvaise qualité de l’illustration . Retour à la normale au catalogue 1984 . Au catalogue 1985, pour sa dernière apparition, la BOTIC ne change pas exceptée sa référence qui devient 6208. Plus étrange ,une horloge avait été nommée également BOTIC au catalogue 1982 à la page 21 , très différente d’aspect avec une bélière et pas de décor de bateau




CORONET par Jaz Paris 1979 à 1982
CORONET , horloge murale à Quartz , par Jaz Paris France , comme indiqué en haut et en bas de l’index du 6 . Elle est fort similaire à la NANRIC de Jaz qui n’apparaît qu’en 1980 .Corps en plastique brun ,vitre en plexiglas , aiguilles noires fines , trotteuse centrale à talon rectangulaire , cadran doré , chiffres en fort relief , format 22,5 x 22,5 cm .
Cette vue de dos nous montre la fenêtre , ici obturée , qui permet d’afficher un dateur à date et jour . Effectivement , son modèle d’origine est la RANDIC à dateur , laquelle apparaît elle aussi en 1979 . Cette CORONET et la NANRIC sont en fait des versions sans dateur de la RANDIC . La CORONET est donc un hybride des deux JAZ , reprenant le cadran doré de la RANDIC , mais n’ayant pas de dateur comme la NANRIC .
à gauche la RANDIC à dateur et à droite la NANRIC sans dateur .
Elle est bien dotée du même calibre MK que sa cousine française .
Catalogue n°12 ARGOS de 1979 printemps /été , page 217 . Le numéro 11 correspond à cette horloge estampillée Coronet sans que ne soit précisé qu’il s’agisse d’une production par Jaz ou même plus simplement son origine française . Pas plus que pour la n°14 , estampillée Smith’s Timecal , qui est pourtant , elle aussi , une production Jaz comme cela est indiqué au bas de son cadran qui est typique de la marque au jaseur boréal . Contrairement à la CORONET , cette horloge n’a pas d’équivalent chez Jaz . Apparaît aussi , en 10 , une horloge à balancier par ACCTIM dont nous avons déjà décrit les productions par Jaz .
Couverture du catalogue ARGOS de 1979 printemps /été et la version blanche de la CORONET , qui n’a pas été distribuée sous l’estampille Jaz sur le continent . Elle aussi , est signée Jaz Paris et France en bas de cadran , autour de l’index du VI . Pour autant , elle n’apparaît pas dans les catalogues ARGOS , où la version brun/doré sera maintenue jusqu’en 1982 .
Catalogue 1979 automne/hiver et catalogue 1980 
Catalogue 1981 et catalogue 1982 : étrangement elle retrouve son identité française avec la disparition de la petite couronne au profit du jaseur boréal ; mais il faut attendre 1982 pour que Jaz soit crédité dans le descriptif des catalogues ARGOS .
Argos , est une institution outre manche depuis 1972 , que l’on pourrait définir comme un mélange de Manufrance et de Prisunic , puisque l’entreprise vend essentiellement par catalogue mais dispose d’un réseau de 883 magasins de détails . Au Royaume-Uni et en Irlande , Argos Ltd touche 29 millions de clients par an et près d’un milliard de visiteurs en ligne annuel , maintenant que l’entreprise , qui a même sa chaîne de télé , est aussi sur internet .
Nous n’avons trouvé que très peu d’autres CORONET , exceptées des horloges à poser dotés de mouvement à quartz japonais ou allemand , avec toujours la petite couronne au dessus du nom puisque Coronet en anglais signifie diadème .
Nous savons que CORONET a été une des marques exploitées en Angleterre par la compagnie américaine Burwood Products Co , bien connues pour ses horloges pour le moins « spectaculaires » , souvent diffusées sous sa marque Arabesque . 

Sa spécialité était de proposer un décor , en résine , coordonné avec ses horloges qui faisaient déjà un mètre de large minimum ; l’ensemble pouvant vous prendre tout un mur … à l’américaine .
Murale 5007 Jaz Electrico Espagne 1981 1982
Horloge murale , gamme Jaz Electrico , référencée 5007 au catalogo espagnol 1981 /1982 à la page 4 mais non reproduite , calibre TM, à pile LR 14 zone des heures noire , en Formica façon bois , trotteuse centrale rouge , aiguilles blanches , vitre en verre bombé , lunette en métal chromé . à noter que le calibre TM n’est plus exploité en France par Jaz à partir de 1981 , il continue donc à doter les murales espagnoles en 1981 /1982 . 


