SCIENTIC , pendule à poser de Luxe , cristal teinte émeraude , décor vert Tanagra , mouvement mécanique , calibre K , autonomie 8 jours , non lumineuse , échappement à ancre , 11 pierres , sans fonction réveil ni trotteuse
Grande plaque de cristal de couleur émeraude , socle en bronze patiné bronze vert dit Tanagra , aiguilles buildings , vitre en verre biseauté . Format 22 x 12,5 cm , 5 ¼” high and 8 ½” wide , poids 1,265 kg . Encore présente au tarif général F 178 du 15 Avril 1939 , référence 5840 , prix de vente 350 F. Calibre K daté en creux de 1938 . Jaz proposait à la vente une pendule à poser de conceptions esthétiques et techniques très proches la NORDIC , avec des joues de côtés plus courtes . Mention au dos : échappement à ancre 11 pierres Elle fait l’objet de variantes dont le socle , la couleur du cristal ou la forme du cadran – rond ou carré – sont légèrement différents .
BASSIC , pendulette à accrocher de la gamme des Stylites, mouvement mécanique 8 jours , calibre K , 7 pierres , sans fonction réveil . Nouveauté de 1953, présenté dans le catalogue 1954 à la page 2 , référencée K 565-11 . Boîtier en forme de bassinoire à l’origine de son nom , corps en cuivre rouge poli verni , manche en bois , boucle et piton d’accrochage cuivre rouge ; cadran « argent », chiffres et aiguille façon or ; aiguilles phalliques et points lumineux . Longueur 37 cm , diamètre 10 cm , poids 380 gr . Sous sa marque Scout , la manufacture de Béthune a diffusé une pendulette relativement similaire
DONRIC , grande pendulette , gamme des Stylites , mouvement mécanique , échappement à ancre , 7 jewels / 7 pierres , calibre 13 K , 8 jours , sans fonction réveil . Nouveauté du catalogue 1961/62 à la page 9 , référencée 563-10 . Boîtier , socle et lunette en métal doré , finition diamant , cadran blanc à filets rayonnants , pas de chiffres mais des index en relief , aiguilles dorées , non-lumineux . Diamètre 17,5 cm , 900 gr . Le DONRIC apparaît uniquement dans le catalogue 1961/62 .comparaison de taille entre le DONRIC et un DUCHIC
CENTRIC , grande pendulette , gamme des Stylites , aiguilles glaives non-lumineuses , mouvement mécanique , calibre K , 7 pierres , autonomie 8 jours , échappement à ancre , sans fonction réveil . Nouveauté du catalogue 1958 /59 à la page 15 , référencée 528-20 . Boîtier et pieds boules en métal doré , cadran zone centrale dorée soleillée , huit plots en relief en guise d’index , quatre chiffres en relief sur zone noire à quadrillage doré brillant , vitre en verre bombé , aiguilles glaives , non-lumineux . Diamètre 16 cm , poids 520 gr . Disponible uniquement aux catalogues 1958/59 et 1959/60 . Il apparaît dans un film de 1975 avec Bernard BLIER . La dénomination CENTRIC sera réemployée pour une horloge murale en 1968 et en 1982 .
FONCIC , pendulette , gamme à Tirage Limité, mouvement mécanique calibre 1K / KL , autonomie 8 jours , échappement à ancre , 11 pierres . Nouveauté du catalogue 1948 , référencée 897-10 . Boîtier et socle en ébène et macassar , encadrement et intermédiaire de socle en métal doré , vitre en verre plat , cadran métal ivoire , chiffres bruns , arabesques découpées , aiguilles glaives , entièrement exécuté à la main , non-lumineux . Format 12 x 14,5 cm, poids 485 gr . La FONCIC n’est plus disponible en 1952 .
