Le Grand Chemin , est un chef d’oeuvre , bien qu’il s’agisse apparemment de la découverte de la vie à la campagne en 1959 par Louis un jeune parisien de 9 ans , interprété par Antoine Hubert en vacances forcées près de Nantes , chez un couple qui se déchire , le temps que sa mère accouche à Paris . Toutefois le ton, la justesse de l’évocation et la sobriété de l’histoire ont porté leurs fruits : plus de trois millions d’entrées au cinéma , deux César pour le couple Marcelle et Pelo – à savoir meilleure actrice pour Anémone et meilleur acteur pour Richard Bohringer – mais aussi le prix Georges-de-Beauregard et une reprise américaine en 1991, Paradise , signé Mary Agnes Donoghue avec Melanie Griffith et Don Johnson.
Des petites intrigues , des bêtises d’enfants mais un lourd secret de famille et malgré tout un dénouement heureux . Dans l’une des scènes finales , on reconnaît un INTRIC posé sur la table de chevet , ce qui est parfaitement cohérent au niveau chronologique .











Gustave Minda dit GU / Lino Ventura , célèbre et dangereux gangster , s’évade de prison et accepte de participer à un dernier hold-up . Traqué par la police , il trouve refuge dans une maison isolée au décor spartiate où un Jaz trône sur la cheminée .
Il consulte un journal , à la 97°minute du film , en date du 21 Février 1966 relatant le hold-up .
Juste après , à la 100° minute du film , il est seul à table mais asperges , bon vin et terrine indiquent un bon repas qui va s’avérer être un réveillon .
Le réveil sonne dans son dos à minuit ce qui entraîne Ventura à venir l’éteindre près d’un éphéméride dont il arrache le feuillet du 31 décembre laissant la place à un espace vide ; on comprend qu’il l’avait programmé pour le passage à la nouvelle année .
Melville réussit grâce à ce vieux
Victime d’une machination montée par la police , Gu passe pour une balance aux yeux de ses complices . Le commissaire Clot / Paul Meurisse , en redoutable technicien , a fait analysé tous les indices au laboratoire de la police , surplombé par une
Si les dialogues sont rares et brefs , les images subliminales pullulent : ainsi le papier peint à rayures verticales de la chambre de Jansen/Montand qui l’enferme aussi sûrement que les barreaux d’une prison et les allusions toutes nées de l’idée du cercle qui parsèment le film : un panneau de sens interdit , une bille de billard , une alarme , un écriteau en lettres de sang … Le cercle est toujours une clôture , un enfermement , contrairement à la spirale qui s’évade à jamais vers les infinis . Dans ce film , le cercle est la parfaite figure de la fatalité que symbolise à la fin une horloge murale ronde Jaz représentant le temps universel que la montre ronde de Delon rejoint , marquant que son heure a sonné et qu’il entre dans le Cercle Rouge .
Juste avant le tragique dénouement , on retrouve Alain Delon (dans le rôle de Corey) dans la boîte de nuit le Santi’s , surveillant l’heure avec attention , consultant une
Visible sur YouTube
… une
…Jean Dujardin marmonne : Lundi , Mardi …- on entend les cliquetis de ses manipulations du bouton pour le dateur du calibre CF , dont on reconnaît bien les ergots noirs – il reprend : et ça ne marche plus …
…son épouse reproche doucement : moi j’aimais bien cette horloge .. il répond alors sur un ton amusé : fais confiance à ton mari ..
… intervient un appel téléphonique à l’issu duquel Dujardin décide de partir . Il prend sa veste sur son bras droit et le calibre CF de Jaz dans sa main droite en proclamant : Je termine en rentrant …faisant allusion à la réparation de la TEVIC .
On notera au second plan à droite sur l’étagère une lampe Toucan Old Timer Ferrari Verona de 1960 ….
…et à gauche une lampe réveil Timco de 1970 , toujours dans le même souci du détail .



Dans la scène du bar du téléphone où aura lieu
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.