La Vie du collectionneur nov.2000 n°341 « Pendulettes à petits prix »
La Vie du collectionneur novembre 2000 n°341 , article « Pendulettes à petits prix » par Roger Gateau , textes et photos .
page 19 Roger Gateau était le spécialiste de l’horlogerie pour la Vie du Collectionneur ; on lui doit de bons articles sur Les montres Jaeger-LeCoultre , La production Cartier , Toute l’horlogerie à Villedieu les Poêles ou Les montres de femmes et d’ailleurs il s’agit de l’article le mieux rédigé et le plus compétent de notre rubrique sur les articles de presse à propos de Jaz . Donc pas d’erreurs à signaler , même les cotes établies restent valides vingt ans plus tard , malgré l’obstination des revues à ne pas parler de leurs concurrents qui était déjà bien présent en 2000 , les sites internets .
page 20 ; la pendule type 400 jours par Jaz est une CLOCHIC , effectivement produite par HERMLE , comme toutes les autres pendules de ce type estampillées Jaz . Cet horloger allemand de gros ne vendait qu’à des confrères . Dans l’encart Des marques et des pays , l’auteur semble croire que seuls les suisses et les allemands ont exportés leurs production et dotés les concurrents de leurs mouvements . Si les allemands sont bien les spécialistes des 400 jours et imitations , toutes plus chargées les uns que les autres dont on leur reconnait bien volontiers la paternité , n’oublions pas que Jaz a doté de nombreuses marques étrangères tant en calibres mécaniques , qu’en transistor et particulièrement pour les pendules murales .
page 21. La pendule au centre en forme de blason est une NOBLIC en pollopas . C’est un des rares reproches que l’on peut faire à l’auteur si l’on veut être précis , l’exacte définition des horloges , lui qui fait étrangement de cette Jaz une pendulette . Une pendule est l’abrégé d’une horloge à pendule du latin pendulus (« pendant ») : « chose pendante, qui pend » donc avec balancier ou poids , les autres sont des horloges concernant celles à suspendre ; Pour ce qui est des gardes temps à poser : ce sont des réveille-matin , abrégé en réveils , s’ils …réveillent tout simplement . On notera que réveille-matin , qui est invariable au pluriel en orthographe traditionnelle non réformée , peut prendre un S de nos jours mais le terme est vraiment vieilli de nos jours et quasi inusité . Si bien que l’objet qui réveille , à savoir le réveil porte le nom de ce qu’il provoque le réveil . Les pendulettes seraient celles qui ont un pendule ou balancier , mais en fait l’usage nomme ainsi celles qui donnent l’heure mais n’ont pas la fonction réveil . Mais tout cela est relatif puisque selon Victor Hugo : » En ce monde tout est pendule . Graviter c’est osciller. Un pôle veut l’autre « dans l’ Homme qui rit, t.2, p.27 . Magnifique mise en abîme pour tout collectionneur de pendules qui est est donc lui-même pendule …
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Chineur n°107 Septembre 2006 Pendules murales à petits prix
Chineur n°107 Septembre 2006 article Pendules murales à petits prix A tout seigneur tout honneur : à la Une trône une Jaz TALIC 1858-54 avec un « beau » reflet et une surexposition au flash qui sont peu admissibles en couverture d’une revue de diffusion nationale en 2006 .
page 26 Apparemment l’auteur ignore que Flash est une sous-marque de Vedette , laquelle nommait ses horloges en bois du début du XX° siècle des TABLEAUX , terme employé également par Japy et d’autres grandes marques . En fait les premières horloges murales de grande diffusion sont les carillons , qui ont été parmi les premiers objets achetés à crédit par les foyers français qui y voyaient un marqueur social , domestique certes mais tout de même ostentatoire . Le saviez vous ? il y avait dans les années 70 , une centaine de maîtres ornemanistes qui sculptaient à la chaîne des panneaux de chêne massif pour Jaz , afin de réaliser des horloges de cuisines vendues le prix d’une Rolex . Vous l’avez compris , il s’agit d’une vaste blague , évidemment . La FOURMIC ne saurait être en bois sculpté , elle est en résine façon bois et cela saute aux yeux . En 1950 , il y a bien eu chez Jaz une horloge en bois qui semblait sculptée : la BOISIC qui est en fait en bois tourné et c’est déjà beaucoup et évidemment la SCULPTIC en tirage limité , vendue huit fois le prix d’un MONDIC . L’emploi du terme kitsch est la signature de Monsieur Maunoury dont c’est une des obsessions et dont il n’a pas du tout compris la définition . Tout d’abord c’est un terme extrêmement péjoratif qui se dit d’un objet , d’un décor , d’une œuvre d’art dont le mauvais goût , voire la franche vulgarité , voulus ou non , réjouissent les uns et dégoûtent les autres : seules quelques productions JURA ou FFR pourraient être qualifiées comme telles .
page 27 Visiblement le journaliste Dominique Jacquemin a subi l’influence de Fabrice Maunoury et adhéré à sa lubie du Kitsch ou Kitch ; certes les deux graphies sont autorisées , mais autant ne pas varier dans le même article . En haut une QUADRIC estampillée Galeries Lafayette , une VISIC dont les reflets sur son corps en aluminium donnent une fausse impression de couleur orange . La PRINTIC n’existait pas en 1941 , elle apparaît en 1950 au plus tôt . Ni cette Bayard ni la GUEPIC ne sont kistchs , elles sont simplement dans le style de leur époque : typiquement seventies .
page 28 DAUPHIC en haut qui ne commence qu’en 1966 ; Au total seules trois horloges sont nommées dans cet article mais une seule appellation n’est pas erronée ; On l’a dit plus haut , cette PLATIC est une TALIC : on l’avait déjà vue en couverture , ne pouvaient ils donc pas en montrer une autre ? La TRANCHIC est bien sinistre en formica faux bois , elle existe en orange mais sans doute est ce trop kitsch ?
page 29 Preuve que cet article a été bâclé : voici une deuxième PRINTIC à une page d’écart de la précédente . Fin de la marque Jaz 1989 ? c’est onze ans trop tôt , voyez nos catalogues jusqu’en 2000 . On notera qu’aucune dénomination n’est attribuée dans cette page aux Jaz dont c’est pourtant l’originalité . Je ne doute pas que LORENZ , créateur de cette LORIC rouge , qui a été souvent récompensé pour son design sera flatté de savoir qu’elle est kitsch , elle aussi . Terme fourre-tout pour nos compères auquel , étrangement , la DISSIC noire échappe mais pas au flash ravageur du photographe amateur . Effectivement on a vu , hélas , des assiettes et des plats à tarte aux murs en guise d’horloges mais non : pas plus de saladiers que de soupières ou de couscoussiers .