ARMIC , pendulette , gamme Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre K , autonomie 8 jours , sans fonction réveil . Nouveauté du catalogue 1957 à la page 4 , référencée 844-10 . Boîtier en métal doré , cadran argentée , pas de chiffres mais des index en relief, non-lumineux . Format 13,5 x 12,5 cm , poids 715 gr . Sa forme en écu ou bouclier est à l’origine de son nom d’ARMIC , il n’est disponible qu’aux catalogues 1957 et 1958/59
NOCTIC , pendulette , gamme des Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre K , autonomie 8 jours , échappement à ancre ,7 pierres , sans fonction réveil . Nouveauté du catalogue 1956 à la page 4 , référencée 847-10 . Le 8 dans un cercle est un rappel de l’autonomie de huit jours .Boîtier en métal argenté mat gravé or sur tranche , socle en métal argenté , intermédiaire de socle noir , cadran moitié gris foncé et moitié argenté , zone des heures rapportées argent et noire supportant douze index tenant lieu de chiffres , glace sertie légèrement bombée et biseautée , aiguille pontife pleine pour l’heure , non-lumineux . Diamètre 13,5 cm , hauteur 15,2 cm , poids 800 gr . La NOCTIC n’est disponible qu’aux catalogues 1956 , 1957 et 1958/59 . Sa dénomination de NOCTIC lui vient de nocturne par allusion à son cadran alternant par moitié jour et nuit . ATTENTION le décor argenté est très fragile, avec le temps il s’oxyde, les tentatives de nettoyage aboutissent en général à la disparition de la fine couche d’argenture et l’apparition à la place du laiton doré (voir les deux premières photos)
Ci dessous ce NOCTIC est un des rares exemplaires ayant conservé son décor argenté complet et non oxydé
publicité presse Reader’s Digest 1956 , format 18,5 x 13 cm .
CAZIC , montre de bord pour automobile , mouvement mécanique , calibre K , autonomie 8 jours , échappement à ancre, 11 pierres , sans fonction réveil . Porte pour vide poches de 4 CV Renault en métal laqué équipée d’un montre mécanique 8 jours , aiguilles et chiffres lumineux . Poids 335 gr , format 16 x 11 cm. Nouveauté apparue dans la Jazette d’Octobre 1952 , référencée 549-13 et dotée du calibre K qui équipe les Jaz à Tirage Limité. En 1952 , la CAZIC est proposée à la vente afin de doter les RENAULT 4CV d’un montre de bord , le remplacement de la porte d’origine s’effectuant en trois minutes sans outillage spécial . Précision exceptionnelle sur cette annonce pour Jaz , qui tenait absolument à ne distribuer ses produits que chez les horlogers affiliés , le CAZIC était également disponible chez les marchands d’accessoires automobiles .Cazic sur porte en gris R.A.F. affichant encore son prix d’origine . L’inflation étant de 11,9% en 1952 , il n’est guère étonnant de trouver le prix augmenté de 10% quelques mois plus tard . Ces deux publicités , de petit format 13 x 11 cm , ont été publiés dans des revues automobiles : on notera que , sur celle-ci , la mention en faveur des revendeurs de pièces automobiles a disparu , au profit des seuls horlogers . La CAZIC se voit dotée en 1955 du calibre spécifique 8K , le cadran passe du jaune au gris suède et prend la référence 549-23 pour sa dernière année de mise en vente En 1953 une variante dotée du calibre 9K , équipée d’un dispositif indiquant les jours pairs et impairs , est logiquement nommée PAIRIC réf.559-21 . Si l’origine de son nom est limpide , sa fonction pair /impair l’est moins pour les conducteurs du XIX° siècle : c’est oublier que les principes de stationnement et de verbalisation au milieu du XX° siècle se basaient essentiellement sur une alternance quotidienne qu’on appelait à l’époque stationnement pair-impair , c’est-à-dire que l’on garait son véhicule selon la date, les jours pairs du côté des numéros pairs des maisons et les jours impairs du côté des numéros impairs des maisons . Cela a duré pendant quelques années et chaque matin il y avait problème puisque les véhicules garés la veille du côté réglementaire se retrouvaient le matin en infraction. La date ayant changé , les nouveaux arrivants du jour venaient garer leur véhicule du côté réglementaire …résultat : on avait régulièrement des voitures stationnées des deux côtés de la rue, celles de la veille et celles du jour, d’où un imbroglio quotidien : encombrement de la rue , embouteillages et verbalisation forcenée . Cette fonction pair /impair s’avérait donc bien utile avec la PAIRIC . Afin d’équiper d’autres voitures que la populaire 4CV , les mêmes montres de bord , d’un diamètre de 63 mm , étaient proposées nues : la CAZIC sans sa porte était nommée PARLIC réf .519-23 et la PAIRIC et son