Page 32 ( la page 30 est un encart publicitaire sans rapport avec l’article ) subitement deux noms SOFIC et CLOISIC : formidable …sauf que cette CLOISIC est une MURIC , raté ! La faïence de cette Bayard n’est pas de meilleure qualité que la SOFIC , bien au contraire puisque le corps de la murale de Jaz est une production d’une des plus prestigieuses faïenceries au monde celle de Creil-Montereau .
page 31 Cette RITIC , pourtant spectaculaire , est bien mal photographiée , sur-exposée , et surtout affublée d’aiguilles qui ne sont pas d’origine et sont absolument inappropriées . On peut se désoler de l’importance donnée à cette horloge publicitaire Lu-Petit Beurre qui est reproduite trois fois dans cette revue puisqu’il ne s’agit pas d’une création originale mais simplement d’un dessous de plat percé d’un trou central et affublé d’un minable calibre quartz et d’aiguilles d’une banalité affligeante ; Maintes fois réédité par les Editions Atlas , Editions Clouet à Is sur Tille , la Compagnie des Réclames et j’en oublie volontairement , le dessous de plat est déjà trop vu , que dire de ce pauvre pastiche?
Page 33 Cette horloge en bakélite de Bayard est assurément la pendule la plus rare du monde : la seule hexagonale à sept côtés !! Mais le pompon du ridicule de cet article , est certainement cette LOTRIC affublée d’aiguilles on ne peut plus inadaptées qui la défigure . Elle bénéficie pourtant d’ordinaire des plus belles aiguilles flèches dont Jaz adopté une de ses murales . En résumé , toutes ces erreurs et approximations pourraient paraître mineures : elles sont en fait significatives d’un amateurisme et d’un manque de respect de son lectorat qui a pourtant donné 3,50 € pour ne rien apprendre , navrant . Voilà ce qui tue la presse dite spécialisée , le manque de sérieux car au delà des approximations et des erreurs , il n’y a aucune vision dans ce texte , aucun recul , aucune analyse sérieuse .
page 4
page 5
page 130
METAMEC & Jaz collaboration
Horloges murales METAMEC , calibre FC par Jaz
Pendule murale à dateur dotée d’un calibre FC par Jaz
En fait , toutes les pendules murales à dateur de la marque METAMEC sont dotées de calibres Jaz comme Bulova , Seth Thomas , Europa Uhren ou Acctim Ltd .
Geoffrey Bowman Jenkins et Bernard A. Smart s’associent en 1926 pour créer la société Bowman Models de Dereham, comté de Norfolk en Angleterre , qui fabrique des jouets , particulièrement des locomotives . Bowman Jenkins est un homme étonnant et inventif qui avait commencé par vendre des jouets en bois à partir de 1917 , puis commercialise le rasoir de sécurité Domex en 1931 et présente sa célèbre brosse à dents à moteur à eau Kavor en 1932 . Avec sa femme Edith , ils fondent la fameuse société de meubles Jentique qui pour contribuer à l’effort de guerre , se convertira pendant le conflit en fabricant de bombes . Dans les années 1950 avec son fils Max, il retourne aux jouets en bois avec la gamme recherchée des collectionneurs , les yachts Bowman Racing
En 1936 Bowman Jenkins s’était séparé de son associé B. A. Smart qui fonde en 1947 dans la même ville de Dereham une usine d’horlogerie domestique sous le nom «Metamec» , dérivé de «métallurgie et mécanique». Le parcours de Bernard Arthur Smart ( 1891 +1979 ) n’est pas moins atypique que celui de son ex-associé . Effectivement il commence dans l’entreprise de ses parents en 1911 , qui produit des chapeaux de paille . En 1916, à l’âge de 24 ans, il se qualifie pour devenir pilote du Royal Naval Air Service , devient un As de l’air effectuant une des premières attaques aériennes depuis un porte-avions de l’Histoire , abattant des Zeppelins et sera médaillé de la DSO par le Roi Georges V. Après la guerre, en 1919, il prend sa retraite en tant que pilote et devient un homme d’affaires en s’alliant d’abord à Bowman Jenkins .
Usine Metamec à Dereham en 1954 , montage des calibres sur les boîtiers.
Ouvrière , dans un atelier Metamec , collant des chiffres sur un cadran en 1954 grâce à un gabarit métallique . Sur la chaîne de production , en blanc , ce sont des horloges électriques surmontées d’une douille pour former une lampe de chevet asservie , un peu comme la LAMPIC de Jaz à la même date dont le mouvement était en revanche mécanique
Dès l’origine , l’essentiel de la production de METAMEC est constituée d’ horloges électriques sur secteur .
Derrière une METAMEC , il y a presque toujours un fil électrique qui pend .
La gamme comprenait tout de même quelques horloges mécaniques mais aucun carillon , ni montres , ni minuteurs .
Ces formes trapézoïdales en éventail sont un peu la signature de cette marque et ce sont celles qui se collectionnent visiblement le plus .
Horloges à quartz avec leur propre mouvement METAMEC Made in England
….mais METAMEC a beaucoup fait appel à Kienzle pour ses mouvements à piles
Même avec l’évolution des techniques , la société reste essentiellement axée sur l’horlogerie alimentée sur secteur ; en conséquence vous trouverez beaucoup de METAMEC proposées sur les sites marchands , toutefois les ventes sont bien rares pour les murales , effectivement qui souhaite voir courir un fil électrique le long de son mur ?
Toutes les horloges produites par Metamec ont été produites en grande série et l’usine a été agrandie avec l’achat de nouvelles machines pour leur permettre de créer leurs propres mouvements , afin de limiter les importations d’autres horlogers . Toutefois il était certainement plus rentable d’acheter des systèmes à dateur auprès de Jaz , plutôt que de concevoir et construire son propre calibre .
L’usine a augmenté de taille dans les années 1960/70 et employait environ 750 personnes, produisant 350 modèles d’horloge à un rythme de 25 000 horloges par semaine.
Metamec était alors le plus grand fabricant d’horloges au Royaume-Uni, se contentant de son marché intérieur et n’exportant quasiment qu’en Australie . Comme tous les horlogers européens , METAMEC a décliné à la fin des années 1980 en raison de la pénétration de l’industrie horlogère d’Extrême-Orient . Metamec a été mise sous séquestre en décembre 1984 et a été achetée en janvier 1985 par FKI de Halifax, West Yorkshire , qui a continué à utiliser le nom jusqu’en 1993 .
Quelques exemples de la production de l’usine METAMEC à Dereham .
Seth Thomas & Jaz

Horloge Seth Thomas à mouvement Jaz
Comme Bulova ou Metamec , la célèbre marque américaine Seth Thomas fait appel à Jaz pour ses calibres de murales à dateur , dotées de calibre FC ou calibre JK . Dans cet article nous montrons quelques horloges murales à dateur qui sont dotés de ces calibres, Seth Thomas ayant, de 1978 à 1985, fait appel exclusivement à la marque au jaseur boréal pour ce type d’horloges. Nous mettrons en évidence quelques points communs entre les deux marques concernant les dénominations et feront un petit résumé de l’histoire de cette marque américaine que vous ne connaissez probablement peu, même si nous avons tous en mémoire une de ses horloges publiques, celle de Grand Station Terminal à New York : une des plus célèbres au monde et officiellement une des plus chères.
L’HORLOGE DE GRAND STATION TERMINAL ( NEW -YORK)

Big Ben dans Peter Pan
Vous fréquentez probablement notre rubrique Jaz à l’Écran qui progressivement inventorie les apparitions des Jaz au cinéma et à la télévision; Jaz ne produisant que de l’horlogerie domestique, il ne s’agit forcément que de vues d’intérieurs et ne saurait donc rivaliser avec les horloges publiques comme Big Ben, symbole de la ville de Londres, qui par métonymie donnait populairement son nom à la tour qui l’abrite; Nous employons à dessein l’imparfait puisque la tour a été officiellement rebaptisée, à l’occasion du jubilé de diamant d’Élisabeth II en 2012, en Tour Elisabeth qui restera pour le monde entier Big Ben – Clock Tower sa précédente dénomination officielle n’avait guère plus de succès – bien qu’étonnement la visite intérieure soit depuis toujours exclusivement réservée aux habitants de Grande Bretagne. Elle pointe donc sa silhouette dans des centaines de films et souvent sa sonnerie, universellement connue, retentit.
GRAND STATION TERMINAL NEW YORK
Sa seule vraie concurrente est l’horloge de Grand Station Terminal à New York qui est bien plus que la gare mythique de New York. Par son histoire, par ses dimensions, par les œuvres qu’elle abrite et par les espaces commerciaux qui s’y sont installés, elle est tout simplement considérée comme la plus grande gare du monde ( devant la Gare du Nord cocorico!! , puis Tokyo, Berlin, Nagoya, etc ). Concurrencée par l’avion, délabré et « squatté » par des « dealers », Grand Central faillit disparaître dans les années 1970; c’est le soutien de l’ancienne Première dame Jacqueline Kennedy-Onassis qui lui permet toutefois d’échapper à la destruction et d’être rénovée puis reconvertie en gare desservant les banlieues.