dispositif de signalement des jours pairs et impairs était logiquement baptisée DATIC réf.558-12. Voir leur variante pour Citroën la DRIVIC .Monsieur Hervé Stouls-Nicolas , fils de Paul Nicolas , nous a adressé cette photo de son exemplaire vendu chez Artcurial par Hervé Poulain , commissaire priseur et pilote ayant participé dix fois aux 24 h du Mans . Les plus observateurs apprécieront le clin d’œil aux origines de Jaz et à Louis-Gustave Brandt , co-fondateur de Jaz , avec cette belle Oméga Speedmaster , à gauche . Au passage , il nous transmet les commentaires éclairés de ce grand expert en automobile , tenant aussi bien le marteau que le volant , qui lui a vendu ce CAZIC : le coloris , tout comme les couleurs disponibles pour la carrosserie des 4 CV à l’époque, provenait des saisies opérées sur les stocks de peinture de l’Allemagne perdante : c’est à dire les couleurs qui servaient à peindre le camouflage des véhicules militaires et tanks allemands .La chose est juste mais mérite quelques précisions : cette couleur jaune sable a été effectivement employé par L’Afrika Korps du maréchal Rommel , dit le Renard du Désert . En fait tous les véhicules utilisés par l’AK , d’abord peints en gris , seront repeints sur place dans une couleur convenant au sol tunisien , puis en usine dès la fin 1941/début 42 , dans un jaune sable – RAL 8000 – plus ocre que le char ci-dessus , qui est ici en RAL 8020 , la couleur jaune définitivement adoptée .Les spécialistes savent qu’il y avait aussi des Panzer VI Tiger de couleur verte dans l’A.K . parce que les allemands avaient eu en prise de guerre sur les américains un stock de peinture dite « vert US ». A priori aucun rapport avec nos braves petites 4 CV et leur CAZIC , sauf que cela s’inscrit dans une étonnante suite de valse des stocks de peinture entre alliés et belligérants . Il faut savoir que le jaune pour la peinture des tanks a été parfois « emprunté » à l’allié italien ou aux avions de la Luftwaffe . En fait avec la prise de Tobrouk en juin 1942 , Rommel trouvera une très grande quantité de matériels dont un stock de peintures anglaises jaunes …Mais n’oublions pas que Renault était aussi un grand producteur de blindés . Ce sont pas moins de 843 chars R 35 qui sont tombés aux mains des Allemands , dont 124 ont été revendus par l’Allemagne à l’Italie et environ autant à la Bulgarie pour certains dans des couleurs adaptés aux combats dans le sud de l’Europe , comme ci-dessus contre le débarquement en Sicile . Les Allemands avaient même un terme spécifique pour ces engins , à savoir : Beutepanzer , étym. « blindé de prise » , nom générique donné aux véhicules blindés capturés à l’ennemi , afin de les étudier ou de les remettre en service au sein de leurs propres forces armées
LeBaukommand Becker, « détachement de construction Becker », est une unité de la Wehrmacht commandée par le major Alfred Becker – à gauche -et chargée de convertir le parc blindé français pris par les Allemands en 1940 dont certains sont affectés à la campagne de Tunisie dans les couleurs adéquates à une zone de combat désertique : oui , encore le jaune sable ! En juin 1940 , une administration allemande prend la direction des usines Renault de Boulogne Billancourt . L’entreprise est contrainte de fournir à l’ennemi des véhicules utilitaires et de remettre en état des blindés Renault R35 et B1bis , afin de les incorporer au sein des divisions Panzer . La peinture jaune est donc sur place en France . Malgré l’interdiction totale de créer de nouveaux modèles , des prototypes sont secrètement étudiés pendant l’Occupation , qui aboutiront à la 4CV . Leprince Wilhem von Urach, héritier de la couronne du Wurtemberg , ingénieur automobile et directeur de Renault sous l’occupation , se rend néanmoins compte qu’un projet se trame à son insu et interroge Picard sur un curieux engin peint en vert que l’on a vu passer à plusieurs reprises du côté du pont de Sèvres . Picard , du bureau d’études , dément avec force , suspend les essais pendant une quinzaine avant de continuer ses recherches avec une voiture …. repeinte en noir. Décidément la couleur de cette voiture est vraiment capitale dans son histoire…
Louis Renault – ci -dessus avec Hitler – a effectué trois voyages en Allemagne nazie en 1935 , 1938 et 1939 où il rencontre Ferdinand Porsche créateur de la VolksWagen . Il est inculpé de commerce avec l’ennemi , meurt à la prison de Fresnes en 1944 à 67 ans . Pierre Lefaucheux , résistant de première heure , déporté à Buchenwald , Compagnon de la Libération , est nommé PDG de la future Régie Renault en 1944 .