les constellations du plafond
Durant les années 1990, la gare a été entièrement rénovée, travaux qui ont permis l’étonnante redécouverte du plafond du hall principal, orné d’un ciel étoilé parsemé de constellations, œuvre du peintre français Paul-César Helleu, qui était caché sous une couche de saleté et de suie.
Cette horloge à quatre faces de 1913, est le joyau de Grand Central, le symbole du hall principal, l’emblématique point de rendez-vous des new-yorkais : meet me under the clock (rendez-vous sous l’horloge). Dans ce kiosque, on répond à plus de mille questions par jour. L’horloge, comme toutes les autres de la gare, est réglée sur l’horloge atomique de l’observatoire naval des États-Unis à Bethesda dans le Maryland. Elle est précise à une seconde près par 20 milliards d’années. Cette célèbre horloge en opale située au-dessus du kiosque d’information a été estimée à 20 millions de dollars puisqu’aux USA on valorise, même ce qui inestimable et pas disponible à la vente, par un prix qui d’ailleurs varie, du simple au double, suivant les livres et les guides locaux, en raison des rares grandes plaques d’opale qui n’arborent pas l’estampille de son créateur Seth Thomas. Sauf qu’il s’agit d’une légende urbaine, encore répandue par Wikipédia : il s’agit plus prosaïquement de plaques de verre opalescent ou opalines, d’où la confusion probablement volontaire. Le corps en laiton a été conçu par Henry Edward Bedford, sculpteur, peintre et dirigeant de la Self Winding Clock Company qui a construit l’horloge avec l’aide de la Seth Thomas Clock Company, qui s’est chargé des mouvements. Triste ironie du sort Bedford est subitement mort le 29 octobre 1932 lors d’un trajet en train du Maine à New York.
Elle apparaît dans au moins dix huit films importants et des centaines de téléfilms, des dessins animés et même de nos jours dans des jeux vidéos dont voici les principaux : en 1959 le personnage de Cary Grant s’enfuit de New York en y prenant un train de nuit dans le film La Mort aux trousses , apparait dans la version 1978 de Superman . En 1981 la gare sert de repère au « duc de New York » dans le film New York 1997. Vous vous souvenez tous que les personnages joués par Robert De Niro et Meryl Streep s’y croisent et s’y retrouvent à plusieurs reprises dans le film Falling in Love . En 1998 la gare et l’horloge sont détruites dans le film Armageddon. En 2005 ce sont les animaux du film d’animation Madagascar qui essayent d’y prendre un train. En 2012 des combats ont lieu devant la gare et dans son grand hall dans le film Avengers. En 2017 des coïncidences étranges conduisent un personnage tous les jours au hall de la gare de Grand Central dans le film 2:22 de Paul Currie. multipliant les apparitions de l’horloge en 2018 le personnage Michael « Mike » MacCauley, joué par Liam Neeson, traverse le grand hall de la gare dans le film The Passenger( ou the Commuter) .

SETH THOMAS 1785 +1859 

Seth Thomas a fondé la marque éponyme qui allait devenir l’une des plus grandes marques d’horlogerie de l’histoire des États-Unis, il était pourtant à l’origine charpentier de métier, simple apprenti auprès d’un maître maçon. Après être devenu lui-même un menuisier qualifié, il se passionne pour l’horlogerie. Puis a commencé à travailler pour le géant de l’horlogerie du Connecticut Eli Terry Senior qui a introduit la production de masse dans le monde de l’horlogerie et a été le premier Américain de l’histoire à fabriquer des pièces interchangeables dans son usine. Seth Thomas a commencé à produire des horloges en 1813, bien modestement avec vingt ouvriers, mais plus d’un siècle avant Jaz. En 1842, Thomas passa aux mouvements en laiton de plus en plus usités pour ses propres horloges. Sa gestion des affaires lui a permis de rester viable dans le monde en constante évolution de l’horlogerie industrielle. En effet : une croissance prudente, une planification minutieuse, un excellent savoir-faire et un volume/distribution importants ont maintenu la stabilité financière de l’entreprise de Thomas tout au long de sa carrière et au-delà. En 1853, il créé la Seth Thomas Clock Company, afin que ses fils puissent prendre la relève après sa mort, qui survient seulement six ans plus tard en 1859. Son fils Aaron, a repris le flambeau et a commencé à ajouter de nouveaux styles d’horloge aux catalogues. Cela incluait le calendrier perpétuel poussé par ressort, des horloges de parquet, des murales ou pendules à poser. Une diversification accrue qui a solidifié la Seth Thomas Clock Company en tant que marque, tour de force, faisant de Seth Thomas la marque d’horloges la plus durable de l’histoire américaine avec 165 ans d’existence. En 1968, General Time Corporation, composée des marques Westclox et Seth Thomas et de l’exploitation Westclox au Canada, a été acquise de Talley Industries. La société a cessé ses activités le 16 janvier 2009 et a été mise sous séquestre, mais a repris ses activités le 4 mai 2009, sous la férule de CST Enterprises . Aucune fabrication n’est en cours, mais de nos jours une gamme complète d’horloges Seth Thomas est tout de même disponible, fabriquée par un autre constructeur d’horloges pour CST sous la marque Seth Thomas.
THOMASON la ville qui porte le nom de Seth THOMAS