Une grande partie de l’année 1945 est consacrée à la remise en état des ateliers de l’usine durement bombardée par la Royal Air Force en mars 1942 puisque ce sont 461 tonnes de bombes qui ont été larguées sur le site et la ville de Boulogne Billancourt . Pas rancunière la Régie commercialise la 4CV , en jaune certes mais aussi en gris R.A.F. celui des avions anglais : décidément bien militaires ces couleurs ! De son côté Saab utilisera les surplus de peinture vert bouteille des avions de guerre pour sa première voiture la 92.La Renault 4 CV apparaît en 1946/1947 . Ironie du sort : Ferdinand Porsche , prisonnier en France est consulté sur sa faisabilité .Les premières 4 CV arborent une robe jaune sable et des jantes laquées d’un rouge vif .
On se souvient de son surnom de « 4 pattes » mais on la nommait également en raison de ce fameux jaune et en fonction de sa forme : « la motte de beurre » le CAZIC de Jaz remplaçait le couvercle de la boîte à gants qui était déjà une option elle n’était pas dotée de cette « porte » d’origine CAZIC en place . Notez que , même si la voiture est verte l’intérieur reste jaune , ce qui facilite les choses pour Jaz qui n’est pas obligé de fournir d’autres couleurs que le fameux jaune .Plus tard les fournisseurs de peinture de Renault seront Nitrolac , Valentine , leFranc , Duco et Villemer, mais pour les premières 4 CV bien malin est celui qui est capable de dire si le jaune donné à titre des dommages de guerre est celui de L’Afrika Korps venant d’Allemagne ou celui que les allemands ont confisqué aux anglais , emprunté aux italiens ou imposé aux français occupés …
PHARIC , pendulette , gamme Jaz de Luxe , mouvement mécanique , calibre K , 7 pierres , échappement à ancre , autonomie 8 jours , sans fonction réveil . Nouveauté du catalogue 1955 page 4 , référencée 845-10 .
Boîtier et socle argenté mat et doré , lunette dorée , cadran concave , six cercles concentriques dorés et gravés en creux , pas de chiffres mais des index et points d’heures dorés et rapportés , glace biseautée sertie , non lumineux . Diamètre 10 cm , poids 565 gr . Dernière apparition au catalogue 1958/59 .
La tranche et le pied sont bicolores alternant parties dorées et argentées
Son nom de PHARIC lui vient , évidemment , de la ressemblance de son cadran concave avec les lentilles de Fresnel qui équipent les phares maritimes .publicité pleine page Paris Match n°400 , Déc.1956 , 35 x 26 cm .publicité Reader’s Digest , pleine page , 18 x 13 cm .publicité presse hebdomadaire , tiers de page ,35 cm x 14 cm .
LARIC , pendulette , gamme des Stylites , mouvement mécanique , calibre K / KL , autonomie 8 jours , échappement à ancre , 11 pierres, sans fonction réveil . Boîtier et socle gainé cuir maroquin avec cadre et filets dorés , lunette métal doré , vitre en verre biseauté , cadran métal à chiffres en reliefs sur fond doré , non lumineux , référencé 557-10 . Format 13 x 12 cm , poids 400 gr .
Courtoisie de Joël F. grand collectionneur bordelais de Jaz
Existence très brève pour la LARIC : présenté comme une nouveauté dans la Jazette d’Avril 1951 , elle est signalée comme supprimée dans celle d’Avril 1952 ; la raison en est peut être son prix élevé puisqu’elle était la plus chère de la gamme des Stylites , en outre Jaz proposait alors dans la même gamme LIVRIC et MARIC qui disposaient de la fonction réveil . La Jazette d’Avril 1951 l’annonce comme étant verte , sans doute parce que c’est sous cette couleur que la LARIC avait été commercialisé en Belgique en 1950 , comme le montre ce catalogue réservé à ce marché . La dénomination LARIC sera réattribuée en 1983 .
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.