horloge publique Seth Thomas à Thomaston
Seth Thomas va bénéficier d’un privilège que seul un pays neuf comme les Etats Unis peut offrir à un homme et une marque, donner son nom à une ville, celle où il implante son usine THOMASTON ( Connecticut). Egalement dans le Connecticut, le village de Terryville, porte le nom de l’horloger Eli Terry Junior, fils du premier associé de Seth Thomas.

PUTEAUX 
SAVERNES
Il était totalement inenvisageable, ne serait ce qu’en raison de l’ancienneté de leurs toponymies, que les villes de Puteaux ou même Wintzenheim ne deviennent Jazville; En revanche Jaz a bénéficié, post-mortem, à Puteaux/La Défense d’une voie de l’horlogerie par allusion à la présence de son usine historique , alors que La Vedette a été plus gâté à Savernes se voyant octroyé le long de ses bâtiments une rue de La Vedette. Le cas de Blangy est totalement différent puisque cette marque a pris le nom de la ville où elle était implanté, à savoir Saint-Laurent-Blangy.
LES DÉNOMINATIONS chez SETH THOMAS
Le dépouillement de plus de cent ans de catalogues Seth Thomas, tâche fastidieuse mais instructive, démontre une certaine similarité dans les productions avec Jaz, à périodes égales, qui n’est pas pour étonner. En revanche ce fut une surprise que de constater que tous les modèles ont droit à une dénomination spécifique à partir de 1910 avec, par exemple : les CHATAM, RIO, WORLD et OCTAGON, et en conserveront au moins jusqu’en 1990, soit après Jaz qui cesse étrangement de donner des noms à ses productions de 1984. On se demande encore quel technocrate a eu l’idée farfelue de supprimer les dénominations qui ne coûtaient rien et apportaient une personnalité aux réveils et pendules Jaz.

catalogue 1910 
catalogue 1935

catalogue 1962 
catalogue 1962 
catalogue 1976 
catalogue 1990
Les marques d’horlogerie qui donnèrent des noms à toutes leur productions sont rares ; LA VEDETTE ne nommait pas ses réveils, exceptés les murales de sa sous marque Flash nommées : FANNY , FLORENCE , MONIQUE , FABIOLA , etc. Pour SMI, ou Société Méridionale d’Industrie, ce n’est qu’après sa mise sous férule par Jaz, dans les années 60, que certains modèles prennent des noms comme RONDIM , TRARIM , CARIM qui reprennent le principe appliqué par Jaz depuis les années folles sur ses propres produits : un nom en deux syllabes se terminant par -IC mais adapté pour la circonstance en -IM suffixe de son ancien associé marseillais ; néanmoins ce n’est pas systématique puisqu’on trouve des OVAL , MINTER , SOCLER ; La petite production horlogère de BLANGY affiche quelques noms : GOLF , PERFECT , MAJESTIC , etc. Pour FFR de la famille Romanet à Morbier ce ne sont que des références , exceptée une horloge pourtant bien banale la MARCHÉ COMMUN de 1963. Il semble que ce soit BAYARD ( alors Duverdrey & Bloquel ) qui initie le mouvement en nommant en fonction de leur taille ses réveils ronds FOURMI , MOUCHERON , MOUCHE et COLIBRI dès 1889, mais cesse assez rapidement de le faire . Le catalogue BAYARD 1930 voit le retour timide de quelques dénominations comme TAPAGEUR , SONNFOR , LION , NIC , BAYARD-BLOC et BAYARD -BAYARD d’ailleurs affichées au cadran mais qui s’avèrent être plutôt des catégories, comme Jaz inscrivait la catégorie DISCRETO sur les cadrans. C’est particulièrement clair pour les BAYARD VIKING qui revêtent des aspects très disparates. S’agissant de JAPY tous les collectionneurs ont croisé des ZIG , ZON et VAINQUEUR du début du XX° siècle dont le nom est porté soit au cadran soit au dos. Après la reprise par JAZ apparaissent les noms BABY , CADET, FAUVETTE et ALOUETTE sur quelques cadrans de JAPY, mais là encore il s’agit de catégories qui recouvrent des réveils parfois très différents. Aucune dénomination chez UTI , LANCEL , DEP , HOUR LAVIGNE ou ODO ; Pour CARTIER pas de noms pour les réveils de production de série qui affichent leurs gammes : TRINITY , MUST , PASHA ,TANK communes aux briquets ou bijoux . Exceptions faites de modèles de haute horlogerie comme le Flamboyant ou Panthère des glaces , même la plupart des fabuleuses mystérieuses sont anonymes. Seth Thomas avait une autre particularité intéressante consistant à indiquer systématiquement son nom au dos du réveil, qu’il soit gravé en creux ou porté sur une simple étiquette. On déplore que Jaz n’ait pas repris cette heureuse initiative mais ce site aurait perdu une partie de son utilité.

VEGA par rSeth Thomas modèle de prestige 8 jours 15 jewels 
la dénomination VEGA se retrouve au dos 
Même pour la période moderne Seth Thomas indique le nom au dos 
Mod-Cube par Seth Thomas

DOUBLET par Seth Thomas 
cadran du réveil horizontal 
Le nom est porté sur le dos du calibre pour le DOUBLET qui est doté d’une position très originale du cadran du réveil qui est horizontal




Le modèle Cathay arbore , lui aussi , son nom au dos ; il est inspiré , comme souvent chez Jaz , par son style puisque sa bélière est de style chinois étant connu que Cathay Cathay ou Catai ( 契丹 ) est l’ancien nom donné, en Asie centrale et en Europe, au Nord de la Chine
QUELQUES EXEMPLES DE DATEUR JAZ POUR SETH THOMAS
Modèle SELECTADATE n°2772

Catalogue Seth Thomas 1985 murale à dateur Jaz



calibre FC par Jaz

murale à dateur mouvement par Jaz 

murale à dateur Quartz à mvt Jaz 

LES ESTAMPILLES SETH THOMAS
Circuit PAUL RICARD horloge publicitaire
Horloge murale à quartz , horloge publicitaire pour le Circuit Paul Ricard , corps en plastique noir , trotteuse terminée par une Formule 1 , vitre en plexiglas plate , calibre MAK . Diamètre 25 cm , poids 390 gr sans la pile . Le circuit Paul Ricard , dit aussi circuit du Castellet , est né en 1970 sous l’impulsion de Paul Ricard, un temps maire du village de Signes voisin du site, qui voulait créer un évènement d’ampleur internationale dans la région, avec les conseils de Jean-Pierre Beltoise et quelques autres spécialistes du sport automobile. Au delà de la passion réel du créateur du Pastis Ricard pour le sport automobile , ce circuit permettait aussi de contourner la loi Evin qui n’interdit pas mais encadre la publicité en faveur des boissons alcoolisées . En 1959 Jaz avait collaboré avec Pernod , aîné et ennemi héréditaire qui se verra absorbé en 1975 dans le groupe Pernod Ricard . 
Made in Hong Kong
La version par Jaz s’inscrit dans une longue liste de pendules estampillées Ricard , l’un des plus grands annonceurs français , qui ne pouvait ignorer ce type de média publicitaire .
calibre AT 1959 à 1964
Le calibre AT est un mouvement électrique , à pile LR20 , à transistor , 15 pierres et balancier circulaire . Ce calibre dote deux pendules à poser SISTRIC et TRANSIC et deux horloges murales : ALPIC et CASTIC . PREMIERE MONDIALE : ces quatre Jaz étant les premières pendules dans le monde à transistor et à balancier circulaire .
Jazette n° 39 Décembre 1959 19° année pages 2 et 3
Jazette n° 39 Décembre 1959 19° année page 2 :
Jazette n° 39 Décembre 1959 19° année page 3
























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